2ème appel : APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Equipe éditoriale

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des abstracts : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr et spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

 

Equipe éditoriale:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

[+ collègue hispaniste (en cours de finalisation)]

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des propositions : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP prolongé au 30 juillet : Terminologie oenologie gastronomie

Appel à communications

COLLOQUE « LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION »

27-28 septembre 2016 |Dijon – Beaune

Date limite de soumission repoussée au 30 juillet 2016

Au vu des premières propositions reçues, les projets de communication portant plus spécifiquement sur le volet « gastronomie » seront particulièrement bienvenues. 

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION

Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme tout domaine de spécialité, constitué au fil du temps leurs terminologies propres permettant de désigner tout à la fois le matériel utilisé, les procès mis en œuvre et les produits finis qui en résultent, de la description organoleptique d’un vin aux dénominations de plats sur la carte d’un restaurant. Si ces terminologies partagent avec : leur ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs marqués au sceau de la culture.

Cette première manifestation – et l’ouvrage de référence qui en découlera – entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. On privilégiera les approches empiriquement fondées, que ce soit sur corpus, sur enquêtes ou sur procédures expérimentales. Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes – sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés :

  • Gestion de la dimension subjective : Qu’il s’agisse de la notion de qualité, de « bien » boire ou manger, ou de « typicité », la dégustation d’un vin ou d’un plat étant une expérience hautement individuelle, comment gérer la part de subjectivité inhérente au lexique employé par les consommateurs ? Comment arriver à une objectivisation des termes retenus ? Comment assurer la « transférabilité » de ces termes objectifs ?
  • Gestion de la subjectivité spatiale : Qu’il s’agisse du rapport à un lieu-dit dit « terroir », « crus », « clos », « domaine », « maison », « terrasse », « restanque », « bancaus », ou « climats », comment distinguer ces terminologies, souligner leur analogie comme de l’influence dont elles ont profité ?
  • Gestion de la dimension hédonique : Toute expérience de dégustation comportant également une dimension de plaisir, comment l’intégrer aux descripteurs utilisés ? Des descripteurs hédoniques peuvent-ils prétendre devenir des descripteurs sensoriels ? Comment approcher les connotations positives ou négatives de ces termes particuliers ?
  • Terminologie maison / d’entreprise : Par-delà les terminologies officielles (races, variétés, cépages, etc.), comme normées (ex : techniques de cuisson ou morceaux de pièces de viande – en cours de remaniement), les secteurs visés se caractérisent par l’existence de terminologies « maison », que ce soit pour des questions de tradition ou de positionnement marketing. Comment ces terminologies sont-elles gérées et transmises ? Les entreprises en ont-elles conscience ? Comme sont-elles articulées avec les terminologies officielles ?
  • Terminologie et interactions en relation clients : Compte tenu de l’importance, dans les domaines visés, des interactions avec les clients, comment le transfert transgénérationnel, transrégional, transsocial des concepts (ex : modèle qualitatif) et des termes se passe-t-il ? Quelles sont les stratégies des professionnels pour contourner les problèmes de compréhension ? Comment adaptent-ils une terminologie au profil de la clientèle ?
  • Terminologie et interactions en situation de formation : Que ce soit en interne, en entreprise ou face au consommateur-client, l’utilisation de la terminologie, officielle ou maison, passe par sa maîtrise et, donc son apprentissage. Comment celui-ci est-il assuré en situations de formation ? Comment cette maîtrise est-elle testée ? Quels supports existent en français et en langue étrangère ? Quel logiciel (ou application) de génération de terminologies culinaires peut-on encore développer ?
  • Terminologie et ancrage / imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?
  • Terminologies des professions et des métiers de la gastronomie et de l’œnologie : quel rôle jouent-elles dans la construction des domaines d’activité ? comment et pourquoi évoluent-elles ? sont-elles normées ? quelles représentations pour le public / les consommateurs ?

Localisation

Les deux journées de colloque se dérouleront au plus près des acteurs professionnels, à savoir le mardi 27 septembre au Lycée d’application hôtelier du Castel à Dijon et le mercredi 28 septembre au Lycée Viticole à Beaune.

 

 

 

 

Droits d’inscription

TARIF PLEIN 120€ –        Matériel (mallette, programme, actes)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

–        Déplacement à Beaune (AR bus dédié)

–        Pass bus/tram Dijon

–        Déjeuners (2 jours)

–        Cocktail dinatoire (soirée gala

Tarif réduit

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

90€
gratuité

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

0€ –        Matériel (mallette, programme)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 30 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fr et anne.parizot@univ-reims.fr

 

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 12 mai 2016
  • Date limite de retour des propositions : 30 juillet 2016
  • Notification aux auteurs : 15 août 2016
  • Publication du programme : 5 septembre 2016
  • Remise des textes pour expertise avant publication : 1er novembre 2016

 

Colloque organisé avec le soutien de :

Université de Bourgogne – Laboratoire TIL – Laboratoire CIMEOS – Grand Dijon – Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Coordination scientifique :

Jean-Jacques Boutaud (Dijon), Laurent Gautier (Dijon), Clémentine Hugol-Gential (Dijon), Anne Parizot, (Charleville-Mézières), Kilien Stengel (Tours)

#cfP Les certifications en langues dans le secteur LANSAD

Appel à communications

 

Les certifications en langues dans le secteur LANSAD

 

Journée d’études organisée par le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) – Université de Bourgogne

 

Vendredi 13 novembre 2015

 

Coordination scientifique : Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy,

Laurent Gautier

Dans le monde de la communication globale internationale, les employeurs ou les institutions qui souhaitent connaître le niveau de compétence linguistique en langues vivantes de locuteurs non natifs ont généralement recours à des tests de compétence généralistes comme le TOEFL (Test of English as a Foreign Language) ou encore le TOEIC (Test of English for International Communication), un test à orientation plus sensiblement commerciale, pour l’anglais, les certificats ou le Test DaF du Goethe Institut pour l’allemand, ou les diplômés DELE de l’Instituto Cervantes pour l’espagnol. Ces certifications permettent d’attester que les candidats ont atteint un certain niveau (le plus souvent indexé sur le CECRL) dans des compétences requises pour la vie de tous les jours et, parfois, sur leur lieu de travail, mais ils n’évaluent pas les compétences propres aux langues de spécialité.

La certification en langues de spécialité – à l’exception de quelques tests de niveau CLES 3 développés à Toulouse Purpan et du test hongrois PROFEX dans le domaine de l’anglais médical – reste largement inexplorée en dépit de la demande croissante des professionnels. Conscients de cette lacune, une équipe d’enseignants-chercheurs de l’EA 4182 de l’Université de Bourgogne travaillant dans le domaine des discours spécialisés propose de défricher le territoire de la certification en langues vivantes appliquées à divers contextes professionnels. Cet intérêt repose sur plusieurs expériences de projets européens (Leonardo ou KA2) dans le domaine :

  • dans le domaine de la langue de la filière vitivinicole, le projet VinoLingua, développé en allemand, espagnol, français et italien entre 2010 et début 2013, qui visait à produire des matériaux d’apprentissage du discours de la dégustation et de la visite de domaine à destination des professionnels du secteur dès le niveau A1 et pour lequel s’est posé la question de la validation des compétences acquises ;
  • dans le domaine de l’anglais médical, le projet sTANDEM (sTANDardised language Examination for Medical purposes), développé entre 2011 et 2014, dont l’objectif était d’évaluer et de valider les compétences langagières spécialisées des professionnels de santé dans les domaines de la médecine, de la pharmacie et des soins infirmiers, qui proposait de mettre à disposition des professionnels de la communauté spécialisée un test sur mesure répondant à leurs besoins ;
  • dans le domaine des langues pour le tourisme, enfin, le projet Tell Me A Story, développé de fin 2012 à fin 2014, qui ambitionnait de fournir à destination des guides touristiques des « anecdotes » de visite, en langues étrangères, sous une forme didactisée.

Dans le cadre général des Langues pour Spécialistes d’Autres Disciplines (LANSAD), l’une des principales questions qui se posent est celle des choix linguistiques, didactiques et culturels propres à ces certifications en langues de spécialité. Ce sont précisément ces choix qui seront au centre de la journée d’études. Les communications pourront ainsi aborder les aspects suivants, sans que cette liste soit limitative :

  • quel seuil commun d’acceptabilité et de transgression éventuelle des normes du CECRL (par exemple l’indexation implicite des compétences en discours spécialisés [à partir de C1] sur les compétences en langue dite « commune » [jusqu’à B2]) ?
  • les différences entre les tests de type TOEFL/TOEIC pour l’anglais et les tests de 4ème générations indexés sur les besoins – ces tests posant la question de l’analyse des besoins dans les secteurs professionnels visés : par qui doivent-ils être définis ? sur la base de quelle méthodologie ?
  • quelle place peut/devrait revenir aux certifications nationales, en particulier en discours spécialisés, par exemple, en France, dans le cas du CLES 3 ?
  • comment situer le secteur LANSAD, et des niches parfois numériquement confidentielles, par rapport aux certifications transnationales aux objectifs fortement économiques ?
  • quelle place accorder à l’ancrage culturel des spécialités et à l’évaluation de sa maîtrise par delà les objectifs communicationnels ?
  • quelle place accorder à la certification dans d’autres langues que l’anglais ?
  • quel rôle peuvent jouer les appels à projets européens dans ce secteur avec un focus particulier sur leurs débouchés, leur reconnaissance et la gestion potentielle de leurs résultats après la fin des financements ?
  • quelle place accorder à la docimologie dans l’évaluation de ces certifications ?

Les chercheurs intéressés soumettront une proposition, composée d’un titre, d’un résumé argumenté d’environ 300- 450 mots et d’une bibliographie de 10 titres maximum d’ici le 10 juin 2015. La proposition sera envoyée, par mail, aux trois coordinateurs scientifiques de la journée : didier.carnet@u-bourgogne.frjean-pierre.charpy@u-bourgogne.frlaurent.gautier@u-bourgogne.fr. Une notification d’acceptation sera donnée d’ici début juillet 2015.

La journée débouchera sur une publication sous forme de numéro spécial de revue à comité de lecture.

Dijon, 17.04, « formules en corpus spécialisés »

Prolongement date limite : 10 mars 2014

LLC – ELLIADD, Université de Franche-Comté [EA 4661]

Maison des Sciences de l’Homme Dijon [USR CNRS-uB 3516]

17 avril 2014 à la MSH Dijon

Journée d’étude

L’approche formulaire des corpus spécialisés

Le discours spécialisé des divers domaines (droit, économie, médecine, politique, sciences, etc.) est le produit de pratiques langagières de communautés ou de milieux spécialisés, tant académiques que professionnels (Michel Petit); il est déterminé par une interdisciplinarité intrinsèque qui fait de l’analyse de ces pratiques la parente pauvre des recherches en linguistique alors même que le développement des corpus, tant écrits qu’oraux, y invite expressément.

Si la compréhension des discours de spécialité nécessite la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes sont les représentants langagiers, le développement des discours « experts » et l’actuelle dilution des frontières institutionnelles, exigent de réinterroger la spécificité de ces discours et leurs possibles mutations.

Les travaux récents en socioterminologie (F. Gaudin, P. Lerat, T. Cabré) et les développements d’une branche discursive des sciences de la communication (pensons notamment aux recherches actuelles sur les discours institutionnels), amènent à nous interroger en particulier sur une possible approche formulaire des discours de spécialité que permettent les corpus de grande envergure évoqués précédemment.

C’est, pour illustrer cette problématique générale par un exemple concret, le cas du discours juridique communautaire, qui développe un important arsenal formulaire (promotion du développement durable ou du dialogue social), dont l’étude pourrait être enrichie par cette perspective et permettrait de renouveler les perspectives jusque-là cantonnées à l’étude de la phraséologie, des stéréotypes et de la terminologie.

Développée à la suite des travaux de J.-P. Faye et approfondie par P. Fiala, M. Ebel et A. Krieg-Planque, cette approche semble pouvoir être étendue aux productions discursives des organisations politiques, politico-économiques et professionnelles à l’échelle locale et transnationale, publiques comme privées. Définie par A. Krieg-Planque comme une unité du lexique (simple ou complexe) dotée d’un certain degré de figement et dont la circulation en fait un référent social, la formule est un procédé de construction du consensus discursif. Peut-on parler de formules dès lors qu’on s’emploie à analyser des corpus spécialisés ? Quel enjeu pour leur compréhension, quel enjeu pour les disciplines en question ?

La journée du 17 avril se veut ainsi un espace de discussion entre jeunes chercheurs et chercheurs confirmés autour des enjeux de la notion et de son application à des corpus numériques spécialisés comme ceux constitués au sein de la MSH de Dijon à travers son Centre de Ressources Numériques Thématique. Elle s’inscrit donc dans une perspective plus générale d’exploitation interdisciplinaire de ressources pas forcément constituées, au départ, en vue de problématiques strictement micro-linguistiques.

Les personnes intéressées pour intervenir à cette journée d’études sont priées d’envoyer leur proposition (titre + résumé de 400-500 mots présentant le type de discours spécialisé, la problématique et le corpus d’étude) avant le 10 mars 2014 à arthur.joyeux@univ-fcomte.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr.

Organisation et coordination scientifique :

Laurent Gautier (MSH Dijon [USR CNRS-uB 3516] & Centre Interlangues TIL [EA4182])

Arthur Joyeux (ELLIADD-LLC [EA4661], UFC)

Matthew Pires (ELLIADD-LLC [EA4661], UFC)

La MSH de Dijon prendra en charge le déjeuner pour toutes les personnes présentant une communication.

Les interactions touristiques plurilingues : quelques enseignements du projet KA2 Tell Me A Story

Exposé au séminaire VO/CISS – MSH Dijon – R03 – lundi 25 novembre 2013 – 10 heures

Laurent GAUTIER et Olivier MERIC (uB/TIL)

La communication abordera, en les croisant, chacune des deux problématiques du séminaire : d’une part la question du traitement de l’oral et des corpus oraux (visites guidées enregistrées et audioguides) et d’autre part celle de la construction des savoirs spécialisés – ici historiques, urbanistiques et architecturaux entre autres – dans une relation pouvant être qualifiée d’asymétrique entre le « guide » et le « touriste ».

Notre propos s’inscrivant dans le cadre du projet européen Tell Me A Story actuellement développé un par consortium de partenaires publics et privés dans huit pays européens, il s’agira dans un premier temps de présenter les objectifs et les tenants et aboutissants de ce projet. Dans ce contexte général, l’exposé s’arrêtera ensuite sur plusieurs questions centrales aux niveaux méthodologique et théorique :

–       celle du positionnement du discours des guides à l’intérieur du vaste ensemble des « discours spécialisés » en confrontant plusieurs modalités d’approche (axe horizontal/vertical ; discours académique/professionnel/du troisième type), vaste ensemble dont la typologie propre au discours du tourisme pourra être affinée selon des critères linguistico-discursifs ;

–       celle des modalités de constitution et d’exploitation des corpus : application de l’analyse conversationnelle aux discours spécialisés, linguistique interactionnelle, modèle proximité/distance ;

–       les possibilités et les limites de l’analyse quantitative (fréquences, profils combinatoires, n-grams)

Sur cette base, une dernière partie de l’argumentation présentera, à partir des corpus français, italien, espagnol et allemand, de premiers résultats en termes de catégorisation/définition linguistique de ces discours avec une attention particulière accordée à l’articulation « visites guidées authentiques » vs « audioguides ».

Séminaire VO/CISS Dijon – séance lundi 25/11/2013

Le deuxième séminaire sur l’oralité du « Centre Interlangues Texte Image Langage » (EA4182) aura lieu

lundi prochain,  25 novembre 2013.

Le rendez-vous est à 10 heures à la salle R 03 de la MSH. Nous écouterons les deux interventions suivantes, qui sont en français :

  • 10h : Gilles LAFERTE (uB / CAESER), Pratique de l’entretien en sociologie et archivages des données ethnographiques
  • 11h: Laurent GAUTIER et Olivier MERIC (uB / TIL), Les interactions touristiques plurilingues : quelques enseignements du projet KA2 « Tell Me A Story » 

Le séminaire se terminera aux alentours de midi.

Quelle sémantique pour la terminologie sensorielle ? Chisinau, Moldova, 4.10.2013

Quelle sémantique pour la terminologie sensorielle ?

S’inscrivant dans l’axe 1 de l’appel, la présente proposition de communication souhaite revenir sur les fondements théoriques et méthodologiques de la terminologie en examinant comment ceux-ci peuvent être mis en œuvre pour l’analyse particulière des descripteurs sensoriels considérés ici comme constituant le noyau dur des terminologies utilisées en sciences du goût.

À partir d’études de cas réalisées par ailleurs (cf. Cayot/Gautier/Soubrier 2009 autour du descripteur onctueux pour les produits laitiers ou Gautier/Le Fur/Robillard 2013 autour du descripteur minéral pour les vins [blancs]), la contribution se concentrera sur les aspects sémantiques, plutôt que contrastifs et/ou traductionnels, de la problématique en partant du fait, somme toute banal, que la plupart de ces termes peuvent être envisagés comme des néologismes de forme en ce que leurs signifiants existent le plus souvent sous une forme non terminologisée dans ce que d’aucuns nomment la « langue commune ». C’est dire le rôle fondamental revenant ici au processus de terminologisation – illustré de manière flagrante dans le travail définitoire – et ce d’autant plus que les concepts en question semblent quotidiens, pour ne pas dire évidents au locuteur non-expert qui aura tendance à penser que « sa » représentation du concept est forcément « la bonne ».

L’argumentation développée dans l’exposé tentera de répondre successivement aux quatre questions suivantes – traitées séparément pour les besoins de la démonstration, mais bien évidemment intimement liées :

  • Quel mode de description pour la sémantique sensorielle ? Si les terminologies sur lesquelles s’est constituée la discipline du même nom s’accommodaient fort bien d’une approche objectiviste – avec des définitions visant à saisir les propriétés intrinsèques des entités dénotées par les concepts –, les descripteurs sensoriels reposent bien davantage sur une appréhension constructiviste du sens dans la mesure où leur perception dépend directement du sujet humain faisant l’expérience de telle ou telle sensation et essayant de la dénommer (Lakoff 1987). La question qui se pose ainsi à la fois pour l’analyste sensoriel et pour le terminologue n’est pas tant celle de leur objectivité que celle de leur possible objectivisation.
  • Quels corpus ? Ce mode de construction du sens nécessite donc de disposer des corpus idoines qui, le plus souvent, ne correspondent que très partiellement aux corpus traditionnellement utilisés en terminologie. Compte tenu de la dimension constructiviste évoquée précédemment, il convient de recourir à des corpus permettant d’appréhender la construction du sens dans et par le discours, corpus qu’il convient d’examiner alors aussi sous l’angle interactionnel et discursif.
  • Quels informants ? Si les sciences du goût ont l’habitude de travailler à partir de la notion de panel (cf. Dacremont 2009 et les contributions réunies dans Dubois 2009), cette dernière n’est pas (encore) usuelle en terminologie. Il s’agit donc de se demander comment les données verbales produites par les différents types de panels sensoriels peuvent être investies au niveau terminologique en tenant bien compte des différences de statuts entre groupes.
  • Quelles définitions ? Les réponses aux trois questions précédentes doivent enfin permettre d’avancer sur celle de la forme des définitions : comment les extraire d’une zone de pure subjectivité pour leur donner, si tant que cela est un sens dans le domaine sensoriel, un tour normatif ?

 

Bibliographie (5 auteurs)

 

Cayot, Philippe/Gautier, Laurent/Soubrier, Jean (2009) : « Définition, dénomination et traduction du concept ‘onctueux’ en français, en anglais et en allemand ». In : Danièle Beltran-Vidal (Ed.). Les mots de la santé (2) : affaire(s) de goût(s). Lyon : Université Lumière-Lyon II, 189-222.

Dacremont, Catherine (2009) : « Analyse descriptive : comment le praticien de l’évaluation sensorielle construit-il une terminologie sensorielle ? » In : Danièle Beltran-Vidal (Ed.). Les mots de la santé (2) : affaire(s) de goût(s). Lyon : Université Lumière-Lyon II, 163-174.

Dubois, Danièle, Ed. (2009) : Le sentir et le dire. Concepts et méthodes en psychologie et linguistique cognitives. Paris : L’Harmattan.

Gautier / Le Fur / Robillard (2013) : « La ‘minéralité’ du vin : mots d’experts et de consommateurs » In : Laurent Gautier/Eva Lavric (Eds). Les descripteurs du vin en Europe : approches contrastives. Frankfurt/Main : Peter Lang, pagination en cours.

Lakoff, George (1987) : Women, Fire, and Dangerous Things: What Categories Reveal About the Mind. Chicago : University of Chicago Press.

Séminaire TIL – Dijon Voies de l’Oralité / Constructions Interactionnelles des Discours sur les Savoirs Spécialisés

Programme provisoire, actualisé sur ce blog !

1. Lundi 30 septembre 2013 :

  • Michel MONER (Toulouse 2-Le Mirail / FRAMESPA UMR 5136),
    Littérature et oralité
  • Marie-Odile BERNEZ (uB / TIL),
    Traces d’oralité au dix-huitième siècle : étude d’un sermon de John Wesley (1703-1791).

2. Lundi 21 octobre :

  • Caja THIMM (Université de Bonn), Studying interactions and story-building on Twitter around the elections in Germany (titre provisoire à confirmer)

3. Lundi 25 novembre 2013 :

  • Gilles LAFERTE (uB / CAESER), Méthodes et pratiques d’interactions   : protocoles, archivage et traitement des données orales en sociologie des mondes ruraux (titre provisoire à confirmer)
  • Laurent GAUTIER et Olivier MERIC (uB / TIL),
    Les interactions touristiques plurilingues : quelques enseignements du projet KA2 « Tell Me A Story » (titre provisoire)

 

4. Lundi  27 janvier 2014 :

  • Anne-Marie VOISE (uB / TIL),
    La problématique du tout oral en classe de langue chez les jeunes enfants : une recherche quasi-expérimentale
  • Jacques DILLENSEGER (IRTESS, Dijon)
    Conduite d’entretien en milieu professionnel : observations sur la pratique des travailleurs sociaux (titre à confirmer)

5. Lundi  17 février :

  • Célila SCHNEEBELI (uB / TIL),
    Les jeux du je : script et polyphonie dans les sketchs du Monty Python’s Flying Circus
  • Will NOONAN (uB / TIL)
    L’oralité dans la compréhension des textes/énoncés humoristiques hors de leur contexte d’origine (titre provisoire)

6. Lundi  17 mars 2014:

  • Hélène FRETEL (uB, TIL),
    Interfaces entre oral et écrit dans quelques forums de sites de presse espagnole
  • (Intervenant à confirmer) Présentation portant sur les  interactions médiatisées dans l’usage du  tchat

7. Lundi 14 avril 2014

  • Hervé BISMUTH (TIL)
    Aragon n’est pas un dactylographe
  • Intervenant à confirmer. Présentation portant sur les interférences entre oralité et littérature contemporaine

8. Lundi 26 mai (sous réserve) :

Séance consacré à oralité/transcription à l’écran. Intervenants à confirmer.

9. Lundi 23 juin (sous réserve) :

  • Jean-François LATTARICO (Lyon 3)
    Interprétation vocale et écriture de livrets d’opéra italiens (titre provisoire)

Les séances auront lieu le Lundi de 10h à 12h à la MSH (Salle R03)

Contacts : cecile.iglesias@u-bourgogne / laurent.gautier@u-bourgogne.fr  / marie-odile.bernez@u-bourgogne.fr

« Traduire » la langue du droit

Humeur du moment

« Traduire » la langue du droit :

problèmes linguistiques dans la reformulation du droit à destination des usagers

Conférence à l’IRTESS – Dijon

Mercredi 13 février 2013, 18 heures

Parmi les différents domaines de spécialité auxquels est confronté le citoyen du XXIème siècle, le droit est sans aucun doute celui où le sentiment d’étrangeté, voire d’insécurité linguistique est le plus grand. Bien que recourant à des mots et des structures qui sont celles du français sui generis, le « français juridique » semble opaque, jargonnesque, déstabilisant pour le non-juriste. Pour gommer cette impression, nombreuses sont les tentatives de reformulation-réécriture du droit en « français de tous les jours » partant du principe que le nouveau texte sera plus « digeste » pour l’usager non-juriste. La conférence se proposera ainsi d’interroger le bien-fondé de telles pratiques en insistant sur les risques inhérents à celles-ci et sur les distorsions qui peuvent en naître. Il s’agira surtout de montrer que la langue française, telle qu’elle mise en œuvre dans le texte juridique, est au service de l’expression de contenus complexes difficiles à exprimer, dans toute leur complexité, en dehors de leur cadre énonciatif d’origine.