ppt Traduire le flou, même en droit ? Les composantes sémantiques et pragmatiques du texte juridique en vue de sa traduction

Traduire le flou, même en droit ?

Les composantes sémantiques et pragmatiques du texte juridique en vue de sa traduction

La conférence trouve classiquement son point de départ dans les liens intrinsèques entre le droit et la langue. Instanciés au niveau terminologique, ils conduisent à présenter la terminologie juridique comme n’étant soluble que dans un système et un contexte juridiques donnés, et définissent la traduction juridique comme reposant sur une comparaison et une traduction des systèmes conceptuels sous-jacents. Dans ce contexte, la reconnaissance de « standards juridiques », entendus comme concepts indéterminés a priori (Bernard, 2010) est venue troubler cette mécanique bien huilée : le principe de subsidiarité (Joyeux, 2016) en est un exemple de premier plan.

Il s’agira donc, à partir de la discussion d’un cas pouvant être présenté comme un cas d’école – le principe de non-discrimination / Nicht-Diskriminierung / Gleichberechtigung – de discuter les enjeux théoriques, en particulier sémantiques et pragmatiques, de ces « termes flous » pouvant être rapprochés de ce que l’analyse du discours française qualifie aussi de « formules » (Krieg-Planque, 2009). On s’interrogera ainsi sur (i) la question des définitions, censées garantir au traducteur la validité de l’équivalence conceptuelle, (ii) la part de savoirs encyclopédiques / spécialisés, mais aussi discursifs à injecter dans l’opération de compréhension et de traduction et (iii) la façon dont la théorie des cadres (frame semantics) peut se révéler pertinente en jurilinguistique.

Les réflexions soumises à discussion reposeront sur l’analyse d’un double corpus autour du standard principe de non-discrimination dans le couple de langues, et dans les traditions juridiques, français-allemand. Le premier corpus interrogé est constitué de bitextes parallèles permettant de mettre au jour les stratégies de traduction retenues par les organisations internationales mais aussi de voir les réseaux lexico-sémantiques construits dans ces textes au travers de reformulations / variations des formulations premières. Ces premiers résultats seront complétés par l’étude de textes comparables, précisément des commentaires doctrinaux originaux issus des deux systèmes, permettant d’examiner la « vie sémantique » de ce standard dans les deux langues-cultures.

Lien vers le ppt ici.

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ppt online Modélisation des terminologies sensorielles du discours expert et non expert pour la plateforme de recommandation hybride SmartAd

#terminologie #sémantique #vin #sensorialité #recommandation #corpus #oenologie #gastronomie

Présentation accessible ici.

La lisibilité et la compréhension du discours expert par un consommateur non-expert sont sources de difficultés impactant l’acte d’achat [1]. Cette réalité est particulièrement vraie dans le domaine du vin où les propriétés organoleptiques et sensorielles des vins décrits par les institutions et experts portent une charge sémantique complexe difficilement appréhendable par les amateurs. D’après [2], au moins trois facteurs sont responsables de cette tension :

1) la densité terminologique du discours et l’importance de celle-ci pour son degré de cohérence ;

2) le potentiel sémantique du terme, tant du point de vue de sa mise en discours que de son interprétation lors de la lecture ;

3) et dans une moindre mesure, la morphologie du terme.

Ainsi, la communication proposée visera à présenter des travaux interdisciplinaires associant linguistique de corpus, sémantique formelle et informatique et ambitionnant le développement d’un système générique de recommandation hybride d’items [3, 4, 5] présentant une dimension sensorielle : des vins ou des mets (goût), des fragrances ou des parfums (odorat), de la musique (ouïe), des matières en aménagement intérieur (toucher) ou encore des perceptions multimodales complexes (ambiances urbaines, traces touristiques).

La plateforme SmartAd, et le projet sous-jacent AdWine spécifiquement centré sur le vin, s’inscrivent ainsi dans le contexte stratégique de la transition numérique de l’économie et sont orientés vers le conseil et l’aide aux consommateurs. Ils permettent le partage pédagogique et intuitif des expériences sensibles, à la croisée entre terminologies des experts et professionnels pour décrire les items et terminologies adoptées par les consommateurs incluant, par-delà la dénomination technique, des dimensions évaluative, expressive et émotionnelle [6, 7, 8, 9].

A partir de ces travaux en cours, la communication présente une solution méthodologique et technique pour combler le gap sémantique entre la connaissance descriptive du discours expert des œnologues/sommeliers/prescripteurs incarnés par les guides et revues de référence, celle du discours institutionnel des interprofessions, et celle du discours de l’amateur néophyte. En l’occurrence, soit le non-expert reprend les discours experts sans nécessairement en avoir la maîtrise, engendrant ainsi une confusion sémantique, soit il créée son propre discours incluant une terminologie propre construite à partir d’expériences passées mais débouchant sur une couverture sémantique réduite à dimension technique minimale (i.e. minéralité [10][11]), ou une spécialisation sémantique réduite à dimension évaluative maximale (i.e. buvable/buvabilité).

L’objectif de la solution discutée ici est donc de produire des services de recommandation d’items, et d’exploiter ces connaissances dynamiques dans un processus d’extraction d’information dans la mesure où des formes d’expression du web 2.0 (forums, blogs) déplacent l’étalon définitoire des discours prescriptifs.

nouvel article : La construction du discours de dégustation du Crémant de Bourgogne de 1995 à aujourd’hui

#Discours #œnologie #Crémant #Bourgogne #sémantique #terminologie

Ce chapitre d’un ouvrage collectif consacré aux différentes facettes de la/des Bourgogne(s) viticole(s) est consacré à une analyse de la construction des représentations discursives du Crémant de Bourgogne sur une diachronie courte et à partir de discours prescriptifs, en l’occurrence ici un choix représentatif de guides de dégustation. L’analyse outillée de ces discours, qui mobilise la méthodologie de la sémantique discursive, s’intéresse à 5 catégories saillantes : la désignation du produit, sa classification, sa localisation, ses circonstances de consommation et les représentations qu’il évoque.

L’article débouche sur une proposition de définition-robot pouvant être perçue comme une vulgate dans le type de texte considéré : « Le Crémant de Bourgogne a succédé au Bourgogne mousseux et s’en distingue par une qualité supérieure. Il soutient, même si c’est dans une mesure limitée, la comparaison avec le Champagne. Il vient notamment de la Côte Chalonnaise (Rully), est plutôt un Blanc de Blanc, Brut. Il est produit majoritairement à partir de Chardonnay et de Pinot Noir et s’inscrit dans une certaine tradition et culture familiale. C’est un vin d’apéritif. » (p. 252)

In : Serge Wolikow & Olivier Jacquet (Eds). Bourgogne(s) viticole(s). Enjeux et perspectives historiques d’un territoire. Dijon, EUD, 2018, 237-252. Lien éditeur.

JE Le langage publicitaire, 12.11.2018

Cette journée d’étude se déroulera le 12 novembre 2018 à l’Université des Antilles, Pôle Martinique, Campus de Schœlcher, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Département d’Études Anglophones. Elle s’inscrit dans un projet de collaboration avec le « Centre d’Études Linguistiques – EA 1663 » (Université de Lyon, UJML3), le laboratoire de recherche « Savoirs, Textes, Langage » (Université de Lille), et l’Association des Doctorants et Jeunes Chercheurs de Martinique (Université des Antilles).

 

La publicité est omniprésente dans notre quotidien, parfois déguisée, voire insidieuse, et surtout multiforme (multimodalité). Le langage[1] utilisé dans la publicité est extrêmement varié et dépend, avant tout, du support et des médias (la presse, la télévision, la radio, internet et les réseaux sociaux, pour ne citer que ceux-ci) qui la relayent.

 

Cette journée d’étude s’attachera à la relation entre les types de langages et la publicité. L’on pourra s’intéresser à tout ce qui participe du mécanisme de la publicité. Les communications proposées pourront s’axer, de façon non exhaustive, sur les points suivants :

 

  • Les visées de la publicité mercantile (entreprises automobiles, alimentaires, textiles, etc.), responsable (citoyenneté, écologie, défense des animaux, gouvernement (engagement dans l’armée, par exemple)), et les campagnes politiques (propagande, élections (un exemple récent : Cambridge Analytica)) ou de sensibilisation (campagnes contre le tabac, pour la sécurité routière, etc.), ainsi que le type de langage utilisé, qu’il soit visuel, oral, ou écrit, et le discours employé (narratif, descriptif, explicatif, argumentatif, etc.).
  • La dimension sociolinguistique, afférente à tout type de publicité, pourra aussi être mise en exergue. Quels éléments socioculturels retrouve-t-on dans la publicité ? La publicité est-elle le reflet d’une culture et/ou d’une époque ? Est-elle vectrice d’inégalités raciales, sexuelles, de genre ?
  • Qui sont les concepteurs de la publicité? A quel(s) public(s) s’adressent-ils ? Par quels moyens les publicitaires parviennent-ils à cibler les consommateurs ? Dans quelles mesures peut-on parler de diversité du message, à la fois dans la production et la réception ? Le type de langage utilisé dépend-il du public que l’on souhaite cibler ? Quelles sont les stratégies utilisées dans l’utilisation des images (couleurs, représentations de personnes, diversité, focalisation), de la musique et des sons, de l’oral ou de l’écrit (objectivité, subjectivité, accroche, suggestivité), et de la langue (monolinguisme, contact de langues, création, jeux de mots, constructions verbales, lexique, expressions idiomatiques) ?
  • Dans une perspective didactique, il s’agira de mettre en avant les démarches qui visent à appréhender les procédés de persuasion et de suggestion inhérents au langage publicitaire. Quels moyens mettre en œuvre pour débusquer les stratégies narratives et esthétiques qui stimulent notre cerveau au point de le rendre dépendant (dimension neurocognitive) ? Comment déconstruire pour mieux (re)construire le message publicitaire à des fins éducatives ? Quelle(s) méthode(s) adopter pour former l’apprenant au décodage des signes (sémiologie), et l’amener à faire des choix éclairés ?

 

À travers cette journée d’étude, nous souhaitons regrouper des chercheurs de tous horizons qui souhaitent partager leurs connaissances sur les diverses formes de langages utilisées par les publicitaires. Nous les invitons donc à nous envoyer une proposition de communication en français qui pourra traiter, entre autres, du français, de l’anglais, de l’espagnol, du portugais, de l’italien, du créole, de l’allemand, du russe, de l’arabe, etc. (20 minutes de présentation + 10 minutes de discussion).

Une publication sous forme d’ouvrage collectif sera proposée aux intervenants selon les conditions usuelles (expertise en double-aveugle).

 

Bibliographie indicative :

 

Adam Jean-Michel et Bonhomme Marc, L’argumentation publicitaire, Paris, Armand Colin, 2012.

Everaert-Desmedt Nicole, La communication publicitaire : Étude sémio-pragmatique, Université du Michigan, Cabay, 1984.

Faure Pascaline, Natesto®. What else? New trends in drug naming”, Names 66 n°2, 2018 : pp. 65-74.

Kister Laurence et Lallement Renaud, « Linguistique et iconographie des cartes publicitaires », Communication 23, 2005 : pp. 70-102.

Narcy-Combes Marie-Françoise, « La publicité comme support à l’éveil interculturel », Cahiers de l’APLIUT Vol XXIII n°3, 2004 : pp. 7-24.

Péninou Georges, « Des signes en publicité », Études de communication 24, 2001 : pp. 15-28.

Porcher Louis, « Un langage de la publicité », Langue française 28, 1975 : pp. 6-28.

Schmale Günter, « Le rôle de l’image matérielle dans l’actualisation du sens métaphorique des expressions idiomatiques », Les avatars de la métaphore, Publif@rum 23, 2015 : pp. 1-18.

Soulages Jean-Claude, « La publicité à la télévision ou les fictions de l’ordinaire », Communication 31/2, Université de Laval, Québec, 2014 : pp. 39-52.

 

Propositions de communication :

 

– 2 pages maximum, bibliographie comprise

– Date limite d’envoi : 30 juillet 2018

– Anonymes et envoyées à elodie.martin@icloud.com et fjbardol@gmail.com

 

Comité organisateur :

 

Elodie Martin (Université de Lyon, UJML3 (CEL), Université des Antilles)

Frank Bardol (Université de Lille (STL), Université des Antilles)

 

Comité scientifique :

 

Jean-Michel Adam (Université de Lausanne)

Ruth Amossy (Université de Tel-Aviv)

Frank Bardol (Université de Lille (STL), Université des Antilles)

Marc Bonhomme (Université de Berne)

Pascaline Faure (Université Pierre et Marie Curie)

Noëlla Gaigeot (Le Mans Université)

Laurent Gautier (Université Bourgogne Franche-Comté)

Manuella Jacob (Université de Lille (STL))

Denis Jamet (Université de Lyon, UJML3 (CEL) et University of Arizona, USA)

Nadine Jammet (Université TÉLUQ)

Elodie Martin (Université de Lyon, UJML3 (CEL), Université des Antilles)

Günter Schmale (Université de Lyon, UJML3 (CEL))

Jean-Claude Soulages (Université Lumière Lyon 2)

[1] Le terme « langage » renvoie, dans ce cas d’étude, à la linguistique, mais aussi au visuel (images, etc.).

Nouvelle présentation : communication financière, évidentialité, modalité, BCE, Bundesbank

« Qui s’engage sur quoi ? L’épineuse question de l’évidentialité dans les textes de type « pronostic » en allemand à partir d’un corpus de prévisions financières »

L’exposé vise à proposer une approche intégrative des modalités épistémiques et de l’évidentialité dans un type de texte spécialisé contraint : le discours de conjoncture économique avec un focus particulier sur sa dimension prévision/pronostic. Intégratif s’entend comme une tentative de saisie holistique du moule discursif sous-jacent indexant la mise en œuvre d’un lexique-grammaire particulier sur des contenus et connaissances spécialisés conduisant à la fossilisation de répertoires restreints.

Le corpus analysé est double : il comprend d’une part un corpus de texte en allemand, langue originale, en l’espèce les 12 rapports mensuels de la Bundesbank de 2016, et d’autre part un corpus d’allemand traduit, à savoir les 8 conférences de presse de la BCE de la même année.

Les catégories de modalités épistémiques et d’évidentialité – dont il n’est pas dans les objectifs de l’exposé de proposer une nouvelle discussion théorique – sont envisagées dans un modèle à 4 niveaux et sont mises en relation avec les trois composantes fonctionnelles du moule : rendre compte – expliquer/justifier – prévoir. A partir du scénario de comparaison, véritable moteur du moule, on envisage les différents modes de preuve et de prise en charge de la preuve à partir des moyens dont dispose théoriquement l’allemand pour mettre en évidence les phénomènes de fossilisation.

En ligne : https://www.academia.edu/35884624/_Qui_sengage_sur_quoi_L%C3%A9pineuse_question_de_l%C3%A9videntialit%C3%A9_dans_les_textes_de_type_pronostic_en_allemand_%C3%A0_partir_dun_corpus_de_pr%C3%A9visions_financi%C3%A8res_

 

Séminaire tournant de jurilinguistique – séance 1 – Lyon 2 – 29 septembre 2017

Programmation

A partir de 9h15 : accueil des participants  (Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC) – Amphithéâtre de la MILC – 35 rue Raulin 69007 Lyon)

9h45 – 10h00 : Ouverture de la journée

Jean Soubrier, Doyen de la Faculté de Langues de l’Université Lumière Lyon 2

Vincent Renner, Directeur du CRTT – Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2

10h00 – 10h30 : « Les normes concernant la rédaction des textes législatifs et les règles de la communication juridique dans la perspective traductologique » par Aleksandra Matulewska, Professeur de linguistique, Faculté de Langues Modernes, Université Adam Mickiewicz de Poznań & Paulina Nowak-Korcz, docteur en linguistique, Faculté de la Langue Anglaise, Université Adam Mickiewicz de Poznań

Pause

11h00 – 11h30 : « Termes d’audience et dignité de la personne âgée – la sémiotisation des décisions du Ministère Public » par Maria das Graças Soares Rodrigues, Professeur de linguistique, Département de Lettres de l’Universidade Federal do Rio Grande do Norte – UFRN

11h30 – 12h : « « Linguistique du droit » (Rechtslinguistik), « sémantique juridique » et « analyse du discours du discours institutionnel » : positions, méthodes et enjeux » par Laurent Gautier, Professeur des universités en linguistique allemande et appliquée, Centre Interlangues Texte Image Langage EA4182, Université Bourgogne – Franche Comté

12h – 12h30 « La pertinence d’une approche « formulaire » du discours juridique européen : instabilité sémantique, conceptuelle et normative » par Arthur Joyeux, docteur en linguistique, ELLIADD EA4661, Université Bourgogne – Franche Comté

Pause déjeuner

14h30 – 15h00 : « Le langage clair : pratiques communicationnelles entre norme et corruption de la norme » par Corina Veleanu, Maître de conférences en anglais, CRTT- Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2 et Olivia Martina Dalla Torre, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication, UMR CNRS LISA 6240, Université de Corse Pasquale Paoli

15h : Discussion. Programmation de la suite du séminaire.

Deadline 10 sept. Séminaire de jurilinguistique – lancement Lyon 2

« La mise en formule(s) du droit »

Séminaire tournant de jurilinguistique interlangue

Journée n°1 : « Traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Appel à communication

Le Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté (EA4182) et le Centre de recherche en Terminologie et Traduction (CRTT EA656) de l’Université Lyon 2 mettent en place, à partir de la rentrée 2017, un cycle de séminaire tournant de jurilinguistique interlangues, interrogeant « la mise en formule du droit » et dont l’objectif est de constituer un réseau de recherche pérenne sur cette question, regroupant juristes, terminologues, analystes des discours juridiques, ainsi que traducteurs.

Les discours spécialisés des divers domaines sont les produits de pratiques langagières de communautés ou de milieux spécialisés, tant académiques que professionnels. Sur le plan terminologique, l’approche classique – qui part souvent d’ailleurs de la notion de langues de spécialité – considère l’analyse des discours de spécialité comme tributaire de la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes du domaine seraient des représentants langagiers. Pour le domaine juridique, Cornu pointait notamment les lexies « d’appartenance juridique exclusive » (Cornu, 2005 : 13). Le signe terminologique répondrait ainsi au souci de bi-univocité (Würster, 1970 : 94) comme condition de possibilité de tout discours spécialisé, ainsi du droit comme de tout autre.

Toutefois, le développement des discours experts (Maris, 2002 ; Cussó et Gobin, 2008 ; Léglise et Garric, 2012) et les processus de dilution des frontières institutionnelles (distinction sphère publique/sphère privée, nouvelles logiques d’administration de l’Etat, décentralisation, évolution de la séparation des pouvoirs), nécessitent de réinterroger cette perspective terminologique comme entrée des discours juridiques.

Sans toutefois quitter le plan lexical, un phénomène, observé conjointement par les juristes et les terminologues, est celui du recours croissant à des vocables ambigus, dépourvus de définition, dont la pertinence juridique interroge et dont l’emploi pose problème au législateur, au juge et au justiciable. Concernant les discours du domaine, Cussó et Gobin pointaient par exemple en 2008, le caractère « flou, abstrait, naturalisant » du « renouvellement lexical intense (et traduit dans 23 langues !) » (2008 : 7) du droit communautaire. Les juristes quant à eux, doctrine ou praticiens, identifient également cette généralisation du « flou du droit » (Delmas-Marty, 1986) justifié dans le domaine des Droits de l’Homme par la recherche du consensus international, « les règles précises dépend[ant] trop étroitement d’un contexte de règles de droit (Tunc, 1970 : 254) et conduisant les législateurs internationaux à adopter des déclarations d’intention truffées de standards juridiques non contraignants.

Le processus conjoint d’adaptation des normes aux contextes sociaux immédiats rend également le droit plus perméable à ces « formules ». Une nouvelle classification sociétale, juridique et politique est en train de s’imposer, faisant naître un tertium quid où les formules introduisent une nouvelle catégorie bouleversant le traditionnel couple terme juridique/terme non-juridique. Les structures du type fake news, alternative facts, ghost detainee, unlawful combattant, extraordinary rendition, illegal aliens, employées par des juristes et des hauts représentants de l’autorité politique, sont autant d’exemples de cette évolution, ainsi que d’une nouvelle manière de penser et de percevoir la norme, corrompue dans son caractère absolu et séduite (se-ducere) vers un univers relatif. Par l’association de termes en apparence antinomiques, ces formules semblent participer d’un nouvel imaginaire et de

nouvelles perceptions du monde, basées sur une ambiguïté et une confusion qui vont bien au-delà de l’implicitation et de l’exigence d’interprétabilité propres au discours juridique.

A partir d’une approche discursive et non strictement terminologique, nous plaçant dans le sillage des approches socioterminologique (F. Gaudin) ou de terminologie textuelle (Slodzian, Bourigault), nous formulerons donc une hypothèse : la formule, telle qu’elle a été conceptualisée par A Krieg-Planque, imite le terme. L’emploi des formules définies comme des unités lexicales (simples ou complexes) dotées d’un certain degré de figement et dont la circulation en fait des référents sociaux, concourt à la construction du consensus discursif. Quelles conséquences leur pénétration dans le discours juridique a-t-elle sur son économie générale et dans des contextes de reformulation du discours juridique aux non-initiés ?

Leur « impertinence sémantique » (P. Ricoeur) pose également au traducteur non seulement la question de la négociation entre les parties-sources et les parties-cibles (U. Eco), mais aussi celle de l’idéologie difficilement transférable d’une langue-culture à une autre, fondée, comme le montrait Destutt de Tracy, sur l’expérience sensible. Quelles stratégies le traducteur juridique devrait-il mettre en place afin de continuer à évoluer raisonnablement entre des communautés de langage où ces formules peinent à être « intersubjectivement reconnues » (Habermas, Vérité et justification, 2001 : 213) comme vraies, donc justes ?

Compte tenu de la dimension plurilingue affichée du séminaire, on accordera une attention toute particulière à la question de la « traduction » de ces formules où « traduction » est entendu dans un sens très large. Les différentes langues de l’UE – mais aussi au-delà – sont-elles, de la même façon, perméables à l’apparition de ces formules ? Leurs structures se prêtent-elles au calque et, dans ce cas, qu’en est-il de leur idiomaticité ? « Une traduction est-elle en mesure d’évoquer la même chose que l’original » (Oustinoff) ? Quelles méthodologies pour mettre au jour les épaisseurs sémantiques et les mouvements discursifs qu’elles condensent ? Quels effets perlocutionnaires sont mis en lumière lors du processus de traduction ? Comment les formules circulent-elles dans une langue-culture donnée avant et après leur inscription dans les textes de loi ?

Journée d’études n°1 : « traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Nous cherchons à tester cette approche à partir d’un repérage de candidats-formules en discours juridique plurilingue, en centrant le champ d’investigation, pour la première journée et dans la continuité du cycle de journées 2017 initié par le CRTT, à la thématique de l’illégalité (ou de la justiciabilité), en contexte national, européen et/ou international. A titre d’exemples : intervention humanitaire ; guerre préventive ; droit/devoir d’ingérence ; migrant[s] ; dignité de la personne ; travail digne ; non-discrimination ; fait religieux ; …

Les propositions de communication sont à adresser avant le 10 septembre 2017 à :

Corina Veleanu :Corina.Veleanu@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Arthur Joyeux : arthur.joyeux@hotmail.fr

2ème appel : APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Equipe éditoriale

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des abstracts : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr et spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

Lancement d’une nouvelle collection en linguistique contrastive français-allemand

Le premier volume de la collection « Kontraste/Contrastes » vient de paraître aux Editions Peter Lang :

http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=90431&cid=5&concordeid=266772

Etudes contrastives français-allemand en linguistique et analyse du discours

Collection dirigée par Laurent Gautier (Dijon)

Cette collection est conçue comme un forum à destination des germanistes francophones et des francoromanistes germanophones travaillant en linguistique contrastive et désireux de publier des résultats de recherche innovants. Les objets de recherche peuvent concerner tous les niveaux d’analyse traditionnels en linguistique, du mot à la phrase et du texte au discours. Dépourvue d’apriori méthodologiques, cette collection attache une grande importance au fondement empirique des travaux présentés, par exemple à travers une définition rigoureuse du tertium comparationis et le recours à des corpus pertinents – qu’il s’agisse de textes parallèles (traduits) ou de textes comparables. Des travaux d’inspiration traductologique autour du couple de langues français-allemand sont également les bienvenus. Peuvent être acceptés, en français et en allemand, aussi bien les monographies (y compris les thèses de doctorats et les habilitations) que les ouvrages collectifs (y compris les actes de colloques à la condition sine qua non d’avoir fait l’objet d’un travail éditorial approfondi garantissant une cohérence à l’ensemble). Tous les manuscrits feront l’objet d’une expertise en aveugle par le comité scientifique.

 

Comité scientifique :

 

Colette Cortès (Paris-Diderot)

Martine Dalmas (Paris-Sorbonne)

Eva Martha Eckkrammer (Mannheim)

Jacques François (Caen)

Daniel Jacob (Freiburg im Breisgau)

Eva Lavric (Innsbruck)

Michael Schreiber (Germersheim)

CfP : Les masques du discours : traces langagières et socio-culturelles

Les masques du discours :

traces langagières et socio-culturelles

15-16 octobre 2015

Université de Dokuz Eylül-Izmir, Turquie

Driss Ablali, CREM, Université de Lorraine

Duygu Öztin Passerat, Université Dokuz Eylül- Izmir-Turquie

Le titre de ce colloque ne doit pas faire illusion. Il s’agit d’un colloque où l’on veut

s’interroger sur les stratégies discursives et extra-discursives qui donnent accès à une strate du

sens, implicite et latente sous-tendant le plan de la manifestation des discours. En privilégiant

un axe pluridisciplinaire, ce colloque a donc l’ambition d’appréhender d’une part, dans le

cadre de la description linguistique, sémiotique, littéraire, didactique, pragmatique les

masques des textes et des discours ainsi que leurs effets sur l’acte d’interpréter le sens. Son

objectif est d’autre part d’interroger le lien entre le discours (dans ses différentes acceptions,

littéraire, médiatique, journalistique, scientifique, scolaire, politique, publicitaire, filmique

etc.) et son appartenance culturelle, une appartenance qui n’est pas simplement constitutive de

la matérialité discursive, mais une appartenance montrée, étayée, repérable et marquée.

Dans ce contexte, on peut rappeler que la notion de « masque du discours » est une question

ouverte, qui reste à définir et à interroger. Nous cherchons surtout à ce que le débat, dans la

diversité des enjeux et des qualités heuristiques et épistémologiques qu’il soulève, soit

l’occasion de prendre et donner la mesure de la médiation de la sphère socio-culturelle pour

tenter de comprendre comment les discours négocient avec les contraintes socio-culturelles

pour masquer la latence, le secret, l’implicite ou les sens des textes.

Le colloque porte aussi sur la question des masques du discours en tant que procédés

langagiers, activés par des variables multi-sémiotiques et par le contexte linguistique pour

examiner comment les outils conceptuels, mis en place par plusieurs théories du sens en

sciences humaines, sont susceptibles de nous révéler ce qu’est la face cachée du sens.

Qu’apporte à un sens masqué le fait d’appartenir à telle ou telle communauté socioculturelle

? Peut-il s’en libérer ou pas ? Seule donc une approche médiée des discours, sous la

gouverne des contraintes socio-culturelles, permettra de rendre compte de la complexité des

stratégies que doivent mobiliser les lecteurs pour opérer des choix en vue d’attribuer un ou

plusieurs sens au discours.

Différentes questions seront mises en débat, notamment : recentrer le questionnement sur la

notion de « masques du discours », en précisant à quels marqueurs linguistiques, rhétoriques

et stylistiques elle peut renvoyer (sous-entendu, implicite, allusion, sens figuré, lacune, nondit,

déformation, faux air,…) et qui dépendent de contraintes socio-culturelles, de stratégies ou

de procédures visant à contrôler ou orienter l’interprétation (censure, manipulation, calcul,

dénégation, diversion, etc.).

Plusieurs questions particulières, mentionnées plus bas sans exclusive, peuvent être

envisagées comme source d’interaction entre le discours et ses masques.

Au-delà de ses relations avec l’implicite, la question du masque pose bien d’autres problèmes,

car elle renvoie à d’autres notions avec lesquelles elle entre en interaction. Les liens avec les

notions, entre autres, de point de vue, de style, de l’ironie, de l’effacement énonciatif, de

l’ethos, et de genre seront privilégiés pour lever le voile sur les fondements langagiers et

extra-langagiers des masques des discours. Nous cherchons ainsi à comprendre, à partir de la

dialectique du social et du langagier, comment le masque du discours déborde la seule

dimension langagière et implique une vision du monde.

Autant de questions, théoriques et pratiques, qui sont dans le droit fil du rapport entre le

discours et ses masques. Ce colloque cherchera à rendre compte de l’état de l’art du travail

accompli, de sa diversité, mais aussi, en s’appuyant sur des propositions théoriques et

heuristiques, à proposer de nouvelles catégories descriptives nécessaires à démasquer le sens

en discours.

Modalités de soumission des propositions de communication :

Langues des communications : français

Les propositions de communication devront être adressées, avant le 30 mars 2015, par voie

électronique à : masquesdudiscours@gmail.com

Les articles soumis devront décrire un travail original et novateur. Les contributions devront

contenir un état de l’art et des références à des travaux antérieurs pertinents.

Le résumé sera accompagné d’une page de renseignements pratiques comprenant : nom,

affiliation, téléphone, adresse postale et électronique. Les résumés (ne dépassant pas 3000

signes) doivent être en Times 12 avec interligne simple et en format Word ou RTF. Les

contributions feront l’objet d’une double évaluation anonyme par deux experts du comité

scientifique.

Les décisions seront communiquées le 30 mai 2015 et le programme provisoire du colloque

sera diffusé le 15 juin.

Conférenciers invités :

Catherine Kerbrat-Orecchioni, Université de Lyon 2

Christian Plantin, Université de Lyon 2

LE COMITÉ SCIENTIFIQUE :

Driss Ablali Université de Lorraine, France

Talat Akaslan Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Guy Achard-Bayle Université de Lorraine, France

Ruth Amossy Unıversité de Tel Aviv, Israël

Sémir Badir Université de Liège, Belgique

Mehmet Baştürk Université de Balıkesir, Turquie

Alpha Ousman Barry Université de Bordeaux Montaigne, France

Safinaz Büyükgüzel Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Nicolas Couégnas Université de Limoges, France

Fathallah Daghmi Université de Poitiers, France

Salam Diab-Duranton Université de Paris 8, France

Dominique Ducard Université Paris Est Créteil Paris 12, France

Lise Garon Université de Laval, Canada

Zsuzsanna Gécseg Université de Szeged, Szeged, Hongrie

Matilde Gonçalves FCSH/NOVA, Lisbonne, Portugal

Gülnihal Gülmez Université Anadolu, Eskişehir, Turquie

Bahadır Gülmez Université Anadolu, Eskişehir, Turquie

Hanife Güven Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Jérome Jacquin Université de Lausanne, Lausanne, Suisse

Sündüz Kaşar Université de Yıdız Teknik, Istanbul, Turquie

Ayşe Kıran Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Zeynel Kıran Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Abdenbi Lachkar Université de Paris 8, France

Charlotte Lacoste Université de Lorraine, France

Hassan Moustir Université Mohammed V de Rabat, Maroc

İrem Onursal Ayırır Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Duygu Öztin Passerat Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Nedret Öztokat Université de Istanbul, Istanbul, Turquie

Laurent Perrin Université Paris-Est-Créteil, France

Christian Plantin Université de Lyon, Lyon, France

Sandrine Reboul-Touré Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, France

Osman Senemoğlu Université de Galatasaray, Istanbul, Turquie

Justine Simon Université de Lorraine, France

Özge Sönmez Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Dávid Szábo Université Eötvös Loránd Budapest, Hongrie

Malika Temmar Université Paris-Est-Créteil, France

Ali Tilbe Université Namık Kemal, Tekirdağ, Turquie

Brigitte Wiederspiel Université de Lorraine, France.

Mehmet Yalçın Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Selim Yılmaz Université de Marmara, Istanbul, Turquie

Karima Ziamari Université Moulay Ismaïl, Meknès, Maroc

LE COMITÉ D’ORGANISATION :

Driss ABLALI Université de Lorraine, CREM, France

Duygu ÖZTİN PASSERAT Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Talat AKASLAN Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Özge SÖNMEZ Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Lieu du colloque :

Le colloque aura lieu à la ville de Kuşadasi, à 5 km du site archéologique d’Éphèse.

Modalités d’inscription :

Le comité d’organisation a établi les tarifs suivants relatifs à l’inscription au colloque :

l’inscription comprend l’accès aux conférences, l’hébergement (3 nuits), la pension complète et

les pauses-café :

260 euros : hébergement en chambre single

200 euros : hébergement en chambre partagée