Journée Mondiale de la Traduction 2017

Journée Mondiale de la Traduction 2017 :
« Traduction et diversité »

Maison des Sciences de l’Homme de Dijon
vendredi 6 octobre, 8h45-18h

L’équipe du Master Traduction multimédia (T2M) de l’Université de Bourgogne et la délégation régionale Champagne-Ardennes Bourgogne Franche-Comté de la Société Française des Traducteurs sont heureuses de vous convier, vendredi 6 octobre à la MSH-Dijon, à une journée de conférences, d’ateliers et d’échanges à la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon.

Il s’agit de la deuxième collaboration entre la délégation régionale CAFBC et l’équipe du Master T2M dans le cadre de la Journée Mondiale de la Traduction. En octobre 2016, la journée de tables rondes « Formation – Recherche – Vie professionnelle » organisée à la salle Multiplex a attiré plus de 80 personnes intéressées par le monde de la traduction. Dans le cadre de sa politique de décentralisation, et à l’occasion de ses 70 ans, la SFT a choisi de mettre en lumière l’événement dijonnais de 2017 au niveau national.

La journée est ouverte – sur inscription gratuite, mais obligatoire – aux étudiants et aux personnels de l’UB, aux membres de la SFT, aux traducteurs en formation et en activité, et à tout public intéressé. La matinée sera dédiée aux conférences, avec notamment Björn Bratteby (Président de la SFT), François Yvon (CNRS/Université de Paris Sud), et Jorge Diaz-Cintas (University College London) ; l’après-midi aux ateliers pratiques et interactifs sur des thèmes liés aux métiers de la traduction. Plusieurs partenaires institutionnels seront représentés, et les participants profiteront aussi de moments et d’espaces conviviaux pour discuter et renforcer leur réseau.

Le programme complet sera disponible courant septembre.

Contact organisateurs : journeetraductiondijon@gmail.com

Pour connaître les activités de la SFT, voir www.sft.fr

Pour connaître le Master T2M, voir http://blog.u-bourgogne.fr/mastert2m/

Les inscriptions sont ouvertes en ligne : https://www.eventbrite.co.uk/e/journee-mondiale-de-la-traduction-2017-dijon-tickets-37685046990.

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Extended Deadline: Workshop on Technology in Translation

New Deadline for submission: 20.09.2017

How translators manage generic and contextual constraints:

Annotation, modelling, and information extraction using electronic corpora.

Friday, November 24, 2017

Academic coordinators: Laurent Gautier & Will Noonan (uBFC)

Research centre: Centre Interlangues (EA 4182)

Context:

In recent years, the field of translation studies has come to focus not only on the outcomes and applications of traditional academic research, but also, increasingly, on project-based “action research”, in which academics, professionals working in the field, and representatives of the language industry all play an active role. At the same time, projects focused specifically on the role and use of corpora in translator training and professional translation practice (corpus-based translation studies) have come to supplement traditional corpus linguistics research. A similar tendency can be observed in the growing role of semantically enriched multilingual text resources in the field of digital humanities, seen, for example, in the dedicated platforms developed by the network of Maisons des Sciences de l’Homme in France. In this context, then, this one-day workshop aims to stimulate dialogue between researchers, professional translators, language industry entrepreneurs and students in translation, including from the MA in Multimedia Translation (T2M) course offered at the University of Burgundy.

Focus:

This workshop aims to bring together, and build on, three main observations:

  • corpus-based research has tended to focus on microlinguistics, including terms, collocations and recurring syntagms. The results of such research can be observed, for example, in the functioning of termbases and translation memories.
  • professional translators have increasingly come to recognize the importance of the “macro” dimension of source texts, including macrolinguistic structures and generic markers. This dimension has long been recognised in the field of technical communication.
  • the growing body of research on the textual architecture modelling at different levels of granularity (seen, for example, in the Text Encoding Initiative) has made it possible to compare convergent and divergent structures within multilingual corpora.

Aims:

This workshop aims to stimulate discussion between professional translators, developers of CAT and MT tools, and researchers in the fields of Applied Linguistics, translation studies and information technology, around the question of how to manage generic criteria:

  • for academics: how can research results in text linguistics be modelled?
  • for professionals: what software solutions exist? how can new research be incorporated into these tools?
  • for translator trainers: how can these innovations be brought to bear when training translators in the use of corpora?

Presentation formats:

Proposals are requested for one of two formats:

  • 20-minute academic papers, to be followed by discussion time as part of a thematic panel;
  • 15-minute presentations of software solutions, whether at prototype or commercial stage.

The day will end with a round table discussion whose content will be determined by the proposals received. Language industry representatives will be offered the chance to demonstrate their products during the day.

Academic proposals should be written in English or French, and include a title, a 500-word abstract, 5 keywords and a short bionote.

Proposals for software presentations should include a 500-word description of the tool concerned (including its purpose, functions and architecture), along with a brief presentation of the company and of the state of the project.

Proposals are due by September 20th at the latest, and should be sent to laurent.gautier@ubfc.fr and will.noonan@ubfc.fr.

journée #formation #recherche #emploi en #traduction professionnelle 7 octobre #Dijon

Dans la foulée des événements autour de la Journée Mondiale de la Traduction 2016, l’équipe du Master co-organise avec la Société Française des Traducteurs et la participation de l’EA4182-TIL une journée de tables rondes sur les métiers et le travail du traducteur professionnel, entre formation, recherche et pratique.

L’événement aura lieu vendredi 7 octobre, de 10h à 18h, dans la salle Multiplex sur le campus de Dijon.

La journée fait partie du programme des interventions professionnelles de T2M, et la présence des étudiants de M1 et de M2 est obligatoire. Elle est également ouverte aux professionnels et futurs professionnels, membres et futurs membres de la SFT, enseignants, chercheurs et tout autre public intéressé, dans la limite des places disponibles.

Tous les participants sont invités à s’inscire via le lien suivant : https://www.eventbrite.fr/e/billets-journee-mondiale-de-la-traduction-tables-rondes-26947257974.

Contact pour l’événement : journeetraductiondijon@gmail.com.

Le programme complet sera disponible courant septembre.

CfP Colloque « Eugène Coseriu » 15 – dynamique des langues et littératures à l’époque de la globalisation

COLLOQUE INTERNATIONAL DES SCIENCES DU LANGAGE

„EUGENÈ COSERIU” (CISL), XVe édition

LA DYNAMIQUE DES LANGUES ET DES LITTÉRATURES À L’ÉPOQUE DE LA GLOBALISATION

(les 16-18 octobre 2015, Université « Ștefan cel Mare » de Suceava)

Pour la XVe édition, le Colloque International des Sciences du Langage « Eugène Coşeriu » (CISL), dont l’organisation réunit, dans un parcours itinérant fructueux pour la recherche dans le domaine des sciences du langage, trois universités-soeurs : Suceava-Tchernovtsy-Kichinev, ouvre le dialogue entre les participants vers la problématique de l’évolution de la Langue/langues et des littératures dans le contexte déjà familier de la globalisation.

Le syntagme « l’époque de la globalisation » invite à une approche pluridisciplinaire, multiculturelle et plurilingue des phénomènes renvoyant à la dynamique de la Langue/langues et des littératures, marquant la fin d’une période d’hésitations méthodologiques et/ou terminologiques, de tentatives qui se sont avérées être de simples expérimentations, de compétition entre le Texte et le Discours, entre Norme et Normes, entre différentes langues, littératures, types de discours critique et modèles sémiotiques. Le retour vers les modèles linguistiques et les paradigmes littéraires et critiques consacrés, la reconsidération du rôle de la traduction dans l’évolution des cultures et le recours à l’inter- et à la transdisciplinarité s’imposent grâce au besoin de s’assumer tradition qui ne s’oppose pas à l’innovation.

Sections du CISL 2015

1. Norme / Normes

Depuis Eugène Coșeriu, André Martinet, Anne-Marie Houdebine et d’autres nombreux chercheurs dans le domaine des sciences du langage, le concept de norme linguistique a connu une transformation constante, suivant, naturellement, la dynamique de la Langue (au sens saussurien) et des langues. Le changement s’est produit au niveau du signifié (de la « rigidité » de la norme grammaticale vers la « souplesse » des normes de l’usage) et du signifiant (le singulier norme étant remplacé par le pluriel normes).

Le Colloque International des Sciences du Langage « Eugène Coşeriu » (CISL) s’est constitué depuis sa première édition dans un espace de réflexion sur le concept de Norme / Normes. Pour cette XVe édition, il propose une approche élargie, transdisciplinaire et multiculturelle de la Norme (au singulier et/ou au pluriel) et des réalités auxquelles elle renvoie. Nous considérons que de nouveaux sens et de nouvelles significations peuvent être découvertes et explorées dans la littérature, les sciences sociales, les études culturelles, politiques et économiques. 2

2. Sémiotique et communication

Au plan conceptuel, la sémiotique et la communication renvoient à une série de théories et de pratiques particulièrement vaste, de sorte que toute tentative de les combiner engendre un large espace de manoeuvre sémantique et interprétative. Selon les observations de Maria Carpov, l’écart de la sémiotique des « nets » de l’immanentisme structuraliste a rendu possible la construction d’un système de coopération avec les problématiques de la communication et à l’instauration de la sémiotique en tant qu’interdiscipline.

Les organisateurs du Colloque International des Sciences du Langage « Eugène Coşeriu » (CISL) proposent aux participants à cette édition de se laisser séduire par la productivité de l’investigation des relations entre la sémiotique et la communication. La célèbre définition donnée par Saussure à l’objet épistémique de la sémiotique – « la vie des signes dans la vie sociale » – présente une valeur prophétique puisqu’il n’y a pas de manifestation du monde naturel qui ne puisse pas être sémiotisée.

3. Discours littéraire / Discours critique

La littérature comme discours est un agent de mutation culturelle et représente un espace de négociation créative, de redéfinition, de négation, de déconstruction et de réinvention des valeurs, des sens et des identités.

La nature fluide et dialogique des discours critiques et théoriques actuels marquent le phénomène de l’érosion des frontières fixes dans un monde qui se trouve dans une transformation radicale : la migration des concepts, les approches inter- et transdisciplinaires, l’éclectisme méthodologique enrichissent considérablement la diversité des approches du texte littéraire. Aux problématiques devenues déjà traditionnelles, telles l’identité postcoloniale, les relations de genre ou l’ethnicité, se rajoutent de nouvelles lignes d’intérêt critique, telles la migration transnationale et ses conséquences sur le plan identitaire, l’hybridité culturelle, la corporalité, le post-humain, la mémoire traumatique et la relation nature-culture.

Cette section du Colloque International des Sciences du Langage « Eugène Coşeriu » invite à l’exploration des stratégies discursives et de la sphère des représentations dans la littérature contemporaine. Les communications peuvent porter également sur des aspects de la production et de la réception des textes littéraires dans le contexte des tendances de la globalisation culturelle, sur la relation entre la littérature et les technologies digitales, sur la dynamique de la relation centre-limite et sur la réévaluation du canon littéraire dans la perspective des nouvelles paradigmes critiques et théoriques etc.

4. La traduction – langue universelle

L’actualité de la traduction est ressentie d’une manière aiguë à l’époque de la globalisation, suite à l’ampleur particulière connue par le phénomène de la retraduction et au développement et à la diversité du dialogue interculturel. De plus en plus, les traductologues et les traducteurs parlent de la nécessité de mettre en relation la pratique et la théorie dans la réflexion et la théorisation de la traduction, fut-elle littéraire, didactique, pragmatique, technique, audio-visuelle ou générale. Le caractère multimédiatique / multi-sémiotique de la communication dans le contexte de la globalisation modifie essentiellement autant la dynamique de la traduction et de la retraduction, que les concepts de traduction / texte traduit / original.

Nous assistons également à une re-centration de l’histoire et de la critique des traductions sur la personnalité du traducteur, sur son projet et son horizon traductologique. Beaucoup de cultures sont en train de reconsidérer et de valoriser la contribution et le rôle des traductions dans la formation et l’enrichissement du patrimoine culturel national.

Toute cette problématique propose de nombreuses pistes de réflexion et invite à un débat incitant dans la section de traductologie. 3

5. La didactique des langues et des littératures

Comment valoriser les résultats des recherches dans le vaste domaine des sciences du langage pour la formation des compétences dans les langues étrangères ? La théorisation de la perspective actionnelle a stimulé les efforts des chercheurs et des praticiens de trouver des méthodes et des stratégies grâce auxquelles les idées innovatrices dans les études récentes sur les langues et les littératures puissent être appliquées dans le processus d’enseignement-apprentissage.

L’école n’est pas le seul milieu qui favorise ce processus. Les formes de manifestation de la didacticité dans les discours, la présence des concepts linguistiques et littéraires dans les documents didactiques, l’influence de la vulgarisation de ces concepts sur la formation des compétences plurilingues, les interactions linguistiques / langagières dans le processus didactique, voilà quelques pistes de réflexion qui peuvent faire l’objet des communications de cette section.

La coordination des sections

1. Norme / Normes

 Sanda-Maria ARDELEANU: sanda_ard@yahoo.com

 Ioana-Crina COROI: crinacoroi@litere.usv.ro

2. Sémiotique et communication

 Claudia COSTIN: claudiacostin64@yahoo.com

 Evelina Mezalina GRAUR: evelyn@eed.usv.ro

3. Discours littéraire / Discours critique

– Elena-Brândușa STEICIUC: selenabrandusa@yahoo.com

– Cornelia MACSINIUC: corneliamacsiniuc@yahoo.com

4. La traduction – langue universelle

– Albumița-Muguraș CONSTANTINESCU: mugurasc@gmail.com

– Raluca-Nicoleta BALAŢCHI: raluka2@yahoo.fr

5. La didactique des langues et des littératures

– Simona-Aida MANOLACHE: smanaida19@yahoo.fr

– Luminița-Elena TURCU: l_turcu@yahoo.com

Langues de communication: roumain, français, anglais, espagnol, italien, allemand, ukrainien.

Les Actes du CISL seront publiés dans le volume „Limbaje şi comunicare XV” (Langages et communication XV), chez une maison d’édition prestigieuse, accréditée par le CNCS, et offerts à l’ouverture du CISL.

Termes à respecter strictement

– le 1er mars 2015 – envoyer le titre et le résumé aux coordinateurs de la section

– le 10 mars 2015 – recevoir la confirmation d’acceptation de la communication proposée

– le 1er juillet 2015 – envoyer la forme finale de l’article et un document qui atteste le paiement

Les frais de participation (l’accès aux communications, les documents du CISL, le certificat de participation, la pause-café, la publication de l’article dans le volume) :

– 70 euros (ou la somme identique en lei) – participation et publication

– 100 euros (ou la somme identique en lei) – publication sans participation

Les frais de participation seront payées jusqu’au 1er juillet 2015, dans l’un des comptes bancaires suivants, ouverts à Banca Transilvania (pour ASOCIATIA EDUCULTUREME, CUI 30098769):

– en euros – RO30BTRLEURCRT00J1253901

– en lei – RO15BTRL03401205J12539XX 4

Normes de rédaction :

 le titre de l’article – 12, TNR, majuscules, gras, central

 le nom de l’auteur – au-dessous du titre, 12, TNR, gras, central (institution, pays)

 résumé : 11, TNR, interligne simple, en italique

 5 mots-clés : 11, TNR, interligne simple, en italique

 taille: A4, 12 TNR, interligne simple, marges de 20 mm, alignement à droite

 références bibliographiques dans le texte (Maingueneau, 2014: 18)

 notes en bas de page : 10, TNR, interligne simple, alignement à droite

 bibliographie finale selon le modèle :

1. COŞERIU, Eugeniu, 1996, Lingvistica integrală, Editura Fundaţiei Culturale Române, Bucureşti

2. VINTILĂ-RĂDULESCU, Ioana, 2005, „Normă și norme în tradiția filologică românească”, in Philologica Jassyensia, an I, nr.1-2, Institutul de Filologie Română „A. Philippide” şi Asociaţia Culturală „A. Philippide”, Iași, pp.87-98

Les frais de transport et d’hébergement sont à la charge des participants.

Le comité honorifique du CISL 2015

Anatol Ciobanu – Université d’Etat, Kichinev, République de Moldavie

Gheorghe Chiru – Académie Roumaine, Bucarest

Marius Sala – Académie Roumaine, Bucarest

Anna Bondarenco – Université d’Etat, Kichinev, République de Moldavie

Ion-Horia Bîrleanu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Gheorghe Moldoveanu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Ioan Oprea – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Le comité scientifique du CISL 2015

Ana Guțu – Université Libre Internationale de Moldavie, Kichinev, République de Moldavie

Elena Prus – Université Libre Internationale de Moldavie, Kichinev, République de Moldavie

Irina Condrea – Université d’Etat, Kichinev, République de Moldavie

Ludmila Zbanţ – Université d’Etat, Kichinev, République de Moldavie

Ala Sainenco – Université „Alecu Russo”, Bălţi, République de Moldavie

Lora Bostan – Université Nationale „Yurii Fedkovici”, Tchernovtsy, Ukraine

Luminița Cărăușu – Université „Al. I. Cuza”, Iași

Codrin-Liviu Cuţitaru – Université „Al. I. Cuza”, Iași

Rodica Dimitriu – Université „Al. I. Cuza”, Iași

Alexandru Gafton – Université „Al. I. Cuza”, Iași

Mihaela Gheorghe – Université „Transilvania”, Braşov

Elena Croitoru – Université „Dunărea de Jos”, Galaţi

Michaela Praisler – Université „Dunărea de Jos”, Galaţi

Iulian Boldea – Université „Petru Maior”, Târgu-Mureș

Vasile Țâra – Université de Vest, Timișoara

Sanda-Maria Ardeleanu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Albumița-Muguraș Constantinescu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Mircea A. Diaconu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Niculina Iacob – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Gina Măciucă – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Rodica Nagy – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Elena-Brândușa Steiciuc – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Mariana Boca – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Aurel Buzincu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Ionel C. Corjan – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava 5

Claudia Costin – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Sabina Fînaru – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Evelina Mezalina Graur – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Cornelia Macsiniuc – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Simona-Aida Manolache – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Ovidiu Morar – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Olga Oprea-Gancevici – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Luminița-Elena Turcu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Felicia Vrânceanu – Université Nationale „Yurii Fedkovici”, Tchernovtsy, Ukraine

Ioana-Crina Coroi – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Dorel Fînaru – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Nicoleta-Loredana Moroșan – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Daniela Petroşel – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Cătălina Pînzariu – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Ciprian Popa – Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Codruţ Şerban- Université „Ştefan cel Mare”, Suceava

Le comité d’organisation du CISL 2015

Sanda-Maria Ardeleanu

Elena-Brândușa Steiciuc

Claudia Costin

Cornelia Macsiniuc

Simona-Aida Manolache

Olga Oprea-Gancevici

Evelina Mezalina Graur

Luminița-Elena Turcu

Elena-Camelia Biholaru

Ioana-Crina Coroi

Nicoleta-Loredana Moroșan

Corina Iftimia

CfP « Le Dit et le Non-dit », Bucarest, Juin 2015

Colloque International « Langage(s) et Traduction » –

Le Dit et le Non-dit

9-11 juin 2015, Université de Bucarest

 

Ce Colloque de linguistique appliquée est organisé conjointement par les filières de Philologie, LEA et de Traducteurs-Interprètes-Terminologues du Département de français, Faculté des Langues et des Littératures Etrangères de l’Université de Bucarest sous un titre générique qui joue délibérément sur la polysémie du terme de langage – faculté de l’esprit (faculté de langage) et système de signes (langue), mais également, voire surtout usage (style(s), discours) – vise à mieux cerner les rapports entre problématique de la variation linguistique (langages spéciaux /vs/ langage courant /vs/ langage littéraire) et problématique de la traduction, dans une perspective à la fois descriptive et didactique.

Le thème autour duquel se dérouleront les débats entend traiter des diverses théories de l’expression du sens et de la signification en langue et en discours, ainsi que les problèmes de traduction qui peuvent intervenir dans le passage d’une langue source à une langue cible de les unités porteuses d’une composante linguistique et d’une forte composante interculturelle.

Description du projet

La problématique du DIRE (processus d’énonciation), du DIT (sens de l’énoncé, ce que l’on dit lorsqu’on parle), du NON-DIT (tout ce que le locuteur aurait voulu dire sans pour autant s’exprimer explicitement par des mots ou par des signes perceptibles et interprétables par son interlocuteur) a préoccupé depuis toujours les linguistes, les philosophes du langage, les anthropologues, les sémioticiens, les exégètes de l’art. Entre tous ces concepts il y a une relation d’interdépendance : l’un sans l’autre ne fonctionne pas. Préexistant au non-dit, le dit (la parole) « nous accompagne presque à chaque instant, et même le silence, devenu si rare dans les sociétés modernes, prend son sens par rapport à elle. » (Ph. Breton, 2003 : 5.). On pourrait même dire que le non-dit est en fait un dit déguisé derrière les divers mécanismes de production.

Plusieurs perspectives s’ouvrent dans l’analyse de ce phénomène : d’une part, une perspective sémantico-pragmatique (du type O. Ducrot ; voir à cet égard : Dire et ne pas dire, 1972 ; La preuve et le dire, 1974 ; Le dire et le dit, 1984 ; ou bien du type C. Kerbrat-Orecchioni – L’Implicite, 1986 ) faisant des deux phénomènes une question d’interprétation et, d’autre part, une perspective logico-sémantique du type Robert Martin (Langage et croyances, 1987 ; Pour une logique du sens, 1992) qui fait du phénomène du non-dit un élément de calcul du sens.

En deçà du dit du discours ou en delà de l’unité discursive, l’opposition du dit et du non-dit pourrait correspondre à l’opposition entre contenu explicite /vs/ contenu implicite, ou sens dénotatif /vs/ sens connotatif. On parlera ainsi, avec R. Barthes, de l’existence dans la langue d’un contenu manifeste (explicite) et d’un contenu latent (implicite). Pourtant, si pour le dit le terme « explicite » ne fait pas opposition, pour le non-dit, le terme « implicite » n’est pas le synonyme parfait.

Cette distinction apparaît d’une part, dans les recherches de C. Kerbrat-Orecchioni (1986) pour laquelle les seules formes de l’implicite sont la présupposition et le sous-entendu, le reste étant du non-dit, et d’autre part, dans les travaux de Robert Martin qui, se situant dans une sémantique véri-conditionnelle, définit le non-dit comme un phénomène rassemblant « les cas où, pragmatiquement et sémantiquement, l’énoncé induit un énoncé corrélatif, mais dont la valeur de vérité ne dépend pas directement de la valeur de l’énoncé lui-même comme dans l’implication » (1987 : 27). Le rapport entre « complétude » et « non-dit » apparaît clairement dans les recherches dues à Robert Martin (La monovalence de la négation). Etant donné le flou existant dans la structure sémantique des unités composant les séquences discursives, il y aura toujours une quête de la complétude du sens au niveau manifeste, le reste étant affaire de non-dit.

Aspect de l’indécidable et de l’indéterminé, le non-dit est placé par Robert Martin (1987) entre l’ambiguïté et le vague et se distingue de ces concepts par l’absence d’une lecture alternative (pour le premier terme) et par l’absence de liaison avec le continu (pour le second).

Le colloque se propose d’explorer quelques axes de recherche :

En tant que phénomène de nature pragmatique, le dit et le non-dit représentent la production de l’action des instances énonciatives, des règles du discours, de la situation de communication. L’un des axes du colloque est d’essayer de tracer, si c’est le cas, une limite entre les diverses manifestations de l’au-delà du dit : implicite, présuppositions, sous-entendus, allusion, insinuation…et d’autres non-dits. Les modalités de combler ces incomplétudes laissées par la manifestation latente du sens sont une question d’interprétation. Or, « interpréter », signifie dans une lecture de Umberto Eco (Lector in fabula) savoir identifier et lire les non-dits d’un texte.

Le niveau sémantique amène dans la discussion le rôle du co-texte (ou contexte linguistique), du sens dénoté/vs/connoté, du sens conventionnel attribué à un énoncé induit d’un autre, de la polysémie, des sélections sémiques, du changement de sens (la métaphore, le figement, les détournements de sens étant des sources principales de non-dit) et du lieu du non-dit. Nous nous intéressons aussi aux divers déclencheurs sémantico-discursifs du non-dit : négation, adjectifs évaluatifs, connecteurs discursifs, les modes/temps verbaux : conditionnel, imparfait, passé composé, etc.

Nous invitons ainsi à un débat sur l’étendue/les limites de ces marqueurs dans l’expression du dit et du non-dit.

Le niveau morpho-syntaxique nous permet de nous interroger sur les diverses structures génératrices de non-dit. Ce qui est clairement DIT par une séquence discursive correctement construite du point de vue morphosyntaxique peut laisser la place au NON-DIT dans des structures elliptiques, les répétitions (de sons, d’éléments et de structures), des interruptions dans la structure phrastique, tout étant mis en marche pour des raisons stylistiques (niveaux de langue, effets de sens), argumentatives. L’absence d’un composant à l’intérieur d’une phrase comme Sans blague ! Ah, bon ! Qu’importe ! Si j’ose dire…représente une source formelle de non-dit, génératrice d’effets de sens et de stratégies argumentatives.

Au niveau phonétique et phonologique, le colloque invite à l’exploitation des silences dans le discours, des hésitations, des allongements, de l’intonation, de l’intensité de la voix, des inflexions du ton, des exclamatifs, des interjections, des éléments phatiques, du rythme oral et de la prononciation particularisée, autant de manifestations de l’attitude du locuteur qui préfère se servir de ces non-dits pour intensifier l’effet qu’il veut produire sur son interlocuteur/lecteur.

À côté de ces marques d’oralité, le non-dit surgit derrière des marques graphiques : les points de suspension, les phrases inachevées, les divers types de rupture, la commutation des graphèmes, etc.

Si pour le dit on trouve sans difficulté la source (pronoms à la première personne, modalisateurs, déictiques spatiaux et temporels, temps verbaux, références au monde culturel auquel il appartient, l’intertextualité et l’intratextualité, la présence directe des instances énonciatives dans un texte), on peut bien se demander quelle est la source/les sources du non-dit. Quelle est sa nature : verbale, non-verbale ? Langagière ? Culturelle ? Civilisationnelle ?

Ces questions suscitent d’autres distinctions. Il faut savoir qu’on ne pourrait pas toujours poser un signe d’équivalence entre non-dit et non-verbal. La danse, la peinture, par exemple, sont des expressions non-verbales mais qui « disent » un message. La gestuelle se rapproche plus du non-dit, en accompagnant souvent le dit ou en le doublant parfois de façon contradictoire.

« Dit », « non-dit », anthropologie et traduction

– Le non-dit n’est pas toujours lié à la connotation (qui doit être exprimée ou déduite d’une façon ou d’une autre) mais encore à l’absence ou au refus de dire. Nous proposons ainsi de nous rapporter dans notre investigation au domaine de l’anthropologie pour identifier et analyser la manière dans laquelle se manifestent les tabous, les interdits dans divers espaces culturels et civilisationnels. De cette façon, dans l’interprétation des dits et des non-dits il faut faire une large part aux connaissances encyclopédiques, aux savoirs partagés pour pouvoir en trouver la vraie interprétation et les vraies causes du non-dit.

L’analyse à ce niveau s’avère particulièrement importante dans le domaine de la traduction. Passer d’une langue source à une langue cible suppose une réinterprétation du texte de départ pour aboutir au texte d’arrivée, en acceptant toujours les pertes qui peuvent survenir surtout dans la restitution de l’ »implicite culturel ». La difficulté consiste en cette absence d’équivalence terme à terme interlinguale, de correspondance contextuelle et situationnelle car, « il n’y a pas que les contextes patents, il y a les contextes cachés et ce que nous appelons les connotations qui ne sont pas toutes intellectuelles, mais affectives, pas toutes publiques, mais propres à un milieu, à une classe, à un groupe, voire un cercle secret ; il y a ainsi toute la marge dissimulée par la censure, l’interdit, la marge du non-dit, sillonné par toutes les figures du caché. » (P. Ricœur, Sur la traduction, 2004 : 47-48)

Nous invitons à identifier les meilleures stratégies de traduction capables de restituer le plus fidèlement, dans une langue cible, le savoir culturel et civilisationnel du texte de la langue source. Est-ce qu’il y a des « intraduisibles ? » Comment surmonter ces obstacles ?

Les non-dits sont en même temps une source ouverte à une série d’effets indésirables : erreurs d’interprétation, l’impression d’être « visé » par celui qui se sert de cette stratégie, conflits latents. Les questions qu’on peut se poser sont les suivantes : Comment combattre ce phénomène ? Faut-il vraiment le faire ? Et dans quel domaine d’intérêt ?

« Dit », « Non-dit » et Terminologie

Par sa disponibilité naturelle pour exprimer des concepts moins soumis à la polysémie ou à d’autres particularités du langage naturel, la terminologie est dans une moindre mesure lieu du non-dit. La problématique que nous soumettons au débat est de savoir quelle est tout de même la part du non-dit dans ce domaine. Ou encore : quel type de non-dit agit à ce niveau ? dans quel domaine des discours de spécialité se manifeste le non-dit le plus fréquemment ? est-ce le non-dit une source d’innovation en terminologie ?

« Dit », « Non-dit » et didactique des langues

Les questions qui nous préoccupent dans ce domaine se rapportent aux moyens, aux stratégies didactiques et aux techniques d’enseignement/apprentissage à même de faciliter la gestion du non-dit et du dit dans la transmission/assimilation du savoir. On peut centrer également notre intérêt sur l’exploitation de l’erreur comme source du dit détourné et générateur de non-dit. Loin d’envisager encore l’erreur comme déclencheur de punition, elle doit être transformée en instrument didactique de remédiation  aux insuffisances qui l’ont produite.

Principaux axes de recherche :

 

Langage(s) :

– caractéristiques sémantico-lexicales, syntaxiques et pragmatico-argumentatives des langages spéciaux par rapport à la fois à la langue commune/ au discours quotidien, et à la langue et au discours littéraire ;

– théorie et pratique de la terminologie bi- ou multilingue ;

– pédagogie des langages spéciaux et de la terminologie.

Traduction :

– aspects linguistiques et méthodologiques de la traduction de textes spécialisés ou non spécialisés (dont les textes littéraires) ;

– traduction, anthropologie et gestion de l’interculturel ;

– pédagogie de la traduction (spécialisée, littéraire, …) ;

– théories de la traduction.

Sections :

Phonétique et Morpho-syntaxe

Sémantique et Lexicologie

Terminologie.

Langages spéciaux

Traduction spécialisée /vs/ Traduction littéraire.

Anthropologie et Langage quotidien et littéraire

Sémiotique, Sémiologie

Pragmatique et Argumentation

Didactique – enseignement/apprentissage du FLE, FOS, FOU

Soumission des propositions :

Les propositions (en français, roumain, espagnol, italien, anglais) comprendront :

  • un titre,
  • cinq mots clefs,
  • une bibliographie de quatre titres maximum
  • développement en 500 mots environ présentant la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés.

Les communications donneront lieu, après expertise des textes définitifs par le comité scientifique, à une publication en volume. Les actes du colloque seront publiés en volume aux Éditions de l’Université de Bucarest. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite la section à laquelle ils voudront s’inscrire. Les propositions seront soumises avant le 30 janvier 2015 à l’une des adresses suivantes :

soniaberbinski@yahoo.com

dandobre26@yahoo.fr

Organisation des interventions :

  • Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)
  • Tables rondes (4 intervenants pour 45 min + 15 min d’échanges)
  • Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

 

Calendrier :

1er appel à communications : 30 novembre 2014

2ème appel à communications : 30 décembre 2014

3ème appel à communications : 30 janvier 2015

Notification aux auteurs : 15 février 2015

Colloque : Travaux du colloque : 9-11 juin 2015

Comité scientifique :

 

Jean-Claude Anscombre (Université Paris XIII)

Sonia Berbinski (Université de Bucarest)

Laura Cîtu (Université de Pitesti)

Lidia Cotea (Université de Bucarest)

Anca Cosaceanu (Université de Bucarest)

Alexandra Cunita, (Université de Bucarest)

Dan Dobre (Université de Bucarest)

Anca Gâta (Université « Dunarea de Jos », Galati)

Laurent Gautier (Université de Bourgogne)

Anne-Marie Houdebine (Université René Descartes, Paris V)

Mohammed Jadir (Université Hassan II, Mohammedia, Maroc)

Ioan Pânzaru (Université de Bucarest)

Marina Paunescu (Université de Bucarest)

Henri Portine (Université Bordeaux3, France)

Toader Saulea (Université de Bucarest)

Brândusa Steiciuc (Université « Stefan cel Mare », Suceava)

Anca Marina Velicu (Université de Bucarest)

Halina Widła (Université de Silésie, Pologne)

 

Comité d’organisation :

 

Sonia Berbinski, Université de Bucarest : soniaberbinski@yahoo.com

Fréderic Bonnor, Université de Bucarest : frederic.bonnor@gmail.com

Lidia Cotea : lidiacotea@gmail.com

Ileana Mihaila: ileanamihaila59@yahoo.com

Lucia Visinescu : lucia.visinescu@gmail.com

Anca Velicu : ancamarinavelicu@gmail.com

 

Frais de participation:

Les frais de participation de 80 Euros/60 pour les doctorants couvrent les pauses-café, le dossier du colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif. Les modalités de paiement seront indiquées après l’acceptation de la proposition, avant le 15 mars 2015.

Le comité d’organisation mettra à la disposition des participants l’offre d’hébergement pour la période du déroulement des travaux. Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.