ppt online Modélisation des terminologies sensorielles du discours expert et non expert pour la plateforme de recommandation hybride SmartAd

#terminologie #sémantique #vin #sensorialité #recommandation #corpus #oenologie #gastronomie

Présentation accessible ici.

La lisibilité et la compréhension du discours expert par un consommateur non-expert sont sources de difficultés impactant l’acte d’achat [1]. Cette réalité est particulièrement vraie dans le domaine du vin où les propriétés organoleptiques et sensorielles des vins décrits par les institutions et experts portent une charge sémantique complexe difficilement appréhendable par les amateurs. D’après [2], au moins trois facteurs sont responsables de cette tension :

1) la densité terminologique du discours et l’importance de celle-ci pour son degré de cohérence ;

2) le potentiel sémantique du terme, tant du point de vue de sa mise en discours que de son interprétation lors de la lecture ;

3) et dans une moindre mesure, la morphologie du terme.

Ainsi, la communication proposée visera à présenter des travaux interdisciplinaires associant linguistique de corpus, sémantique formelle et informatique et ambitionnant le développement d’un système générique de recommandation hybride d’items [3, 4, 5] présentant une dimension sensorielle : des vins ou des mets (goût), des fragrances ou des parfums (odorat), de la musique (ouïe), des matières en aménagement intérieur (toucher) ou encore des perceptions multimodales complexes (ambiances urbaines, traces touristiques).

La plateforme SmartAd, et le projet sous-jacent AdWine spécifiquement centré sur le vin, s’inscrivent ainsi dans le contexte stratégique de la transition numérique de l’économie et sont orientés vers le conseil et l’aide aux consommateurs. Ils permettent le partage pédagogique et intuitif des expériences sensibles, à la croisée entre terminologies des experts et professionnels pour décrire les items et terminologies adoptées par les consommateurs incluant, par-delà la dénomination technique, des dimensions évaluative, expressive et émotionnelle [6, 7, 8, 9].

A partir de ces travaux en cours, la communication présente une solution méthodologique et technique pour combler le gap sémantique entre la connaissance descriptive du discours expert des œnologues/sommeliers/prescripteurs incarnés par les guides et revues de référence, celle du discours institutionnel des interprofessions, et celle du discours de l’amateur néophyte. En l’occurrence, soit le non-expert reprend les discours experts sans nécessairement en avoir la maîtrise, engendrant ainsi une confusion sémantique, soit il créée son propre discours incluant une terminologie propre construite à partir d’expériences passées mais débouchant sur une couverture sémantique réduite à dimension technique minimale (i.e. minéralité [10][11]), ou une spécialisation sémantique réduite à dimension évaluative maximale (i.e. buvable/buvabilité).

L’objectif de la solution discutée ici est donc de produire des services de recommandation d’items, et d’exploiter ces connaissances dynamiques dans un processus d’extraction d’information dans la mesure où des formes d’expression du web 2.0 (forums, blogs) déplacent l’étalon définitoire des discours prescriptifs.

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Emotions, évaluation et expressivité : la triple face (cachée ?) des descripteurs sensoriels : l’exemple du discours de présentation / dégustation de vins

ppt disponible en ligne :

https://www.academia.edu/36066364/Emotions_expressivit%C3%A9_et_%C3%A9valuation._La_triple_face_cach%C3%A9e_des_descripteurs_sensoriels_lexemple_du_discours_de_pr%C3%A9sentation_d%C3%A9gustation_de_vins

Cette communication poursuit un triple objectif en visant à (i) interroger la place existant pour la prise en compte d’une dimension subjective en terminologie, (ii) analyser et tenter de modéliser cette dimension dans une terminologie liée au sensible (à partir du cas précis de la dégustation de vin), et (iii) interroger la possible existence d’une « terminologie » de consommation/dégustation, parallèle à la terminologie expert, reposant sur un autre mode de fonctionnement sémiotique. Elle se situe dans le cadre de l’affirmation, largement liée au web 2.0, de nouveaux discours œnologiques moins prescriptifs et plus descriptifs et évaluatifs.

Au niveau théorique, l’argumentation commence par revenir sur les conditions d’existence des termes dans le domaine du sensible au sens large, et du sensoriel en particulier, qui ne peuvent être saisis convenablement en termes de conditions nécessaires et suffisantes. La dimension par définition expérientielle de ces termes – qu’attestent les protocoles mis en en place par l’analyse sensorielle – plaide ainsi pour une saisie en termes de prototype laissant leur place aux dimensions subjectives.

La partie centrale est consacrée d’une part à une analyse de corpus et d’autre part à une proposition de modélisation de cette subjectivité intrinsèque. Les catégories « émotion » et « expressivité » sont considérées comme étant, à côté de la catégorie « technicité », comme étant au service de l’acte global d’évaluation qui est le moteur pragmatique des discours concernés. L’analyse de corpus instancie cette modélisation à partir de quatre types de marqueurs spécifiques : (i) le lexique émotionnel sui generis, (ii) la caractérisation émotionnelle de descripteurs, (iii) la quantification et (iv) la double néologie.

 

CfP – Dijon – Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin – 9-10 juillet 2018

Appel à communications

Colloque International

Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin

 Entre langue(s) et culture(s)

 Nouvelle date limite de soumission : 20 mai 2018

MSH Dijon – 9-10 juillet 2018

Co-organisation : MSH Dijon (UMR CNRS-uB 3516), Centre Interlangues TIL (EA 4182) et Cimeos (EA 4177)

 Coordination scientifique : Jean-Jacques Boutaud & Laurent Gautier

Résumé

Le colloque international « Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin – entre langue(s) et culture(s) » constituera le premier événement scientifique de grande envergure consacré à une approche comparative des discours de dégustation professionnels portant sur ces quatre produits. Il se focalisera en particulier sur l’articulation entre langues et cultures des aires de production d’origine (France, Asie, Amérique Latine, Afrique …) dans l’émergence des discours professionnels et envisagera les problèmes posés, dans le cadre des échanges commerciaux et des transferts culturels, par la communication sur ces mêmes produits dans des contextes exogènes, incluant donc aussi la sphère des consommateurs. Il permettra également de mettre en réseau des chercheurs travaillant sur ces objets, indépendamment de leur ancrage disciplinaire et des langues-objets. 

Argumentaire

Ce colloque, qui vise explicitement les interactions entre chercheurs et professionnels, s’inscrit dans le contexte régional et national de l’affirmation de Dijon en tant que Cité de la Gastronomie et du Vin, en synergie avec deux secteurs scientifiques majeurs de l’université de Bourgogne « Aliment et environnement » et « Vigne et vin » et en lien avec l’écosystème local dédié. Il fait suite à l’organisation, à Dijon, du colloque de septembre 2016 « Terminologies professionnelles de l’œnologie et de la gastronomie » qui, avec deux ouvrages collectifs actuellement sous presse (L’Harmattan et Iste éditions), a été à l’origine d’une mise en réseau de chercheurs internationaux travaillant jusque-là de manière isolée, mise en réseau se traduisant en premier lieu par la pérennisation de la manifestation : la deuxième édition du colloque a eu lieu à Reims en septembre 2017 ; les deux prochaines éditions sont déjà planifiées à Tours en 2018 et Innsbruck en 2019.

Il s’agira de poursuivre, sur ces nouveaux objets, la collaboration naturelle, sur ces questions sensorielles, entre sciences du langage et sciences de l’information et de la communication, mais aussi, compte tenu du contexte de recherche local, à créer des liens transdisciplinaires avec les sciences expérimentales, à commencer par les sciences du goût. Compte tenu de la dimension historique clef dans le développement et la fossilisation des discours de dégustation, l’apport des chercheurs en histoire du goût et de l’alimentation des aires culturelles concernées sera le bienvenu.

Aux niveaux méthodologique et théorique, si des travaux existent sur les discours de dégustation de chacun des quatre produits-cibles (à des degrés quantitatifs divers : énormément de travaux sur la dégustation du vin tandis que celle du cacao est, discursivement, encore largement terra incognita), ils restent mono-produit. L’enjeu du colloque sera donc de les croiser, d’interroger un éventuel rôle de modèle de l’un d’entre eux, de documenter les transferts analogiques, etc., selon des objectifs de communication très divers. Une attention toute particulière sera par ailleurs accordée aux rapports entre langue « d’origine » et produit : ainsi, si le discours de dégustation du vin s’est largement construit en français, à partir de vins français, il s’agira d’approfondir le rôle des langues natives et des traditions discursives respectives pour l’approche des trois autres produits. Cet aspect nécessitera de prendre en compte les évolutions de ces discours sur une diachronie plus ou moins longue, rendant du même coup indispensable le travail sur des ressources historiques.

 


 

 

Propositions de communication – modalités

 

Sont attendues des propositions de communication sur ces thématiques indiquant explicitement : la question de recherche et son apport à la problématique générale esquissée ci-dessus, les données/corpus analysés, les cadres méthodologiques et théoriques sous-jacents. Si les études de cas ne sont pas a priori exclues, les auteurs devront clairement montrer leur portée théorique.

 

Elles comprendront : le titre de la communication, 5 mots-clefs, un argumentaire développé de 800 mots maximum et la liste des références citées. L’identité et l’affiliation du/des auteur(s) n’apparaîtront pas dans le résumé, mais dans le mail d’accompagnement.

 

Langues : anglais, français

 

Transmission des propositions : avant le 20 mai 2018 par mail simultanément à : jean-jacques.boutaud@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr

 

Le colloque donnera lieu à une publication collective de type « ouvrage avec chapitres » répondant aux critères internationaux de publication. Il ne sera pas publié d’ « actes » en tant que tels.

 

 

Comité scientifique (en cours de constitution) :

 

Ieda Maria Alves, Universidade de São Paulo, Brésil

Jean-Jacques Boutaud, Université de Bourgogne, France

Laurent Gautier, Université de Bourgogne, France

Weiwei Guo, Université Lumière-Lyon 2, France

Patrick Leroyer, Unniversité d’Aahrus

Olivier Méric, Universadad Estatal Amazónica en Puyo, Ecuador & Université de Bourgogne, France

Anne Parizot, Université de Franche-Comté, France

Kilien Stengel, Université de Tours, France

Quelle sémantique pour la terminologie sensorielle ? Chisinau, Moldova, 4.10.2013

Quelle sémantique pour la terminologie sensorielle ?

S’inscrivant dans l’axe 1 de l’appel, la présente proposition de communication souhaite revenir sur les fondements théoriques et méthodologiques de la terminologie en examinant comment ceux-ci peuvent être mis en œuvre pour l’analyse particulière des descripteurs sensoriels considérés ici comme constituant le noyau dur des terminologies utilisées en sciences du goût.

À partir d’études de cas réalisées par ailleurs (cf. Cayot/Gautier/Soubrier 2009 autour du descripteur onctueux pour les produits laitiers ou Gautier/Le Fur/Robillard 2013 autour du descripteur minéral pour les vins [blancs]), la contribution se concentrera sur les aspects sémantiques, plutôt que contrastifs et/ou traductionnels, de la problématique en partant du fait, somme toute banal, que la plupart de ces termes peuvent être envisagés comme des néologismes de forme en ce que leurs signifiants existent le plus souvent sous une forme non terminologisée dans ce que d’aucuns nomment la « langue commune ». C’est dire le rôle fondamental revenant ici au processus de terminologisation – illustré de manière flagrante dans le travail définitoire – et ce d’autant plus que les concepts en question semblent quotidiens, pour ne pas dire évidents au locuteur non-expert qui aura tendance à penser que « sa » représentation du concept est forcément « la bonne ».

L’argumentation développée dans l’exposé tentera de répondre successivement aux quatre questions suivantes – traitées séparément pour les besoins de la démonstration, mais bien évidemment intimement liées :

  • Quel mode de description pour la sémantique sensorielle ? Si les terminologies sur lesquelles s’est constituée la discipline du même nom s’accommodaient fort bien d’une approche objectiviste – avec des définitions visant à saisir les propriétés intrinsèques des entités dénotées par les concepts –, les descripteurs sensoriels reposent bien davantage sur une appréhension constructiviste du sens dans la mesure où leur perception dépend directement du sujet humain faisant l’expérience de telle ou telle sensation et essayant de la dénommer (Lakoff 1987). La question qui se pose ainsi à la fois pour l’analyste sensoriel et pour le terminologue n’est pas tant celle de leur objectivité que celle de leur possible objectivisation.
  • Quels corpus ? Ce mode de construction du sens nécessite donc de disposer des corpus idoines qui, le plus souvent, ne correspondent que très partiellement aux corpus traditionnellement utilisés en terminologie. Compte tenu de la dimension constructiviste évoquée précédemment, il convient de recourir à des corpus permettant d’appréhender la construction du sens dans et par le discours, corpus qu’il convient d’examiner alors aussi sous l’angle interactionnel et discursif.
  • Quels informants ? Si les sciences du goût ont l’habitude de travailler à partir de la notion de panel (cf. Dacremont 2009 et les contributions réunies dans Dubois 2009), cette dernière n’est pas (encore) usuelle en terminologie. Il s’agit donc de se demander comment les données verbales produites par les différents types de panels sensoriels peuvent être investies au niveau terminologique en tenant bien compte des différences de statuts entre groupes.
  • Quelles définitions ? Les réponses aux trois questions précédentes doivent enfin permettre d’avancer sur celle de la forme des définitions : comment les extraire d’une zone de pure subjectivité pour leur donner, si tant que cela est un sens dans le domaine sensoriel, un tour normatif ?

 

Bibliographie (5 auteurs)

 

Cayot, Philippe/Gautier, Laurent/Soubrier, Jean (2009) : « Définition, dénomination et traduction du concept ‘onctueux’ en français, en anglais et en allemand ». In : Danièle Beltran-Vidal (Ed.). Les mots de la santé (2) : affaire(s) de goût(s). Lyon : Université Lumière-Lyon II, 189-222.

Dacremont, Catherine (2009) : « Analyse descriptive : comment le praticien de l’évaluation sensorielle construit-il une terminologie sensorielle ? » In : Danièle Beltran-Vidal (Ed.). Les mots de la santé (2) : affaire(s) de goût(s). Lyon : Université Lumière-Lyon II, 163-174.

Dubois, Danièle, Ed. (2009) : Le sentir et le dire. Concepts et méthodes en psychologie et linguistique cognitives. Paris : L’Harmattan.

Gautier / Le Fur / Robillard (2013) : « La ‘minéralité’ du vin : mots d’experts et de consommateurs » In : Laurent Gautier/Eva Lavric (Eds). Les descripteurs du vin en Europe : approches contrastives. Frankfurt/Main : Peter Lang, pagination en cours.

Lakoff, George (1987) : Women, Fire, and Dangerous Things: What Categories Reveal About the Mind. Chicago : University of Chicago Press.

Les « mots du vin » : du lexique a la représentation via la sensation

Table ronde vendredi 27 septembre 15 h 30 MSH Dijon avec :

Laurent GAUTIER, Centre Interlangues « Texte Image Langage »

Cécile MATHIAUD, Attachée de presse Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Bertrand ROBILLARD, Directeur R&D, Institut Œnologique de Champagne (IOC) – Filiale du groupe Lallemand

Si les travaux sur le vin ont longtemps été l’apanage de disciplines comme la chimie, l’œnologie ou encore la géologie, la prise de conscience des enjeux de communication autour de ce produit phare de l’économie bourguignonne a permis aux SHS de se faire une place de choix dans la recherche appliquée à la filière vitivinicole. L’entrée par la linguistique est ainsi riche d’enseignements. Comment parle-t-on du vin selon son profil ? Quels mots emploie-t-on ? Comment naissent-ils ? Les représentations mentales liées aux usages linguistiques sont-elles toujours les mêmes, d’une langue à l’autre, mais aussi à l’intérieur d’une même langue ? Autant de questions auxquelles répondent les chercheurs en sciences du langage impliqués dans des contrats de recherche avec les acteurs de la filière en Bourgogne et au-delà. Définition et constitution de corpus adéquats, exploitation statistique de masse de données et description lexicale permettent d’aboutir à divers produits finis : lexiques, définitions, cartographie de représentations, etc.

Dans le cadre de :

Les Sciences Humaines et Sociales répondent aux enjeux d’innovation sociétale et économique

 

Animée par Patrice Bouillot, journaliste.

Conférence : La minéralité du vin – dires d’experts et de consommateurs

En passant

 

Yves Le Fur (AgroSup Dijon) / Laurent Gautier (uB)

Mercredi 6 février 2013, 20 heures, Maison des Sciences de l’Homme de Dijon

Cette conférence vise à présenter les résultats du premier volet d’un projet de recherche réalisé, sous l’égide de l’Institut Œnologique de Champagne, par une équipe pluridisciplinaire réunissant linguistes, oenologues et spécialistes des sciences du goût. Si le projet global vise à analyser les modes de construction cognitive du concept de minéralité du vin chez les consommateurs et les professionnels en l’articulant sur les réalités sensorielles observables, la première partie présentée et discutée ici se focalisera sur le discours des consommateurs approché au travers d’un questionnaire en ligne.

Nous reviendrons brièvement sur les hypothèses de travail du projet ainsi que sur la méthodologie mise en œuvre pour s’arrêter sur les résultats de l’analyse sémantique du corpus de parole ainsi récolté. On discutera ainsi des fréquences les plus saillantes et des combinatoires préférentielles pour tenter de cerner la façon dont le public cible se représente la notion de minéralité. Ces tendances seront examinées et problématisées à la fois à la lumière du discours ambiant dégagé dans l’étude précédemment citée et par rapport aux groupes focus que l’analyse statistique des données sociologiques et de comportement d’achat a permis de dégager comme pertinents.