ppt online : jurilinguistique – Rechtslinguistik – analyse de discours juridique

La « linguistique du droit » (Rechtslinguistik) : un outil d‘analyse (critique) de discours ? – Mise en perspective à partir du « principe de non-discrimination »

La présentation vise à présenter quelques orientations de recherche mises en œuvre dans la recherche en sciences du langage dans l’espace germanophone et qui ne sont pas toujours connues dans les travaux français (et internationaux) d’analyse du discours – essentiellement pour une question d’accessibilité linguistique. On commence ainsi par, interroger ce qui fait la spécificité de la Rechtslinguistik/linguistique juridique et de la Rechtssemantik/sémantique juridique. Sur cette base, il s’agit ensuite d’interroger leur(s) possible(s) articulation(s) avec ce que la tradition francophone appelle « jurilinguistique » et avec « analyse du discours (institutionnel et instituant). Partant du principe du primat du sémantique dans les travaux allemands considérés, on montre ensuite dans quelle mesure ce paradigme peut être envisagé comme une « sémantique fondamentale » appliquée à l’objet droit avec un focus particulier sur les approches en termes de frames. La présentation se clôt par quelques résultats d’analyse autour de la formule « principe de non-discrimination » (Joyeux / Gautier 2017).

https://www.academia.edu/35381151/La_linguistique_du_droit_Rechtslinguistik_un_outil_d_analyse_critique_de_discours_Mise_en_perspective_%C3%A0_partir_du_principe_de_non-discrimination_

 

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ppt : #linguistique #appliquée et demande #socioéconomique

https://www.academia.edu/35261372/Utilisation_de_donn%C3%A9es_num%C3%A9riques_exp%C3%A9rientielles_en_discours_sp%C3%A9cialis%C3%A9s_deux_exemples_dans_le_domaine_du_tourisme_et_de_l_oenologie

Utilisation de données numériques expérientielles en discours spécialisés : deux exemples dans le domaine du tourisme et de l’oenologie

La constellation de projets Words4Wine développée et pilotée par Laurent Gautier, Professeur de linguistique appliquée à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, fait suite à la définition des six grandes politiques d’enseignement et de recherche de l’Université de Bourgogne. L’une d’entre elle étant la Vigne et le Vin, les activités de recherche portant sur ce domaine n’ont pu que connaître une expansion sans précédent. Dans ce cadre politique et régional favorable, un certain nombre de projets interdisciplinaires mêlant sciences du langage, informatique et disciplines d’application se sont concrétisés à travers des financements nationaux et européens. La présente communication met tout d’abord en avant l’apport des discours numériques en détaillant les spécificités de ces derniers et les nouvelles méthodologies à mettre en œuvre pour les analyser ainsi que l’intérêt qu’ils offrent si ce n’est pour la linguistique en général, a minima pour les linguistes de spécialité. De l’avènement du Web 2.0 à l’analyse de sémantique sensorielle de discours numériques expérientiels du vin, deux projets de la Maison des Sciences de l’Homme concrétisent la démonstration : TouristYou et AdWine. Le premier est la concrétisation de projets de recherche de grande envergure et de collaborations avec le monde socio-économique pour la thématique du tourisme. Fort de cette ossature, le projet TouristYou by E-Greeters vise à révolutionner le monde du tourisme en injectant une dose d’authenticité dans ses discours hautement institutionnalisés et en remettant l’utilisateur au centre du dispositif. Ce faisant une application mobile a été développée par les équipes de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (USR CNRS-uB 3516) qui lie analyse sémantique à haut degré de granularité, cartographie et intelligence artificielle. Le second projet présenté est AdWine, un système de recommandation intelligent pour le vin et la gastronomie des laboratoires TIL (4182) et Le2i (UMR CNRS 6306), lauréat d’un appel à projet du CVT Athéna. Fondé sur un outil de recommandation intelligent, l’application vise à faire coïncider le langage et la terminologie experts et des professionnels à ceux des consommateurs pour aboutir à une recommandation d’un vin à partir du profil spécifique de l’utilisateur consommateur. En conclusion de cette communication, un retour sur l’apport des recherches interdisciplinaires à sortie socio-économique démontre tout l’intérêt de tels programmes de recherche pour les mondes académiques et socio-économiques d’un territoire donné.

 

 

 

CfP – Séminaire tournant de jurilinguistique – 2ème séance

 « Le droit à l’heure de sa « simplification » : enjeux jurilinguistiques et discursifs »

 

Séminaire tournant de jurilinguistique interlangue, « Les normes et leurs formules »

2ème séance, 30 mars 2018

 

Auditorium de la Maison internationale de la recherche (MIR), Université de Cergy-Pontoise (site de Neuville)

 

Avec le soutien financier de l’Institut d’études avancées de l’université de Cergy-Pontoise, et du laboratoire AGORA.

                                                                    

 

 

Organisateurs :

 

CRTT – Centre de Recherche en Terminologie et Traduction (EA656) de l’Université Lumière Lyon 2

Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté (EA4182)

AGORA – (EA 7392) de l’Université de Cergy-Pontoise

 

Argument

Le séminaire tournant de jurilinguistique interlangue, initié par le Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté, le Centre de recherche en Terminologie et Traduction de l’Université Lumière Lyon 2 et l’équipe AGORA de l’Université de Cergy-Pontoise, a pour objectif de constituer un réseau de recherche pérenne, regroupant juristes, terminologues, analystes des discours juridiques et traducteurs autour de « la mise en formule du droit ».

Le thème retenu de la seconde journée : « Le droit à l’heure de sa simplification : enjeux jurilinguistiques et discursifs », fait suite à la discussion menée lors de la première journée d’étude, tenue à la Maison internationale des langues et des cultures (Lyon) le 29 septembre 2017.

Les communicants de la première journée se sont en effet penchés sur les implications terminologiques et discursives d’un phénomène observé par les juristes, celui de la généralisation du « flou du droit » (Delmas-Marty, 1986), c’est-à-dire du recours croissant, dans la rédaction de la norme, à des vocables ambigus, dépourvus de définition, dont la pertinence juridique interroge et dont l’emploi pose problème au législateur, au juge et au justiciable. Ils ont notamment interrogé le caractère « flou, abstrait, naturalisant » du « renouvellement lexical » (Cussó et Gobin 2008 : 7) du droit communautaire et de sa transposition.

  1. Un constat renouvelé

A contrario, depuis le début des années 1990, à l’échelon national comme européen, le droit est marqué par un processus de « simplification » visant à répondre aux constats alarmants de dégradation de la « qualité de la loi », se manifestant par la « prolifération » ou l’« inflation » (Savatier, 1977 : 43) normative, ainsi que par celle d’une « opacité », d’une « obscurité » et d’une « d’ambigüité » croissantes de la lettre législative. Pourtant, comme l’indiquait en 2007 Flückiger : « La critique ne se laisse pas facilement synthétiser, car elle porte sur des points de nature aussi différente que la prolifération ou l’inflation législatives, la concurrence des actes non obligatoires, la prise de conscience d’une normativité graduelle, l’ineffectivité ou l’inefficacité de l’action législative ou encore l’inintelligibilité et l’obscurité des normes, pour n’en citer que les plus marquants. »[1]

Dans une note de synthèse du Service des études juridiques du Sénat de 2007 portant sur « La qualité de la loi », les rédacteurs pointaient en introduction « Le contexte, […] marqué à la fois par la prolifération de normes juridiques de plus en plus complexes et par la dégradation de la qualité de ces normes, comportant le risque d’une insécurité juridique [2]».

Cette note rappelait le constat qui avait poussé le Conseil d’Etat à publier, dès 1991, un rapport public consacré à la sécurité juridique. Il y dénonçait alors « la loi bavarde » ainsi qu’ « un droit mou, un droit flou, un droit à l’état gazeux ». Quinze ans plus tard (2006), le Conseil d’Etat renouvelait son interrogation dans un nouveau rapport consacré à la « Sécurité juridique et la complexité du droit ». Il portait plus loin encore sa critique, dénonçant une menace contre « l’Etat de droit » aux effets néfastes tant pour un législateur « submergé » et « contourné », que pour un usager « égaré », et des juges « perplexes » face à l’application de ce droit.

Dans un entretien accordé en 2006 à la Semaine juridique, la conseillère d’Etat en charge du rapport[3], pointait comme principales causes de ces phénomènes : « la multiplication des sources du droit à un niveau supranational », ainsi que la « multiplication des auteurs de normes, via la décentralisation ». Or, les institutions européennes avaient déjà adopté, en 2003, un Accord interinstitutionnel intitulé « Mieux légiférer », se fixant de vastes objectifs : « Codification, refonte, autorégulation, corégulation, analyses d’impact, consultations etc., les institutions européennes disposent d’une multitude d’outils pour améliorer et simplifier la législation européenne. Par le présent accord interinstitutionnel, elles s’engagent à travailler ensemble afin de mieux légiférer. »

En réalité, dès 2006, le processus de « simplification juridique », de la législation européenne et interne était lancé. Pourtant, en 2016, le Conseil d’Etat publiait son troisième rapport. En introduction, les rédacteurs indiquaient : « Vingt-cinq ans après De la sécurité juridique, dix ans après Sécurité juridique et complexité du droit, le Conseil d’État, tout en saluant les avancées acquises, dresse un bilan décevant de nos outils et de leur application au service de la simplification et de la qualité du droit. »

Depuis une trentaine d’années donc, au niveau national et européen, les initiatives et outils de toute nature se sont multipliés pour répondre à ce constat général. Comment comprendre les échecs observés par le Conseil d’Etat ?

  1. Les outils

Les premiers outils élaborés sont des règles générales dégagées par la jurisprudence constitutionnelle et communautaire. L’impulsion initiale a été donnée par la cour de Justice de l’UE, qui, dans un arrêt de 1981, dégageait le principe de « sécurité juridique », le liant à la notion de « clarté normative » : « §17 Le principe de sécurité juridique exige qu’une réglementation imposant des charges au contribuable soit claire et précise, afin qu’il puisse connaître sans ambiguïté ses droits et obligations et prendre ses dispositions en conséquence » [4].

Ce n’est qu’en 1998 cependant que le Conseil Constitutionnel lui emboitait le pas en dégageant le principe constitutionnel de « clarté de la loi »[5] sur le fondement de l’article 34 de la constitution. Or, ce principe a aujourd’hui été abandonné en raison de son « ambiguïté », la doctrine dénonçant que « le principe de clarté n’est lui-même pas si clair ! » (Flückiger, 2007). S’interrogeant sur un sens « linguistique » du principe de clarté de la loi, synonyme de « concision ou de brièveté », et de sa compatibilité avec l’acception « juridique » de « concrétisabilité »[6], une partie de la doctrine concluait que « Trop simple, trop concise, une loi ne permet en effet plus à son lecteur de prévoir son application à un cas concret ». Le Conseil Constitutionnel semble donc avoir écarté cette règle depuis 2006 pour ne retenir que les « objectifs d’intelligibilité et d’accessibilité de la loi »[7], dégagés dans une décision de 1999[8] et fondé sur les articles 4, 5, 6 et 16 de la Déclaration de 1789. Au demeurant, il semble que le juge n’ait pas suffisamment défini ce qu’il entendait par « clarté » ni distingué suffisamment ce principe de l’objectif « d’intelligibilité » de la loi.

L’abandon du principe de clarté semble lié en fait à la critique du mythe de la rédaction d’un droit en « plain language ».

Toutefois, la rédaction d’un second outil, le Guide pour l’élaboration des textes législatifs et réglementaires (dit aussi « guide de légistique ») rédigé conjointement par le Conseil d’Etat et le secrétariat général du gouvernement, semble maintenir le principe de clarté dans son acception « linguistique ».

Ce guide, dont la première édition date de 2005[9], accorde une large place aux préconisations rédactionnelles : une rédaction « claire, sobre et grammaticalement correcte », « concise » et « simple », « dénué d’archaïsmes ou de formules trop spécialisées ». La fiche 3.3 (version 2012), consacrée à la « langue du texte » préconise toutefois, et contradictoirement : « d’éviter d’utiliser un terme pour l’autre » puisque « Le corps des règles de droit applicable est fait d’un ensemble de termes qui ont souvent une origine lointaine et ont acquis au fil du temps une acception très précise, qu’il convient de respecter », ainsi que « Le recours à des termes passe-partout, comme les verbes concerner, effectuer, décliner », et aux adverbes inutiles… La version de 2007 proscrivait, dans un chapitre consacré aux « temps et mode », l’emploi du futur de l’indicatif (chapitre abandonné dans la version 2015).

  1. La voie législative

Il faut toutefois souligner que la « simplification » ne se cantonne pas à énumérer des consignes rédactionnelles. Le guide accorde une place conséquente à l’allégement des procédures (suppressions de démarches administratives). Ces préconisations ont été reprises, dès 2007 dans les quatre propositions de loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit déposées par le député Warsmann et adoptées par le Parlement entre 2007 et 2012.

Les deux premières propositions de loi – qui sont respectivement devenues la loi (n°2007-1787) du 20 décembre 2007 relative à la simplification du droit et la loi (n°2009-526) du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures ont eu de lourdes conséquences sur l’économie des textes législatifs et réglementaires. La troisième loi (n°2011-525) du 17 mai 2011 contient quant à elle plusieurs mesures issues du rapport sur la qualité et la simplification du droit ou proposées par les ministères. Les autres sont issues d’un travail réalisé au sein de la commission des Lois avec le concours d’une équipe de juristes et de scientifiques tendant à identifier les normes désuètes, inappliquées ou contraires à des normes supérieures en matière pénale. Certaines mesures proviennent également et directement de sollicitations citoyennes, notamment par l’intermédiaire du site Internet « Simplifions la loi ». Enfin, la loi (n°2012-387) du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, tend à simplifier l’environnement normatif des entreprises dans l’objectif de limiter les freins à leur développement et à l’embauche. Ce processus de « simplification » est aussi celui qui a conduit à la rédaction, en 2015, du projet de loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, dit aussi « loi travail » ou loi « El Khomri » à laquelle a succédé les ordonnances dites « Macron ». Plus généralement, le « choc de simplification » engagé par le précédent gouvernement français (770 mesures) se poursuit et s’accélère.

  1. Les enjeux de la simplification et l’objectif de la seconde journée d’étude

Le mot d’ordre de « simplification » ne puise donc pas uniquement ses motifs dans la tradition fort ancienne de critique, récurrente, envers la piètre qualité de la production législative. Si cet aspect des choses peut être saisi par la jurilinguistique et la légistique (par ailleurs insuffisamment implantée en France), les nombreuses critiques émises à l’égard de ces processus ont des enjeux politiques : « La première tient au fait que la critique a pu être considérée dans une perspective politique comme étant liée à la doctrine libérale. Le rôle de la loi, en tant qu’instrument de gestion des politiques publiques, a en effet été remis en cause au profit de diverses tentatives de déréglementation et de privatisation. » (Flückiger, 2006). Une autre critique est liée au constat que faisait notre réseau dans le précédent appel à communication : « Une nouvelle classification sociétale, juridique et politique est en train de s’imposer, faisant naître un tertium quid où les « formules » introduisent une nouvelle catégorie bouleversant le traditionnel couple terme juridique/terme non-juridique », lié à la remise en cause de l’ordre pyramidal au profit d’un droit « en réseau ». Enfin, il interroge la séparation des pouvoirs : à travers l’objectif d’intelligibilité de la loi se dessine progressivement un contrôle non plus seulement de la constitutionnalité de la loi, mais également de sa normativité. Ceci sera à replacer aussi dans le contexte d’une société en transformation, mondialisée et réticulaire, où se pose la « difficile problématique de l’organisation » (E. Morin)[10] et du dialogue entre ordre, désordre et organisation, car tout système juridique est une manière d’organiser le monde, et la langue qui le parle, une façon de nommer et, donc, catégoriser le réel. Ce dialogue avec notre monde – juridique et non-juridique – d’aujourd’hui impose de « travailler avec l’incertitude » pour (re)trouver le mot juste, le terme précis dans un univers qui n’est plus rationalisé, dans le sens où il était « censé répondre aux modèles logiques de notre esprit », mais qu’on est obligés d’étudier, si l’on souhaite le comprendre, en employant de nouveaux outils, tel un macroscope (Joel de Rosnay)[11] regroupant un ensemble de méthodes provenant de disciplines différentes. Et pour aller au-delà de la simplification, qui par moments risque de rappeler trop le système des objets (J. Baudrillard)[12] superficiel qu’est devenue notre société, on parlera aussi et surtout de clarification du langage juridique, afin de regarder de près les conséquences plurielles de la confusion actuelle, et de chercher ensemble à identifier des solutions possibles afin de retrouver « la justesse des mots » (G. Cornu[13]) dans le dialogue entre la justice et le justiciable.

A travers la question de la simplification du droit se pose, pour les linguistes, celle des rapports entre langue(s), culture(s), et représentation. Loin d’être de simples « codes »,  les langues sont liées aux cultures, et « agir sur les langues, pour Hagège (1985, 204), revient à agir sur « les cultures elles-mêmes ». Langue et culture sont indissociables. Le droit en est une des manifestations les plus évidentes : il incarne au plus haut point le fait culturel d’un peuple » (Gémar 2011). De ce fait, si le discours juridique « est, tout à la fois, un acte linguistique et un acte juridique » (Cornu, que cite Camille Abolou), cette seconde journée d’études devra interroger les modalités réciproques d’intervention du droit sur la langue du droit, et de la langue du droit sur le droit lui-même, notamment en contexte de simplification. Se pose ici le rôle de sémiotisation d’une pratique à travers une terminologie, et l’évaluation de modifications symboliques (du domaine des signes linguistiques) qui doivent accompagner des évolutions juridiques ou institutionnelles.

L’expertise des linguistes peut / doit aussi être mobilisée sur la définition même des notions le plus souvent convoquées : brièveté, concision, intelligibilité ou encore accessibilité. Comme sont-elles définies ? mesurables ? Par ailleurs, étant toutes des notions demandant à être appliquées à un récepteur, comment celui-ci est-il défini ? Les cibles sont-elles aussi homogènes que les mouvements de simplification le laissent entendre ?

La journée d’étude vise donc à accueillir toutes les communications susceptibles d’éclairer ces processus, sur le plan discursif comme dans ses implications jurilinguistiques. Elle s’adresse tant aux terminologues, qu’aux chercheurs en langue juridique et aux juristes. Par ailleurs, d’impulsion européenne, le processus de simplification a cours dans toutes les branches du droit, public comme privé et dans tous les pays de l’Union. A ce titre, les travaux d’analyse comparée des impacts de ce processus dans les droits étrangers et leurs terminologies seront privilégiés.

 

Les propositions de communication comprenant

  • un titre
  • un résumé de maximum 500 mots (hors références bibliographiques)
  • une brève notice bio-bibliographique (incluant l’affiliation des auteurs)

sont à envoyer avant le 15 janvier 2018 simultanément à : julien.longhi@u-cergy.fr ; arthur.joyeux@hotmail.fr ; corina.veleanu@univ-lyon2.fr; laurent.gautier@ubfc.fr

[1] FLÜCKIGER Alexandre, (2007). « Le principe de clarté de la loi ou l’ambiguïté d’un idéal », Cahiers du Conseil constitutionnel, n° 21 Dossier : La normativité – janvier 2007

[2] Sénat, 2007, « La qualité de la loi », Note de synthèse du service des études juridiques, n° 3 – 1 octobre 2007. http://www.senat.fr/notice-rapport/2007/ej03-notice.html

[3] Entretien accordé par Mme Josseline de Clausade, conseiller d’Etat, rapporteur général de la section du rapport et des études du Conseil d’Etat, à la revue JCP/La semaine juridique – Édition générale n° 12 (22 mars 2006)

[4] CJCE, arrêt du 9 juill. 1981, Administration des douanes c/ Société anonyme Gondrand Frères et Société anonyme Garancini, 169/80, § 17

[5] Décision n° 98-401 DC du 10 juin 1998 : « 7. Considérant que, […] le législateur serait resté en-deçà de la compétence que lui confère l’article 34 de la Constitution ; que rendre ainsi le « contenu de la règle qui devra s’appliquer incertain », serait en outre « de nature à faire naître dans l’esprit des destinataires de la loi, l’idée erronée que les éléments de la loi sont d’ores et déjà fixés », ce qui contrevient, selon les requérants, à l’« exigence constitutionnelle de clarté de la loi. »

[6] Flückiger, « La clarté peut en effet être comprise sous un aspect linguistique de lisibilité et de concision. Or, selon les points de vue, elle peut également être reçue sous un angle plus juridique : celui de la concrétisabilité, mettant l’accent sur la précision de l’énoncé ; est clair, dans cette seconde acception, un texte qui fournit à son interprète, aussitôt et sans controverse, la solution précise dans un cas concret. J’en conclus que le principe de clarté est intrinsèquement ambigu, car les deux aspects précédents souvent s’opposent : en poursuivant l’un, le législateur risque de négliger l’autre ; le texte sera clair dans un sens, mais obscur de l’autre, et vice versa.

[7] Le but de ces objectifs est de « prémunir les sujets de droit contre une interprétation contraire à la Constitution ou contre le risque d’arbitraire, sans reporter sur des autorités administratives ou juridictionnelles le soin de fixer des règles dont la détermination n’a été confiée par la Constitution qu’à la loi ».

[8] « 13. Considérant, en deuxième lieu, que l’urgence est au nombre des justifications que le Gouvernement peut invoquer pour recourir à l’article 38 de la Constitution ; qu’en l’espèce, le Gouvernement a apporté au Parlement les précisions nécessaires en rappelant l’intérêt général qui s’attache à l’achèvement des neuf codes mentionnés à l’article 1er, auquel faisait obstacle l’encombrement de l’ordre du jour parlementaire ; que cette finalité répond au demeurant à l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi ;  »

[9] Deux nouvelles éditions augmentées, 2007 et 2015.

[10] Morina, Edgar, Science avec Conscience, Fayard, 1982

[11] Rosnay de, Joel, Le Macroscope : vers une vision globale, Seuil, 1975

[12] Baudrillard, Jean, Le système des objets, Gallimard, 1968.

[13] Cornu, Gérard, Linguistique juridique, Montchrestien, 2005

CfP, Lyon, 2.3.2018 Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

Appel à communications

 

Connaître versus ressentir ? Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

Journée d’études, vendredi 2 mars 2018

Université Lyon 2 Lumière, Maison Internationale des Langues et des Cultures

 

« L’émotion, dans ses variétés historiques, ses nuances, ses déclinaisons, reflète d’abord une culture et un temps. Elle répond à un contexte, épouse un profil de sensibilité, traduit une manière de vivre et d’exister, elle-même dépendante d’un milieu précis, singulier, orientant l’affect et ses intensités. » (G. Vigarello, Histoire des émotions, Paris, Seuil, 2016)

 

La recherche sur les langues de spécialité, puis sur les discours spécialisés, est longtemps partie du postulat selon lequel leurs conditions d’existence interdisaient, par essence, la présence de toute marque émotionnelle, affective ou expressive. Toute entière tournée vers la fonctionnalité et l’efficience, la communication spécialisée était considérée comme intrinsèquement objective, neutre et sans aspérité. Linguistiquement, ce postulat se retrouvait à tous les niveaux de description : au niveau du terme, longtemps réputé n’avoir qu’une face strictement dénotative ; au niveau du style, globalement appréhendé en termes de dépersonnalisation et d’abstraction (nominalisations, désagentivation, emploi de la diathèse passive) ; au niveau du texte à travers des macrostructures souvent envisagées comme non seulement prototypiques, mais aussi contraignantes ne laissant pas de place à la créativité.

La redécouverte de ces mêmes dimensions par les sciences humaines et sociales – dont témoigne la monumentale Histoire des émotions citée ci-dessus – a conduit les travaux récents en langues et cultures de spécialité à intégrer eux aussi ces dimensions, donnant dans le même temps une perspective en quelque sorte « plus humaine », incarnée, aux productions discursives spécialisées, voire techniques, réhabilitant du même coup la présence et l’inscription du locuteur. Et là aussi, ce sont tous les niveaux de description linguistique qui sont concernés : terme, style, texte, mais aussi modalités d’interactions, relations intertextuelles, etc.

A titre d’exemple, Alexandre Flückiger, juriste, remarque : « L’opposition entre raison et émotion est en réalité utilisée à des fins persuasives dans tout processus de décision, que celui-ci soit juridique, politique, économique ou autre : celui qui appelle l’autre à la raison tente en fait de lui montrer qu’il existe d’autres émotions susceptibles de fonder sa décision qui doivent l’emporter ou que certaines émotions peuvent être apaisées. » (2012 : 77). Myriam Revault d’Allonnes note l’évolution vers une nouvelle anthropologie à travers « la promotion de l’individu sur le devant de la scène politique » et où « l’homme de la modernité n’est plus un vivant doué de logos mais un être livré à ses passions. » (1999 : 75). En sciences politiques le rôle des émotions n’est plus un sujet tabou (Reboul, 1981, Braud, 1996, Tournier, 1997, Moïsi, 2008, Thompson & Hogget, 2012, Frank, 2012, Lordon, 2014). En neurosciences affectives, la dimension culturelle de l’émotion est prise en considération en tant qu’élément participant à la structuration de notre représentation du monde (P. Eckmann, 1992, J. Panksepp, 2010, M.-H. Immordino-Yang, 2013, A. Pavlenko, 2014), car l’affectivité nous façonne, pour citer Boris Cyrulnik (1993) : « Dès que perçu, l’objet est interprété. Et l’affectivité, le fait d’être affecté par une perception, crée un monde intime qui va orienter la plupart des décisions, des comportements, des engagements et la représentation du monde des êtres humains. »

La journée d’études, co-organisée par le Centre de Recherche en Terminologie et Traduction (EA 4162) de l’université Lumière Lyon 2 et le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) de l’université de Bourgogne Franche-Comté dans le cadre du programme GRAL (Groupe de Recherche sur les Affects en Langues Etrangères Appliquées), vise ainsi à rassembler des chercheurs en langues et cultures de spécialité pour tout à la fois dresser un état des lieux des travaux sur ces questions et d’autre part tracer des perspectives de recherche alimentant aussi les enseignements supérieurs en LEA et dans le secteur LANSAD, en capitalisant sur les spécificités ainsi mises au jour des langues-cultures sous-jacentes. Cette réflexion est ouverte et bénéficiera grandement des apports qui pourront être partagés par des chercheurs appartenant à d’autres disciplines et qui s’intéressent aux discours et terminologies de spécialité : psychologues, juristes, économistes, neuroscientifiques, anthropologues, politistes, chercheurs en sciences dures, etc.

Les communications s’intéresseront entre autres:

  • A la réflexion théorique et à la délimitation, à des fins heuristiques des notions en jeu ; en particulier pour l’expressivité, catégorie descriptive souvent convoquée, mais dont les fondements conceptuels, pour l’approche des langues-cultures de spécialité, font encore largement défaut ;
  • Aux modalités de constitution de corpus permettant d’aborder ces dimensions ;
  • Aux lieux d’inscription des trois catégories dans les discours spécialisés, tant écrits qu’oraux, et en adéquation avec les spécialités concernées ;
  • Aux apports des travaux d’inspiration cognitive sur l’émotion en discours pour les langues-cultures de spécialité ;
  • Aux conséquences théoriques de ce changement de paradigme pour la définition du spécialisé et des discours spécialisés.

Si des études de cas ponctuelles sont les bienvenues, elles devront explicitement intégrer la dimension théorique esquissée ci-dessus.

Les propositions de communication (résumé de 500 mots présentant explicitement la problématique, le corpus, la méthodologie et les résultats [escomptés]) accompagnés de cinq références bibliographiques sont à adresser avant le 22 décembre 2017 simultanément à :

Corina Veleanu, corina.veleanu@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier, laurent.gautier@ubfc.fr .

Le pré-programme sera diffusé en janvier 2018. Une sélection de communications sera publiée, sous la forme d’un volume collectif structuré, chez un éditeur international dans une collection dédiée après expertise en double-aveugle. Des interactions entre les auteurs des articles seront donc à prévoir pour faire apparaître la cohérence du volume.

 

 

Bibliographie sélective

Braud, P., L’émotion en politique : problèmes d’analyse, Paris, Presses de Sciences Po, 1996.

Cyrulnik, B., « L’affectivité nous façonne », http://www.lexpress.fr/informations/boris-cyrulnik-l-affectivite-nous-faconne_595890.html, 23/09/1993.

Ekman, P., « An Argument for Basic Emotions », Cognition and Emotion, 6/3-4, 1992, 169-200.

Flückiger, A. « Pourquoi respectons-nous la soft law ? », Revue européenne des sciences sociales [En ligne], XLVII-144 | 2009, mis en ligne le 01 mai 2012. URL : http://ress.revues.org/ .

Frank, R.« Émotions mondiales, internationales et transnationales, 1822-1932 », Monde(s), 2012/1, 47-70.

Immordino-Yang, M.-H., “Studying the Effects of Culture by Integrating Neuroscientific With Ethnographic Approaches”, Psychological Inquiry: An International Journal for the Advancement of Psychological Theory, 24/1, 2013, 42-46.

Lordon, F., La société des affects, Paris, Seuil, 2014.

Moïsi, D., La géopolitique de l’émotion : comment les cultures de peur, d’humiliation et d’espoir façonnent le monde, Paris, Flammarion, 2008.

Panksepp, J., Asma, S., Curran, G., Gabriel, G., Greif, T., “The Philosophical Implications of Affective Neuroscience”, Journal of Consciousness Studies, 19/3-4, 2012, 6-48.

Pavlenko, A., The bilingual mind: And what it tells us about language and thought, Cambridge, Cambridge University Press, 2014.

Reboul, O., Langage et idéologie, Paris, Puf, 1981.

Revault d’Allonnes, M., Le dépérissement de la politique, Paris, Flammarion-Aubier, 1999.

Thompson, S., Hoggett, P., Politics and the Emotions, London, Continuum, 2012.

Tournier, M., Des mots en politique, Paris, Klincksieck, 1997.

Séminaire tournant de jurilinguistique – séance 1 – Lyon 2 – 29 septembre 2017

Programmation

A partir de 9h15 : accueil des participants  (Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC) – Amphithéâtre de la MILC – 35 rue Raulin 69007 Lyon)

9h45 – 10h00 : Ouverture de la journée

Jean Soubrier, Doyen de la Faculté de Langues de l’Université Lumière Lyon 2

Vincent Renner, Directeur du CRTT – Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2

10h00 – 10h30 : « Les normes concernant la rédaction des textes législatifs et les règles de la communication juridique dans la perspective traductologique » par Aleksandra Matulewska, Professeur de linguistique, Faculté de Langues Modernes, Université Adam Mickiewicz de Poznań & Paulina Nowak-Korcz, docteur en linguistique, Faculté de la Langue Anglaise, Université Adam Mickiewicz de Poznań

Pause

11h00 – 11h30 : « Termes d’audience et dignité de la personne âgée – la sémiotisation des décisions du Ministère Public » par Maria das Graças Soares Rodrigues, Professeur de linguistique, Département de Lettres de l’Universidade Federal do Rio Grande do Norte – UFRN

11h30 – 12h : « « Linguistique du droit » (Rechtslinguistik), « sémantique juridique » et « analyse du discours du discours institutionnel » : positions, méthodes et enjeux » par Laurent Gautier, Professeur des universités en linguistique allemande et appliquée, Centre Interlangues Texte Image Langage EA4182, Université Bourgogne – Franche Comté

12h – 12h30 « La pertinence d’une approche « formulaire » du discours juridique européen : instabilité sémantique, conceptuelle et normative » par Arthur Joyeux, docteur en linguistique, ELLIADD EA4661, Université Bourgogne – Franche Comté

Pause déjeuner

14h30 – 15h00 : « Le langage clair : pratiques communicationnelles entre norme et corruption de la norme » par Corina Veleanu, Maître de conférences en anglais, CRTT- Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2 et Olivia Martina Dalla Torre, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication, UMR CNRS LISA 6240, Université de Corse Pasquale Paoli

15h : Discussion. Programmation de la suite du séminaire.

Action formation continue : terminologie pour traducteurs

Création et gestion de terminologies plurilingues

Durée : 2 x 6 heures

Cette formation vise à familiariser le public cible avec les méthodes actuelles de gestion des terminologies : les terminologies plurilingues pour les traducteurs et rédacteurs spécialisés, mais aussi les terminologies unilingues d’entreprises, aussi appelées « terminologies maison », destinées à améliorer la communication technique en interne.

Il s’agira de présenter ce qui fonde l’activité terminologique avant de s’entraîner à chacune des étapes du travail terminologique.

Un focus particulier sera mis sur la prise en main des outils standard utilisés en la matière.

PUBLIC

traducteur, rédacteur technique, gestionnaire de bases de données, responsable de communication technique

LIEU

DIJON, Université de Bourgogne

PRE-REQUIS

Connaissances de base en traitement de texte, maîtrise de l’anglais et d’une autre langue parmi allemand, espagnol et italien

TARIF

800€ TTC

OBJECTIFS

– acquérir les notions de base de la terminologie

– acquérir les différentes étapes du processus d’extraction terminologique plurilingue

– découvrir des outils de gestion terminologique

– savoir réaliser une terminologie spécialisée plurilingue et / ou une terminologie d’entreprise

DATES

2 et 9 Octobre 2017

PROGRAMME

  • la terminologie comme activité professionnelle
  • notions de base (terme, concept, définition, contexte, combinatoire)
  • l’extraction terminologique : de la compilation des sources au choix et à la représentation des termes
  • travailler avec les outils de gestion terminologiques
  • la problématique des terminologies d’entreprise (= terminologie maison)

CONTACTS

M. Laurent GAUTIER, Responsable pédagogique, laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Mme Anne ROGER, Chargée d’ingénierie de formation, anne.roger@u-bourgogne.fr

#CfP : DIACHRONISCHE ANSÄTZE IN DER ERFORSCHUNG VON FACHDISKURSEN UND -KULTUREN

 

Textes & Contextes – Themenheft 2018

e-Zeitschrift der Forschungsgruppe EA4182 – U. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

DIACHRONISCHE ANSÄTZE IN DER ERFORSCHUNG

VON FACHDISKURSEN UND -KULTUREN

 

 

Herausgeberteam:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Termine

 

Veröffentlichung des Calls for Papers: Juli 2016

Deadline für das Einreichen von Abstracts: Ende Dezember 2016

Rückmeldung zu den eingereichten Vorschlägen: Februar 2017 (die endgültige Aufnahme erfolgt erst nach der Begutachtung der vollständigen Aufsätze)

Workshop (Austausch zur Struktur und Kohärenz des Heftes): Oktober 2017 (der genaue Termin wird noch bekanntgegeben)

Abgabe der vollständigen Texte: Dezember 2017

Rückmeldung nach dem review-Verfahrens: April 2018

Abgabe der überarbeiteten Texte: September 2018

Online-Publikation: Herbst 2018

 

Problemstellung: diachronische Ansätze in der Erforschung von Fachdiskursen und -kulturen – Theoriebildung, epistemologische Positionierung, methodologische Ansätze, diachronische Untersuchungen als Zugang zu Fachkulturen, Fallstudien

 

Mögliche Themenstellungen (offene Liste!):

  • Diskurstraditionen: Wie kann das Paradigma der Diskurstraditionen, das im Anschluss an Coseriu insbesondere in der deutschsprachigen Romanistik entwickelt wurde, für Fachsprachenforschung eingesetzt werden?
  • Diachronische Ansätze in der Terminologieforschung: Wie kann die historische Dimension in deskriptiven bzw. normativen Terminologiearbeiten berücksichtigt werden? Was bedeutet der Bedeutungswandel von Termini für die Entwicklung einer Fachkultur?
  • Diachronische Ansätze in der Wörterbuchforschung: Wie haben sich Makro- und Mikrostrukturen von Fachwörterbüchern entwickelt? Welcher Platz kommt der Darstellung historischen Fachwissens in Wörterbüchern zu?
  • Historische Konstruktion von Fächern: Durch welche Texte/Diskurse wird ein Fach strukturiert? Wie führt die Entwicklung von Wissenschaft und Technik zur Entstehung neuer Fächer und neuer Diskurse?
  • Studien zu Berufs- und Wissenschaftszeitschriften: Wie können solche – vor kurzem neu entdeckten – Korpora untersucht werden? Vor welchen methodologischen Problemen steht der Forscher, um historische Fachkorpora zu erstellen?
  • Innovativer Beitrag der Korpuslinguistik für die Methodologie diachronischer Ansätze, insbesondere um „Fachkulturen“ zu theorisieren;
  • Verhältnis zwischen Experten und Laien im Zuge der Entwicklung neuer Technologien und Medien: Wie wird Fachwissen z.B. auf Foren, Blogs, usw. verbreitet?
  • Ethnographische Dimension von Fachdiskursen: Wie kann der Forscher ein bestimmtes Fach historisch rekonstruieren?
  • Wie werden Fachwissen und Fachdiskurse in literarische Texte integriert? Gibt es so etwa wie historische Fachprosa?

 

Jeder akzeptierte Beitrag wird im double-blind-Verfahren begutachtet. Über die endgültige Aufnahme ins Themenheft entscheidet der wiss. Beirat der Zeitschrift.

 

Publikationssprachen: deutsch, englisch, französisch, spanisch

 

Vorschläge (Arbeitstitel, aussagefähiger Abstract von ca. 500 Zeichen, 6 Schlüsselwörter, zitierte bibliographische Angaben) werden an folgende VIER Adressen simultan geschickt:

didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr und spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

 

Das Stylesheet für die vollständigen Aufsätze finden Sie unter:

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP prolongé au 30 juillet : Terminologie oenologie gastronomie

Appel à communications

COLLOQUE « LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION »

27-28 septembre 2016 |Dijon – Beaune

Date limite de soumission repoussée au 30 juillet 2016

Au vu des premières propositions reçues, les projets de communication portant plus spécifiquement sur le volet « gastronomie » seront particulièrement bienvenues. 

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION

Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme tout domaine de spécialité, constitué au fil du temps leurs terminologies propres permettant de désigner tout à la fois le matériel utilisé, les procès mis en œuvre et les produits finis qui en résultent, de la description organoleptique d’un vin aux dénominations de plats sur la carte d’un restaurant. Si ces terminologies partagent avec : leur ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs marqués au sceau de la culture.

Cette première manifestation – et l’ouvrage de référence qui en découlera – entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. On privilégiera les approches empiriquement fondées, que ce soit sur corpus, sur enquêtes ou sur procédures expérimentales. Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes – sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés :

  • Gestion de la dimension subjective : Qu’il s’agisse de la notion de qualité, de « bien » boire ou manger, ou de « typicité », la dégustation d’un vin ou d’un plat étant une expérience hautement individuelle, comment gérer la part de subjectivité inhérente au lexique employé par les consommateurs ? Comment arriver à une objectivisation des termes retenus ? Comment assurer la « transférabilité » de ces termes objectifs ?
  • Gestion de la subjectivité spatiale : Qu’il s’agisse du rapport à un lieu-dit dit « terroir », « crus », « clos », « domaine », « maison », « terrasse », « restanque », « bancaus », ou « climats », comment distinguer ces terminologies, souligner leur analogie comme de l’influence dont elles ont profité ?
  • Gestion de la dimension hédonique : Toute expérience de dégustation comportant également une dimension de plaisir, comment l’intégrer aux descripteurs utilisés ? Des descripteurs hédoniques peuvent-ils prétendre devenir des descripteurs sensoriels ? Comment approcher les connotations positives ou négatives de ces termes particuliers ?
  • Terminologie maison / d’entreprise : Par-delà les terminologies officielles (races, variétés, cépages, etc.), comme normées (ex : techniques de cuisson ou morceaux de pièces de viande – en cours de remaniement), les secteurs visés se caractérisent par l’existence de terminologies « maison », que ce soit pour des questions de tradition ou de positionnement marketing. Comment ces terminologies sont-elles gérées et transmises ? Les entreprises en ont-elles conscience ? Comme sont-elles articulées avec les terminologies officielles ?
  • Terminologie et interactions en relation clients : Compte tenu de l’importance, dans les domaines visés, des interactions avec les clients, comment le transfert transgénérationnel, transrégional, transsocial des concepts (ex : modèle qualitatif) et des termes se passe-t-il ? Quelles sont les stratégies des professionnels pour contourner les problèmes de compréhension ? Comment adaptent-ils une terminologie au profil de la clientèle ?
  • Terminologie et interactions en situation de formation : Que ce soit en interne, en entreprise ou face au consommateur-client, l’utilisation de la terminologie, officielle ou maison, passe par sa maîtrise et, donc son apprentissage. Comment celui-ci est-il assuré en situations de formation ? Comment cette maîtrise est-elle testée ? Quels supports existent en français et en langue étrangère ? Quel logiciel (ou application) de génération de terminologies culinaires peut-on encore développer ?
  • Terminologie et ancrage / imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?
  • Terminologies des professions et des métiers de la gastronomie et de l’œnologie : quel rôle jouent-elles dans la construction des domaines d’activité ? comment et pourquoi évoluent-elles ? sont-elles normées ? quelles représentations pour le public / les consommateurs ?

Localisation

Les deux journées de colloque se dérouleront au plus près des acteurs professionnels, à savoir le mardi 27 septembre au Lycée d’application hôtelier du Castel à Dijon et le mercredi 28 septembre au Lycée Viticole à Beaune.

 

 

 

 

Droits d’inscription

TARIF PLEIN 120€ –        Matériel (mallette, programme, actes)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

–        Déplacement à Beaune (AR bus dédié)

–        Pass bus/tram Dijon

–        Déjeuners (2 jours)

–        Cocktail dinatoire (soirée gala

Tarif réduit

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

90€
gratuité

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

0€ –        Matériel (mallette, programme)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 30 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fr et anne.parizot@univ-reims.fr

 

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 12 mai 2016
  • Date limite de retour des propositions : 30 juillet 2016
  • Notification aux auteurs : 15 août 2016
  • Publication du programme : 5 septembre 2016
  • Remise des textes pour expertise avant publication : 1er novembre 2016

 

Colloque organisé avec le soutien de :

Université de Bourgogne – Laboratoire TIL – Laboratoire CIMEOS – Grand Dijon – Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Coordination scientifique :

Jean-Jacques Boutaud (Dijon), Laurent Gautier (Dijon), Clémentine Hugol-Gential (Dijon), Anne Parizot, (Charleville-Mézières), Kilien Stengel (Tours)

CfP Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie

Appel à communications : Colloque « Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission », 27-28 septembre 2016, Dijon – Beaune

Organisation : MSH, TIL, CIMEOS

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission

Modalités de soumission : Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 13 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fret anne.parizot@univ-reims.fr

Appel à communication en pièce jointeAppel_a_communication_vEnd

CfP : Deutsch als Fachsprache im digitalen Zeitalter, neuer Termin

CALL FOR PAPERS

 

Tagung des GERALS an der Université de Franche-Comté

Neues Datum : 3. Dezember 2015

Deutsch als Fachsprache im digitalen Zeitalter

 

Mitveranstalter: GERALS (Groupe d’Etude et de Recherche en Allemand de Spécialité), C.R.I.T. (Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles), ELLIADD-OUN (Edition, Littératures, Langages, Informatique, Arts, Didactique, Discours – Objets et Usages Numériques), UFR-STGI Montbéliard (Unité de Formation et de Recherche en Sciences, Techniques et Gestion de l’Industrie).

Tagungskomitee: Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Priscilla WIND (Université de Franche-Comté), Clémence ANDRÉYS (Université de Franche-Comté), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Thierry GRASS (Université de Strasbourg),.

Wissenschaftlicher Beirat : Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Priscilla WIND (Université de Franche-Comté), Clémence ANDRÉYS (Université de Franche-Comté), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Thierry GRASS (Université de Strasbourg), Christophe REFFAY (Université de Franche-Comté), Françoise GREFFIER (Université de Franche-Comté), Günter SCHMALE (Université de Lorraine).

Die vierte Tagung des GERALS wird vom Fachbereich LEA am Institut UFR STGI Montbéliard organisiert, der in seinem Masterstudiengang “Fremdsprachen und E-Commerce” das Verhältnis von digitalen Medien und Fachsprachen untersucht. Die Tagung wendet sich vor allem an Germanisten im Hochschulwesen (Lehrkräfte, Wissenschaftler, Nachwuchswissenschaftler). Ihr Ziel ist, zu analysieren, auf welche Weise und mit welchen Konsequenzen digitale Medien im Bereich Deutsch als Fachsprache verwendet werden.

Im digitalen Zeitalter sind neue Verhaltens- und Handlungsweisen entstanden, im öffentlichen wie auch im privaten Leben werden Zeit und Raum anders wahrgenommen und neue Arten der Sozialität haben sich entwickelt. Einerseits fördern die digitalen Medien die Entstehung neuer Begriffe von “Gemeinschaft” und “Netzwerk”, andererseits trägt sie zu einer zunehmenden Personalisierung bei. Diese Überlegungen spiegeln sich in unterschiedlichen Fachgebieten wider, die sich mit Deutsch als Fachsprache beschäftigen:

  • In der Didaktik haben digitale Medien die Lehrmittel und die Unterrichtspraxis bereichert, indem sie die Position des Lernenden und des Lehrenden verändert haben (Zusammenarbeit, selbständiges Lernen, Individualisierung des Lernens, Online-Interaktionen, Rolle des Lehrers). Uns interessiert insbesondere die Betrachtung der Auswirkungen digitaler Technik auf den Unterricht und das Erlernen Deutsch als Fachsprache und hierbei die Analyse der Nach- und Vorteile beim Einsatz dieser neuen Technologien.
  • Im interkulturellen Bereich könnte man sich der soziokulturellen Komponente des Verhaltens der Internetnutzer, der Webmarketingstrategien von deutschen und französischen Unternehmen aber auch der sozialen Netzwerke widmen, da die Arbeitsweisen, die Kommunikationsmittel und der Informationszugang durch das Digitale grundlegend verändert wurden.
  • In der Linguistik und in der Übersetzungswissenschaft haben Computerprogramme für die automatisierte Sprachverarbeitung, für die Textanalyse, für die Wörterbucherstellung und Übersetzung zu groẞen Fortschritten bei der Beschäftigung mit Fachsprachen beigetragen. Wissenschaftler, Lehrkräfte und Übersetzer verfügen nun über effiziente Untersuchungsmittel. Synchronische oder diachronische Korpusanalysen, Analysen von Fachdiskursen, Terminologien und Fachsprachenwortschatz, fachsprachenspezifische Phraseologie oder Syntax, Bestandsaufnahme der existierenden digitalen Wörterbücher, Fachübersetzung oder multimediales Schreiben können hier vorgestellt werden.

Eine Publikation der Vorträge in den Saarbrücker Schriften zu Linguistik und Fremdsprachendidaktik (SSLF) ist beabsichtigt.

 

Bitte senden Sie Ihren Beitragsvorschlag, auf Französisch oder auf Deutsch (Titel + ca. 500 Wörter) bis spätestens 20. Oktober 2015 an folgende Adressen: priscilla.wind@univ-fcomte.fr und clemence.andreys@univ-fcomte.fr.

Die Übernachtungen werden von den Mitveranstaltern übernommen. Die Anreisekosten können auch nach Befragung zurückerstattet werden.