CfP prolongé au 30 juillet : Terminologie oenologie gastronomie

Appel à communications

COLLOQUE « LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION »

27-28 septembre 2016 |Dijon – Beaune

Date limite de soumission repoussée au 30 juillet 2016

Au vu des premières propositions reçues, les projets de communication portant plus spécifiquement sur le volet « gastronomie » seront particulièrement bienvenues. 

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION

Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme tout domaine de spécialité, constitué au fil du temps leurs terminologies propres permettant de désigner tout à la fois le matériel utilisé, les procès mis en œuvre et les produits finis qui en résultent, de la description organoleptique d’un vin aux dénominations de plats sur la carte d’un restaurant. Si ces terminologies partagent avec : leur ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs marqués au sceau de la culture.

Cette première manifestation – et l’ouvrage de référence qui en découlera – entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. On privilégiera les approches empiriquement fondées, que ce soit sur corpus, sur enquêtes ou sur procédures expérimentales. Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes – sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés :

  • Gestion de la dimension subjective : Qu’il s’agisse de la notion de qualité, de « bien » boire ou manger, ou de « typicité », la dégustation d’un vin ou d’un plat étant une expérience hautement individuelle, comment gérer la part de subjectivité inhérente au lexique employé par les consommateurs ? Comment arriver à une objectivisation des termes retenus ? Comment assurer la « transférabilité » de ces termes objectifs ?
  • Gestion de la subjectivité spatiale : Qu’il s’agisse du rapport à un lieu-dit dit « terroir », « crus », « clos », « domaine », « maison », « terrasse », « restanque », « bancaus », ou « climats », comment distinguer ces terminologies, souligner leur analogie comme de l’influence dont elles ont profité ?
  • Gestion de la dimension hédonique : Toute expérience de dégustation comportant également une dimension de plaisir, comment l’intégrer aux descripteurs utilisés ? Des descripteurs hédoniques peuvent-ils prétendre devenir des descripteurs sensoriels ? Comment approcher les connotations positives ou négatives de ces termes particuliers ?
  • Terminologie maison / d’entreprise : Par-delà les terminologies officielles (races, variétés, cépages, etc.), comme normées (ex : techniques de cuisson ou morceaux de pièces de viande – en cours de remaniement), les secteurs visés se caractérisent par l’existence de terminologies « maison », que ce soit pour des questions de tradition ou de positionnement marketing. Comment ces terminologies sont-elles gérées et transmises ? Les entreprises en ont-elles conscience ? Comme sont-elles articulées avec les terminologies officielles ?
  • Terminologie et interactions en relation clients : Compte tenu de l’importance, dans les domaines visés, des interactions avec les clients, comment le transfert transgénérationnel, transrégional, transsocial des concepts (ex : modèle qualitatif) et des termes se passe-t-il ? Quelles sont les stratégies des professionnels pour contourner les problèmes de compréhension ? Comment adaptent-ils une terminologie au profil de la clientèle ?
  • Terminologie et interactions en situation de formation : Que ce soit en interne, en entreprise ou face au consommateur-client, l’utilisation de la terminologie, officielle ou maison, passe par sa maîtrise et, donc son apprentissage. Comment celui-ci est-il assuré en situations de formation ? Comment cette maîtrise est-elle testée ? Quels supports existent en français et en langue étrangère ? Quel logiciel (ou application) de génération de terminologies culinaires peut-on encore développer ?
  • Terminologie et ancrage / imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?
  • Terminologies des professions et des métiers de la gastronomie et de l’œnologie : quel rôle jouent-elles dans la construction des domaines d’activité ? comment et pourquoi évoluent-elles ? sont-elles normées ? quelles représentations pour le public / les consommateurs ?

Localisation

Les deux journées de colloque se dérouleront au plus près des acteurs professionnels, à savoir le mardi 27 septembre au Lycée d’application hôtelier du Castel à Dijon et le mercredi 28 septembre au Lycée Viticole à Beaune.

 

 

 

 

Droits d’inscription

TARIF PLEIN 120€ –        Matériel (mallette, programme, actes)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

–        Déplacement à Beaune (AR bus dédié)

–        Pass bus/tram Dijon

–        Déjeuners (2 jours)

–        Cocktail dinatoire (soirée gala

Tarif réduit

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

90€
gratuité

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

0€ –        Matériel (mallette, programme)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 30 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fr et anne.parizot@univ-reims.fr

 

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 12 mai 2016
  • Date limite de retour des propositions : 30 juillet 2016
  • Notification aux auteurs : 15 août 2016
  • Publication du programme : 5 septembre 2016
  • Remise des textes pour expertise avant publication : 1er novembre 2016

 

Colloque organisé avec le soutien de :

Université de Bourgogne – Laboratoire TIL – Laboratoire CIMEOS – Grand Dijon – Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Coordination scientifique :

Jean-Jacques Boutaud (Dijon), Laurent Gautier (Dijon), Clémentine Hugol-Gential (Dijon), Anne Parizot, (Charleville-Mézières), Kilien Stengel (Tours)

Publicités

Colloque : Entre Terroirs et territoires : Les confréries et leurs discours

Programme du Colloque International

 

Patrimoine immatériel et identité(s)

Entre Terroirs et territoires :

Les confréries et leurs discours

6 et 7 mai 2016

Auditorium de la Médiathèque Voyelles

de Charleville-Mézières

2 Place Jacques Felix

08000 Charleville-Mézières

Sous le haut patronage de:

– Boris Ravignon, Maire de Charleville-Mézières

– Jean-François Pornin, Ambassadeur du Conseil européens des Confréries oenogastronomiques,

– Bernard Giraud, Président de l’ambassade des confréries de l’Ardenne, Vice président du conseil français des confréries, Organisateur du festival des confréries en Ardenne à Charleville

Vendredi 6 Mai

A partir de 8 h 30               Accueil des participants

 

9 h                                         Ouverture institutionnelle et scientifique du colloque

 

9 h 30                                   Conférence d’Ouverture Pascal Lardellier, Univ. Bourgogne                                                                                             Franche Comté,

                                La confrérie, fille du rite… Quelques perspectives sémio-anthropologiques      sur l’intronisation comme enchantement cérémoniel

 

10 h                                       Témoignage d’Anita Drohé, préfète des études Belgique

Confrérie bachique : Les Sossons d’Orvaulx

 

10 h 30                                 Ikrame Selkani, Univ. Grenade

L’attractivité du territoire via le Place Marketing : le Cas Moussem de TanTan (Maroc)

 

11 h                                       Pause café et présentation des posters de doctorants (Zaho Lv, Univ. Lumière-Lyon 2, Les confréries d’Avignon : une protection sociale contribue à l’identité urbaine (XIVe et XVe siècles)

 

11 h 30                                 Benoit Verdier et Marianne Cailloux, Univ Champagne-Ardenne

Discours et images sur les confréries dans la Champagne Viticole de 1909 à 2015

 

12 h                                       Laurent Gautier, Univ. Bourgogne Franche Comté

Les formules rituelles des discours de confréries vineuses entre la France et l’Allemagne

 

12 h 30                                 Déjeuner  au Restaurant Le Clèves

14 h                                       Jean-Jacques Boutaud, Univ. Bourgogne Franche Comté

L’imaginaire du vin cultivé en confréries : tradition, folklore et symboles

 

 

14 h 30                                 Tatjiana Matje, Univ. Yaoundé 1, Cameroun

L’évolution des confréries basaa du Cameroun de la période précoloniale à l’ère de la mondialisation

 

15 h                                    Boloh Yanne, Thierry Michaux, Christian Peltier, journaliste

historien et photographe

Les confréries d’avant l’an 2000 : trois voix et trois regards. Histoire du Tradivarius et de la Lettre des Confréries, Projet photographique

 

15 h 30                                 Sylvie Pellerin Drion, Univ. Paris-Ouest Nanterre la Défense

La confrérie du grand ordre du trou normand, retour sur les origines

 

16 h                                       Pause Café

 

16 h 30                                 Alexandre Eyries, Univ. Bourgogne Franche-Comté

La mêlée au rugby. Une confrérie invisible ?

 

17 h 30                                 Visite commentée du Musée de l’Ardenne

 

20 h 15                                 Dîner de Gala à l’Ermitage du Moulin Labotte- Haybes

Accueil par la Confrérie du Sabre d’or. Intronisation

 

Samedi 7 mai

 

A partir de 8h 30                Accueil des participants

 

9 h                                         Damien Framery, Univ. Paris 8

L’espace réticulaire d’une confrérie et le réseau des coopératives : les approches géographiques dans l’exemple des confréries de Saint-Vincent en Champagne.

 

9 h 30                                               Nicolas Raduget,  Univ. François Rabelais

Le rôle des confréries dans la reconnaissance du patrimoine alimentaire tourangeau (de 1937 aux années 1980)

 

10 h                                       Houria Habdennebi Oularbi, Univ. Tizi Ouzou

La robe kabyle : entre usage économique et usage politique.

 

10 h 30                                 Intronisations

 

11 h                                       Témoignage de Catherine Coutant

Le patrimoine gastronomique entre terroirs et territoires.

 

11 h 30                                  Témoignage de Laure Pétrus, Grand Maistre adjoint de la Confrérie des chevaliers du Sacavin

La Confrérie des Chevaliers du Sacavin d’Anjou et de Saumur : Un ancrage local, une ouverture au monde.

 

12 h                                       Clôture du colloque autour d’un apéritif

 

 

 

Contact : anne.parizot@univ-reims.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr

 

CfP ALAPP 2015 (Applied Linguistics and Professional Practice)

5th International conference
Applied Linguistics and Professional Practice (ALAPP)
6-8 November 2015
Università degli Studi di Milano
Department of Studies on Language Mediation and Intercultural Communication Milan, Italy
Language, discourse and action in professional practice

We are pleased to announce the call for the 5th International Conference on Applied Linguistics and Professional Practice (ALAPP), which will be held at the Università degli Studi di Milano, Milan Italy, 6-8 November 2015.
The conference aims to bring together scholars from various disciplinary backgrounds, especially those related to language and communication research, and professional specialities (e.g., mediation, management, business, law, journalism, education, healthcare, social care, therapy, translation and interpreting). A special emphasis will be on the role language and discourse as tools for action in professional practice and on relevant research. ALAPP 2015 welcomes contributions on any topic linking professional practice with language and communication issues.
Conference themes include:
– Language, communication and the professions
– Linguistic and semiotic aspects of professional expertise
– Identity construction in professional communication
– Use of lingua franca in professional encounters
– Information and Communication Technologies (ICT) in professional contexts – Multimodality in professional practice
– Professional practice, discourse and the new media
– Translation and professional practice
– The role of interpreting in professional encounters
– Language and reflexivity in the professions
– Linguistic training for professionals
– Professional practice and communication in the age of globalisation
– Language and institutional demands in professional contexts
– Professional practice and discourse in the East and in the West

Keynote speakers
Claudia Angelelli (Heriot-Watt University, Edinburgh, UK)

Maurizio Gotti (University of Bergamo, Italy)

Diane Hazlett (University of Ulster, Northern Ireland, UK)

Submission Guidelines
Submissions are to be made from January 1st to March 31st 2015 and should be directed to alapp2015.conference@unimi.it
Dipartimento di Scienze della Mediazione Linguistica e di Studi Interculturali
Piazza Indro Montanelli, 1 – 20099 Sesto San Giovanni (MI) Tel. 02.503.21629 – Fax 02.503.21640 e-mail: lingue@unimi.it

Proposals will include panels and paper presentations (oral or poster).
For all submissions, clearly indicate:
– Abstract title, author names, and full institutional affiliations of the responsible (presenting)
author and collaborating authors.
– Contact e-mail address and phone number for the responsible author.
– Up to three conference themes (feel free to indicate themes beyond the list above).

1) PANELS
Panels which will include approximately four thematically related papers should address a common theme, content or methodological area, and will be scheduled for 90 minutes.
In addition to individual proposals (no more than 250 words each), please also submit an overview description of no more than 300 words highlighting the panel’s content and objectives. Provide information about the panel members and chair, stating full institutional affiliations and e-mail addresses.

2) INDIVIDUAL PAPERS
Proposals (no more than 250 words) can be made for either oral or poster presentations, so authors should indicate their preference. The organisers have the final decision about whether a proposal is selected for oral or poster presentation. Authors of poster presentations will be expected to discuss their poster during their assigned session. Oral presentations will typically be scheduled in 90-minute sessions, with 30 minutes (20 min. presentation + 10 min. discussion) allocated to each individual presentation.

3) WORK-IN-PROGRESS ROUNDTABLE
Proposals should be no more than 250 words targeted at oral presentation. The roundtables will be in sessions of 90 minutes, with individual presentations lasting 30 minutes (15 min. + 15 min. discussion). This format is particularly suitable for early career researchers pursuing doctoral and postdoctoral studies and for experienced researchers undertaking/planning pilot projects or have preliminary findings to report. Please indicate clearly if your proposal falls into this category.

Please note that ALAPP conference policy is one main oral presentation per author. You may choose to submit more than one proposal, but normally only one proposal will be accepted for oral presentation. Any additional accepted proposals may be presented as poster(s).
Proposals will be reviewed on the basis of the following criteria:
– originality of the topic and its relevance to the conference theme – background contextualization of the study
– relationship between title and content, structural organization
– theoretical/methodological appropriateness
– clarity of claims/findings.
Individual panels are reviewed in their entirety on the above criteria but also on the basis of their relevance to broader issues in professional practice; the overall coherence of the proposal; and the usefulness of the panel to participants.
All proposals will undergo a double blind peer-review process.
The deadline for submission is March 31st 2015.
Decisions about acceptance will be communicated by April 30th 2015.
Following formal acceptance, the responsible (presenting) authors must register for the conference prior to the finalisation of the conference programme.

International Advisory Committee
Christopher N. Candlin, Laurent Filliettaz, Srikant Sarangi, Stef Slembrouck.

Organising Committee
Giuliana Garzone (conference chair), Paola Catenaccio, Dermot Heaney, Maria Cristina Paganoni, Giorgia Riboni.

Conference Venue
The Conference will take place in the new campus hosting the Polo di Comunicazione e di Mediazione Interculturale of the University of Milan, Piazza Indro Montanelli 1, Sesto San Giovanni (Milan).

Language of the Conference
The organising committee is pleased to accept presentations in English and Italian. It will be assumed that the language of the submission is consistent with the language of presentation.
Please note that there will be pre-conference Masterclass on 5th November 2015, led by Srikant Sarangi, titled “Engaging qualitatively with institutional and professional discourse”.

Further information
Fo further information please contact: <alapp2015.conference@unimi.it> or Giuliana Garzone <giuliana.garzone@unimi.it>.
Conference website: http://users.unimi.it/alapp15/, operational as from January 15th, 2015

Important dates:
September 13th 2014: Conference announcement December 15th 2015: 1st call for papers
January 15th 2015: second call for papers
March 15th 2015: Final call for papers
March 31st 2015: Submission deadline
April 30th 2015: Decision of acceptance
June 1st 2015: Registration opening
July 31st 2015: Deadline for early bird registration November 5h: Masterclass (Srikant Sarangi) November 6th-8th 2015: ALAPP 2015 Conference

CfP « Le Dit et le Non-dit », Bucarest, Juin 2015

Colloque International « Langage(s) et Traduction » –

Le Dit et le Non-dit

9-11 juin 2015, Université de Bucarest

 

Ce Colloque de linguistique appliquée est organisé conjointement par les filières de Philologie, LEA et de Traducteurs-Interprètes-Terminologues du Département de français, Faculté des Langues et des Littératures Etrangères de l’Université de Bucarest sous un titre générique qui joue délibérément sur la polysémie du terme de langage – faculté de l’esprit (faculté de langage) et système de signes (langue), mais également, voire surtout usage (style(s), discours) – vise à mieux cerner les rapports entre problématique de la variation linguistique (langages spéciaux /vs/ langage courant /vs/ langage littéraire) et problématique de la traduction, dans une perspective à la fois descriptive et didactique.

Le thème autour duquel se dérouleront les débats entend traiter des diverses théories de l’expression du sens et de la signification en langue et en discours, ainsi que les problèmes de traduction qui peuvent intervenir dans le passage d’une langue source à une langue cible de les unités porteuses d’une composante linguistique et d’une forte composante interculturelle.

Description du projet

La problématique du DIRE (processus d’énonciation), du DIT (sens de l’énoncé, ce que l’on dit lorsqu’on parle), du NON-DIT (tout ce que le locuteur aurait voulu dire sans pour autant s’exprimer explicitement par des mots ou par des signes perceptibles et interprétables par son interlocuteur) a préoccupé depuis toujours les linguistes, les philosophes du langage, les anthropologues, les sémioticiens, les exégètes de l’art. Entre tous ces concepts il y a une relation d’interdépendance : l’un sans l’autre ne fonctionne pas. Préexistant au non-dit, le dit (la parole) « nous accompagne presque à chaque instant, et même le silence, devenu si rare dans les sociétés modernes, prend son sens par rapport à elle. » (Ph. Breton, 2003 : 5.). On pourrait même dire que le non-dit est en fait un dit déguisé derrière les divers mécanismes de production.

Plusieurs perspectives s’ouvrent dans l’analyse de ce phénomène : d’une part, une perspective sémantico-pragmatique (du type O. Ducrot ; voir à cet égard : Dire et ne pas dire, 1972 ; La preuve et le dire, 1974 ; Le dire et le dit, 1984 ; ou bien du type C. Kerbrat-Orecchioni – L’Implicite, 1986 ) faisant des deux phénomènes une question d’interprétation et, d’autre part, une perspective logico-sémantique du type Robert Martin (Langage et croyances, 1987 ; Pour une logique du sens, 1992) qui fait du phénomène du non-dit un élément de calcul du sens.

En deçà du dit du discours ou en delà de l’unité discursive, l’opposition du dit et du non-dit pourrait correspondre à l’opposition entre contenu explicite /vs/ contenu implicite, ou sens dénotatif /vs/ sens connotatif. On parlera ainsi, avec R. Barthes, de l’existence dans la langue d’un contenu manifeste (explicite) et d’un contenu latent (implicite). Pourtant, si pour le dit le terme « explicite » ne fait pas opposition, pour le non-dit, le terme « implicite » n’est pas le synonyme parfait.

Cette distinction apparaît d’une part, dans les recherches de C. Kerbrat-Orecchioni (1986) pour laquelle les seules formes de l’implicite sont la présupposition et le sous-entendu, le reste étant du non-dit, et d’autre part, dans les travaux de Robert Martin qui, se situant dans une sémantique véri-conditionnelle, définit le non-dit comme un phénomène rassemblant « les cas où, pragmatiquement et sémantiquement, l’énoncé induit un énoncé corrélatif, mais dont la valeur de vérité ne dépend pas directement de la valeur de l’énoncé lui-même comme dans l’implication » (1987 : 27). Le rapport entre « complétude » et « non-dit » apparaît clairement dans les recherches dues à Robert Martin (La monovalence de la négation). Etant donné le flou existant dans la structure sémantique des unités composant les séquences discursives, il y aura toujours une quête de la complétude du sens au niveau manifeste, le reste étant affaire de non-dit.

Aspect de l’indécidable et de l’indéterminé, le non-dit est placé par Robert Martin (1987) entre l’ambiguïté et le vague et se distingue de ces concepts par l’absence d’une lecture alternative (pour le premier terme) et par l’absence de liaison avec le continu (pour le second).

Le colloque se propose d’explorer quelques axes de recherche :

En tant que phénomène de nature pragmatique, le dit et le non-dit représentent la production de l’action des instances énonciatives, des règles du discours, de la situation de communication. L’un des axes du colloque est d’essayer de tracer, si c’est le cas, une limite entre les diverses manifestations de l’au-delà du dit : implicite, présuppositions, sous-entendus, allusion, insinuation…et d’autres non-dits. Les modalités de combler ces incomplétudes laissées par la manifestation latente du sens sont une question d’interprétation. Or, « interpréter », signifie dans une lecture de Umberto Eco (Lector in fabula) savoir identifier et lire les non-dits d’un texte.

Le niveau sémantique amène dans la discussion le rôle du co-texte (ou contexte linguistique), du sens dénoté/vs/connoté, du sens conventionnel attribué à un énoncé induit d’un autre, de la polysémie, des sélections sémiques, du changement de sens (la métaphore, le figement, les détournements de sens étant des sources principales de non-dit) et du lieu du non-dit. Nous nous intéressons aussi aux divers déclencheurs sémantico-discursifs du non-dit : négation, adjectifs évaluatifs, connecteurs discursifs, les modes/temps verbaux : conditionnel, imparfait, passé composé, etc.

Nous invitons ainsi à un débat sur l’étendue/les limites de ces marqueurs dans l’expression du dit et du non-dit.

Le niveau morpho-syntaxique nous permet de nous interroger sur les diverses structures génératrices de non-dit. Ce qui est clairement DIT par une séquence discursive correctement construite du point de vue morphosyntaxique peut laisser la place au NON-DIT dans des structures elliptiques, les répétitions (de sons, d’éléments et de structures), des interruptions dans la structure phrastique, tout étant mis en marche pour des raisons stylistiques (niveaux de langue, effets de sens), argumentatives. L’absence d’un composant à l’intérieur d’une phrase comme Sans blague ! Ah, bon ! Qu’importe ! Si j’ose dire…représente une source formelle de non-dit, génératrice d’effets de sens et de stratégies argumentatives.

Au niveau phonétique et phonologique, le colloque invite à l’exploitation des silences dans le discours, des hésitations, des allongements, de l’intonation, de l’intensité de la voix, des inflexions du ton, des exclamatifs, des interjections, des éléments phatiques, du rythme oral et de la prononciation particularisée, autant de manifestations de l’attitude du locuteur qui préfère se servir de ces non-dits pour intensifier l’effet qu’il veut produire sur son interlocuteur/lecteur.

À côté de ces marques d’oralité, le non-dit surgit derrière des marques graphiques : les points de suspension, les phrases inachevées, les divers types de rupture, la commutation des graphèmes, etc.

Si pour le dit on trouve sans difficulté la source (pronoms à la première personne, modalisateurs, déictiques spatiaux et temporels, temps verbaux, références au monde culturel auquel il appartient, l’intertextualité et l’intratextualité, la présence directe des instances énonciatives dans un texte), on peut bien se demander quelle est la source/les sources du non-dit. Quelle est sa nature : verbale, non-verbale ? Langagière ? Culturelle ? Civilisationnelle ?

Ces questions suscitent d’autres distinctions. Il faut savoir qu’on ne pourrait pas toujours poser un signe d’équivalence entre non-dit et non-verbal. La danse, la peinture, par exemple, sont des expressions non-verbales mais qui « disent » un message. La gestuelle se rapproche plus du non-dit, en accompagnant souvent le dit ou en le doublant parfois de façon contradictoire.

« Dit », « non-dit », anthropologie et traduction

– Le non-dit n’est pas toujours lié à la connotation (qui doit être exprimée ou déduite d’une façon ou d’une autre) mais encore à l’absence ou au refus de dire. Nous proposons ainsi de nous rapporter dans notre investigation au domaine de l’anthropologie pour identifier et analyser la manière dans laquelle se manifestent les tabous, les interdits dans divers espaces culturels et civilisationnels. De cette façon, dans l’interprétation des dits et des non-dits il faut faire une large part aux connaissances encyclopédiques, aux savoirs partagés pour pouvoir en trouver la vraie interprétation et les vraies causes du non-dit.

L’analyse à ce niveau s’avère particulièrement importante dans le domaine de la traduction. Passer d’une langue source à une langue cible suppose une réinterprétation du texte de départ pour aboutir au texte d’arrivée, en acceptant toujours les pertes qui peuvent survenir surtout dans la restitution de l’ »implicite culturel ». La difficulté consiste en cette absence d’équivalence terme à terme interlinguale, de correspondance contextuelle et situationnelle car, « il n’y a pas que les contextes patents, il y a les contextes cachés et ce que nous appelons les connotations qui ne sont pas toutes intellectuelles, mais affectives, pas toutes publiques, mais propres à un milieu, à une classe, à un groupe, voire un cercle secret ; il y a ainsi toute la marge dissimulée par la censure, l’interdit, la marge du non-dit, sillonné par toutes les figures du caché. » (P. Ricœur, Sur la traduction, 2004 : 47-48)

Nous invitons à identifier les meilleures stratégies de traduction capables de restituer le plus fidèlement, dans une langue cible, le savoir culturel et civilisationnel du texte de la langue source. Est-ce qu’il y a des « intraduisibles ? » Comment surmonter ces obstacles ?

Les non-dits sont en même temps une source ouverte à une série d’effets indésirables : erreurs d’interprétation, l’impression d’être « visé » par celui qui se sert de cette stratégie, conflits latents. Les questions qu’on peut se poser sont les suivantes : Comment combattre ce phénomène ? Faut-il vraiment le faire ? Et dans quel domaine d’intérêt ?

« Dit », « Non-dit » et Terminologie

Par sa disponibilité naturelle pour exprimer des concepts moins soumis à la polysémie ou à d’autres particularités du langage naturel, la terminologie est dans une moindre mesure lieu du non-dit. La problématique que nous soumettons au débat est de savoir quelle est tout de même la part du non-dit dans ce domaine. Ou encore : quel type de non-dit agit à ce niveau ? dans quel domaine des discours de spécialité se manifeste le non-dit le plus fréquemment ? est-ce le non-dit une source d’innovation en terminologie ?

« Dit », « Non-dit » et didactique des langues

Les questions qui nous préoccupent dans ce domaine se rapportent aux moyens, aux stratégies didactiques et aux techniques d’enseignement/apprentissage à même de faciliter la gestion du non-dit et du dit dans la transmission/assimilation du savoir. On peut centrer également notre intérêt sur l’exploitation de l’erreur comme source du dit détourné et générateur de non-dit. Loin d’envisager encore l’erreur comme déclencheur de punition, elle doit être transformée en instrument didactique de remédiation  aux insuffisances qui l’ont produite.

Principaux axes de recherche :

 

Langage(s) :

– caractéristiques sémantico-lexicales, syntaxiques et pragmatico-argumentatives des langages spéciaux par rapport à la fois à la langue commune/ au discours quotidien, et à la langue et au discours littéraire ;

– théorie et pratique de la terminologie bi- ou multilingue ;

– pédagogie des langages spéciaux et de la terminologie.

Traduction :

– aspects linguistiques et méthodologiques de la traduction de textes spécialisés ou non spécialisés (dont les textes littéraires) ;

– traduction, anthropologie et gestion de l’interculturel ;

– pédagogie de la traduction (spécialisée, littéraire, …) ;

– théories de la traduction.

Sections :

Phonétique et Morpho-syntaxe

Sémantique et Lexicologie

Terminologie.

Langages spéciaux

Traduction spécialisée /vs/ Traduction littéraire.

Anthropologie et Langage quotidien et littéraire

Sémiotique, Sémiologie

Pragmatique et Argumentation

Didactique – enseignement/apprentissage du FLE, FOS, FOU

Soumission des propositions :

Les propositions (en français, roumain, espagnol, italien, anglais) comprendront :

  • un titre,
  • cinq mots clefs,
  • une bibliographie de quatre titres maximum
  • développement en 500 mots environ présentant la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés.

Les communications donneront lieu, après expertise des textes définitifs par le comité scientifique, à une publication en volume. Les actes du colloque seront publiés en volume aux Éditions de l’Université de Bucarest. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite la section à laquelle ils voudront s’inscrire. Les propositions seront soumises avant le 30 janvier 2015 à l’une des adresses suivantes :

soniaberbinski@yahoo.com

dandobre26@yahoo.fr

Organisation des interventions :

  • Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)
  • Tables rondes (4 intervenants pour 45 min + 15 min d’échanges)
  • Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

 

Calendrier :

1er appel à communications : 30 novembre 2014

2ème appel à communications : 30 décembre 2014

3ème appel à communications : 30 janvier 2015

Notification aux auteurs : 15 février 2015

Colloque : Travaux du colloque : 9-11 juin 2015

Comité scientifique :

 

Jean-Claude Anscombre (Université Paris XIII)

Sonia Berbinski (Université de Bucarest)

Laura Cîtu (Université de Pitesti)

Lidia Cotea (Université de Bucarest)

Anca Cosaceanu (Université de Bucarest)

Alexandra Cunita, (Université de Bucarest)

Dan Dobre (Université de Bucarest)

Anca Gâta (Université « Dunarea de Jos », Galati)

Laurent Gautier (Université de Bourgogne)

Anne-Marie Houdebine (Université René Descartes, Paris V)

Mohammed Jadir (Université Hassan II, Mohammedia, Maroc)

Ioan Pânzaru (Université de Bucarest)

Marina Paunescu (Université de Bucarest)

Henri Portine (Université Bordeaux3, France)

Toader Saulea (Université de Bucarest)

Brândusa Steiciuc (Université « Stefan cel Mare », Suceava)

Anca Marina Velicu (Université de Bucarest)

Halina Widła (Université de Silésie, Pologne)

 

Comité d’organisation :

 

Sonia Berbinski, Université de Bucarest : soniaberbinski@yahoo.com

Fréderic Bonnor, Université de Bucarest : frederic.bonnor@gmail.com

Lidia Cotea : lidiacotea@gmail.com

Ileana Mihaila: ileanamihaila59@yahoo.com

Lucia Visinescu : lucia.visinescu@gmail.com

Anca Velicu : ancamarinavelicu@gmail.com

 

Frais de participation:

Les frais de participation de 80 Euros/60 pour les doctorants couvrent les pauses-café, le dossier du colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif. Les modalités de paiement seront indiquées après l’acceptation de la proposition, avant le 15 mars 2015.

Le comité d’organisation mettra à la disposition des participants l’offre d’hébergement pour la période du déroulement des travaux. Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.

Séminaire TIL – Dijon Voies de l’Oralité / Constructions Interactionnelles des Discours sur les Savoirs Spécialisés

Programme provisoire, actualisé sur ce blog !

1. Lundi 30 septembre 2013 :

  • Michel MONER (Toulouse 2-Le Mirail / FRAMESPA UMR 5136),
    Littérature et oralité
  • Marie-Odile BERNEZ (uB / TIL),
    Traces d’oralité au dix-huitième siècle : étude d’un sermon de John Wesley (1703-1791).

2. Lundi 21 octobre :

  • Caja THIMM (Université de Bonn), Studying interactions and story-building on Twitter around the elections in Germany (titre provisoire à confirmer)

3. Lundi 25 novembre 2013 :

  • Gilles LAFERTE (uB / CAESER), Méthodes et pratiques d’interactions   : protocoles, archivage et traitement des données orales en sociologie des mondes ruraux (titre provisoire à confirmer)
  • Laurent GAUTIER et Olivier MERIC (uB / TIL),
    Les interactions touristiques plurilingues : quelques enseignements du projet KA2 « Tell Me A Story » (titre provisoire)

 

4. Lundi  27 janvier 2014 :

  • Anne-Marie VOISE (uB / TIL),
    La problématique du tout oral en classe de langue chez les jeunes enfants : une recherche quasi-expérimentale
  • Jacques DILLENSEGER (IRTESS, Dijon)
    Conduite d’entretien en milieu professionnel : observations sur la pratique des travailleurs sociaux (titre à confirmer)

5. Lundi  17 février :

  • Célila SCHNEEBELI (uB / TIL),
    Les jeux du je : script et polyphonie dans les sketchs du Monty Python’s Flying Circus
  • Will NOONAN (uB / TIL)
    L’oralité dans la compréhension des textes/énoncés humoristiques hors de leur contexte d’origine (titre provisoire)

6. Lundi  17 mars 2014:

  • Hélène FRETEL (uB, TIL),
    Interfaces entre oral et écrit dans quelques forums de sites de presse espagnole
  • (Intervenant à confirmer) Présentation portant sur les  interactions médiatisées dans l’usage du  tchat

7. Lundi 14 avril 2014

  • Hervé BISMUTH (TIL)
    Aragon n’est pas un dactylographe
  • Intervenant à confirmer. Présentation portant sur les interférences entre oralité et littérature contemporaine

8. Lundi 26 mai (sous réserve) :

Séance consacré à oralité/transcription à l’écran. Intervenants à confirmer.

9. Lundi 23 juin (sous réserve) :

  • Jean-François LATTARICO (Lyon 3)
    Interprétation vocale et écriture de livrets d’opéra italiens (titre provisoire)

Les séances auront lieu le Lundi de 10h à 12h à la MSH (Salle R03)

Contacts : cecile.iglesias@u-bourgogne / laurent.gautier@u-bourgogne.fr  / marie-odile.bernez@u-bourgogne.fr

Communication au colloque « Langage(s) et traduction. Figement et imaginaire linguistique » 9-12 septembre 2013, Université de Bucarest

Les interactions orales dans la formation en langue de spécialité :

place, défis méthodologiques et pistes didactiques

Sous le poids des approches en termes de genres et/ou de types de textes, la recherche linguistique sur les discours spécialisés s’est focalisée, quasi unanimement, sur la problématique de l’écrit. Les chercheurs et les formateurs disposent ainsi aujourd’hui d’un vaste ensemble de descriptions le plus souvent fines du spectre de genres discursifs constitutifs de telle ou telle spécialité, descriptions ayant débouché sur des mises en œuvre didactiques plus ou moins réussies. Or, les formations linguistiques ayant comme visée commune la formation en communication interculturelle appliquée à des domaines de spécialité (négociations commerciales, médiation technique, etc.) ne peuvent que partiellement puiser dans ce « réservoir » de bonnes pratiques dans la mesure où les situations auxquelles elles doivent préparer les étudiants sont majoritairement des situations orales, au double sens du terme : en matière de médium et en matière de conception.

Cette intervention se propose donc de partir de cette place particulière des interactions orales dans la communication spécialisée pour interroger tout d’abord les défis méthodologiques que ces dernières posent aux chercheurs : Sur quels critères définir les situations pertinentes ? Comment accéder à des données authentiques utilisables tant d’un point de vue scientifique que didactique ? Comment implémenter, en linguistique des discours spécialisés, les acquis de l’analyse conversationnelle et de la linguistique interactionnelle ? Quels niveaux d’analyse linguistique privilégier ?

Sur la base des réponses à ces questions, il conviendra ensuite d’envisager les pistes didactiques qui pourraient se dégager d’une recherche focalisée sur ces aspects : que tirer des résultats de la recherche linguistique ? Comment implémenter les corpus oraux dans l’enseignement ? Quelles activités mettre en place dans la classe ?

Les réflexions théoriques présentées ci-dessus seront illustrées d’exemples issus de deux projets européens ayant abordé ces problèmes de front : le projet Leonardo VinoLingua et le projet KA2 Tell Me A Story.