Présentation : La sémantique sensorielle peut-elle être autre chose qu’une sémantique expérimentale ?

Présentation disponible en ligne :

 

https://www.academia.edu/34648475/La_s%C3%A9mantique_sensorielle_peut-elle_%C3%AAtre_autre_chose_qu_une_s%C3%A9mantique_exp%C3%A9rimentale_

[Objectifs et problématique] La question au centre de la proposition est celle de savoir quel(s) cadre(s) sémantique(s) théorique(s) est / sont le(s) mieux à même de rendre justice aux contraintes génériques qui pèsent sur les terminologies sensorielles – à commencer, ici, par la terminologie œnologique. Il s’agit en effet de tenir compte de deux aspects particuliers : d’une part la dimension expérientielle de ces termes (Dubois 2009) – où expérience doit être entendu au sens très concret de l’expérience de dégustation – et, d’autre part, la dimension éminemment subjective de ces expériences que la recherche d’une intersubjectivité partagée – comme sous-bassement définitoire – cherche à contourner ou, à tout le moins, à réduire autant que faire se peut (cf. les panels entraînés en analyse sensorielle, Dacremont 2009). La thèse défendue ici est que seule une sémantique que nous qualifions d’expérimentale – c’est-à-dire reposant sur des données non intuitives et non introspectives produites en situation contrôlée – peut permettre de relever ce défi.

[Corpus] La démonstration reposera sur un corpus de données précisément expérimentales produites dans le cadre d’un projet interdisciplinaire autour du descripteur minéral/minéralité (pour les vins blancs) qu’il s’agira de croiser et faire dialoguer (Gautier / Le Fur / Robillard 2015). Ce corpus comprend ainsi :

  • des réponses à des questions ouvertes posées à des consommateurs et des professionnels sans stimulus;
  • des descripteurs produits par un panel entraîné, donc avec stimulus ;
  • des entretiens semi-dirigés réalisés auprès des producteurs des vins testés par le panel mentionné ci-dessus et abordant, à un niveau général, leur « philosophie » de vigneron et à un niveau plus resserré, leur rapport à la minéralité.

[Méthodologie] Méthodologiquement, l’analyse recourt tout à la fois aux méthodes quantitatives de la linguistique de corpus et de la fouille de données pour aborder chacun des corpus individuellement et en interaction et aux méthodes qualitatives de la sémantique cognitive, en particulier les notions de prototypes, d’air de famille ou encore de blending. L’objectif est de montrer comment une démarche se voulant holistique permet de reconsidérer le travail définitoire et le statut et la forme même de la définition terminologique.

 

Références citées :

– Dacremont, Catherine, 2009. « Analyse descriptive : Comment le praticien de l’évaluation sensorielle construit-il une terminologie sensorielle ? » In : Beltran-Vidal, Danièle (Ed.). Les mots de la santé (2). Affaire(s) de goût(s), Lyon : Université Lumière-Lyon II, 163-174.

– Dubois, Danièle (Ed.), 2009. Le sentir et le dire. Concepts et méthodes en psychologie et linguistique cognitives, Paris : L’Harmattan.

– Gautier, Laurent / Le Fur, Yves / Robillard, Bertrand, 2015. « La ‘minéralité’ du vin : mots d’experts et de consommateurs » In : Gautier, Laurent / Lavric, Eva (Eds). Unité et diversité dans le discours sur le vin en Europe, Wien : Peter Lang.

 

 

Mots-clefs : terminologie, sensorialité, descripteur, sémantique, cognition

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Le continuum lexique-grammaire en genre spécialisé à partir de corpus maison

Nouvelle présentation online :

https://www.academia.edu/33280191/Le_continuum_lexique-grammaire_en_genre_sp%C3%A9cialis%C3%A9_%C3%A0_partir_de_corpus_maison

Colloque CILC2017 – Université Paris-Diderot (P7) – 31 mai – 2 juin 2017

[Problématique et objectifs] La proposition, qui s’inscrit dans l’axe 5 de l’appel « Corpus, études contrastives et traduction » vise à interroger l’apport des corpus spécialisés maison (Loock 2016a, b) pour la mise au jour, pour la traduction professionnelle et la formation de traducteurs, des patrons lexico-grammaticaux inhérents à des moules textuels (Gautier 2009) hautement contraints, en langue(s) traduite(s). On discutera en particulier, à la suite de Kübler/Gledhill (2016 : 75), l’idée selon laquelle l’interrogation systématique de corpus homogènes permet d’aboutir à une représentation holistique vérifiée des interactions entre lexique et grammaire, surtout quand chacune des deux composantes est mise en œuvre à travers des répertoires (très) réduits par rapport aux possibilités offertes par le système linguistique considéré. Ces patrons peuvent en effet représenter pour le traducteur  un « sous-texte » à partir duquel les choix de traduction se feront de manière « naturelle » à l’interface entre contenus conceptuels du texte à traduire et mise en mots et en textes.

[Données] Cette problématique sera instanciée ici par un corpus clos, compilé manuellement, et composé des conférences de presse de la Banque Centrale Européenne 2015 et 2016 dans leur version originale en anglais (19.883 mots) et dans leurs traductions en français (23.931 mots), allemand (19.810 mots) et néerlandais (21.324 mots). Par-delà son caractère de prime abord parallèle (Teubert 1996), chacun des sous-corpus sera envisagé pour lui-même, comme corpus de langue traduite, la comparaison avec l’original ne jouant, méthodologiquement, qu’un rôle périphérique.

[Méthodologie] On partira tout d’abord de la fréquence des termes N pour en interroger systématiquement les combinatoires, en particulier verbales, afin de dresser un inventaire systématique par langue des structures argumentales dans lesquelles ils s’inscrivent. Ce faisant, la dimension formulatoire, indispensable au traducteur pour la fluidité de son texte, sera mise en avant en particulier pour les langues, allemand et néerlandais en tête, qui jouent sur l’emploi de N prédicatifs associés à des V supports préférentiels non prédictibles :

(01)     Insbesondere müssen die entschlossene UmsetzungNPRED von [Güter- und Arbeitsmarktreformen]ARG sowie die BemühungenNPRED [zur Verbesserung des Geschäftsumfelds für Unternehmen]ARG in einigen Ländern intensiviertVSUP werden.

(02)     Ten tweede was, hoewel de tussen juni en september vorig jaar genomen monetairbeleidsmaatregelen tot een aanzienlijke verbeteringNPRED [in termen van de koersen op de financiële markten]ARG hebben geleidVSUP, dit niet het geval voor de kwantitatieve uitkomsten.

On s’arrêtera ensuite, à partir d’une analyse des n-grams, sur les structures récurrentes, analysées ici en termes de routines discursives, dont l’emploi, par-delà la terminologie et les collocations conceptuelles, garantit l’appartenance du texte au genre, comme en (03) :

(03)     D : nach wie vor, mit Blick auf ; F : au cours des prochains mois, (x) des prix à moyen terme, NL : (van) de additionele aankopen van, op de middellange termijn

[Discussion] Les résultats seront discutés d’une part par rapport à l’implémentation des corpus, en particulier maison, dans la formation des traducteurs – et ce par-delà leur présence « dissimulée » dans nombre d’outils de TAO, à commencer par les MT – et d’autre part par rapport au cloisonnement souvent systématique entre un module grammatical, un module terminologique et un module « stylistique » qui, pour des types de textes spécialisés (très) contraints, vole en éclat dès que l’on part de la langue en usage attestée en corpus.

 

Références citées :

Gautier L., 2009. Nochmals zum (Fach-)Textmuster: von der Kognition zur Beschreibung einzelner Textexemplare. Lyon Linguistique allemande, Université Lyon 2, Laboratoire LCE (Langues et Cultures Européennes), Histoire de Textes – Mélanges pour Marie-Hélène Pérennec, 8 p. <hal-00425363>

 

Gledhill C., Kübler N., « What can linguistic approaches bring to English for Specific Purposes? », ASp, 69 | 2016, 65-95.

Loock R., 2016a. «  L’utilisation des corpus électroniques chez le traducteur professionnel : quand ? comment ? pour quoi faire ? » ILCEA, ELLUG, 2016, ILCEA, 27, https://ilcea.revues.org/3835. <hal-01394854>

Loock R., 2016, La Traductologie de Corpus. Presses Universitaires du Septentrion, 2016, 2757413910. <hal-01391523>

Teubert, Wolfgang, 1996. Comparable or Parallel Corpora. Int J Lexicography ; 9/3, 238-264. DOI 10.1093/ijl/9.3.238.

 

CfP: ENFOQUES DIACRÓNICOS SOBRE DISCURSOS Y CULTURAS DE ESPECIALIDAD

 

Dossier temático para Textes & Contextes 2018

Revista digital de la EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

ENFOQUES DIACRÓNICOS SOBRE DISCURSOS Y CULTURAS DE ESPECIALIDAD

 

 

Equipo editorial:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Calendario

 

Peticiones de contribuciones : julio de 2016

Fecha límite de las propuestas: diciembre de 2016

Notificación de las propuestas a los autores (sin compromiso para publicación) : febrero de 2017

Mesa redonda para la coherencia del dossier: octubre de 2017

Fecha límite para la entrega de los artículos: diciembre de 2017

Notificación de los artículos a los autores : abril de 2018

Envío de la versión enmendada de los artículos : septiembre de 2018

Publicación en línea : otoño de 2018

 

Temática: enfoques históricos sobre los discursos y culturas de especialidad, teorización, posicionamiento epistemológico, metodologías, la diacronía como vía de acceso a las culturas especializadas, análisis de casos.

 

Posibles reflexiones (lista no exhaustiva):

 

– Tradiciones discursivas: ¿Cómo el paradigma de las tradiciones discursivas, desarrollado, entre otros, por los romanistas alemanes después de Coseriu (escuela de Tübingen), puede ser aplicado en el caso de los discursos especializados?

– Enfoque diacrónico sobre la terminología: ¿Cómo incorporar la dimensión histórica en las perspectivas descriptivas y/o normativas de la terminología? Qué revela la evolución de los términos sobre el desarrollo de una cultura especializada?

– Enfoque diacrónico sobre los diccionarios especializados: ¿Cómo han evolucionado las macro y micro estructuras de los diccionarios especializados? ¿Qué importancia se le puede dar a la representación de los saberes especializados en cuanto a su aspecto histórico?

– Construcción histórica de los campos de especialidad: ¿Con qué discursos/textos se estructura un campo determinado? ¿Cómo la evolución de las ciencias y tecnologías llevan al nacimiento de los nuevos campos, y su puesta en discurso?

– Estudio sobre las revistas profesionales y revistas doctas (entre las cuales los discursos académicos): ¿Cómo abordar los corpus que quedan por estudiar? ¿Qué problemas metodológicos de constitución de corpus históricos se pueden plantear en lenguas de especialidad?

– Aporte innovador de la lingüística de corpus en la metodología del enfoque histórico, sobre todo, para teorizar las “culturas especializadas”

– Dimensión etnográfica de las lenguas de especialidad: ¿Cómo reconstruir el estudio de un ámbito especializado en su profundidad histórica?

– Incorporación de los conocimientos y de los discursos especializados en la literatura: en el cruce entre la diacronía y el texto literario, ¿existe una FASP (Ficción con Sustrato Profesional) histórica?

– …
Cada artículo aceptado en la primera fase de selección se someterá al comité editorial y a revisión por expertos con método de doble ciego.

 

Lengua de publicación: alemán, español, francés, inglés

 

Las propuestas tendrán que constar de un título, un resumen de alrededor de 500 palabras, 6 palabras clave y referencias bibliográficas citadas. Se enviarán simultáneamente a didier.carnet@u-bourgogne.fr , jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr , laurent.gautier@u-bourgogne.fr , spatin@eila.univ-paris-diderot.fr

 

Se puede bajar la hoja de estilo para los artículos definitivos en

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP: DIACHRONIC APPROACH TO SPECIALISED DISCOURSE AND CULTURES

 

Special issue for Textes & Contextes 2018

Online journal for the EA4182 – Université de Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

DIACHRONIC APPROACH TO SPECIALISED DISCOURSE AND CULTURES

 

 

Editorial team:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche Comté) Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Schedule

 

Call for papers: July 2016

Abstract submission deadline: December 2016

Official notification of acceptance (meaning encouragement, but not commitment for publication): February 2017

Day-long seminar (discussion around the link between the papers and strengthening the coherence of the special issue): October 2017 (date to be specified)

Paper submission deadline for peer review: December 2017

Paper review feedback to authors: April 2018

Paper submission deadline: September 2018

Online publication of papers: Autumn 2018

 

General background: historical approach to specialised discourse and culture – theorisation, epistemological positioning, methodology, diachrony as a means to access specialised cultures, case studies

 

Possible paths to be developed (non-exhaustive list):

  • discursive traditions: how can the paradigm of discursive traditions, developed inter alia by the German Romanists following Coseriu (Tübingen School), be implemented for specialised discourse?;
  • diachronic approach to terminology: how can the historical dimension be integrated in the descriptive and/or normative approaches to terminology? What do we learn from the evolution of the terms of the development of a specialised culture?;
  • diachronic approach to specialised dictionaries: how did the macro- and micro-structures of specialised dictionaries evolve? What room is there for the representation of specialised knowledge in their historical dimension?;
  • the historical construction of specialised fields: how are texts and discourse structured in a given field? How does the evolution of sciences and techniques lead to the formation of new domains and their techniques?;
  • research work on professional journals and reviews (including academic discourse): How do we deal with such largely-unexplored corpora? What methodological issues should be addressed regarding the construction of historical corpora in LSP contexts?;
  • innovative contribution of corpus linguistics to the methodology of the historical approach, more particularly in the theorisation of “specialised cultures”;
  • the evolution in the way lay persons relate to specialised discourse in the wake of new technologies: how is specialised knowledge propagated and how does it circulate in blogs, forums, etc.?;
  • the ethnographic dimension of LSP: how do we reconstruct the study of a specialised environment in its historical depth?;
  • the embedding of specialised knowledge and discourse: is there a historical FASP at the intersection of diachrony and literary texts?;

 

Each pre-selected paper will be submitted to the editorial committee and go through a double-blind peer-reviewing process.

 

Proposals, comprising a title, an abstract of about 500 characters, six key-words and references cited in the paper, will be sent simultaneously to didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr, aspatin@eila.univ-paris-diderot.frnd

 

The style sheet (for accepted papers) can be downloaded from:

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

 

Equipe éditoriale:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

[+ collègue hispaniste (en cours de finalisation)]

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des propositions : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP prolongé au 30 juillet : Terminologie oenologie gastronomie

Appel à communications

COLLOQUE « LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION »

27-28 septembre 2016 |Dijon – Beaune

Date limite de soumission repoussée au 30 juillet 2016

Au vu des premières propositions reçues, les projets de communication portant plus spécifiquement sur le volet « gastronomie » seront particulièrement bienvenues. 

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION

Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme tout domaine de spécialité, constitué au fil du temps leurs terminologies propres permettant de désigner tout à la fois le matériel utilisé, les procès mis en œuvre et les produits finis qui en résultent, de la description organoleptique d’un vin aux dénominations de plats sur la carte d’un restaurant. Si ces terminologies partagent avec : leur ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs marqués au sceau de la culture.

Cette première manifestation – et l’ouvrage de référence qui en découlera – entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. On privilégiera les approches empiriquement fondées, que ce soit sur corpus, sur enquêtes ou sur procédures expérimentales. Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes – sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés :

  • Gestion de la dimension subjective : Qu’il s’agisse de la notion de qualité, de « bien » boire ou manger, ou de « typicité », la dégustation d’un vin ou d’un plat étant une expérience hautement individuelle, comment gérer la part de subjectivité inhérente au lexique employé par les consommateurs ? Comment arriver à une objectivisation des termes retenus ? Comment assurer la « transférabilité » de ces termes objectifs ?
  • Gestion de la subjectivité spatiale : Qu’il s’agisse du rapport à un lieu-dit dit « terroir », « crus », « clos », « domaine », « maison », « terrasse », « restanque », « bancaus », ou « climats », comment distinguer ces terminologies, souligner leur analogie comme de l’influence dont elles ont profité ?
  • Gestion de la dimension hédonique : Toute expérience de dégustation comportant également une dimension de plaisir, comment l’intégrer aux descripteurs utilisés ? Des descripteurs hédoniques peuvent-ils prétendre devenir des descripteurs sensoriels ? Comment approcher les connotations positives ou négatives de ces termes particuliers ?
  • Terminologie maison / d’entreprise : Par-delà les terminologies officielles (races, variétés, cépages, etc.), comme normées (ex : techniques de cuisson ou morceaux de pièces de viande – en cours de remaniement), les secteurs visés se caractérisent par l’existence de terminologies « maison », que ce soit pour des questions de tradition ou de positionnement marketing. Comment ces terminologies sont-elles gérées et transmises ? Les entreprises en ont-elles conscience ? Comme sont-elles articulées avec les terminologies officielles ?
  • Terminologie et interactions en relation clients : Compte tenu de l’importance, dans les domaines visés, des interactions avec les clients, comment le transfert transgénérationnel, transrégional, transsocial des concepts (ex : modèle qualitatif) et des termes se passe-t-il ? Quelles sont les stratégies des professionnels pour contourner les problèmes de compréhension ? Comment adaptent-ils une terminologie au profil de la clientèle ?
  • Terminologie et interactions en situation de formation : Que ce soit en interne, en entreprise ou face au consommateur-client, l’utilisation de la terminologie, officielle ou maison, passe par sa maîtrise et, donc son apprentissage. Comment celui-ci est-il assuré en situations de formation ? Comment cette maîtrise est-elle testée ? Quels supports existent en français et en langue étrangère ? Quel logiciel (ou application) de génération de terminologies culinaires peut-on encore développer ?
  • Terminologie et ancrage / imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?
  • Terminologies des professions et des métiers de la gastronomie et de l’œnologie : quel rôle jouent-elles dans la construction des domaines d’activité ? comment et pourquoi évoluent-elles ? sont-elles normées ? quelles représentations pour le public / les consommateurs ?

Localisation

Les deux journées de colloque se dérouleront au plus près des acteurs professionnels, à savoir le mardi 27 septembre au Lycée d’application hôtelier du Castel à Dijon et le mercredi 28 septembre au Lycée Viticole à Beaune.

 

 

 

 

Droits d’inscription

TARIF PLEIN 120€ –        Matériel (mallette, programme, actes)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

–        Déplacement à Beaune (AR bus dédié)

–        Pass bus/tram Dijon

–        Déjeuners (2 jours)

–        Cocktail dinatoire (soirée gala

Tarif réduit

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

90€
gratuité

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

0€ –        Matériel (mallette, programme)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 30 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fr et anne.parizot@univ-reims.fr

 

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 12 mai 2016
  • Date limite de retour des propositions : 30 juillet 2016
  • Notification aux auteurs : 15 août 2016
  • Publication du programme : 5 septembre 2016
  • Remise des textes pour expertise avant publication : 1er novembre 2016

 

Colloque organisé avec le soutien de :

Université de Bourgogne – Laboratoire TIL – Laboratoire CIMEOS – Grand Dijon – Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Coordination scientifique :

Jean-Jacques Boutaud (Dijon), Laurent Gautier (Dijon), Clémentine Hugol-Gential (Dijon), Anne Parizot, (Charleville-Mézières), Kilien Stengel (Tours)

CfP Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie

Appel à communications : Colloque « Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission », 27-28 septembre 2016, Dijon – Beaune

Organisation : MSH, TIL, CIMEOS

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission

Modalités de soumission : Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 13 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fret anne.parizot@univ-reims.fr

Appel à communication en pièce jointeAppel_a_communication_vEnd

CfP Dialogisme et polyphonie dans les langages de spécialité – vers une socioterminologie dynamique

Dialogisme et polyphonie dans les langages de spécialité – vers une socioterminologie dynamique

COLLOQUE ORGANISÉ PAR Le département de Traduction, interprÉtation et Linguistique AppliquÉe

facultÉ des Langues et LittÉratures étrangÈres

UniversitÉ d’État de Moldova

DU 1er au 2 octobre 2015, ChiȘinAu, RÉpublique de Moldova

Contexte :

Ce colloque international et interdisciplinaire s’intéresse en particulier à la dynamicité complexe des terminologies multilingues dans les conditions d’un monde en plein essor. On arguera que la terminologie est d’emblée une science qui repose sur des principes inter- et transdisciplinaires, l’intérêt des recherches couvrant plusieurs dimensions – linguistique, ontologique, traductionnelle, culturelle, sociale, historique, phénoménologique, psychologique, etc. De nos jours, la terminologie n’est plus conçue comme un domaine rigide avec des tendances claires vers la normalisation. Selon J. Sager (1990: 13), il y a trois possibles approches pour se lancer dans l’étude de la terminologie: du point de vue du référent, du point de vue du rapport terme-concept et du point de vue de l’équivalence référent-terme. Ces approches sont d’ailleurs essentielles en terminologie. L’approche cognitive met en lumière la relation entre la forme linguistique et le concept (le référent dans le monde réel). Dans le cadre de l’approche linguistique la démarche est orientée vers l’examen des formes linguistiques réelles et possibles des représentations terminologiques. Enfin, l’approche communicative vise l’analyse des terminologies et l’activité humaine de compilation et de traitement des données terminologiques. Chaque approche a ainsi conduit à la création de nouvelles directions en terminologie: la socioterminologie, la terminologie sociocognitive, la terminologie culturelle, etc. L’ensemble des recherches dans la terminologie est toujours ciblé sur ses utilisateurs et cette condition met en valeur la dimension anthropologique de plus en plus évidente de la science terminologique.

Axe 1

La terminologie dans le dialogue des cultures

 

La société dans laquelle nous vivons nous impose de nouveaux pouvoirs, de nouveaux enjeux et de nouveaux défis, tout ceci grâce au développement croissant des technologies de l’information et de la communication. Notons que la terminologie n’a jamais cessé d’évoluer elle non plus. Elle aussi s’est trouvée sous la pression de nouveaux besoins, de nouvelles situations qui émergent et deviennent dominants au sein de la société. Ainsi, depuis sa constitution en tant que discipline, vers la fin du XIXe siècle, la terminologie a connu un renouvellement profond.

La différence des langues mises en contact fait apparaître des modes de conceptualisation spécifiques et des divergences interculturelles. Il existe une production terminologique propre à chaque langue-culture sur la base de catégorisations lexicales, de procédés morphosyntaxiques, de représentations (cognitives et/ou culturelles) véhiculés par chaque langue, etc. Il en résulte des variations linguistiques, terminologiques et culturelles qui sont souvent perçues comme des obstacles à la communication.

Cette direction est explorée plutôt par les trois approches théoriques: la terminologie sociocognitive (Rita Temmerman), la théorie des portes (Teresa Cabré), et la terminologie culturelle (Marcel Diki-Kidiri, Edema Atibakwa).

La terminologie sociocognitive place la compréhension d’un texte de spécialité au cœur de sa démarche et redéfinit le terme comme «unité de compréhension». Celle-ci, contrairement au «terme» de la théorie classique, a une valeur communicative contextuelle et entre dans plusieurs réseaux conceptuels, sémantiques, lexicaux, syntaxiques, diachroniques et pragmatiques.

La théorie des portes abandonne l’idée d’une théorie générale de la terminologie, qui n’a pu être proposée par Wüster qu’au prix d’une restriction drastique sur l’objet de la terminologie, le terme. En revanche, elle expose une théorie du terme qui rend compte de son caractère polyédrique, et permet son étude par différentes disciplines, chacune avec ses méthodes propres. Ainsi, le terme peut être étudié comme un signe linguistique à part entière, comme une unité de cognition (un modèle conceptuel idéalisé), comme un élément de communication (avec des degrés de compréhension) etc. La terminologie elle-même n’est donc plus qu’un espace de rencontre et d’interaction entre plusieurs disciplines concernées par le savoir, la technologie, et toutes les formes de spécialité.

Enfin, avec la terminologie culturelle, la culture d’une communauté humaine donnée est au centre de la démarche. Cette culture se nourrit de toute l’expérience humaine en termes de productions, de savoirs et de savoir-faire de tous genres. Chaque nouvelle réalité est perçue et reconceptualisée de manière à intégrer la culture, et devient à son tour un archétype, une grille d’interprétation pour la compréhension et l’appropriation de nouvelles réalités.

Ce qu’il y a de commun entre ces approches théoriques c’est le fait qu’on place au centre l’individu qui est membre d’une communauté ce qui nous permet de regarder au-delà des limites de la terminologie dite traditionnelle, et de mettre en lumière la dimension sociale, historique, culturelle dans le cadre de l’appropriation des savoirs dans telle ou telle communauté linguistique et, par conséquent, de voir comment dans une autre langue on cherche à intégrer les expériences d’autres langues.

Dans le cadre de cet axe on vous invite à une réflexion collective sur la terminologie culturelle, la veille socio-terminologique, la diffusion et l’implantation des terminologies dans diverses langues.

Axe 2

Corrélation polyphonique terme-concept

Dans le cadre de la terminologie traditionnelle, le terme désignant un concept est en relation de monosémie avec le concept. Ce point de vue est toujours soutenu par de nombreux chercheurs, étant confirmé par la présence des nomenclatures et des systèmes de dénomination à un degré de standardisation élevé.

Avec les travaux de Teresa Cabré, Valérie Delavigne, Yves Gambier, François Gaudin, Monique Slodzian ou Ritta Temmerman, le contexte discursif passe au premier plan. Ainsi on admet la polysémie du terme et la nécessité d’un contexte pour le désambigüiser. Ce retour aux formes discursives des termes, à la communication spécialisée, à la communication de vulgarisation a déterminé un changement significatif d’attitude parmi les chercheurs qui s’intéressent aux aspects liés à la terminologie. Le contexte se retrouve au cœur des préoccupations dans le domaine de la terminologie, de la lexicologie, de la traduction, car c’est dans le contexte que naît le sens. L’étude de la terminologie dans des contextes linguistiques (des langues de spécialité) a mis en évidence d’autres aspects importants, tels la variation linguistique et socioterminologique du terme, la polysémie, la synonymie et l’homonymie en terminologie, la phraséologie, etc.

On peut ainsi constater qu’en dépit des efforts de normalisation, une double terminologie (une qui est officielle et l’autre qui est informelle) peut s’installer dans une même entreprise, un même organisme, etc. Voire la polysémie qui était tant pourchassée comme source d’ambiguïté est sournoisement omniprésente, car des domaines entiers exploitent à fond la métaphore comme mode de dénomination et source culturelle de conceptualisation.

Chaque terme revêt autant de valeurs que le contexte le demande ou le commande. C’est donc le contexte social et le cotexte linguistique qui donnent sa valeur au terme. La valeur est donc « le sens que peut revêtir un concept et la dénomination que peut prendre un terme en fonction de son contexte social et de son cotexte linguistique en vue de répondre à des besoins communicationnels précis » (J. Pelletier, 2012).

Il y a de nombreuses typologies de la variation (Jacquemin, 1999 ; Daille, 2002) qui sont conçues en fonction des objectifs des auteurs qui les ont lancées. Ce qu’il faut retenir c’est que la variation terminologique est un modèle à trois composantes : la variation dénominative (VD), la variation conceptuelle (VC) et la variation polysémique (VP). À l’intérieur de la VP il y a intégrées les métaphores terminologiques. La VD ou la synonymie, pour ceux qui préfèrent ce terme, correspond à l’existence de deux ou plusieurs dénominations différentes liées à un même signifié et à un même référent. La VC représente le phénomène selon lequel un concept peut revêtir plusieurs valeurs selon la conception, selon la perception ou l’usage qu’en font les locuteurs (destination, point de vue, objectif, etc.) et correspondant à un même référent. C’est exactement là que réside la différence principale entre la VC et la VP. Dans le cas de la VP, une dénomination a plusieurs signifiés différents et correspond aussi à des référents différents.

Toutes ces orientations et approches mettent en valeur l’existence d’une pluralité de discours de spécialité et nous permettent de mieux cerner la corrélation polyphonique qui existe entre le terme et le concept se manifestant par toutes sortes de reformulations, altérations et variations dans les textes et discours de spécialité.

Les antinomies terme-mot, langage de spécialité-langage général, polysémie-monosémie etc. ont ainsi adopté un aspect qualitativement nouveau en terminologie grâce aux approches et l’étude de la terminologie en contexte.

Dans le cadre de cet axe on vous invite à une réflexion collective sur des aspects sociolinguistiques et pragmatiques des langues de spécialité et à une approche des terminologies intégrant la variation dans toutes ses dimensions linguistiques et extralinguistiques.

CONFÉRENCIERS INVITÉS

Carmen-Ștefania STOEAN, professeur, Académie d’Études Économiques de Bucarest, Roumanie : Le rôle de la polyphonie dans l’organisation stratégique du discours spécialisé

 

Laurent Gautier, professeur, Université de Bourgogne, Dijon, France : La circulation des termes d’un monde discursif à l’autre : l’exemple de la terminologie sensorielle

 

LANGUES OFFICIELLES DU COLLOQUE : FRANÇAIS, ANGLAIS et Roumain

 

Coorganisateurs du colloque

  • Université d’État de Moldova
  • Agence Universitaire de la Francophonie
  • Centre Interuniversitaire Multilingue d’Excellence dans le domaine de la Traduction, de la Terminologie et de l’Ingénierie de la Langue (CIMETTIL)
  • AQA – Management des événements et des projets

MODALITÉS DE SOUMISSION des propositions

Les propositions de communication doivent comporter les indications suivantes :

  • Nom, prénom, affiliation du participant ;
  • Titre de la communication ;
  • Exposé de la problématique de l’étude donnant les détails pertinents sur la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés ;
  • une bibliographie de quatre titres maximum ;
  • 4 à 5 mots-clés.

L’ensemble ne devra pas excéder 1 page, bibliographie incluse (Times 12, interligne 1,5).

Organisation des interventions

  • Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)
  • Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

Les actes du colloque seront publiés aux Éditions de l’Université d’État de Moldova. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite l’axe auquel ils voudront s’inscrire.

CALENDRIER

  • Diffusion de l’appel à communications : 26 janvier 2015
  • Date butoir pour la soumission : 1 septembre 2015
  • Notifications aux auteurs : 10 septembre 2015
  • Colloque : du 1er au 2 octobre 2015

COMITÉ SCIENTIFIQUE

  • Laurent Gautier, professeur, Université de Bourgogne, Dijon, France
  • Carmen-Ștefania Stoean, professeur, Académie d’Études Économiques de Bucarest, Roumanie
  • Mohammed Jadir, professeur, Université Hassan II, Mohammedia, Maroc
  • Sanda-Maria Ardeleanu, professeur, Université « Stefan cel Mare » de Suceava, Roumanie
  • Mzaro Doktourichvili, professeur, Université d’État Ilia de Tbilissi, Géorgie
  • Kariné Grigoryan, professeur, Université d’État des Langues et des Sciences Sociales Brusov d’Erevan, Arménie
  • Anna Bondarenco, professeur, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Ludmila Zbanț, professeur, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Inga Druță, maître de conférences, Académie des Sciences de la République de Moldova
  • Angela Gradinaru, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Eufrosinia Axenti, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Gabriela Șaganean, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

COMITÉ D’ORGANISATION

Angela Gradinaru, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Gabriela Șaganean, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Irina Breahnă, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Natalia Mucerschi, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Rodica Caragia, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Larisa Cebuc, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Alina Bușilă, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Sâtnic, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Marchitan, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Galina Ciudin, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Savciuc, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Frais de participation

Les frais de participation de 40 Euros/25 pour les doctorants (les participants étrangers) et de 250 lei (les participants moldaves), couvrent les pauses-café, le dossier du colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif et seront payés sur place, le 1er octobre, au moment de l’enregistrement des participants.

Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.

Naming sensory impressions in winespeak between professionals and non-professionals

Paper presented at ALAPP2014, Geneva, 11th Sept.

Naming sensory impressions in winespeak between professionals and non-professionals

Laurent Gautier (Dijon)

<Topic> Connections between semantics — for instance, cognitive semantic models such as prototype theory — and sensory analysis have often been studied from an interdisciplinary perspective involving disciplines such as linguistics, cognitive psychology, and chemistry. Among the many fields concerned with this topic, this paper will focus on the particular case of winespeak and especially on the co-construction of a shared knowledge between professionals and consumers. The hypothesis to be verified is (i) that objectivist and strict terminological approaches can not account for the processes at work when professionals and non professionals try to agree on the ‘specialized meaning’ of so-called wine tasting descriptors and (ii) that a constructivist perspective should be preferred in order to improve the communication within this particular sphere, especially from a marketing perspective.

<Theoretical orientation> The theoretical background of the study is discourse analysis applied to a specialized field: in this sense, it forms part of what Schubert (2010) labels ‘specialized communication studies’, with a special focus on authentic situated oral interactions. Accordingly, the terminological dimension of the paper is cognitive-oriented as it considers terminology not at the system level, but in use, and linked to the construction of mental representations that are shaped, at least to some extent, by the discourse itself. It thus focuses on the communicative aspects of term use by professionals.

<Empirical field> The paper will build on three sets of data dealing with the question of how wine descriptors that seem to be explicit to experts can in fact be unclear to consumers. Furthermore, those corpora show how meaning needs to be negotiated within verbal interactions:

  • Results of an online survey filled in by both professionals and non professionals (around 1800 responses for each group) on their understanding and their representation of the concept of ‘minerality’ in wine. This second corpus aims at showing the potential gap between the two communities not only within the definition of the concept but also — at a metalinguistic level — regarding the status of the word they use (technical term or not). This example was chosen because of its recent use in the wine industry and marketing. It leads us to the constructivist approach that can only be implemented with authentic situated corpora.
  • Recordings of prototypical wine tasting situations where professionals present wines to an audience of consumers and potential buyers who do not have high skills in the field. The aim of this second corpus is to bring to light — at a very general level — the strategies used by professionals to introduce specific sensory concepts and by listeners to build ‘their’ mental representation of those concepts linked with the sensory impressions they have when tasting the wine.
  • In-depth interviews with professionals aimed at discussing key communication issues that were identified through the survey and the wine tasting recordings. This third corpus is explicitly metalinguistically oriented and enables us to approach aspects of definition and also the professionals’ awareness of and sensitivity to possible communication disorders that can influence the consumers’ choice.

 

Suitable conference topics:

  • Skills and competence development through language and communication
  • Linguistic and semiotic aspects of professional expertise

 

Keywords:

professional interactions, discourse analysis, cognitive semantics, terminology, sensory analysis

CfP Nouvelles approches terminologiques, new deadline 10.05

New deadline : 10.05.2014

 

26 juin 2014

Journée d’étude

Ere des discours « experts » et dilution des frontières institutionnelles :

Nouvelles approches terminologiques

 

Grand Salon, UFR SLHS, Université de Franche-Comté

 

Les travaux en terminologie et sur les discours de spécialité ont fréquemment été considérés comme des branches pauvres et austères des recherches en sciences du langage. Les équipes de recherche, en dehors des laboratoires développant une recherche terminologique dans une perspective sociolinguistique[1], ont, jusqu’à peu, le plus souvent travaillé à la marge des recherches en linguistique générale. Les recherches en terminologie sont en effet le plus souvent victimes d’une illusion entretenue par la tradition rationaliste ou sensualiste françaises, initiée notamment par Condillac formulant la nécessité pour faire avancer les sciences d’avoir une langue bien faiteet poursuivie par M. Bréal pour lequel les « langues artificielles » comme la « nomenclature chimique par exemple » sont « une sorte de catalogue parlé », un « idiome qui n’arrive à la précision que par la plus stricte spécialité, au contraire du langage ordinaire » (Les idées latentes du langage, 1868).

Le pionnier de la terminologie, E. Würster – dont on redécouvre progressivement l’œuvre à la lumière de travaux récents sur sa réception comme ceux de Danielle Candel et John Humbley –, se situait lui-même dans cette démarche positiviste que, d’une certaine manière, les développements des sciences et des techniques rendent toujours nécessaire. Cette exigence, dont l’initiative de Condillac et des Idéologues ne sont que l’expression ultime, a été en effet un puissant moteur de création néologique et grammaticale depuis six siècles et, en dernière analyse, ont largement contribué à l’enrichissement des langues. Pour autant, participer activement aux politiques linguistiques (en particulier dans les cadres des commissions générales et spécialisées de terminologie et de néologie), comme c’est le cas de la France, ne peut obérer les recherches critiques qui permettent de remettre les recherches terminologiques au cœur des enjeux linguistiques et discursifs.

Si la compréhension des discours spécialisés nécessite la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes sont les représentants langagiers, la circulation des termes en synchronie et diachronie, la construction du sens en discours spécialisé – jusque dans les interactions orales –, les problématiques liées à la vulgarisation des connaissances et à la diffusion internationale, le développement des discours « experts » et la dilution des frontières institutionnelles, exigent de réinterroger la spécificité des emplois terminologiques.

Nous invitons ici à entrevoir la terminologie dans une dimension sociocritique, comme toute « sémantique du discours car elle relie la production des sens des termes avec les conditions de leur apparition » (Gaudin 2010). La circulation des termes sera envisagée sous l’angle de la diversité de leurs usages sociaux, ce qui englobe à la fois l’étude des conditions de circulation et d’appropriation des termes envisagés comme des signes et non comme des étiquettes de concepts. On privilégiera ainsi l’exploration de l’emploi terminologique dans des corpus moins « canoniques » et dans des champs de spécialité aux contours plus fous que dans les travaux usuels visant la constitution de bases de données qui de facto ne constituent pas le cœur de cible de cette journée.

 

Les personnes intéressées pour intervenir à cette journée d’études sont priées d’envoyer leur proposition (titre + résumé de 400-500 mots présentant le type de discours spécialisé, la problématique et le corpus d’étude) avant le 10 mai 2014 à arthur.joyeux@univ-fcomte.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr.

 

Organisation et coordination scientifique :

Laurent Gautier (MSH Dijon [USR CNRS-uB 3516] & Centre Interlangues TIL [EA4182])

Arthur Joyeux (ELLIAD-LLC [EA4661], UFC)

 

[1] Nous pouvons évoquer par exemple en France le laboratoire rouennais, regroupant, à l’initiative de Guilbert, des chercheurs d’importance comme P. Lerat, Y. Gambier, F. Gaudin, ainsi que la dynamique recherche québécoise de l’Université de Laval, dans le cadre de la construction de l’Office de Langue Française, autour des travaux de P. Auger, dans une perspective plus spécifique d’aménagement linguistique.