CfP – Vin et altérité – Mulhouse, UHA, 18-19 octobre 2018

Vin et altérité: Colloque ILLE / CIRLEP / CRESAT 18-19 octobre 2018,

organisé à l’Université de Haute-Alsace de Mulhouse

 

Les plaisirs de la chère occupent une place de choix dans les réflexions de notre époque. Des scandales alimentaires aux débats sur la consommation de produits d’origine animale, en passant par l’omniprésence de la cuisine dans la presse et les médias, la question du comment manger et du comment boire est devenue dans les quinze dernières années une préoccupation de société. Les sciences humaines et sociales ont donc logiquement commencé à s’approprier ces sujets qu’elles avaient jusqu’alors somme toute assez peu investis. C’est dans cette dynamique que s’inscrit notre projet, qui se propose sous le titre « Le vin de l’autre » d’analyser le vin, jusque dans ses déplacements et ses errances, comme vecteur d’une identité régionale, élément d’identification à un patrimoine et à un terroir. Tel est notre postulat de départ, qui se fonde sur l’idée qu’une culture à la fois partagée et diversifiée du vin, et bien évidemment modulée selon les perceptions sociales, morales, politiques ou religieuses de chacun, constitue un des marqueurs de la nouvelle région Grand Est. L’angle d’approche choisi, celui du « vin de l’autre », vient ajouter à cet aspect général (le vin comme marqueur culturel complexe d’un espace géographique) la dimension des rencontres, reconnaissances et perceptions croisées, rencontre de l’autre autour ou à propos d’un verre, mais aussi rencontre de « soi-même comme un autre », de l’autre en soi, dans l’ivresse par exemple, sans oublier les horizons mythiques attribués aux origines lointaines des cépages, ou la dimension de la communion avec un idéal religieux, ou encore les jeux de synesthésie avec l’univers de la littérature, de la poésie des beaux-arts et de la musique. Ces deux aspects permettent d’ouvrir le discours du vin sur des champs de recherche très divers. En effet si, comme on vient de le suggérer, le vin est aussi étroitement associé à l’image de notre grande région, c’est sans doute aussi parce qu’il est médium de séduction et de transfert, ce qui lui confère, en tant qu’objet scientifique, un intérêt très large, à la fois transdisciplinaire et transrégional.

Dans cet esprit, le projet doit permettre de réunir des chercheurs afin qu’ils réfléchissent ensemble à la pertinence et à l’actualité de la thématique du vin dans le domaine des sciences humaines. Il s’agira de travailler autour de quatre axes :

• Le premier visera à s’interroger sur les nouveaux enjeux de recherche, pour les études littéraires, d’une réflexion sur les rapports entre vin et altérité.

• Le deuxième définira les contours d’une linguistique du vin, qui prenne en compte son lexique et les discours et les représentations qu’il engendre.

• Un troisième axe sera consacré aux pratiques et usages auxquels donne lieu le vin, et notamment la communication autour du vin, en lien avec la question du numérique.

• Un quatrième aspect sera centré sur la question du vin et des territoires dans la région Grand-est, aussi bien du point de vue synchronique que diachronique.

L’objectif de ce colloque est de mettre en réseau des connaissances sur le vin issues de différentes cultures disciplinaires pour livrer une cartographie de ce que les sciences humaines ont à apporter à la thématique du vin dans le contexte qui vient d’être évoqué, avec une attention particulière à la dimension transfrontalière de la culture du vin au sein de la région Grand-Est, fruit de ses relations passées et contemporaines avec l’espace d’outre-Rhin.

Les propositions de communications sont à envoyer à sonia.goldblum-krause@uha.fr avant le 15 juin 2018.

Comité d’organisation : Michel Faure, Sonia Goldblum, Frédérique Toudoire-Surlapierre, Carsten Wilhelm.

Comité scientifique : Clémence Andréys (Université de Franche-Comté) Christophe Bertsch (Université de Haute-Alsace, LVBE) Laure Castin, directrice de l’Institut Georges Chappaz (Vins de Champagne), Jean-Claude Domenget (Université de Franche-Comté) Michel Faure (Université de Haute-Alsace, ILLE) Laurent Gautier (Université de Bourgogne , Dijon) Sonia Goldblum (Université de Haute-Alsace, ILLE) Ralph Häfner (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg) Robert Kopp (professeur émérite à l’Université de Bâle) Patrick Leroyer (Arhus University, School of Communication and Culture – Centre for Lexicography) Eleni Mitropoulou (Université de Haute-Alsace, CRESAT) Thomas Nicklas (Directeur du CIRLEP Université de Reims-Champagne-Ardenne) Hervé This (INRA, Membre de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Alsace) Frédérique Toudoire-Surlapierre (directrice d’ILLE, Université de Haute-Alsace) Jean-Louis Vezien (Ancien Délégué national de l’Institut National des Appellations d’origine, Ancien Directeur du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace) Carsten Wilhelm (directeur du CRESAT, Université de Haute-Alsace)

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Emotions, évaluation et expressivité : la triple face (cachée ?) des descripteurs sensoriels : l’exemple du discours de présentation / dégustation de vins

ppt disponible en ligne :

https://www.academia.edu/36066364/Emotions_expressivit%C3%A9_et_%C3%A9valuation._La_triple_face_cach%C3%A9e_des_descripteurs_sensoriels_lexemple_du_discours_de_pr%C3%A9sentation_d%C3%A9gustation_de_vins

Cette communication poursuit un triple objectif en visant à (i) interroger la place existant pour la prise en compte d’une dimension subjective en terminologie, (ii) analyser et tenter de modéliser cette dimension dans une terminologie liée au sensible (à partir du cas précis de la dégustation de vin), et (iii) interroger la possible existence d’une « terminologie » de consommation/dégustation, parallèle à la terminologie expert, reposant sur un autre mode de fonctionnement sémiotique. Elle se situe dans le cadre de l’affirmation, largement liée au web 2.0, de nouveaux discours œnologiques moins prescriptifs et plus descriptifs et évaluatifs.

Au niveau théorique, l’argumentation commence par revenir sur les conditions d’existence des termes dans le domaine du sensible au sens large, et du sensoriel en particulier, qui ne peuvent être saisis convenablement en termes de conditions nécessaires et suffisantes. La dimension par définition expérientielle de ces termes – qu’attestent les protocoles mis en en place par l’analyse sensorielle – plaide ainsi pour une saisie en termes de prototype laissant leur place aux dimensions subjectives.

La partie centrale est consacrée d’une part à une analyse de corpus et d’autre part à une proposition de modélisation de cette subjectivité intrinsèque. Les catégories « émotion » et « expressivité » sont considérées comme étant, à côté de la catégorie « technicité », comme étant au service de l’acte global d’évaluation qui est le moteur pragmatique des discours concernés. L’analyse de corpus instancie cette modélisation à partir de quatre types de marqueurs spécifiques : (i) le lexique émotionnel sui generis, (ii) la caractérisation émotionnelle de descripteurs, (iii) la quantification et (iv) la double néologie.

 

CfP – Dijon – Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin – 9-10 juillet 2018

Appel à communications

Colloque International

Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin

 Entre langue(s) et culture(s)

 

MSH Dijon – 9-10 juillet 2018

Co-organisation : MSH Dijon (UMR CNRS-uB 3516), Centre Interlangues TIL (EA 4182) et Cimeos (EA 4177)

 Coordination scientifique : Jean-Jacques Boutaud & Laurent Gautier

Résumé

Le colloque international « Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin – entre langue(s) et culture(s) » constituera le premier événement scientifique de grande envergure consacré à une approche comparative des discours de dégustation professionnels portant sur ces quatre produits. Il se focalisera en particulier sur l’articulation entre langues et cultures des aires de production d’origine (France, Asie, Amérique Latine, Afrique …) dans l’émergence des discours professionnels et envisagera les problèmes posés, dans le cadre des échanges commerciaux et des transferts culturels, par la communication sur ces mêmes produits dans des contextes exogènes, incluant donc aussi la sphère des consommateurs. Il permettra également de mettre en réseau des chercheurs travaillant sur ces objets, indépendamment de leur ancrage disciplinaire et des langues-objets. 

Argumentaire

Ce colloque, qui vise explicitement les interactions entre chercheurs et professionnels, s’inscrit dans le contexte régional et national de l’affirmation de Dijon en tant que Cité de la Gastronomie et du Vin, en synergie avec deux secteurs scientifiques majeurs de l’université de Bourgogne « Aliment et environnement » et « Vigne et vin » et en lien avec l’écosystème local dédié. Il fait suite à l’organisation, à Dijon, du colloque de septembre 2016 « Terminologies professionnelles de l’œnologie et de la gastronomie » qui, avec deux ouvrages collectifs actuellement sous presse (L’Harmattan et Iste éditions), a été à l’origine d’une mise en réseau de chercheurs internationaux travaillant jusque-là de manière isolée, mise en réseau se traduisant en premier lieu par la pérennisation de la manifestation : la deuxième édition du colloque a eu lieu à Reims en septembre 2017 ; les deux prochaines éditions sont déjà planifiées à Tours en 2018 et Innsbruck en 2019.

Il s’agira de poursuivre, sur ces nouveaux objets, la collaboration naturelle, sur ces questions sensorielles, entre sciences du langage et sciences de l’information et de la communication, mais aussi, compte tenu du contexte de recherche local, à créer des liens transdisciplinaires avec les sciences expérimentales, à commencer par les sciences du goût. Compte tenu de la dimension historique clef dans le développement et la fossilisation des discours de dégustation, l’apport des chercheurs en histoire du goût et de l’alimentation des aires culturelles concernées sera le bienvenu.

Aux niveaux méthodologique et théorique, si des travaux existent sur les discours de dégustation de chacun des quatre produits-cibles (à des degrés quantitatifs divers : énormément de travaux sur la dégustation du vin tandis que celle du cacao est, discursivement, encore largement terra incognita), ils restent mono-produit. L’enjeu du colloque sera donc de les croiser, d’interroger un éventuel rôle de modèle de l’un d’entre eux, de documenter les transferts analogiques, etc., selon des objectifs de communication très divers. Une attention toute particulière sera par ailleurs accordée aux rapports entre langue « d’origine » et produit : ainsi, si le discours de dégustation du vin s’est largement construit en français, à partir de vins français, il s’agira d’approfondir le rôle des langues natives et des traditions discursives respectives pour l’approche des trois autres produits. Cet aspect nécessitera de prendre en compte les évolutions de ces discours sur une diachronie plus ou moins longue, rendant du même coup indispensable le travail sur des ressources historiques.

 


 

 

Propositions de communication – modalités

 

Sont attendues des propositions de communication sur ces thématiques indiquant explicitement : la question de recherche et son apport à la problématique générale esquissée ci-dessus, les données/corpus analysés, les cadres méthodologiques et théoriques sous-jacents. Si les études de cas ne sont pas a priori exclues, les auteurs devront clairement montrer leur portée théorique.

 

Elles comprendront : le titre de la communication, 5 mots-clefs, un argumentaire développé de 800 mots maximum et la liste des références citées. L’identité et l’affiliation du/des auteur(s) n’apparaîtront pas dans le résumé, mais dans le mail d’accompagnement.

 

Langues : anglais, français

 

Transmission des propositions : avant le 30 avril 2018 par mail simultanément à : jean-jacques.boutaud@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr

 

Le colloque donnera lieu à une publication collective de type « ouvrage avec chapitres » répondant aux critères internationaux de publication. Il ne sera pas publié d’ « actes » en tant que tels.

 

 

Comité scientifique (en cours de constitution) :

 

Ieda Maria Alves, Universidade de São Paulo, Brésil

Jean-Jacques Boutaud, Université de Bourgogne, France

Laurent Gautier, Université de Bourgogne, France

Weiwei Guo, Université Lumière-Lyon 2, France

Patrick Leroyer, Unniversité d’Aahrus

Olivier Méric, Universadad Estatal Amazónica en Puyo, Ecuador & Université de Bourgogne, France

Anne Parizot, Université de Franche-Comté, France

Kilien Stengel, Université de Tours, France

Action formation continue : Pratiques, cultures et discours du vin et de la gastronomie à l’international

Pratiques, cultures et discours du vin et de la gastronomie à l’international

Module de 2* 4,5 heures de formation

OBJECTIFS

– Découvrir les types de discours constitutifs des filières vin et gastronomie

– Découvrir les ancrages culturels de ces discours

– Savoir adapter ces discours en fonction de langue-culture des publics visés

PROGRAMME

– Du patrimoine gastronomique français et viti-vinicole aux discours

– Production et réception des discours gastronomiques et viti-vinicoles

– L’ancrage culturel des discours gastronomiques et viti-vinicoles

– Transfert et adaptation à des cibles étrangères

LIEU : université de Bourgogne, Dijon

TARIF : 400 euros

CONTACTS

M. Laurent GAUTIER, Responsable pédagogique, laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Mme Anne ROGER, Chargée d’ingénierie de formation, anne.roger@u-bourgogne.fr

Cfp Les confréries et leurs discours : appel prolongé au 20 janvier

Prolongation : 10 janvier 2016

Patrimoine immatériel et identité(s)

Entre Terroirs et territoires : Les confréries et leurs discours

Colloque de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

IUT Reims-Châlons-Charleville

SUAC (Service Universitaire de l’Action culturelle de Reims)

En partenariat avec l’Université de Bourgogne et l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (Tours)

Charleville-Mézières 6 et 7 mai 2016

 

Ce colloque pluridisciplinaire et transdisciplinaire s’inscrit dans le prolongement de la réflexion sociale sur la notion de patrimoine. Il s’agira lors de ces journées de questionner, à travers les confréries, la problématique du patrimoine immatériel. La manifestation envisage de traiter plus spécialement des confréries gastronomiques (bachiques, œnologiques, vineuses et alimentaires) et s’inscrit dans le cadre du Festival des Confréries en Ardenne.

Événement unique en son genre en France, ce festival, créé en 2004, rassemble actuellement une cinquantaine de confréries gastronomiques. Il est envisagé d’en accroître la dimension à la fois au niveau national et international. Il se tiendra les 7 et 8 mai 2016 à Charleville-Mézières : le colloque précédera donc l’événement et sera en synergie directe avec lui.

 

Disciplines concernées : économie, gestion, histoire, sciences de l’information et communication, sémiotique, linguistique, terminologie, anthropologie, sociologie

 

Plusieurs axes d’études seront ainsi privilégiés (liste non exhaustive) :

  • Création et conditions d’existence des confréries, évolution en France et à l’étranger. Ce colloque s’intéressera à l’évolution historique des confréries, de leur création jusqu’à nos jours, et à leur articulation avec les grands mouvements de l’histoire des mentalités et de l’histoire culturelle. Il analysera les relations qu’elles entretiennent avec les provinces et régions et adoptera aussi une perspective interculturelle en étudiant le phénomène à l’étranger, ainsi que les rapprochements, voire « jumelages » existant entre des confréries proches de différents pays.
  • Au-delà de l’aspect folkorique (thème qui peut d’ailleurs être développé) les thématiques abordées concerneront tout particulièrement : les symboliques (gestuelle, cérémonies, blasons…), les rituels liés aux cérémonies d’intronisation, la terminologie employée ainsi que le fonctionnement discursif des confréries : discours d’intronisation, types d’écrits, formules de routine, etc. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée. Ces éléments sont largement empruntés à l’histoire et intègrent un discours basé sur un répertoire d’ancien français : des études sur ces corpus comparables dans d’autres langues seront les bienvenues.
  • On s’interrogera également plus précisément sur ce qui « fait sens » dans ces manifestations en relation ou non avec le phénomène de mondialisation. A l’heure où le repas gastronomique des Français est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, les confréries se définissent en effet comme un des premiers maillons de la sauvegarde du patrimoine gastronomique et de valorisation des produits authentiques et de terroir. Elles ont obtenu elles-aussi la reconnaissance de l’UNESCO, ont donc leur place dans le patrimoine culinaire et gastronomique et participent en ce sens à l’inventaire du patrimoine.
  • Une attention particulière pourra être portée à l’onomastique des confréries.
  • Enfin on s’interrogera sur les enjeux et les impacts sur le développement durable et la RSE. Cet axe aura pour objectif d’interroger les relations entre le triptyque patrimoine/société/confréries dans le cadre plus général des relations sociétales.

Les thématiques s’orienteront plus particulièrement vers la construction d’identités, d’authenticité (des produits) et d’histoire(s) (des territoires/terroirs et des produits), thème essentiel. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée et pourra aborder l’évolution des corps de métiers dont elles sont issues.

Tout ou partie de ces thèmes sera susceptible d’être abordé de façon transversale.

Il est important de souligner que ce colloque scientifique ne se veut pas exclusivement universitaire. Les membres des sociétés savantes (confréries), régionales, locales ou internationales, sont en particulier conviés à y prendre part.

 

Procédure pour l’envoi des propositions de communications orales ou affichées :

  • 
Les propositions de contributions, en anglais ou en français, seront envoyées au format PDF (police Times 12, interligne 1,5, marges 2,5 cm.) Elles comporteront le titre de la communication, un résumé de 500 mots maximum, 3 à 5 mots-clés, des références bibliographiques (10 au maximum).
Les participants indiqueront le format désiré pour leur présentation (communication orale ou affichée) et le type de contribution (scientifique ou témoignage réflexif).
  • Merci de préciser le nom et l’appartenance institutionnelle de l’auteur ou des auteurs, et l’adresse de correspondance.
  • Les doctorants sont invités à communiquer sous forme de poster.
  • 
Les propositions sont à envoyer en pièce jointe conjointement à : parizot@univ-reims.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr
  • Dates importantes :
  • 
Date limite de réception des résumés : 20 janvier 2016
  • Notification d’acceptation des communications ou posters : 
30 janvier 2016
  • Envoi des textes définitifs : 15 mars 2016
  • Diffusion programme définitif : 15 avril 2016

 

Dates du colloque : 6 et 7 mai 2016,

Dates du Festival international des confréries : 7 et 8 mai 2016.

 

Publication : une sélection de contributions sera publiée dans un volume thématique chez un éditeur international, après expertise en double aveugle.

 

Comité de pilotage :

Laurent Gautier, professeur de linguistique appliquée, Université Bourgogne – Franche-Comté

Anne Parizot MCF (sciences de l’information et de la communication) Université Champagne-Ardenne

 

Comité scientifique :

Loïc Bienassis Institut européen histoire et des cultures de l’alimentation IEHCA

Jean-Jacques Boutaud Université de Bourgogne-Franche-Comté, Dijon

Marc de Ferrière le Vayer, Université François Rabelais, Tours

Laurent Gautier MSH Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Pascal Lardellier Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Anne Parizot Université Champagne Ardenne

ADWINE : système de recommandation intelligent pour le Vin et la Gastronomie

Présentation du projet ADWINE, vendredi 25 septembre 2015, MSH Dijon à partir de 15 heures :

http://msh-dijon.u-bourgogne.fr/component/jevents/icalrepeat.detail/2015/09/25/148/-/table-ronde-la-msh-fait-sa-rentree-operations-de-recherche-et-evenements-scientifiques-2015-2016.html?Itemid=319&filter_reset=1

Laurent GAUTIER, Professeur de linguistique appliquée – laboratoire TIL (Centre Interlangues) – UBFC

Christophe CRUZ, Maitre de conférences en informatique – laboratoire LE2i (Electronique, Informatique, Image) – UBFC/CNRS.

Hédi MAAZAOUI, plateforme ADN (Archives – Documentation – Numérisation) MSH de Dijon – UBFC/CNRS.

Le programme présenté s’appuie sur l’articulation des travaux du laboratoire TIL (EA 4182) et de l’équipe Checksem du laboratoire LE2i (UMR 6306) avec les compétences en traitement de données textuelles développées à la MSH de Dijon à travers sa plateforme Archives – Documentation– Numérisation. Il capitalise sur un ensemble de ressources orales retranscrites, produites dans le cadre d’un projet antérieur et livrant le lexique utilisé par des consommateurs non experts en situation de dégustation de vins de Bourgogne. L’originalité de cette ressource inédite réside dans le caractère spontané et instinctif des commentaires sur la base desquels les consommateurs formulent une évaluation globale de type ‘j’aime/je n’aime pas’. Mises en regard des ontologies expert, ces données alimentent un système de n recommandation en fonction des profils consommateurs applicable à l’œnologie mais aussi, de façon plus générale, à l’agro-alimentaire et à la gastronomie.

Projet de thèse sur contrat doctoral : La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Projet de thèse mis au concours à l’Ecole Doctorale LISIT (ED 491) de l’Université de Bourgogne

La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Argumentaire scientifique présentant les enjeux de la thèse

Cette thèse représentera la première exploitation linguistique systématique du corpus actuellement en cours de production à la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon dans le cadre de l’appel à projets « Bibliothèque Scientifique Numérique » de la BNF et portant sur l’intégralité de la collection du Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis sa création en 1928. Ses enjeux se déclinent à la fois aux niveaux régional, national et international :

– Au niveau régional tout d’abord, ce projet s’inscrit dans le cadre du développement des recherches sur la vigne et le vin au sein de l’Université de Bourgogne qui a trouvé sa concrétisation dans la création du GIP « Bourgogne Vigne et Vin » qui regroupe, dans une même synergie, chercheurs et professionnels de la filière et promeut de manière appuyée les recherches SHS sur cette thématique longtemps limitée aux approches des sciences expérimentales (svt, sciences des aliments en particulier).

– Au niveau national ensuite, il s’agira d’une mise en valeur scientifique inédite de cette collection unique et largement méconnue, car peu accessible ; cette thèse représentera par ailleurs une contribution essentielle à la recherche française sur les langues de spécialité qui, spécialité après spécialité, vise à documenter les constructions discursives d’un grand nombre de domaines professionnels – le domaine du vin n’ayant pas encore été défriché.

– Au niveau international, ce sujet de thèse permettra de rendre justice à l’OIV, généralement considérée comme l’ONU du vin, et dont la construction, via cette publication en 5 langues, n’a pas encore été étudiée autrement que d’un point de vue juridique.

Projet de thèse

La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Description du projet

Contexte de la thèse :

Succédant en 2001 à l’Office International de la Vigne et du Vin (créé en 1924) et souvent qualifiée d’ « ONU du vin », l’OIV est un organisme technique, juridique et scientifique international qui travaille à l’harmonisation et à l’élaboration des pratiques et normes mondiales ainsi qu’à l’amélioration des conditions d’élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles. Comptant 46 États membres et travaillant en 5 langues officielles, l’OIV est une organisation internationale de premier plan pour la régulation de la filière vitivinicole à l’échelle planétaire. Depuis 1928, le Bulletin de l’OIV (qui a connu successivement plusieurs titres) est son organe officiel non seulement pour la publication, sous forme d’articles de recherche, des dernières avancées techniques et technologiques, mais aussi pour documenter ses congrès annuels et fournir aux professionnels tout l’arsenal législatif encadrant les échanges de la filière.

Objet de la thèse :

La collection complète du Bulletin actuellement en cours de numérisation et d’indexation à la Maison des Sciences de l’Homme représente donc une ressource inédite inestimable pour aborder, dans le cadre méthodologique qui est celui des recherches françaises sur les discours spécialisés, la manière dont se construit, dans et par ces discours, toute une filière économique à l’échelle planétaire et en cinq langues (français, allemand, anglais, espagnol, italien) – à travers la normalisation terminologique, bien sûr, mais aussi à un niveau macro-linguistique saisissable en termes de traditions discursives (cf. infra). Le projet proposé ici, qui aurait été impossible à réaliser sans l’opération de traitement numérique en cours, s’impose désormais comme une évidence dans la mesure où le corpus balisé permettra de multiples interrogations croisées dans l’esprit du data mining et des Humanités Numériques.

Cadres méthodologiques :

Le projet de thèse se situe à l’intersection entre 3 cadres méthodologiques principaux qu’il s’agira non pas de juxtaposer, mais de faire dialoguer pour dresser le portrait discursif de l’OIV depuis 1928 dans une recherche répondant aux standards internationaux actuels :

– Recherche diachronique sur les discours spécialisés : Le projet ne considérant pas l’approche terminologique comme la seule pertinente pour aborder les discours spécialisés, il s’agira de situer le travail de doctorat par rapport aux orientations actuelles de la recherche sur les discours spécialisés qui mettent l’accent sur l’inscription de ceux-ci dans leur sphère socioculturelle de référence, considérée comme vecteur de véritables « espaces discursifs spécialisés ». Compte tenu de la dimension historique du corpus, il conviendra par ailleurs – et cela sera novateur dans la recherche actuelle – de donner une orientation diachronique au travail sur la base d’un corpus inédit permettant d’observer in vivo, année après année, le mode de construction de la filière à l’échelle mondiale, avec ses tâtonnements, réorientations et choix divers.

– Traditions discursives : Le paradigme des ‘traditions discursives’, initialement développé dans les recherches des romanistes germanophones, s’est aujourd’hui largement développé par delà ce cadre d’origine et est de plus en plus appliqué à l’analyse diachronique des discours spécialisés. Il constituera le complément naturel au point précédant en ce qu’il permet d’analyser le niveau discursif macro, dans son articulation avec d’une part la réalité extralinguistique de la filière (les acteurs, leurs praxis, leurs savoirs) et avec d’autre part les traditions discursives des langues de référence au cours de la période considérée. À travers le prisme de ces traditions discursives, le projet s’inscrit directement dans l’axe « Modèles et discours » de l’EA 4182.

– Terminologie et normalisation terminologique : Au niveau microlinguistique, la thèse se situera enfin par rapport aux orientations contemporaines de la recherche en terminologie – synchronique (faite d’une succession de micro-diachronies) et diachronique (pour l’évolution générale depuis 1928) –, en particulier dans ses rapports avec la normalisation et l’uniformisation. La thèse sera ainsi amenée à aborder non seulement la forme des termes, mais aussi et surtout les concepts qu’ils dénomment dans la mesure où, s’agissant d’un produit hautement culturel comme le vin, les terminologies internationales de l’OIV doivent se situer entre les terminologies nationales, voire régionales, des États membres et le besoin d’internationalisation qui est la raison d’être de l’organisation. Résultats escomptés : La thèse devra aboutir : – à la mise à jour des moules discursifs développés par l’OIV depuis 1928 pour asseoir son rôle d’organisation de régulation de la filière à l’échelle mondiale ; – à la reconstruction motivée des choix terminologiques de l’OIV depuis 1928 dans les domaines les plus sensibles culturellement (appellations, description organoleptique ; – à la formalisation du rôle du bulletin de l’OIV dans la construction de la filière proprement dite.

Connaissances et compétences requises :

– excellente maîtrise du français (rédaction scientifique)

– compétences passives, idéalement actives en anglais

– compétences en linguistique de corpus et fouille de données textuelles

– intérêt pour le domaine vitivinicole

Détails pour la procédure de candidature en ligne sous : http://edlisit.u-bourgogne.fr/images/stories/pdf/contratdoc2012/sujets/Sujet%20TIL%20Gautier.pdf

Contact : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

http://edlisit.u-bourgogne.fr/images/stories/pdf/contratdoc2012/sujets/Sujet%20TIL%20Gautier.pdf

Les « mots du vin » : du lexique a la représentation via la sensation

Table ronde vendredi 27 septembre 15 h 30 MSH Dijon avec :

Laurent GAUTIER, Centre Interlangues « Texte Image Langage »

Cécile MATHIAUD, Attachée de presse Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Bertrand ROBILLARD, Directeur R&D, Institut Œnologique de Champagne (IOC) – Filiale du groupe Lallemand

Si les travaux sur le vin ont longtemps été l’apanage de disciplines comme la chimie, l’œnologie ou encore la géologie, la prise de conscience des enjeux de communication autour de ce produit phare de l’économie bourguignonne a permis aux SHS de se faire une place de choix dans la recherche appliquée à la filière vitivinicole. L’entrée par la linguistique est ainsi riche d’enseignements. Comment parle-t-on du vin selon son profil ? Quels mots emploie-t-on ? Comment naissent-ils ? Les représentations mentales liées aux usages linguistiques sont-elles toujours les mêmes, d’une langue à l’autre, mais aussi à l’intérieur d’une même langue ? Autant de questions auxquelles répondent les chercheurs en sciences du langage impliqués dans des contrats de recherche avec les acteurs de la filière en Bourgogne et au-delà. Définition et constitution de corpus adéquats, exploitation statistique de masse de données et description lexicale permettent d’aboutir à divers produits finis : lexiques, définitions, cartographie de représentations, etc.

Dans le cadre de :

Les Sciences Humaines et Sociales répondent aux enjeux d’innovation sociétale et économique

 

Animée par Patrice Bouillot, journaliste.

Conférence : La minéralité du vin – dires d’experts et de consommateurs

En passant

 

Yves Le Fur (AgroSup Dijon) / Laurent Gautier (uB)

Mercredi 6 février 2013, 20 heures, Maison des Sciences de l’Homme de Dijon

Cette conférence vise à présenter les résultats du premier volet d’un projet de recherche réalisé, sous l’égide de l’Institut Œnologique de Champagne, par une équipe pluridisciplinaire réunissant linguistes, oenologues et spécialistes des sciences du goût. Si le projet global vise à analyser les modes de construction cognitive du concept de minéralité du vin chez les consommateurs et les professionnels en l’articulant sur les réalités sensorielles observables, la première partie présentée et discutée ici se focalisera sur le discours des consommateurs approché au travers d’un questionnaire en ligne.

Nous reviendrons brièvement sur les hypothèses de travail du projet ainsi que sur la méthodologie mise en œuvre pour s’arrêter sur les résultats de l’analyse sémantique du corpus de parole ainsi récolté. On discutera ainsi des fréquences les plus saillantes et des combinatoires préférentielles pour tenter de cerner la façon dont le public cible se représente la notion de minéralité. Ces tendances seront examinées et problématisées à la fois à la lumière du discours ambiant dégagé dans l’étude précédemment citée et par rapport aux groupes focus que l’analyse statistique des données sociologiques et de comportement d’achat a permis de dégager comme pertinents.