Séminaire tournant de jurilinguistique – séance 1 – Lyon 2 – 29 septembre 2017

Programmation

A partir de 9h15 : accueil des participants  (Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC) – Amphithéâtre de la MILC – 35 rue Raulin 69007 Lyon)

9h45 – 10h00 : Ouverture de la journée

Jean Soubrier, Doyen de la Faculté de Langues de l’Université Lumière Lyon 2

Vincent Renner, Directeur du CRTT – Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2

10h00 – 10h30 : « Les normes concernant la rédaction des textes législatifs et les règles de la communication juridique dans la perspective traductologique » par Aleksandra Matulewska, Professeur de linguistique, Faculté de Langues Modernes, Université Adam Mickiewicz de Poznań & Paulina Nowak-Korcz, docteur en linguistique, Faculté de la Langue Anglaise, Université Adam Mickiewicz de Poznań

Pause

11h00 – 11h30 : « Termes d’audience et dignité de la personne âgée – la sémiotisation des décisions du Ministère Public » par Maria das Graças Soares Rodrigues, Professeur de linguistique, Département de Lettres de l’Universidade Federal do Rio Grande do Norte – UFRN

11h30 – 12h : « « Linguistique du droit » (Rechtslinguistik), « sémantique juridique » et « analyse du discours du discours institutionnel » : positions, méthodes et enjeux » par Laurent Gautier, Professeur des universités en linguistique allemande et appliquée, Centre Interlangues Texte Image Langage EA4182, Université Bourgogne – Franche Comté

12h – 12h30 « La pertinence d’une approche « formulaire » du discours juridique européen : instabilité sémantique, conceptuelle et normative » par Arthur Joyeux, docteur en linguistique, ELLIADD EA4661, Université Bourgogne – Franche Comté

Pause déjeuner

14h30 – 15h00 : « Le langage clair : pratiques communicationnelles entre norme et corruption de la norme » par Corina Veleanu, Maître de conférences en anglais, CRTT- Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2 et Olivia Martina Dalla Torre, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication, UMR CNRS LISA 6240, Université de Corse Pasquale Paoli

15h : Discussion. Programmation de la suite du séminaire.

Publicités

Action formation continue : terminologie pour traducteurs

Création et gestion de terminologies plurilingues

Durée : 2 x 6 heures

Cette formation vise à familiariser le public cible avec les méthodes actuelles de gestion des terminologies : les terminologies plurilingues pour les traducteurs et rédacteurs spécialisés, mais aussi les terminologies unilingues d’entreprises, aussi appelées « terminologies maison », destinées à améliorer la communication technique en interne.

Il s’agira de présenter ce qui fonde l’activité terminologique avant de s’entraîner à chacune des étapes du travail terminologique.

Un focus particulier sera mis sur la prise en main des outils standard utilisés en la matière.

PUBLIC

traducteur, rédacteur technique, gestionnaire de bases de données, responsable de communication technique

LIEU

DIJON, Université de Bourgogne

PRE-REQUIS

Connaissances de base en traitement de texte, maîtrise de l’anglais et d’une autre langue parmi allemand, espagnol et italien

TARIF

800€ TTC

OBJECTIFS

– acquérir les notions de base de la terminologie

– acquérir les différentes étapes du processus d’extraction terminologique plurilingue

– découvrir des outils de gestion terminologique

– savoir réaliser une terminologie spécialisée plurilingue et / ou une terminologie d’entreprise

DATES

2 et 9 Octobre 2017

PROGRAMME

  • la terminologie comme activité professionnelle
  • notions de base (terme, concept, définition, contexte, combinatoire)
  • l’extraction terminologique : de la compilation des sources au choix et à la représentation des termes
  • travailler avec les outils de gestion terminologiques
  • la problématique des terminologies d’entreprise (= terminologie maison)

CONTACTS

M. Laurent GAUTIER, Responsable pédagogique, laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Mme Anne ROGER, Chargée d’ingénierie de formation, anne.roger@u-bourgogne.fr

#CfP : DIACHRONISCHE ANSÄTZE IN DER ERFORSCHUNG VON FACHDISKURSEN UND -KULTUREN

 

Textes & Contextes – Themenheft 2018

e-Zeitschrift der Forschungsgruppe EA4182 – U. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

DIACHRONISCHE ANSÄTZE IN DER ERFORSCHUNG

VON FACHDISKURSEN UND -KULTUREN

 

 

Herausgeberteam:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Termine

 

Veröffentlichung des Calls for Papers: Juli 2016

Deadline für das Einreichen von Abstracts: Ende Dezember 2016

Rückmeldung zu den eingereichten Vorschlägen: Februar 2017 (die endgültige Aufnahme erfolgt erst nach der Begutachtung der vollständigen Aufsätze)

Workshop (Austausch zur Struktur und Kohärenz des Heftes): Oktober 2017 (der genaue Termin wird noch bekanntgegeben)

Abgabe der vollständigen Texte: Dezember 2017

Rückmeldung nach dem review-Verfahrens: April 2018

Abgabe der überarbeiteten Texte: September 2018

Online-Publikation: Herbst 2018

 

Problemstellung: diachronische Ansätze in der Erforschung von Fachdiskursen und -kulturen – Theoriebildung, epistemologische Positionierung, methodologische Ansätze, diachronische Untersuchungen als Zugang zu Fachkulturen, Fallstudien

 

Mögliche Themenstellungen (offene Liste!):

  • Diskurstraditionen: Wie kann das Paradigma der Diskurstraditionen, das im Anschluss an Coseriu insbesondere in der deutschsprachigen Romanistik entwickelt wurde, für Fachsprachenforschung eingesetzt werden?
  • Diachronische Ansätze in der Terminologieforschung: Wie kann die historische Dimension in deskriptiven bzw. normativen Terminologiearbeiten berücksichtigt werden? Was bedeutet der Bedeutungswandel von Termini für die Entwicklung einer Fachkultur?
  • Diachronische Ansätze in der Wörterbuchforschung: Wie haben sich Makro- und Mikrostrukturen von Fachwörterbüchern entwickelt? Welcher Platz kommt der Darstellung historischen Fachwissens in Wörterbüchern zu?
  • Historische Konstruktion von Fächern: Durch welche Texte/Diskurse wird ein Fach strukturiert? Wie führt die Entwicklung von Wissenschaft und Technik zur Entstehung neuer Fächer und neuer Diskurse?
  • Studien zu Berufs- und Wissenschaftszeitschriften: Wie können solche – vor kurzem neu entdeckten – Korpora untersucht werden? Vor welchen methodologischen Problemen steht der Forscher, um historische Fachkorpora zu erstellen?
  • Innovativer Beitrag der Korpuslinguistik für die Methodologie diachronischer Ansätze, insbesondere um „Fachkulturen“ zu theorisieren;
  • Verhältnis zwischen Experten und Laien im Zuge der Entwicklung neuer Technologien und Medien: Wie wird Fachwissen z.B. auf Foren, Blogs, usw. verbreitet?
  • Ethnographische Dimension von Fachdiskursen: Wie kann der Forscher ein bestimmtes Fach historisch rekonstruieren?
  • Wie werden Fachwissen und Fachdiskurse in literarische Texte integriert? Gibt es so etwa wie historische Fachprosa?

 

Jeder akzeptierte Beitrag wird im double-blind-Verfahren begutachtet. Über die endgültige Aufnahme ins Themenheft entscheidet der wiss. Beirat der Zeitschrift.

 

Publikationssprachen: deutsch, englisch, französisch, spanisch

 

Vorschläge (Arbeitstitel, aussagefähiger Abstract von ca. 500 Zeichen, 6 Schlüsselwörter, zitierte bibliographische Angaben) werden an folgende VIER Adressen simultan geschickt:

didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr und spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

 

Das Stylesheet für die vollständigen Aufsätze finden Sie unter:

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP prolongé au 30 juillet : Terminologie oenologie gastronomie

Appel à communications

COLLOQUE « LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION »

27-28 septembre 2016 |Dijon – Beaune

Date limite de soumission repoussée au 30 juillet 2016

Au vu des premières propositions reçues, les projets de communication portant plus spécifiquement sur le volet « gastronomie » seront particulièrement bienvenues. 

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION

Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme tout domaine de spécialité, constitué au fil du temps leurs terminologies propres permettant de désigner tout à la fois le matériel utilisé, les procès mis en œuvre et les produits finis qui en résultent, de la description organoleptique d’un vin aux dénominations de plats sur la carte d’un restaurant. Si ces terminologies partagent avec : leur ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs marqués au sceau de la culture.

Cette première manifestation – et l’ouvrage de référence qui en découlera – entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. On privilégiera les approches empiriquement fondées, que ce soit sur corpus, sur enquêtes ou sur procédures expérimentales. Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes – sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés :

  • Gestion de la dimension subjective : Qu’il s’agisse de la notion de qualité, de « bien » boire ou manger, ou de « typicité », la dégustation d’un vin ou d’un plat étant une expérience hautement individuelle, comment gérer la part de subjectivité inhérente au lexique employé par les consommateurs ? Comment arriver à une objectivisation des termes retenus ? Comment assurer la « transférabilité » de ces termes objectifs ?
  • Gestion de la subjectivité spatiale : Qu’il s’agisse du rapport à un lieu-dit dit « terroir », « crus », « clos », « domaine », « maison », « terrasse », « restanque », « bancaus », ou « climats », comment distinguer ces terminologies, souligner leur analogie comme de l’influence dont elles ont profité ?
  • Gestion de la dimension hédonique : Toute expérience de dégustation comportant également une dimension de plaisir, comment l’intégrer aux descripteurs utilisés ? Des descripteurs hédoniques peuvent-ils prétendre devenir des descripteurs sensoriels ? Comment approcher les connotations positives ou négatives de ces termes particuliers ?
  • Terminologie maison / d’entreprise : Par-delà les terminologies officielles (races, variétés, cépages, etc.), comme normées (ex : techniques de cuisson ou morceaux de pièces de viande – en cours de remaniement), les secteurs visés se caractérisent par l’existence de terminologies « maison », que ce soit pour des questions de tradition ou de positionnement marketing. Comment ces terminologies sont-elles gérées et transmises ? Les entreprises en ont-elles conscience ? Comme sont-elles articulées avec les terminologies officielles ?
  • Terminologie et interactions en relation clients : Compte tenu de l’importance, dans les domaines visés, des interactions avec les clients, comment le transfert transgénérationnel, transrégional, transsocial des concepts (ex : modèle qualitatif) et des termes se passe-t-il ? Quelles sont les stratégies des professionnels pour contourner les problèmes de compréhension ? Comment adaptent-ils une terminologie au profil de la clientèle ?
  • Terminologie et interactions en situation de formation : Que ce soit en interne, en entreprise ou face au consommateur-client, l’utilisation de la terminologie, officielle ou maison, passe par sa maîtrise et, donc son apprentissage. Comment celui-ci est-il assuré en situations de formation ? Comment cette maîtrise est-elle testée ? Quels supports existent en français et en langue étrangère ? Quel logiciel (ou application) de génération de terminologies culinaires peut-on encore développer ?
  • Terminologie et ancrage / imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?
  • Terminologies des professions et des métiers de la gastronomie et de l’œnologie : quel rôle jouent-elles dans la construction des domaines d’activité ? comment et pourquoi évoluent-elles ? sont-elles normées ? quelles représentations pour le public / les consommateurs ?

Localisation

Les deux journées de colloque se dérouleront au plus près des acteurs professionnels, à savoir le mardi 27 septembre au Lycée d’application hôtelier du Castel à Dijon et le mercredi 28 septembre au Lycée Viticole à Beaune.

 

 

 

 

Droits d’inscription

TARIF PLEIN 120€ –        Matériel (mallette, programme, actes)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

–        Déplacement à Beaune (AR bus dédié)

–        Pass bus/tram Dijon

–        Déjeuners (2 jours)

–        Cocktail dinatoire (soirée gala

Tarif réduit

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

90€
gratuité

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

0€ –        Matériel (mallette, programme)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 30 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fr et anne.parizot@univ-reims.fr

 

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 12 mai 2016
  • Date limite de retour des propositions : 30 juillet 2016
  • Notification aux auteurs : 15 août 2016
  • Publication du programme : 5 septembre 2016
  • Remise des textes pour expertise avant publication : 1er novembre 2016

 

Colloque organisé avec le soutien de :

Université de Bourgogne – Laboratoire TIL – Laboratoire CIMEOS – Grand Dijon – Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Coordination scientifique :

Jean-Jacques Boutaud (Dijon), Laurent Gautier (Dijon), Clémentine Hugol-Gential (Dijon), Anne Parizot, (Charleville-Mézières), Kilien Stengel (Tours)

CfP Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie

Appel à communications : Colloque « Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission », 27-28 septembre 2016, Dijon – Beaune

Organisation : MSH, TIL, CIMEOS

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission

Modalités de soumission : Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 13 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fret anne.parizot@univ-reims.fr

Appel à communication en pièce jointeAppel_a_communication_vEnd

CfP : Deutsch als Fachsprache im digitalen Zeitalter, neuer Termin

CALL FOR PAPERS

 

Tagung des GERALS an der Université de Franche-Comté

Neues Datum : 3. Dezember 2015

Deutsch als Fachsprache im digitalen Zeitalter

 

Mitveranstalter: GERALS (Groupe d’Etude et de Recherche en Allemand de Spécialité), C.R.I.T. (Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles), ELLIADD-OUN (Edition, Littératures, Langages, Informatique, Arts, Didactique, Discours – Objets et Usages Numériques), UFR-STGI Montbéliard (Unité de Formation et de Recherche en Sciences, Techniques et Gestion de l’Industrie).

Tagungskomitee: Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Priscilla WIND (Université de Franche-Comté), Clémence ANDRÉYS (Université de Franche-Comté), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Thierry GRASS (Université de Strasbourg),.

Wissenschaftlicher Beirat : Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Priscilla WIND (Université de Franche-Comté), Clémence ANDRÉYS (Université de Franche-Comté), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Thierry GRASS (Université de Strasbourg), Christophe REFFAY (Université de Franche-Comté), Françoise GREFFIER (Université de Franche-Comté), Günter SCHMALE (Université de Lorraine).

Die vierte Tagung des GERALS wird vom Fachbereich LEA am Institut UFR STGI Montbéliard organisiert, der in seinem Masterstudiengang “Fremdsprachen und E-Commerce” das Verhältnis von digitalen Medien und Fachsprachen untersucht. Die Tagung wendet sich vor allem an Germanisten im Hochschulwesen (Lehrkräfte, Wissenschaftler, Nachwuchswissenschaftler). Ihr Ziel ist, zu analysieren, auf welche Weise und mit welchen Konsequenzen digitale Medien im Bereich Deutsch als Fachsprache verwendet werden.

Im digitalen Zeitalter sind neue Verhaltens- und Handlungsweisen entstanden, im öffentlichen wie auch im privaten Leben werden Zeit und Raum anders wahrgenommen und neue Arten der Sozialität haben sich entwickelt. Einerseits fördern die digitalen Medien die Entstehung neuer Begriffe von “Gemeinschaft” und “Netzwerk”, andererseits trägt sie zu einer zunehmenden Personalisierung bei. Diese Überlegungen spiegeln sich in unterschiedlichen Fachgebieten wider, die sich mit Deutsch als Fachsprache beschäftigen:

  • In der Didaktik haben digitale Medien die Lehrmittel und die Unterrichtspraxis bereichert, indem sie die Position des Lernenden und des Lehrenden verändert haben (Zusammenarbeit, selbständiges Lernen, Individualisierung des Lernens, Online-Interaktionen, Rolle des Lehrers). Uns interessiert insbesondere die Betrachtung der Auswirkungen digitaler Technik auf den Unterricht und das Erlernen Deutsch als Fachsprache und hierbei die Analyse der Nach- und Vorteile beim Einsatz dieser neuen Technologien.
  • Im interkulturellen Bereich könnte man sich der soziokulturellen Komponente des Verhaltens der Internetnutzer, der Webmarketingstrategien von deutschen und französischen Unternehmen aber auch der sozialen Netzwerke widmen, da die Arbeitsweisen, die Kommunikationsmittel und der Informationszugang durch das Digitale grundlegend verändert wurden.
  • In der Linguistik und in der Übersetzungswissenschaft haben Computerprogramme für die automatisierte Sprachverarbeitung, für die Textanalyse, für die Wörterbucherstellung und Übersetzung zu groẞen Fortschritten bei der Beschäftigung mit Fachsprachen beigetragen. Wissenschaftler, Lehrkräfte und Übersetzer verfügen nun über effiziente Untersuchungsmittel. Synchronische oder diachronische Korpusanalysen, Analysen von Fachdiskursen, Terminologien und Fachsprachenwortschatz, fachsprachenspezifische Phraseologie oder Syntax, Bestandsaufnahme der existierenden digitalen Wörterbücher, Fachübersetzung oder multimediales Schreiben können hier vorgestellt werden.

Eine Publikation der Vorträge in den Saarbrücker Schriften zu Linguistik und Fremdsprachendidaktik (SSLF) ist beabsichtigt.

 

Bitte senden Sie Ihren Beitragsvorschlag, auf Französisch oder auf Deutsch (Titel + ca. 500 Wörter) bis spätestens 20. Oktober 2015 an folgende Adressen: priscilla.wind@univ-fcomte.fr und clemence.andreys@univ-fcomte.fr.

Die Übernachtungen werden von den Mitveranstaltern übernommen. Die Anreisekosten können auch nach Befragung zurückerstattet werden.

cfp allemand de spécialité à l’ère numérique, nouvelle date

APPEL À COMMUNICATIONS

Journée d’études du GERALS à lUniversité de Franche-Comté

Changement de date : Jeudi 3 décembre 2015

Lallemand de spécialité à l’ère numérique

 

Coorganisateurs : GERALS, Groupe d’Etude et de Recherche en Allemand de Spécialité, C.R.I.T. (Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles), ELLIADD-OUN (Edition, Littératures, Langages, Informatique, Arts, Didactique, Discours – Objets et Usages Numériques), UFR-STGI Montbéliard (Unité de Formation et de Recherche en Sciences, Techniques et Gestion de l’Industrie).

Comité dorganisation : Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Priscilla WIND (Université de Franche-Comté), Clémence ANDRÉYS (Université de Franche-Comté), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Thierry GRASS (Université de Strasbourg).

Comité scientifique : Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Priscilla WIND (Université de Franche-Comté), Clémence ANDRÉYS (Université de Franche-Comté), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Thierry GRASS (Université de Strasbourg), Christophe REFFAY (Université de Franche-Comté), Françoise GREFFIER (Université de Franche- Comté), Günter SCHMALE (Université de Lorraine).

La quatrième journée d’études du GERALS est organisée par l’équipe LEA de l’UFR-STGI- Montbéliard, qui approfondit, à travers son master Langues et Commerce électronique, les liens entre numérique et langue de spécialité. Elle s’adresse aux enseignants, enseignants- chercheurs et doctorants germanistes de lenseignement supérieur (BTS, IUT, CPGE, LANSAD, LEA, LCE). Son objectif est de réfléchir aux usages et aux enjeux du numérique pour l’allemand de spécialité.

L’ère numérique fait émerger de nouvelles manières d’être et d’agir, dans la vie publique et dans la vie privée, une nouvelle perception du temps et de l’espace, de nouveaux modes de sociabilité. Favorisant l’émergence de la notion de communauté, elle exacerbe les tensions entre les idées de « réseau » et « personnalisation ». Cette réflexion traverse les champs disciplinaires suivants de l’allemand de spécialité.

– didactique : l’intégration du numérique a conduit à l’enrichissement des supports et pratiques pédagogiques, modifiant la place de l’apprenant et de l’enseignant (collaborativité, autonomie, individualisation de l’apprentissage, interactions en ligne, rôle de l’enseignant). On pourra notamment questionner l’impact du numérique sur l’enseignement et l’apprentissage de l’allemand de spécialité (contraintes et opportunités).

– interculturel : l’environnement de travail, les modes de communication et d’accès à l’information sont modifiés dans une société numérique. Les communications pourront porter sur des analyses interculturelles des contenus web (webmarketing dans l’aire germano- phone et allemand de spécialité, réseaux sociaux et allemand de spécialité, pratiques socio-culturelles sur le web).

– linguistique et traductologie: les programmes informatiques de traitement automatique du langage, d’analyse textuelle, d’assistance à la lexicographie et à la traduction ont per- mis des avancées importantes dans l’approche des langues de spécialité et mis à la dis- position des chercheurs, des enseignants, comme des traducteurs, des outils performants. Les communications pourront porter sur les analyses diachroniques et synchroniques de corpus, l’analyse des discours spécialisés, la terminologie et le lexique spécialisé, la phraséologie et la syntaxe spécialisées, l’état des lieux des dictionnaires numériques en ligne, la traduction spécialisée et la rédaction multimédia.

Les propositions de communications (titre + résumé d’environ 500 mots), en français ou en allemand, pourront aborder notamment les points évoqués ci-dessus. Elles devront être envoyées avant le 20 octobre 2015 à :
priscilla.wind@univ-fcomte.fr et clemence.andreys@univ-fcomte.fr

Projet de thèse sur contrat doctoral : La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Projet de thèse mis au concours à l’Ecole Doctorale LISIT (ED 491) de l’Université de Bourgogne

La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Argumentaire scientifique présentant les enjeux de la thèse

Cette thèse représentera la première exploitation linguistique systématique du corpus actuellement en cours de production à la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon dans le cadre de l’appel à projets « Bibliothèque Scientifique Numérique » de la BNF et portant sur l’intégralité de la collection du Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis sa création en 1928. Ses enjeux se déclinent à la fois aux niveaux régional, national et international :

– Au niveau régional tout d’abord, ce projet s’inscrit dans le cadre du développement des recherches sur la vigne et le vin au sein de l’Université de Bourgogne qui a trouvé sa concrétisation dans la création du GIP « Bourgogne Vigne et Vin » qui regroupe, dans une même synergie, chercheurs et professionnels de la filière et promeut de manière appuyée les recherches SHS sur cette thématique longtemps limitée aux approches des sciences expérimentales (svt, sciences des aliments en particulier).

– Au niveau national ensuite, il s’agira d’une mise en valeur scientifique inédite de cette collection unique et largement méconnue, car peu accessible ; cette thèse représentera par ailleurs une contribution essentielle à la recherche française sur les langues de spécialité qui, spécialité après spécialité, vise à documenter les constructions discursives d’un grand nombre de domaines professionnels – le domaine du vin n’ayant pas encore été défriché.

– Au niveau international, ce sujet de thèse permettra de rendre justice à l’OIV, généralement considérée comme l’ONU du vin, et dont la construction, via cette publication en 5 langues, n’a pas encore été étudiée autrement que d’un point de vue juridique.

Projet de thèse

La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Description du projet

Contexte de la thèse :

Succédant en 2001 à l’Office International de la Vigne et du Vin (créé en 1924) et souvent qualifiée d’ « ONU du vin », l’OIV est un organisme technique, juridique et scientifique international qui travaille à l’harmonisation et à l’élaboration des pratiques et normes mondiales ainsi qu’à l’amélioration des conditions d’élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles. Comptant 46 États membres et travaillant en 5 langues officielles, l’OIV est une organisation internationale de premier plan pour la régulation de la filière vitivinicole à l’échelle planétaire. Depuis 1928, le Bulletin de l’OIV (qui a connu successivement plusieurs titres) est son organe officiel non seulement pour la publication, sous forme d’articles de recherche, des dernières avancées techniques et technologiques, mais aussi pour documenter ses congrès annuels et fournir aux professionnels tout l’arsenal législatif encadrant les échanges de la filière.

Objet de la thèse :

La collection complète du Bulletin actuellement en cours de numérisation et d’indexation à la Maison des Sciences de l’Homme représente donc une ressource inédite inestimable pour aborder, dans le cadre méthodologique qui est celui des recherches françaises sur les discours spécialisés, la manière dont se construit, dans et par ces discours, toute une filière économique à l’échelle planétaire et en cinq langues (français, allemand, anglais, espagnol, italien) – à travers la normalisation terminologique, bien sûr, mais aussi à un niveau macro-linguistique saisissable en termes de traditions discursives (cf. infra). Le projet proposé ici, qui aurait été impossible à réaliser sans l’opération de traitement numérique en cours, s’impose désormais comme une évidence dans la mesure où le corpus balisé permettra de multiples interrogations croisées dans l’esprit du data mining et des Humanités Numériques.

Cadres méthodologiques :

Le projet de thèse se situe à l’intersection entre 3 cadres méthodologiques principaux qu’il s’agira non pas de juxtaposer, mais de faire dialoguer pour dresser le portrait discursif de l’OIV depuis 1928 dans une recherche répondant aux standards internationaux actuels :

– Recherche diachronique sur les discours spécialisés : Le projet ne considérant pas l’approche terminologique comme la seule pertinente pour aborder les discours spécialisés, il s’agira de situer le travail de doctorat par rapport aux orientations actuelles de la recherche sur les discours spécialisés qui mettent l’accent sur l’inscription de ceux-ci dans leur sphère socioculturelle de référence, considérée comme vecteur de véritables « espaces discursifs spécialisés ». Compte tenu de la dimension historique du corpus, il conviendra par ailleurs – et cela sera novateur dans la recherche actuelle – de donner une orientation diachronique au travail sur la base d’un corpus inédit permettant d’observer in vivo, année après année, le mode de construction de la filière à l’échelle mondiale, avec ses tâtonnements, réorientations et choix divers.

– Traditions discursives : Le paradigme des ‘traditions discursives’, initialement développé dans les recherches des romanistes germanophones, s’est aujourd’hui largement développé par delà ce cadre d’origine et est de plus en plus appliqué à l’analyse diachronique des discours spécialisés. Il constituera le complément naturel au point précédant en ce qu’il permet d’analyser le niveau discursif macro, dans son articulation avec d’une part la réalité extralinguistique de la filière (les acteurs, leurs praxis, leurs savoirs) et avec d’autre part les traditions discursives des langues de référence au cours de la période considérée. À travers le prisme de ces traditions discursives, le projet s’inscrit directement dans l’axe « Modèles et discours » de l’EA 4182.

– Terminologie et normalisation terminologique : Au niveau microlinguistique, la thèse se situera enfin par rapport aux orientations contemporaines de la recherche en terminologie – synchronique (faite d’une succession de micro-diachronies) et diachronique (pour l’évolution générale depuis 1928) –, en particulier dans ses rapports avec la normalisation et l’uniformisation. La thèse sera ainsi amenée à aborder non seulement la forme des termes, mais aussi et surtout les concepts qu’ils dénomment dans la mesure où, s’agissant d’un produit hautement culturel comme le vin, les terminologies internationales de l’OIV doivent se situer entre les terminologies nationales, voire régionales, des États membres et le besoin d’internationalisation qui est la raison d’être de l’organisation. Résultats escomptés : La thèse devra aboutir : – à la mise à jour des moules discursifs développés par l’OIV depuis 1928 pour asseoir son rôle d’organisation de régulation de la filière à l’échelle mondiale ; – à la reconstruction motivée des choix terminologiques de l’OIV depuis 1928 dans les domaines les plus sensibles culturellement (appellations, description organoleptique ; – à la formalisation du rôle du bulletin de l’OIV dans la construction de la filière proprement dite.

Connaissances et compétences requises :

– excellente maîtrise du français (rédaction scientifique)

– compétences passives, idéalement actives en anglais

– compétences en linguistique de corpus et fouille de données textuelles

– intérêt pour le domaine vitivinicole

Détails pour la procédure de candidature en ligne sous : http://edlisit.u-bourgogne.fr/images/stories/pdf/contratdoc2012/sujets/Sujet%20TIL%20Gautier.pdf

Contact : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

http://edlisit.u-bourgogne.fr/images/stories/pdf/contratdoc2012/sujets/Sujet%20TIL%20Gautier.pdf

2ème appel : dictionnaires et idéologie(s)

Appel à communications

Dictionnaires et idéologie(s)

Journée d’étude du Centre Interlangues ‘Texte Image Langage’ (EA 4182)

Université de Bourgogne

Vendredi 31 janvier 2014

 

Objet à la fois quotidien (dans son usage scolaire par exemple) et de référence (en particulier sous sa forme encyclopédique), le dictionnaire connaît depuis plusieurs années un regain d’intérêt scientifique à l’intersection entre plusieurs disciplines : sciences du langage, sciences de l’info-com, histoire du livre et de l’écrit, didactique, etc. Dans ce contexte propice aux échanges, la journée proposée dans le cadre de l’axe ‘Individu et Nation’ de l’EA4182, visera une approche interdisciplinaire de l’inscription de l’idéologie/des idéologies dans les dictionnaires ainsi que dans les discours qui les entourent, en particulier au niveau de la réception (discours critique et médiatique entre autres). Il s’agira ainsi de s’interroger sur la dimension idéologique du dictionnaire, quel qu’il soit, mais aussi sur les liens qu’ont entretenus maintes entreprises lexicographiques avec certains régimes autoritaires. Ce faisant, ce sont la dimension culturelle et l’ancrage sociétal du dictionnaire qui seront au cœur de la réflexion.

Conformément à ces objectifs, les travaux pourront porter sur :

  • différents types de dictionnaire (dictionnaires de langue générale ou spécialisée, dictionnaire encyclopédique, dictionnaire d’apprenant) ;
  • différentes langues objets (prioritairement, mais non exclusivement, les langues représentées dans le centre : allemand, anglais, espagnol, français, italien) ;
  • différents objets d’analyse : macrostructure, microstructure, paratexte, discours lexicographique au sens large.

Si la métalexicographie semble être un des angles d’attaque privilégiés, elle pourra être utilement complétée par des mises en perspective civilisationnelles et/ou historiques. Afin de favoriser la discussion et les échanges, on se focalisera lors de cette première journée sur les dictionnaires « papier » et sur une période se limitant aux XIXe et XXe siècles.

Les propositions de communication – 1 page TNR12, interligne simple + 5 mots clefs + 5 références bibliographiques – sont à adresser avant le 10 novembre 2013 uniquement par mail à l’adresse : laurent.gautier@u-bourgogne.fr. Notification aux auteurs fin novembre.

Une publication d’une sélection de publications est envisagée à l’issue de la journée.

Organisation scientifique/contact : Laurent Gautier (laurent.gautier@u-bourgogne.fr)

Quelle sémantique pour la terminologie sensorielle ? Chisinau, Moldova, 4.10.2013

Quelle sémantique pour la terminologie sensorielle ?

S’inscrivant dans l’axe 1 de l’appel, la présente proposition de communication souhaite revenir sur les fondements théoriques et méthodologiques de la terminologie en examinant comment ceux-ci peuvent être mis en œuvre pour l’analyse particulière des descripteurs sensoriels considérés ici comme constituant le noyau dur des terminologies utilisées en sciences du goût.

À partir d’études de cas réalisées par ailleurs (cf. Cayot/Gautier/Soubrier 2009 autour du descripteur onctueux pour les produits laitiers ou Gautier/Le Fur/Robillard 2013 autour du descripteur minéral pour les vins [blancs]), la contribution se concentrera sur les aspects sémantiques, plutôt que contrastifs et/ou traductionnels, de la problématique en partant du fait, somme toute banal, que la plupart de ces termes peuvent être envisagés comme des néologismes de forme en ce que leurs signifiants existent le plus souvent sous une forme non terminologisée dans ce que d’aucuns nomment la « langue commune ». C’est dire le rôle fondamental revenant ici au processus de terminologisation – illustré de manière flagrante dans le travail définitoire – et ce d’autant plus que les concepts en question semblent quotidiens, pour ne pas dire évidents au locuteur non-expert qui aura tendance à penser que « sa » représentation du concept est forcément « la bonne ».

L’argumentation développée dans l’exposé tentera de répondre successivement aux quatre questions suivantes – traitées séparément pour les besoins de la démonstration, mais bien évidemment intimement liées :

  • Quel mode de description pour la sémantique sensorielle ? Si les terminologies sur lesquelles s’est constituée la discipline du même nom s’accommodaient fort bien d’une approche objectiviste – avec des définitions visant à saisir les propriétés intrinsèques des entités dénotées par les concepts –, les descripteurs sensoriels reposent bien davantage sur une appréhension constructiviste du sens dans la mesure où leur perception dépend directement du sujet humain faisant l’expérience de telle ou telle sensation et essayant de la dénommer (Lakoff 1987). La question qui se pose ainsi à la fois pour l’analyste sensoriel et pour le terminologue n’est pas tant celle de leur objectivité que celle de leur possible objectivisation.
  • Quels corpus ? Ce mode de construction du sens nécessite donc de disposer des corpus idoines qui, le plus souvent, ne correspondent que très partiellement aux corpus traditionnellement utilisés en terminologie. Compte tenu de la dimension constructiviste évoquée précédemment, il convient de recourir à des corpus permettant d’appréhender la construction du sens dans et par le discours, corpus qu’il convient d’examiner alors aussi sous l’angle interactionnel et discursif.
  • Quels informants ? Si les sciences du goût ont l’habitude de travailler à partir de la notion de panel (cf. Dacremont 2009 et les contributions réunies dans Dubois 2009), cette dernière n’est pas (encore) usuelle en terminologie. Il s’agit donc de se demander comment les données verbales produites par les différents types de panels sensoriels peuvent être investies au niveau terminologique en tenant bien compte des différences de statuts entre groupes.
  • Quelles définitions ? Les réponses aux trois questions précédentes doivent enfin permettre d’avancer sur celle de la forme des définitions : comment les extraire d’une zone de pure subjectivité pour leur donner, si tant que cela est un sens dans le domaine sensoriel, un tour normatif ?

 

Bibliographie (5 auteurs)

 

Cayot, Philippe/Gautier, Laurent/Soubrier, Jean (2009) : « Définition, dénomination et traduction du concept ‘onctueux’ en français, en anglais et en allemand ». In : Danièle Beltran-Vidal (Ed.). Les mots de la santé (2) : affaire(s) de goût(s). Lyon : Université Lumière-Lyon II, 189-222.

Dacremont, Catherine (2009) : « Analyse descriptive : comment le praticien de l’évaluation sensorielle construit-il une terminologie sensorielle ? » In : Danièle Beltran-Vidal (Ed.). Les mots de la santé (2) : affaire(s) de goût(s). Lyon : Université Lumière-Lyon II, 163-174.

Dubois, Danièle, Ed. (2009) : Le sentir et le dire. Concepts et méthodes en psychologie et linguistique cognitives. Paris : L’Harmattan.

Gautier / Le Fur / Robillard (2013) : « La ‘minéralité’ du vin : mots d’experts et de consommateurs » In : Laurent Gautier/Eva Lavric (Eds). Les descripteurs du vin en Europe : approches contrastives. Frankfurt/Main : Peter Lang, pagination en cours.

Lakoff, George (1987) : Women, Fire, and Dangerous Things: What Categories Reveal About the Mind. Chicago : University of Chicago Press.