Dijon 13.10.2017 « Approches diachroniques des discours et cultures de spécialité

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Programme de la journée d’étude du 13 octobre 2017

Lieu : Salle du conseil – Maison des Sciences de l’Homme – Dijon

 

9H30 : Accueil des participants

9H45 : Ouverture (D Carnet – JP Charpy – L Gautier – S Patin)

 

10H – 11h30 :

David Banks (Université de Bretagne Occidentale): The effects of revolution and war on academic discourse, 1785-1835.

Juan José Calvo (Université de Valence –Esp.): Table vs. mete boord : Old French culinary terms and Germanic native vocabulary in two late Middle English cookery books.

Margaux Coutherut (Université Paris 8) : Les recettes de cuisine en anglais du Moyen-Âge à nos jours : évolutions structurelle, syntaxique, lexicale.

Pascaline Dury (Université Lumière Lyon 2): La “médicalisation” de la terminologie du textile en anglais, une analyse diachronique en corpus.

Caroline Benedetto (Université de Bordeaux): les guides des bonnes pratiques médicales : un discours spécialisé en mutation ?

 

11H30 – 11H45 : pause café

 

11H45 – 12H45 :

Sonja Molnar (Université de Salzbourg): Genre innovation and product presentation in 400 years of advertising culture.

Jessica Stark (ENS Paris-Saclay): “Les manuels diplomatiques”, vecteurs de spécialisation de l’anglais de la diplomatie (1603-1017).

Mathilde Gaillard (ENS Cachan): Emergence et cristallisation d’un milieu spécialisé hybride : les think tanks aux Etats-Unis.

Philippe Millot (Université Jean Moulin Lyon 3): La néologie en sciences de l’information: étude sur corpus diachronique d’un nouveau domaine spécialisé.

 

12H45 – 14H : Buffet (sur place)

 

14H -15H :

Aurélie Picton – Julie Humbert-Droz (Université de Genève): Approche diachronique pour l’analyse de la déspécialisation de la connaissance : l’apport de la linguistique de corpus

Arthur Joyeux (Université de Bourgogne Franche – Comté): Stratégies discursives du Conseil d’Etat autour du principe de discrimination

Albert Morales (Université de Venise): Uso diacrónico de la terminacología juridíco-administrativa en el discurso normativo.

 

15H – 16H30 : Table ronde et clôture de la journée d’étude

 

CONTACTS : didier.carnet@u-bourgogne.fr / jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr / laurent.gautier@u-bourgogne.fr / stpatin@gmail.com

Publicités

Présentation : La sémantique sensorielle peut-elle être autre chose qu’une sémantique expérimentale ?

Présentation disponible en ligne :

 

https://www.academia.edu/34648475/La_s%C3%A9mantique_sensorielle_peut-elle_%C3%AAtre_autre_chose_qu_une_s%C3%A9mantique_exp%C3%A9rimentale_

[Objectifs et problématique] La question au centre de la proposition est celle de savoir quel(s) cadre(s) sémantique(s) théorique(s) est / sont le(s) mieux à même de rendre justice aux contraintes génériques qui pèsent sur les terminologies sensorielles – à commencer, ici, par la terminologie œnologique. Il s’agit en effet de tenir compte de deux aspects particuliers : d’une part la dimension expérientielle de ces termes (Dubois 2009) – où expérience doit être entendu au sens très concret de l’expérience de dégustation – et, d’autre part, la dimension éminemment subjective de ces expériences que la recherche d’une intersubjectivité partagée – comme sous-bassement définitoire – cherche à contourner ou, à tout le moins, à réduire autant que faire se peut (cf. les panels entraînés en analyse sensorielle, Dacremont 2009). La thèse défendue ici est que seule une sémantique que nous qualifions d’expérimentale – c’est-à-dire reposant sur des données non intuitives et non introspectives produites en situation contrôlée – peut permettre de relever ce défi.

[Corpus] La démonstration reposera sur un corpus de données précisément expérimentales produites dans le cadre d’un projet interdisciplinaire autour du descripteur minéral/minéralité (pour les vins blancs) qu’il s’agira de croiser et faire dialoguer (Gautier / Le Fur / Robillard 2015). Ce corpus comprend ainsi :

  • des réponses à des questions ouvertes posées à des consommateurs et des professionnels sans stimulus;
  • des descripteurs produits par un panel entraîné, donc avec stimulus ;
  • des entretiens semi-dirigés réalisés auprès des producteurs des vins testés par le panel mentionné ci-dessus et abordant, à un niveau général, leur « philosophie » de vigneron et à un niveau plus resserré, leur rapport à la minéralité.

[Méthodologie] Méthodologiquement, l’analyse recourt tout à la fois aux méthodes quantitatives de la linguistique de corpus et de la fouille de données pour aborder chacun des corpus individuellement et en interaction et aux méthodes qualitatives de la sémantique cognitive, en particulier les notions de prototypes, d’air de famille ou encore de blending. L’objectif est de montrer comment une démarche se voulant holistique permet de reconsidérer le travail définitoire et le statut et la forme même de la définition terminologique.

 

Références citées :

– Dacremont, Catherine, 2009. « Analyse descriptive : Comment le praticien de l’évaluation sensorielle construit-il une terminologie sensorielle ? » In : Beltran-Vidal, Danièle (Ed.). Les mots de la santé (2). Affaire(s) de goût(s), Lyon : Université Lumière-Lyon II, 163-174.

– Dubois, Danièle (Ed.), 2009. Le sentir et le dire. Concepts et méthodes en psychologie et linguistique cognitives, Paris : L’Harmattan.

– Gautier, Laurent / Le Fur, Yves / Robillard, Bertrand, 2015. « La ‘minéralité’ du vin : mots d’experts et de consommateurs » In : Gautier, Laurent / Lavric, Eva (Eds). Unité et diversité dans le discours sur le vin en Europe, Wien : Peter Lang.

 

 

Mots-clefs : terminologie, sensorialité, descripteur, sémantique, cognition

Le continuum lexique-grammaire en genre spécialisé à partir de corpus maison

Nouvelle présentation online :

https://www.academia.edu/33280191/Le_continuum_lexique-grammaire_en_genre_sp%C3%A9cialis%C3%A9_%C3%A0_partir_de_corpus_maison

Colloque CILC2017 – Université Paris-Diderot (P7) – 31 mai – 2 juin 2017

[Problématique et objectifs] La proposition, qui s’inscrit dans l’axe 5 de l’appel « Corpus, études contrastives et traduction » vise à interroger l’apport des corpus spécialisés maison (Loock 2016a, b) pour la mise au jour, pour la traduction professionnelle et la formation de traducteurs, des patrons lexico-grammaticaux inhérents à des moules textuels (Gautier 2009) hautement contraints, en langue(s) traduite(s). On discutera en particulier, à la suite de Kübler/Gledhill (2016 : 75), l’idée selon laquelle l’interrogation systématique de corpus homogènes permet d’aboutir à une représentation holistique vérifiée des interactions entre lexique et grammaire, surtout quand chacune des deux composantes est mise en œuvre à travers des répertoires (très) réduits par rapport aux possibilités offertes par le système linguistique considéré. Ces patrons peuvent en effet représenter pour le traducteur  un « sous-texte » à partir duquel les choix de traduction se feront de manière « naturelle » à l’interface entre contenus conceptuels du texte à traduire et mise en mots et en textes.

[Données] Cette problématique sera instanciée ici par un corpus clos, compilé manuellement, et composé des conférences de presse de la Banque Centrale Européenne 2015 et 2016 dans leur version originale en anglais (19.883 mots) et dans leurs traductions en français (23.931 mots), allemand (19.810 mots) et néerlandais (21.324 mots). Par-delà son caractère de prime abord parallèle (Teubert 1996), chacun des sous-corpus sera envisagé pour lui-même, comme corpus de langue traduite, la comparaison avec l’original ne jouant, méthodologiquement, qu’un rôle périphérique.

[Méthodologie] On partira tout d’abord de la fréquence des termes N pour en interroger systématiquement les combinatoires, en particulier verbales, afin de dresser un inventaire systématique par langue des structures argumentales dans lesquelles ils s’inscrivent. Ce faisant, la dimension formulatoire, indispensable au traducteur pour la fluidité de son texte, sera mise en avant en particulier pour les langues, allemand et néerlandais en tête, qui jouent sur l’emploi de N prédicatifs associés à des V supports préférentiels non prédictibles :

(01)     Insbesondere müssen die entschlossene UmsetzungNPRED von [Güter- und Arbeitsmarktreformen]ARG sowie die BemühungenNPRED [zur Verbesserung des Geschäftsumfelds für Unternehmen]ARG in einigen Ländern intensiviertVSUP werden.

(02)     Ten tweede was, hoewel de tussen juni en september vorig jaar genomen monetairbeleidsmaatregelen tot een aanzienlijke verbeteringNPRED [in termen van de koersen op de financiële markten]ARG hebben geleidVSUP, dit niet het geval voor de kwantitatieve uitkomsten.

On s’arrêtera ensuite, à partir d’une analyse des n-grams, sur les structures récurrentes, analysées ici en termes de routines discursives, dont l’emploi, par-delà la terminologie et les collocations conceptuelles, garantit l’appartenance du texte au genre, comme en (03) :

(03)     D : nach wie vor, mit Blick auf ; F : au cours des prochains mois, (x) des prix à moyen terme, NL : (van) de additionele aankopen van, op de middellange termijn

[Discussion] Les résultats seront discutés d’une part par rapport à l’implémentation des corpus, en particulier maison, dans la formation des traducteurs – et ce par-delà leur présence « dissimulée » dans nombre d’outils de TAO, à commencer par les MT – et d’autre part par rapport au cloisonnement souvent systématique entre un module grammatical, un module terminologique et un module « stylistique » qui, pour des types de textes spécialisés (très) contraints, vole en éclat dès que l’on part de la langue en usage attestée en corpus.

 

Références citées :

Gautier L., 2009. Nochmals zum (Fach-)Textmuster: von der Kognition zur Beschreibung einzelner Textexemplare. Lyon Linguistique allemande, Université Lyon 2, Laboratoire LCE (Langues et Cultures Européennes), Histoire de Textes – Mélanges pour Marie-Hélène Pérennec, 8 p. <hal-00425363>

 

Gledhill C., Kübler N., « What can linguistic approaches bring to English for Specific Purposes? », ASp, 69 | 2016, 65-95.

Loock R., 2016a. «  L’utilisation des corpus électroniques chez le traducteur professionnel : quand ? comment ? pour quoi faire ? » ILCEA, ELLUG, 2016, ILCEA, 27, https://ilcea.revues.org/3835. <hal-01394854>

Loock R., 2016, La Traductologie de Corpus. Presses Universitaires du Septentrion, 2016, 2757413910. <hal-01391523>

Teubert, Wolfgang, 1996. Comparable or Parallel Corpora. Int J Lexicography ; 9/3, 238-264. DOI 10.1093/ijl/9.3.238.

 

CfP: ENFOQUES DIACRÓNICOS SOBRE DISCURSOS Y CULTURAS DE ESPECIALIDAD

 

Dossier temático para Textes & Contextes 2018

Revista digital de la EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

ENFOQUES DIACRÓNICOS SOBRE DISCURSOS Y CULTURAS DE ESPECIALIDAD

 

 

Equipo editorial:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Calendario

 

Peticiones de contribuciones : julio de 2016

Fecha límite de las propuestas: diciembre de 2016

Notificación de las propuestas a los autores (sin compromiso para publicación) : febrero de 2017

Mesa redonda para la coherencia del dossier: octubre de 2017

Fecha límite para la entrega de los artículos: diciembre de 2017

Notificación de los artículos a los autores : abril de 2018

Envío de la versión enmendada de los artículos : septiembre de 2018

Publicación en línea : otoño de 2018

 

Temática: enfoques históricos sobre los discursos y culturas de especialidad, teorización, posicionamiento epistemológico, metodologías, la diacronía como vía de acceso a las culturas especializadas, análisis de casos.

 

Posibles reflexiones (lista no exhaustiva):

 

– Tradiciones discursivas: ¿Cómo el paradigma de las tradiciones discursivas, desarrollado, entre otros, por los romanistas alemanes después de Coseriu (escuela de Tübingen), puede ser aplicado en el caso de los discursos especializados?

– Enfoque diacrónico sobre la terminología: ¿Cómo incorporar la dimensión histórica en las perspectivas descriptivas y/o normativas de la terminología? Qué revela la evolución de los términos sobre el desarrollo de una cultura especializada?

– Enfoque diacrónico sobre los diccionarios especializados: ¿Cómo han evolucionado las macro y micro estructuras de los diccionarios especializados? ¿Qué importancia se le puede dar a la representación de los saberes especializados en cuanto a su aspecto histórico?

– Construcción histórica de los campos de especialidad: ¿Con qué discursos/textos se estructura un campo determinado? ¿Cómo la evolución de las ciencias y tecnologías llevan al nacimiento de los nuevos campos, y su puesta en discurso?

– Estudio sobre las revistas profesionales y revistas doctas (entre las cuales los discursos académicos): ¿Cómo abordar los corpus que quedan por estudiar? ¿Qué problemas metodológicos de constitución de corpus históricos se pueden plantear en lenguas de especialidad?

– Aporte innovador de la lingüística de corpus en la metodología del enfoque histórico, sobre todo, para teorizar las “culturas especializadas”

– Dimensión etnográfica de las lenguas de especialidad: ¿Cómo reconstruir el estudio de un ámbito especializado en su profundidad histórica?

– Incorporación de los conocimientos y de los discursos especializados en la literatura: en el cruce entre la diacronía y el texto literario, ¿existe una FASP (Ficción con Sustrato Profesional) histórica?

– …
Cada artículo aceptado en la primera fase de selección se someterá al comité editorial y a revisión por expertos con método de doble ciego.

 

Lengua de publicación: alemán, español, francés, inglés

 

Las propuestas tendrán que constar de un título, un resumen de alrededor de 500 palabras, 6 palabras clave y referencias bibliográficas citadas. Se enviarán simultáneamente a didier.carnet@u-bourgogne.fr , jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr , laurent.gautier@u-bourgogne.fr , spatin@eila.univ-paris-diderot.fr

 

Se puede bajar la hoja de estilo para los artículos definitivos en

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP: DIACHRONIC APPROACH TO SPECIALISED DISCOURSE AND CULTURES

 

Special issue for Textes & Contextes 2018

Online journal for the EA4182 – Université de Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

DIACHRONIC APPROACH TO SPECIALISED DISCOURSE AND CULTURES

 

 

Editorial team:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche Comté) Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Schedule

 

Call for papers: July 2016

Abstract submission deadline: December 2016

Official notification of acceptance (meaning encouragement, but not commitment for publication): February 2017

Day-long seminar (discussion around the link between the papers and strengthening the coherence of the special issue): October 2017 (date to be specified)

Paper submission deadline for peer review: December 2017

Paper review feedback to authors: April 2018

Paper submission deadline: September 2018

Online publication of papers: Autumn 2018

 

General background: historical approach to specialised discourse and culture – theorisation, epistemological positioning, methodology, diachrony as a means to access specialised cultures, case studies

 

Possible paths to be developed (non-exhaustive list):

  • discursive traditions: how can the paradigm of discursive traditions, developed inter alia by the German Romanists following Coseriu (Tübingen School), be implemented for specialised discourse?;
  • diachronic approach to terminology: how can the historical dimension be integrated in the descriptive and/or normative approaches to terminology? What do we learn from the evolution of the terms of the development of a specialised culture?;
  • diachronic approach to specialised dictionaries: how did the macro- and micro-structures of specialised dictionaries evolve? What room is there for the representation of specialised knowledge in their historical dimension?;
  • the historical construction of specialised fields: how are texts and discourse structured in a given field? How does the evolution of sciences and techniques lead to the formation of new domains and their techniques?;
  • research work on professional journals and reviews (including academic discourse): How do we deal with such largely-unexplored corpora? What methodological issues should be addressed regarding the construction of historical corpora in LSP contexts?;
  • innovative contribution of corpus linguistics to the methodology of the historical approach, more particularly in the theorisation of “specialised cultures”;
  • the evolution in the way lay persons relate to specialised discourse in the wake of new technologies: how is specialised knowledge propagated and how does it circulate in blogs, forums, etc.?;
  • the ethnographic dimension of LSP: how do we reconstruct the study of a specialised environment in its historical depth?;
  • the embedding of specialised knowledge and discourse: is there a historical FASP at the intersection of diachrony and literary texts?;

 

Each pre-selected paper will be submitted to the editorial committee and go through a double-blind peer-reviewing process.

 

Proposals, comprising a title, an abstract of about 500 characters, six key-words and references cited in the paper, will be sent simultaneously to didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr, aspatin@eila.univ-paris-diderot.frnd

 

The style sheet (for accepted papers) can be downloaded from:

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

 

Equipe éditoriale:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

[+ collègue hispaniste (en cours de finalisation)]

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des propositions : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP prolongé au 30 juillet : Terminologie oenologie gastronomie

Appel à communications

COLLOQUE « LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION »

27-28 septembre 2016 |Dijon – Beaune

Date limite de soumission repoussée au 30 juillet 2016

Au vu des premières propositions reçues, les projets de communication portant plus spécifiquement sur le volet « gastronomie » seront particulièrement bienvenues. 

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION

Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme tout domaine de spécialité, constitué au fil du temps leurs terminologies propres permettant de désigner tout à la fois le matériel utilisé, les procès mis en œuvre et les produits finis qui en résultent, de la description organoleptique d’un vin aux dénominations de plats sur la carte d’un restaurant. Si ces terminologies partagent avec : leur ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs marqués au sceau de la culture.

Cette première manifestation – et l’ouvrage de référence qui en découlera – entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. On privilégiera les approches empiriquement fondées, que ce soit sur corpus, sur enquêtes ou sur procédures expérimentales. Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes – sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés :

  • Gestion de la dimension subjective : Qu’il s’agisse de la notion de qualité, de « bien » boire ou manger, ou de « typicité », la dégustation d’un vin ou d’un plat étant une expérience hautement individuelle, comment gérer la part de subjectivité inhérente au lexique employé par les consommateurs ? Comment arriver à une objectivisation des termes retenus ? Comment assurer la « transférabilité » de ces termes objectifs ?
  • Gestion de la subjectivité spatiale : Qu’il s’agisse du rapport à un lieu-dit dit « terroir », « crus », « clos », « domaine », « maison », « terrasse », « restanque », « bancaus », ou « climats », comment distinguer ces terminologies, souligner leur analogie comme de l’influence dont elles ont profité ?
  • Gestion de la dimension hédonique : Toute expérience de dégustation comportant également une dimension de plaisir, comment l’intégrer aux descripteurs utilisés ? Des descripteurs hédoniques peuvent-ils prétendre devenir des descripteurs sensoriels ? Comment approcher les connotations positives ou négatives de ces termes particuliers ?
  • Terminologie maison / d’entreprise : Par-delà les terminologies officielles (races, variétés, cépages, etc.), comme normées (ex : techniques de cuisson ou morceaux de pièces de viande – en cours de remaniement), les secteurs visés se caractérisent par l’existence de terminologies « maison », que ce soit pour des questions de tradition ou de positionnement marketing. Comment ces terminologies sont-elles gérées et transmises ? Les entreprises en ont-elles conscience ? Comme sont-elles articulées avec les terminologies officielles ?
  • Terminologie et interactions en relation clients : Compte tenu de l’importance, dans les domaines visés, des interactions avec les clients, comment le transfert transgénérationnel, transrégional, transsocial des concepts (ex : modèle qualitatif) et des termes se passe-t-il ? Quelles sont les stratégies des professionnels pour contourner les problèmes de compréhension ? Comment adaptent-ils une terminologie au profil de la clientèle ?
  • Terminologie et interactions en situation de formation : Que ce soit en interne, en entreprise ou face au consommateur-client, l’utilisation de la terminologie, officielle ou maison, passe par sa maîtrise et, donc son apprentissage. Comment celui-ci est-il assuré en situations de formation ? Comment cette maîtrise est-elle testée ? Quels supports existent en français et en langue étrangère ? Quel logiciel (ou application) de génération de terminologies culinaires peut-on encore développer ?
  • Terminologie et ancrage / imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?
  • Terminologies des professions et des métiers de la gastronomie et de l’œnologie : quel rôle jouent-elles dans la construction des domaines d’activité ? comment et pourquoi évoluent-elles ? sont-elles normées ? quelles représentations pour le public / les consommateurs ?

Localisation

Les deux journées de colloque se dérouleront au plus près des acteurs professionnels, à savoir le mardi 27 septembre au Lycée d’application hôtelier du Castel à Dijon et le mercredi 28 septembre au Lycée Viticole à Beaune.

 

 

 

 

Droits d’inscription

TARIF PLEIN 120€ –        Matériel (mallette, programme, actes)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

–        Déplacement à Beaune (AR bus dédié)

–        Pass bus/tram Dijon

–        Déjeuners (2 jours)

–        Cocktail dinatoire (soirée gala

Tarif réduit

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

90€
gratuité

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

0€ –        Matériel (mallette, programme)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 30 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fr et anne.parizot@univ-reims.fr

 

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 12 mai 2016
  • Date limite de retour des propositions : 30 juillet 2016
  • Notification aux auteurs : 15 août 2016
  • Publication du programme : 5 septembre 2016
  • Remise des textes pour expertise avant publication : 1er novembre 2016

 

Colloque organisé avec le soutien de :

Université de Bourgogne – Laboratoire TIL – Laboratoire CIMEOS – Grand Dijon – Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Coordination scientifique :

Jean-Jacques Boutaud (Dijon), Laurent Gautier (Dijon), Clémentine Hugol-Gential (Dijon), Anne Parizot, (Charleville-Mézières), Kilien Stengel (Tours)

Les certifications en langues dans le secteur LANSAD, Dijon, 13.11.2015

Les certifications en langues dans le secteur LANSAD

Journée d’études organisée par le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) – Université Bourgogne Franche-Comté

Vendredi 13 novembre 2015

Salle des Conseils – Maison des Sciences de l’Homme de Dijon

Coordination scientifique : Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

Programme

9h30 Accueil des participants

10h00 Ouverture de la journée

Introduction et problématisation de la journée

10h30 Valérie Braud (Université de Bordeaux), Philippe Millot (Université de Lyon, CEL), Cédric Sarré (Université Paris-Sorbonne, CeLiSo), Séverine Wozniak (Université Grenoble Alpes, ILCEA4) – De l’aptitude à maîtriser une langue vivante étrangère. Eléments de contextualisation sur la certification en langues pour spécialistes d’autres disciplines

11h00 Laurent Rouveyrol (Coordination Nationale CLES, en charge du dossier CLES 3, Université de Nice Sophia Antipolis, UMR 7320 « Bases Corpus Langage ») – LANSAD et certification. L’exemple de Cles 3, certification actionnelle de niveau C1

11h30 Emmanuelle Esperança-Rodier, Marie-Hélène Fries, Laura M. Hartwell, Sylvain Perraud (Université Grenoble-Alpes) – Evaluer et valoriser les compétences en langues de spécialité au niveau B2/indépendant dans un cadre institutionnel public

12h15 Déjeuner au restaurant Le Muzard (intervenants et participants inscrits)

14h00 Didier Carnet & Jean-Pierre Charpy (Centre Interlangues TIL, EA 4182, Université Bourgogne Franche-Comté) – De la viabilité des projets européens : l’exemple de sTANDEM, projet de certification en anglais médical.

14h30 Laurent Gautier & Olivier Méric (Centre Interlangues TIL, EA 4182, Université Bourgogne Franche-Comté) – VinoLingua et Tell Me A Story : quelle « sortie » en certification pour des projets européens d’enseignement des langues en milieu professionnel ?

15h00 Pause-café

15h15 Table ronde : quelles perspectives pour les certifications en langues dans le secteur LANSAD ?

#cfP Les certifications en langues dans le secteur LANSAD

Appel à communications

 

Les certifications en langues dans le secteur LANSAD

 

Journée d’études organisée par le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) – Université de Bourgogne

 

Vendredi 13 novembre 2015

 

Coordination scientifique : Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy,

Laurent Gautier

Dans le monde de la communication globale internationale, les employeurs ou les institutions qui souhaitent connaître le niveau de compétence linguistique en langues vivantes de locuteurs non natifs ont généralement recours à des tests de compétence généralistes comme le TOEFL (Test of English as a Foreign Language) ou encore le TOEIC (Test of English for International Communication), un test à orientation plus sensiblement commerciale, pour l’anglais, les certificats ou le Test DaF du Goethe Institut pour l’allemand, ou les diplômés DELE de l’Instituto Cervantes pour l’espagnol. Ces certifications permettent d’attester que les candidats ont atteint un certain niveau (le plus souvent indexé sur le CECRL) dans des compétences requises pour la vie de tous les jours et, parfois, sur leur lieu de travail, mais ils n’évaluent pas les compétences propres aux langues de spécialité.

La certification en langues de spécialité – à l’exception de quelques tests de niveau CLES 3 développés à Toulouse Purpan et du test hongrois PROFEX dans le domaine de l’anglais médical – reste largement inexplorée en dépit de la demande croissante des professionnels. Conscients de cette lacune, une équipe d’enseignants-chercheurs de l’EA 4182 de l’Université de Bourgogne travaillant dans le domaine des discours spécialisés propose de défricher le territoire de la certification en langues vivantes appliquées à divers contextes professionnels. Cet intérêt repose sur plusieurs expériences de projets européens (Leonardo ou KA2) dans le domaine :

  • dans le domaine de la langue de la filière vitivinicole, le projet VinoLingua, développé en allemand, espagnol, français et italien entre 2010 et début 2013, qui visait à produire des matériaux d’apprentissage du discours de la dégustation et de la visite de domaine à destination des professionnels du secteur dès le niveau A1 et pour lequel s’est posé la question de la validation des compétences acquises ;
  • dans le domaine de l’anglais médical, le projet sTANDEM (sTANDardised language Examination for Medical purposes), développé entre 2011 et 2014, dont l’objectif était d’évaluer et de valider les compétences langagières spécialisées des professionnels de santé dans les domaines de la médecine, de la pharmacie et des soins infirmiers, qui proposait de mettre à disposition des professionnels de la communauté spécialisée un test sur mesure répondant à leurs besoins ;
  • dans le domaine des langues pour le tourisme, enfin, le projet Tell Me A Story, développé de fin 2012 à fin 2014, qui ambitionnait de fournir à destination des guides touristiques des « anecdotes » de visite, en langues étrangères, sous une forme didactisée.

Dans le cadre général des Langues pour Spécialistes d’Autres Disciplines (LANSAD), l’une des principales questions qui se posent est celle des choix linguistiques, didactiques et culturels propres à ces certifications en langues de spécialité. Ce sont précisément ces choix qui seront au centre de la journée d’études. Les communications pourront ainsi aborder les aspects suivants, sans que cette liste soit limitative :

  • quel seuil commun d’acceptabilité et de transgression éventuelle des normes du CECRL (par exemple l’indexation implicite des compétences en discours spécialisés [à partir de C1] sur les compétences en langue dite « commune » [jusqu’à B2]) ?
  • les différences entre les tests de type TOEFL/TOEIC pour l’anglais et les tests de 4ème générations indexés sur les besoins – ces tests posant la question de l’analyse des besoins dans les secteurs professionnels visés : par qui doivent-ils être définis ? sur la base de quelle méthodologie ?
  • quelle place peut/devrait revenir aux certifications nationales, en particulier en discours spécialisés, par exemple, en France, dans le cas du CLES 3 ?
  • comment situer le secteur LANSAD, et des niches parfois numériquement confidentielles, par rapport aux certifications transnationales aux objectifs fortement économiques ?
  • quelle place accorder à l’ancrage culturel des spécialités et à l’évaluation de sa maîtrise par delà les objectifs communicationnels ?
  • quelle place accorder à la certification dans d’autres langues que l’anglais ?
  • quel rôle peuvent jouer les appels à projets européens dans ce secteur avec un focus particulier sur leurs débouchés, leur reconnaissance et la gestion potentielle de leurs résultats après la fin des financements ?
  • quelle place accorder à la docimologie dans l’évaluation de ces certifications ?

Les chercheurs intéressés soumettront une proposition, composée d’un titre, d’un résumé argumenté d’environ 300- 450 mots et d’une bibliographie de 10 titres maximum d’ici le 10 juin 2015. La proposition sera envoyée, par mail, aux trois coordinateurs scientifiques de la journée : didier.carnet@u-bourgogne.frjean-pierre.charpy@u-bourgogne.frlaurent.gautier@u-bourgogne.fr. Une notification d’acceptation sera donnée d’ici début juillet 2015.

La journée débouchera sur une publication sous forme de numéro spécial de revue à comité de lecture.

Conference: Complémentarité des discours professionnels du guide touristique et de l’audio-guide dans une approche multimodale.

Communication au colloque « Applied Linguistics and Professional Practice »

Genève – Jeudi 11 septembre 2014

Olivier Méric / Laurent Gautier

Complémentarité des discours professionnels du guide touristique et de l’audio-guide dans une approche multimodale.

Le développement des nouvelles technologies et l’extension des réseaux de communication ont rendu la connectivité disponible à chaque instant, la réalité “connectée”, voire augmentée (Fèvre, Plantier, 2010) qui en résulte, a conduit à l’émergence de nouveaux services professionnels associés à de nouvelles formes de discours, diversifiant ainsi une offre plus conventionnelle. Dans le domaine du tourisme, les organismes exploitant des sites d’intérêt touristique proposent souvent aux visiteurs un audio-guide et/ou une visite commentée de leurs attractions. Dans ce contexte, la communication proposée a pour objectif de mettre en évidence la complémentarité discursive entre ces options qui, intégrées à une approche multimodale, peuvent concourir à améliorer les prestations offertes.

La linguistique sur corpus appliquée à des discours professionnels tels que définis par Petit (2010) permet la mise en évidence, de manière empirique et inductive, des caractéristiques intrinsèques des discours constitutifs des corpus choisis. Dans le cas présent, une analyse statistique approfondie et descriptive des corpus permet la construction et la comparaison des moules discursifs sous-jacents aux deux situations communicatives précédemment mentionnées et dont l’une est tributaire d’un dispositif socio-technique. En accord avec l’approche fonctionnaliste proposée par Newmeyer (1998 : 17), les résultats de cette comparaison seront interprétés sur la base du lien étroit entre la forme et les fonctions pragmatiques du discours au niveau des flexions du verbe et des déictiques pour déterminer leur niveau de complémentarité.

Le corpus interrogé est constitué de textes francophones issus de transcriptions d’enregistrements audio et de textes directement rédigés en vue de la création des audio-guides. Le résultat obtenu est l’étude d’un sous-corpus de textes écrits pour l’oral mis en parallèle avec un sous-corpus de textes oraux, les deux étant comparés sur la base d’un continuum de proximité – distance inspiré du concept défini par Koch et Oesterreicher (2001).

La construction de ces sous-corpus observe des règles simples de représentativité du domaine étudié, en l’occurrence une sélection quantitativement équilibrée en nombre et en extension des textes transcrits et écrits. L’utilisation d’un programme informatique pour l’analyse statistique et quantitative des occurrences des phénomènes linguistiques présents dans chaque échantillon permet la description et la comparaison des moules discursifs utilisés dans chaque situation communicative.

Au regard des deux prestations discursives différentes proposées dans un même contexte de pratique professionnelle relative à la visite d’un site touristique, l’étude s’inscrit dans le thème général “Multimodality in professional practice and vocational learning”.

 

Fèvre, Jessica, Plantier, Bruno, 2010, ‘Expérience de réalité augmentée au sein du château de Vincennes. Le cabinet de travail de Charles V’, dans Actes du colloque Virtual Retrospect 2009, Archéovision 4, pp. 123-127, Edition Ausonius, Bordeaux

Koch Peter & Wulf Œsterreicher, 2001, ‘Langage parlé et langage écrit’, in Lexikon der Romanistischen Linguistik, tome 1, 584-627, Tübingen, Max Niemeyer Verlag

Newmeyer, Frederick, 1998, Language Form and Language Function. Cambridge, MA: MIT Press.

Petit, M., (2010), Le discours spécialisé et le spécialisé du discours : repères pour l’analyse du discours en anglais de spécialité, E-rea [En ligne], disponible à http://erea.revues.org/1400 (dernier accès le 30/09/2013); DOI : 10.4000/erea.1400

Mots-clés : discours touristique, corpus, multimodal, audio-guide, visite guidée