Quand le numérique a besoin de linguistique et de sémantique !

Quand le #numérique a besoin de #linguistique et de #sémantique !

Pour s’en convaincre, lisez le compte rendu et visionnez le ppt du VitagoraCafé du 20 juin avec #CVTAthena #CNRS autour de #adwine #smartad#words4Wine

Un projet de #MSHDijon Université de Bourgogne développé par Laurent Gautier Cyril Nguyen Van et Christophe Cruz

Lien ici.

Publicités

ppt : #linguistique #appliquée et demande #socioéconomique

https://www.academia.edu/35261372/Utilisation_de_donn%C3%A9es_num%C3%A9riques_exp%C3%A9rientielles_en_discours_sp%C3%A9cialis%C3%A9s_deux_exemples_dans_le_domaine_du_tourisme_et_de_l_oenologie

Utilisation de données numériques expérientielles en discours spécialisés : deux exemples dans le domaine du tourisme et de l’oenologie

La constellation de projets Words4Wine développée et pilotée par Laurent Gautier, Professeur de linguistique appliquée à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, fait suite à la définition des six grandes politiques d’enseignement et de recherche de l’Université de Bourgogne. L’une d’entre elle étant la Vigne et le Vin, les activités de recherche portant sur ce domaine n’ont pu que connaître une expansion sans précédent. Dans ce cadre politique et régional favorable, un certain nombre de projets interdisciplinaires mêlant sciences du langage, informatique et disciplines d’application se sont concrétisés à travers des financements nationaux et européens. La présente communication met tout d’abord en avant l’apport des discours numériques en détaillant les spécificités de ces derniers et les nouvelles méthodologies à mettre en œuvre pour les analyser ainsi que l’intérêt qu’ils offrent si ce n’est pour la linguistique en général, a minima pour les linguistes de spécialité. De l’avènement du Web 2.0 à l’analyse de sémantique sensorielle de discours numériques expérientiels du vin, deux projets de la Maison des Sciences de l’Homme concrétisent la démonstration : TouristYou et AdWine. Le premier est la concrétisation de projets de recherche de grande envergure et de collaborations avec le monde socio-économique pour la thématique du tourisme. Fort de cette ossature, le projet TouristYou by E-Greeters vise à révolutionner le monde du tourisme en injectant une dose d’authenticité dans ses discours hautement institutionnalisés et en remettant l’utilisateur au centre du dispositif. Ce faisant une application mobile a été développée par les équipes de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (USR CNRS-uB 3516) qui lie analyse sémantique à haut degré de granularité, cartographie et intelligence artificielle. Le second projet présenté est AdWine, un système de recommandation intelligent pour le vin et la gastronomie des laboratoires TIL (4182) et Le2i (UMR CNRS 6306), lauréat d’un appel à projet du CVT Athéna. Fondé sur un outil de recommandation intelligent, l’application vise à faire coïncider le langage et la terminologie experts et des professionnels à ceux des consommateurs pour aboutir à une recommandation d’un vin à partir du profil spécifique de l’utilisateur consommateur. En conclusion de cette communication, un retour sur l’apport des recherches interdisciplinaires à sortie socio-économique démontre tout l’intérêt de tels programmes de recherche pour les mondes académiques et socio-économiques d’un territoire donné.

 

 

 

Les certifications en langues dans le secteur LANSAD, Dijon, 13.11.2015

Les certifications en langues dans le secteur LANSAD

Journée d’études organisée par le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) – Université Bourgogne Franche-Comté

Vendredi 13 novembre 2015

Salle des Conseils – Maison des Sciences de l’Homme de Dijon

Coordination scientifique : Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

Programme

9h30 Accueil des participants

10h00 Ouverture de la journée

Introduction et problématisation de la journée

10h30 Valérie Braud (Université de Bordeaux), Philippe Millot (Université de Lyon, CEL), Cédric Sarré (Université Paris-Sorbonne, CeLiSo), Séverine Wozniak (Université Grenoble Alpes, ILCEA4) – De l’aptitude à maîtriser une langue vivante étrangère. Eléments de contextualisation sur la certification en langues pour spécialistes d’autres disciplines

11h00 Laurent Rouveyrol (Coordination Nationale CLES, en charge du dossier CLES 3, Université de Nice Sophia Antipolis, UMR 7320 « Bases Corpus Langage ») – LANSAD et certification. L’exemple de Cles 3, certification actionnelle de niveau C1

11h30 Emmanuelle Esperança-Rodier, Marie-Hélène Fries, Laura M. Hartwell, Sylvain Perraud (Université Grenoble-Alpes) – Evaluer et valoriser les compétences en langues de spécialité au niveau B2/indépendant dans un cadre institutionnel public

12h15 Déjeuner au restaurant Le Muzard (intervenants et participants inscrits)

14h00 Didier Carnet & Jean-Pierre Charpy (Centre Interlangues TIL, EA 4182, Université Bourgogne Franche-Comté) – De la viabilité des projets européens : l’exemple de sTANDEM, projet de certification en anglais médical.

14h30 Laurent Gautier & Olivier Méric (Centre Interlangues TIL, EA 4182, Université Bourgogne Franche-Comté) – VinoLingua et Tell Me A Story : quelle « sortie » en certification pour des projets européens d’enseignement des langues en milieu professionnel ?

15h00 Pause-café

15h15 Table ronde : quelles perspectives pour les certifications en langues dans le secteur LANSAD ?

CfP Dialogisme et polyphonie dans les langages de spécialité – vers une socioterminologie dynamique

Dialogisme et polyphonie dans les langages de spécialité – vers une socioterminologie dynamique

COLLOQUE ORGANISÉ PAR Le département de Traduction, interprÉtation et Linguistique AppliquÉe

facultÉ des Langues et LittÉratures étrangÈres

UniversitÉ d’État de Moldova

DU 1er au 2 octobre 2015, ChiȘinAu, RÉpublique de Moldova

Contexte :

Ce colloque international et interdisciplinaire s’intéresse en particulier à la dynamicité complexe des terminologies multilingues dans les conditions d’un monde en plein essor. On arguera que la terminologie est d’emblée une science qui repose sur des principes inter- et transdisciplinaires, l’intérêt des recherches couvrant plusieurs dimensions – linguistique, ontologique, traductionnelle, culturelle, sociale, historique, phénoménologique, psychologique, etc. De nos jours, la terminologie n’est plus conçue comme un domaine rigide avec des tendances claires vers la normalisation. Selon J. Sager (1990: 13), il y a trois possibles approches pour se lancer dans l’étude de la terminologie: du point de vue du référent, du point de vue du rapport terme-concept et du point de vue de l’équivalence référent-terme. Ces approches sont d’ailleurs essentielles en terminologie. L’approche cognitive met en lumière la relation entre la forme linguistique et le concept (le référent dans le monde réel). Dans le cadre de l’approche linguistique la démarche est orientée vers l’examen des formes linguistiques réelles et possibles des représentations terminologiques. Enfin, l’approche communicative vise l’analyse des terminologies et l’activité humaine de compilation et de traitement des données terminologiques. Chaque approche a ainsi conduit à la création de nouvelles directions en terminologie: la socioterminologie, la terminologie sociocognitive, la terminologie culturelle, etc. L’ensemble des recherches dans la terminologie est toujours ciblé sur ses utilisateurs et cette condition met en valeur la dimension anthropologique de plus en plus évidente de la science terminologique.

Axe 1

La terminologie dans le dialogue des cultures

 

La société dans laquelle nous vivons nous impose de nouveaux pouvoirs, de nouveaux enjeux et de nouveaux défis, tout ceci grâce au développement croissant des technologies de l’information et de la communication. Notons que la terminologie n’a jamais cessé d’évoluer elle non plus. Elle aussi s’est trouvée sous la pression de nouveaux besoins, de nouvelles situations qui émergent et deviennent dominants au sein de la société. Ainsi, depuis sa constitution en tant que discipline, vers la fin du XIXe siècle, la terminologie a connu un renouvellement profond.

La différence des langues mises en contact fait apparaître des modes de conceptualisation spécifiques et des divergences interculturelles. Il existe une production terminologique propre à chaque langue-culture sur la base de catégorisations lexicales, de procédés morphosyntaxiques, de représentations (cognitives et/ou culturelles) véhiculés par chaque langue, etc. Il en résulte des variations linguistiques, terminologiques et culturelles qui sont souvent perçues comme des obstacles à la communication.

Cette direction est explorée plutôt par les trois approches théoriques: la terminologie sociocognitive (Rita Temmerman), la théorie des portes (Teresa Cabré), et la terminologie culturelle (Marcel Diki-Kidiri, Edema Atibakwa).

La terminologie sociocognitive place la compréhension d’un texte de spécialité au cœur de sa démarche et redéfinit le terme comme «unité de compréhension». Celle-ci, contrairement au «terme» de la théorie classique, a une valeur communicative contextuelle et entre dans plusieurs réseaux conceptuels, sémantiques, lexicaux, syntaxiques, diachroniques et pragmatiques.

La théorie des portes abandonne l’idée d’une théorie générale de la terminologie, qui n’a pu être proposée par Wüster qu’au prix d’une restriction drastique sur l’objet de la terminologie, le terme. En revanche, elle expose une théorie du terme qui rend compte de son caractère polyédrique, et permet son étude par différentes disciplines, chacune avec ses méthodes propres. Ainsi, le terme peut être étudié comme un signe linguistique à part entière, comme une unité de cognition (un modèle conceptuel idéalisé), comme un élément de communication (avec des degrés de compréhension) etc. La terminologie elle-même n’est donc plus qu’un espace de rencontre et d’interaction entre plusieurs disciplines concernées par le savoir, la technologie, et toutes les formes de spécialité.

Enfin, avec la terminologie culturelle, la culture d’une communauté humaine donnée est au centre de la démarche. Cette culture se nourrit de toute l’expérience humaine en termes de productions, de savoirs et de savoir-faire de tous genres. Chaque nouvelle réalité est perçue et reconceptualisée de manière à intégrer la culture, et devient à son tour un archétype, une grille d’interprétation pour la compréhension et l’appropriation de nouvelles réalités.

Ce qu’il y a de commun entre ces approches théoriques c’est le fait qu’on place au centre l’individu qui est membre d’une communauté ce qui nous permet de regarder au-delà des limites de la terminologie dite traditionnelle, et de mettre en lumière la dimension sociale, historique, culturelle dans le cadre de l’appropriation des savoirs dans telle ou telle communauté linguistique et, par conséquent, de voir comment dans une autre langue on cherche à intégrer les expériences d’autres langues.

Dans le cadre de cet axe on vous invite à une réflexion collective sur la terminologie culturelle, la veille socio-terminologique, la diffusion et l’implantation des terminologies dans diverses langues.

Axe 2

Corrélation polyphonique terme-concept

Dans le cadre de la terminologie traditionnelle, le terme désignant un concept est en relation de monosémie avec le concept. Ce point de vue est toujours soutenu par de nombreux chercheurs, étant confirmé par la présence des nomenclatures et des systèmes de dénomination à un degré de standardisation élevé.

Avec les travaux de Teresa Cabré, Valérie Delavigne, Yves Gambier, François Gaudin, Monique Slodzian ou Ritta Temmerman, le contexte discursif passe au premier plan. Ainsi on admet la polysémie du terme et la nécessité d’un contexte pour le désambigüiser. Ce retour aux formes discursives des termes, à la communication spécialisée, à la communication de vulgarisation a déterminé un changement significatif d’attitude parmi les chercheurs qui s’intéressent aux aspects liés à la terminologie. Le contexte se retrouve au cœur des préoccupations dans le domaine de la terminologie, de la lexicologie, de la traduction, car c’est dans le contexte que naît le sens. L’étude de la terminologie dans des contextes linguistiques (des langues de spécialité) a mis en évidence d’autres aspects importants, tels la variation linguistique et socioterminologique du terme, la polysémie, la synonymie et l’homonymie en terminologie, la phraséologie, etc.

On peut ainsi constater qu’en dépit des efforts de normalisation, une double terminologie (une qui est officielle et l’autre qui est informelle) peut s’installer dans une même entreprise, un même organisme, etc. Voire la polysémie qui était tant pourchassée comme source d’ambiguïté est sournoisement omniprésente, car des domaines entiers exploitent à fond la métaphore comme mode de dénomination et source culturelle de conceptualisation.

Chaque terme revêt autant de valeurs que le contexte le demande ou le commande. C’est donc le contexte social et le cotexte linguistique qui donnent sa valeur au terme. La valeur est donc « le sens que peut revêtir un concept et la dénomination que peut prendre un terme en fonction de son contexte social et de son cotexte linguistique en vue de répondre à des besoins communicationnels précis » (J. Pelletier, 2012).

Il y a de nombreuses typologies de la variation (Jacquemin, 1999 ; Daille, 2002) qui sont conçues en fonction des objectifs des auteurs qui les ont lancées. Ce qu’il faut retenir c’est que la variation terminologique est un modèle à trois composantes : la variation dénominative (VD), la variation conceptuelle (VC) et la variation polysémique (VP). À l’intérieur de la VP il y a intégrées les métaphores terminologiques. La VD ou la synonymie, pour ceux qui préfèrent ce terme, correspond à l’existence de deux ou plusieurs dénominations différentes liées à un même signifié et à un même référent. La VC représente le phénomène selon lequel un concept peut revêtir plusieurs valeurs selon la conception, selon la perception ou l’usage qu’en font les locuteurs (destination, point de vue, objectif, etc.) et correspondant à un même référent. C’est exactement là que réside la différence principale entre la VC et la VP. Dans le cas de la VP, une dénomination a plusieurs signifiés différents et correspond aussi à des référents différents.

Toutes ces orientations et approches mettent en valeur l’existence d’une pluralité de discours de spécialité et nous permettent de mieux cerner la corrélation polyphonique qui existe entre le terme et le concept se manifestant par toutes sortes de reformulations, altérations et variations dans les textes et discours de spécialité.

Les antinomies terme-mot, langage de spécialité-langage général, polysémie-monosémie etc. ont ainsi adopté un aspect qualitativement nouveau en terminologie grâce aux approches et l’étude de la terminologie en contexte.

Dans le cadre de cet axe on vous invite à une réflexion collective sur des aspects sociolinguistiques et pragmatiques des langues de spécialité et à une approche des terminologies intégrant la variation dans toutes ses dimensions linguistiques et extralinguistiques.

CONFÉRENCIERS INVITÉS

Carmen-Ștefania STOEAN, professeur, Académie d’Études Économiques de Bucarest, Roumanie : Le rôle de la polyphonie dans l’organisation stratégique du discours spécialisé

 

Laurent Gautier, professeur, Université de Bourgogne, Dijon, France : La circulation des termes d’un monde discursif à l’autre : l’exemple de la terminologie sensorielle

 

LANGUES OFFICIELLES DU COLLOQUE : FRANÇAIS, ANGLAIS et Roumain

 

Coorganisateurs du colloque

  • Université d’État de Moldova
  • Agence Universitaire de la Francophonie
  • Centre Interuniversitaire Multilingue d’Excellence dans le domaine de la Traduction, de la Terminologie et de l’Ingénierie de la Langue (CIMETTIL)
  • AQA – Management des événements et des projets

MODALITÉS DE SOUMISSION des propositions

Les propositions de communication doivent comporter les indications suivantes :

  • Nom, prénom, affiliation du participant ;
  • Titre de la communication ;
  • Exposé de la problématique de l’étude donnant les détails pertinents sur la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés ;
  • une bibliographie de quatre titres maximum ;
  • 4 à 5 mots-clés.

L’ensemble ne devra pas excéder 1 page, bibliographie incluse (Times 12, interligne 1,5).

Organisation des interventions

  • Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)
  • Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

Les actes du colloque seront publiés aux Éditions de l’Université d’État de Moldova. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite l’axe auquel ils voudront s’inscrire.

CALENDRIER

  • Diffusion de l’appel à communications : 26 janvier 2015
  • Date butoir pour la soumission : 1 septembre 2015
  • Notifications aux auteurs : 10 septembre 2015
  • Colloque : du 1er au 2 octobre 2015

COMITÉ SCIENTIFIQUE

  • Laurent Gautier, professeur, Université de Bourgogne, Dijon, France
  • Carmen-Ștefania Stoean, professeur, Académie d’Études Économiques de Bucarest, Roumanie
  • Mohammed Jadir, professeur, Université Hassan II, Mohammedia, Maroc
  • Sanda-Maria Ardeleanu, professeur, Université « Stefan cel Mare » de Suceava, Roumanie
  • Mzaro Doktourichvili, professeur, Université d’État Ilia de Tbilissi, Géorgie
  • Kariné Grigoryan, professeur, Université d’État des Langues et des Sciences Sociales Brusov d’Erevan, Arménie
  • Anna Bondarenco, professeur, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Ludmila Zbanț, professeur, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Inga Druță, maître de conférences, Académie des Sciences de la République de Moldova
  • Angela Gradinaru, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Eufrosinia Axenti, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Gabriela Șaganean, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

COMITÉ D’ORGANISATION

Angela Gradinaru, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Gabriela Șaganean, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Irina Breahnă, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Natalia Mucerschi, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Rodica Caragia, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Larisa Cebuc, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Alina Bușilă, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Sâtnic, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Marchitan, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Galina Ciudin, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Savciuc, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Frais de participation

Les frais de participation de 40 Euros/25 pour les doctorants (les participants étrangers) et de 250 lei (les participants moldaves), couvrent les pauses-café, le dossier du colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif et seront payés sur place, le 1er octobre, au moment de l’enregistrement des participants.

Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.

CfP ALAPP 2015 (Applied Linguistics and Professional Practice)

5th International conference
Applied Linguistics and Professional Practice (ALAPP)
6-8 November 2015
Università degli Studi di Milano
Department of Studies on Language Mediation and Intercultural Communication Milan, Italy
Language, discourse and action in professional practice

We are pleased to announce the call for the 5th International Conference on Applied Linguistics and Professional Practice (ALAPP), which will be held at the Università degli Studi di Milano, Milan Italy, 6-8 November 2015.
The conference aims to bring together scholars from various disciplinary backgrounds, especially those related to language and communication research, and professional specialities (e.g., mediation, management, business, law, journalism, education, healthcare, social care, therapy, translation and interpreting). A special emphasis will be on the role language and discourse as tools for action in professional practice and on relevant research. ALAPP 2015 welcomes contributions on any topic linking professional practice with language and communication issues.
Conference themes include:
– Language, communication and the professions
– Linguistic and semiotic aspects of professional expertise
– Identity construction in professional communication
– Use of lingua franca in professional encounters
– Information and Communication Technologies (ICT) in professional contexts – Multimodality in professional practice
– Professional practice, discourse and the new media
– Translation and professional practice
– The role of interpreting in professional encounters
– Language and reflexivity in the professions
– Linguistic training for professionals
– Professional practice and communication in the age of globalisation
– Language and institutional demands in professional contexts
– Professional practice and discourse in the East and in the West

Keynote speakers
Claudia Angelelli (Heriot-Watt University, Edinburgh, UK)

Maurizio Gotti (University of Bergamo, Italy)

Diane Hazlett (University of Ulster, Northern Ireland, UK)

Submission Guidelines
Submissions are to be made from January 1st to March 31st 2015 and should be directed to alapp2015.conference@unimi.it
Dipartimento di Scienze della Mediazione Linguistica e di Studi Interculturali
Piazza Indro Montanelli, 1 – 20099 Sesto San Giovanni (MI) Tel. 02.503.21629 – Fax 02.503.21640 e-mail: lingue@unimi.it

Proposals will include panels and paper presentations (oral or poster).
For all submissions, clearly indicate:
– Abstract title, author names, and full institutional affiliations of the responsible (presenting)
author and collaborating authors.
– Contact e-mail address and phone number for the responsible author.
– Up to three conference themes (feel free to indicate themes beyond the list above).

1) PANELS
Panels which will include approximately four thematically related papers should address a common theme, content or methodological area, and will be scheduled for 90 minutes.
In addition to individual proposals (no more than 250 words each), please also submit an overview description of no more than 300 words highlighting the panel’s content and objectives. Provide information about the panel members and chair, stating full institutional affiliations and e-mail addresses.

2) INDIVIDUAL PAPERS
Proposals (no more than 250 words) can be made for either oral or poster presentations, so authors should indicate their preference. The organisers have the final decision about whether a proposal is selected for oral or poster presentation. Authors of poster presentations will be expected to discuss their poster during their assigned session. Oral presentations will typically be scheduled in 90-minute sessions, with 30 minutes (20 min. presentation + 10 min. discussion) allocated to each individual presentation.

3) WORK-IN-PROGRESS ROUNDTABLE
Proposals should be no more than 250 words targeted at oral presentation. The roundtables will be in sessions of 90 minutes, with individual presentations lasting 30 minutes (15 min. + 15 min. discussion). This format is particularly suitable for early career researchers pursuing doctoral and postdoctoral studies and for experienced researchers undertaking/planning pilot projects or have preliminary findings to report. Please indicate clearly if your proposal falls into this category.

Please note that ALAPP conference policy is one main oral presentation per author. You may choose to submit more than one proposal, but normally only one proposal will be accepted for oral presentation. Any additional accepted proposals may be presented as poster(s).
Proposals will be reviewed on the basis of the following criteria:
– originality of the topic and its relevance to the conference theme – background contextualization of the study
– relationship between title and content, structural organization
– theoretical/methodological appropriateness
– clarity of claims/findings.
Individual panels are reviewed in their entirety on the above criteria but also on the basis of their relevance to broader issues in professional practice; the overall coherence of the proposal; and the usefulness of the panel to participants.
All proposals will undergo a double blind peer-review process.
The deadline for submission is March 31st 2015.
Decisions about acceptance will be communicated by April 30th 2015.
Following formal acceptance, the responsible (presenting) authors must register for the conference prior to the finalisation of the conference programme.

International Advisory Committee
Christopher N. Candlin, Laurent Filliettaz, Srikant Sarangi, Stef Slembrouck.

Organising Committee
Giuliana Garzone (conference chair), Paola Catenaccio, Dermot Heaney, Maria Cristina Paganoni, Giorgia Riboni.

Conference Venue
The Conference will take place in the new campus hosting the Polo di Comunicazione e di Mediazione Interculturale of the University of Milan, Piazza Indro Montanelli 1, Sesto San Giovanni (Milan).

Language of the Conference
The organising committee is pleased to accept presentations in English and Italian. It will be assumed that the language of the submission is consistent with the language of presentation.
Please note that there will be pre-conference Masterclass on 5th November 2015, led by Srikant Sarangi, titled “Engaging qualitatively with institutional and professional discourse”.

Further information
Fo further information please contact: <alapp2015.conference@unimi.it> or Giuliana Garzone <giuliana.garzone@unimi.it>.
Conference website: http://users.unimi.it/alapp15/, operational as from January 15th, 2015

Important dates:
September 13th 2014: Conference announcement December 15th 2015: 1st call for papers
January 15th 2015: second call for papers
March 15th 2015: Final call for papers
March 31st 2015: Submission deadline
April 30th 2015: Decision of acceptance
June 1st 2015: Registration opening
July 31st 2015: Deadline for early bird registration November 5h: Masterclass (Srikant Sarangi) November 6th-8th 2015: ALAPP 2015 Conference

CfP Pour une linguistique sensorielle

Towards a linguistics of the senses

Friday 17 April 2015

Université Catholique de Lille

Research lab PRISMES – SeSyLia (EA4398)

 

Keynote speaker: Jean-Rémi Lapaire

 

Language and the senses share the following feature: they both allow the self to exist and coexist in a specific environment. Like the speaker who produces a speech in a particular context, the sensitive self elaborates a sensorial photography according to the same triad ego, hic, nunc, as the senses often bespeak the spatial and temporal immediacy centred on the sensitive self. Beyond the observation of the resemblances and differences which exist between linguistic and sensory perceptions, our intention is to observe what happens when sense and speech coincide to share the same space-time. How does sensory perception influence language production? Conversely, how does language allow the translation and the construction of the senses?

The study and the confrontation of perspectives on the different senses through resemblance, categorisation or hierarchy aims at elaborating what could be termed as sensorial linguistics, whether the focus be on sensorial lexis (corpus analysis), sensory grammar (modality, imperative mode, prepositions, etc.), a semantics of the senses (category perspective or others), a rhetoric of the senses (synaesthesia, metonymy, metaphor, etc.) or a cognitive approach to the senses. Various perspectives can be envisaged in the fields of linguistics and cognitive sciences:

 

  • Perception as the art of grasping the world
  • Raw sensation or constructed sensation
  • Toward a sensorial categorisation
  • The senses, rooted in hedonicity
  • Contingency or permeability of the senses
  • Primacy of the sensitive body
  • Construction of the senses and construction of language
  • The need to communicate one’s sensory perception
  • Raw sensation vs. articulate sensation
  • The means of expressing the senses
  • Towards synaesthesia or toward a unique sense?
  • Negation and senses

At the core of language and sensation remains the speaker, the sensor. It seems, then, crucial to examine the self through the senses. What is the linguistic response to the encounter with sensation? Does it provoke a linguistic blank or a discursive abundance? According to the category principle or according to a mixed reaction? Through presupposition or rather through novelty?

 

Please send your proposals (about 200 words) together with a short bio-bibliography to Rémi Digonnet:remi.digonnet@… before December 15, 2014. Authors will be notified by January 15, 2015.

Scientific committee:

Dominique Boulonnais – Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Rémi Digonnet – Université Catholique de Lille

Lionel Dufaye – Université Marne-la-Vallée – Paris Est

Denis Jamet – Université Jean Moulin – Lyon 3

Jean-Charles Khalifa – Université de Poitiers

Christelle Lacassain-Lagoin – Université de Pau et des Pays de l’Adour

Jean-Rémi Lapaire – Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3

Aliyah Morgenstern – Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Organisation :

Rémi Digonnet – Lecturer in English linguistics at the Université catholique de Lille  remi.digonnet@…

Suggested readings:

Ackerman Diane, Le livre des sens, Paris, Grasset, 1991.

Augoyard Jean-François et Torgue Henry, À l’écoute de l’environnement. Répertoire des effets sonores, Marseille, Parenthèses, 1995.

Berlin Brent et Kay Paul, Basic Color Terms: Their Universality and Evolution, Berkeley, University of California Press, 1969.

Corbin Alain, Le miasme et la jonquille, Paris, Aubier Montaigne, 1982, (1986).

Cyrulnik Boris, La naissance du sens, Paris, ‘Pluriel’, Fayard, 2010.

Foucault Michel, Les mots et les choses, Paris, ‘Tel’, Gallimard, 1966.

Gisborne Nikolas, The Event Structure of Perception Verbs, Oxford, Oxford University Press, 2010.

Khalifa Jean-Charles et Miller Philip, Perception et structures linguistiques : huit études sur l’anglais, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010.

Kleiber Georges et Vuillaume Marcel, Pour une linguistique des odeurs, Paris, ‘Langages n°181’, Armand Colin, 2011.

Lucrece, De la nature, traduction de J. Kany-Turpin, Paris, Flammarion, 1997.

Montaigne Michel Eyquem de, Essais, Paris, Lefèvre, 1836.

Rouby Catherine, Schaal Benoist, Dubois Danièle, Gervais Rémi et Holley André, Olfaction, Taste and Cognition, Cambridge, Cambridge University Press, 2002.

Serres Michel, Les cinq sens, Paris, ‘Pluriel’, Grasset et Fasquelle, 1985.

Whitt Richard, Evidentiality and Perception Verbs in English and German, Bern, Peter Lang, 2010.

Wunenburger Jean-Jacques, La vie des images, Grenoble, ‘La bibliothèque de l’imaginaire’, Presses Universitaires de Grenoble, 2002.

CfP « L’enseignement-apprentissage des langues de spécialité : quels invariants? »

Journée d’études

« L’enseignement-apprentissage des langues de spécialité : quels

invariants? »

Deuxième appel à communications

Date : vendredi 10 avril 2015, ESPE de l’académie de Paris

Coorganisateurs : GT DidASP du GERAS, ESPE de l’académie de Paris,

CeLiSo EA 7332 (Université Paris-Sorbonne)

Report de la date limite de soumission au 15 janvier 2015

Objectifs

Le groupe de travail « Didactique et anglais de spécialité » (GT

DidASP) du GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Anglais de

Spécialité), dont la principale mission est de travailler à la

construction de l’objet scientifique didactique de l’anglais de

spécialité, organise une journée d’études dont l’objectif est

d’élargir sa réflexion. Il s’agit en effet d’identifier les

intersections possibles entre la didactique des langues et les langues

de spécialité (LSP) afin de définir un objet spécifique didactique

des LSP  et d’en cerner les contours. Les participants à la journée

s’interrogeront sur les invariants propres à la didactique des

langues dès lors qu’elle porte sur l’enseignement-apprentissage des

langues de spécialité (par exemple, anglais des sciences du vivant,

allemand de l’économie, espagnol du droit, etc.).

Contenu

Cette journée d’études n’étant pas un atelier d’échange de

pratiques, il s’agit de questionner certaines pratiques en contexte

spécialisé pour faire émerger des éléments spécifiques à ces

situations et d’analyser la manière dont ces éléments viennent

interroger en retour les fondements épistémologiques de la didactique

des langues.

Les communications attendues pourront proposer une réflexion

épistémologique sur la didactique des langues selon l’une ou

l’autre des entrées suivantes :

– une entrée par les terrains : exemples de pratiques à partir

desquelles une prise de recul/théorisation sera proposée. Ces terrains

pourront se situer à tous les niveaux du système éducatif

(enseignement des Disciplines Non Linguistiques – DNL – dans le

second degré, enseignement des langues de spécialité en secteur

LANSAD dans l’enseignement supérieur, etc.) ;

– une entrée par les théories de l’apprentissage et de l’enseignement

des langues en contexte spécialisé.

Les domaines de spécialité abordés pourront relever aussi bien des

sciences exactes que des sciences humaines. Les propositions de

communications porteront sur des langues d’enseignement variées :

allemand, anglais, espagnol, etc.

La journée d’études s’articulera autour d’interventions et se

conclura par une table-ronde qui permettra de faire la synthèse des

contributions de la journée.

Comité scientifique : Jean-Claude Bertin (Université du Havre),

Anne-Laure Dubrac (UPEC), Laurent Gautier  (Université de Bourgogne),

Muriel Grosbois (ESPE de Paris, CeLiSo – Université Paris-Sorbonne),

Cédric Sarré (ESPE de Paris, CeLiSo – Université Paris-Sorbonne),

Marcelo Tano (ENIM),  Linda Terrier (Université Jean Jaurès Toulouse

2), Shona Whyte (Université de Nice).

Langue des communications : français.

Les propositions de communications (Titre + résumé de 300 mots + 3

références bibliographiques)  sont à adresser à : Cédric Sarré

(cedric.sarre@espe-paris.fr) et  Shona  Whyte (whyte@unice.fr) avant le

15 janvier 2015.

Notification de l’acceptation des propositions : 1er février 2015

Les articles issus des communications pourront faire l’objet d’une

publication.

Dijon, 6.11.2014, Paper : La construction discursive de la cohérence dans les tweets de campagne électorale

La construction discursive de la cohérence dans les tweets de campagne électorale

Laurent Gautier

Université de Bourgogne, France

<Problématique et objectifs> Cette proposition de communication s’inscrit dans l’axe du colloque consacré à la multimodalité de la communication politique en ligne qu’elle approche d’un point de vue linguistique. Elle interroge la façon dont se construit, pour le récepteur, la cohérence des messages envoyés par des candidats à des élections. La problématique est donc double. Il s’agit d’envisager au niveau théorique la façon dont cette notion fondatrice de la linguistique textuelle (elle compte au nombre des sept critères de textualité de De Beaugrande & Dressler) est mise en œuvre sur le site de micro-blogging twitter et dans quelle mesure elle doit être redéfinie. Au niveau pratique, il s’agit de voir comment les récepteurs de ces messages, en fonction de leur statut, construisent la cohérence des messages qu’ils décodent et, partant, accèdent au contenu et au déroulé interactionnel des échanges auxquels ils assistent et/ou participent.

<Corpus> Le corpus est composé de tweets envoyés pendant la campagne pour les élections européennes par des candidats en France et en Allemagne. Il s’agit donc d’un corpus bilingue de textes comparables (au sens de Teubert) dont la comparabilité est garantie par un tertium comparationis à plusieurs niveaux : même dispositif technique, même profil d’émetteur, même situation de communication, même thématique globale. Ce corpus ayant été constitué dans le cadre d’un projet de plus grande envergure reposant sur une définition stricte des critères de collecte, en particulier pour le choix des comptes suivis et du bornage chronologique, ces derniers renforcent l’homogénéité des données récoltées par delà les différences culturelles et celles liées aux systèmes linguistiques considérés.

<Méthodologie> L’approche de la multimodalité de ces tweets part de la fonction pouvant être attribuée, suite aux travaux de Thimm et al. aux opérateurs mis à disposition par le système : @, #, RT et http://. Elle est construite autour de l’hypothèse selon laquelle ces opérateurs qui, à première vue, entravent la linéarité du signifiant et orientent le récepteur vers l’extérieur des messages (vers un destinataire pour @, vers un mot-clef pour # [même si ce dernier peut connaître un double emploi mondain et autonymique au sens de Rey-Debove et Authier-Revuz], vers un autre tweet pour RT et vers une ressource internet pour http://), sont en fait autant d’outils à partir desquels le récepteur peut construire la/sa cohérence des interactions auxquelles il est confronté. Cette hypothèse est testée ici sur la base des réactions, réponses ou commentaires, présentes dans les fils d’interactions et qui thématisent, sur un mode relativement explicite, des ‘problèmes’ de cohérence. La réflexion intègre aussi à la marge les problèmes similaires posés par l’intégration d’images et/ou de vidéos dans les tweets.

<Résultats attendus> Les résultats de l’analyse peuvent être valorisés aux deux niveaux explicités dans la problématique : au niveau pratique, l’étude de cas proposée doit fournir des éléments de stratégie communicationnelle dans la mesure où la notion de cohérence est un des premiers critères garantissant la compréhensibilité d’un message ; au niveau théorique, les résultats se veulent une contribution au débat en cours sur les redéfinitions, devenues inévitables, des notions de textualité et discursivité.

JE « Corpus et allemand de spécialité »

Journée d’études du GERALS à l’Université du Havre

Faculté des Affaires Internationales- Salle Jean Monnet

Vendredi 7 novembre 2014

Les corpus et l’allemand de spécialité 

Comité d’organisation: Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Laurent GAUTIER (Université de Dijon), Thierry GRASS (Université de Strasbourg)

PROGRAMME:

9h30 Accueil

10h Conférence d’ouverture : GÜNTER SCHMALE, Professeur de linguistique allemande à l’Université de Metz (UMR ATILF 7118 ): « Medizinischer Diskurs im Krankenhausalltag – Verfahren der Verwendung von Fachbegriffen »

10h20 Discussion

10h30 Pause café

10h50 THIERRY GRASS, Doyen de la Faculté des Langues et Sciences Humaines Appliquées à l’Université de Strasbourg, Professeur de linguistique allemande (LIlPA, EA 1339) : « La notion de pertinence en traduction juridique allemand-français à partir du corpus de travail d¹une traductrice experte-judicaire »

11h10 Discussion

11h20 EVA LACROIX, Maître de Conférences en didactique de l’allemand à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education de l’Académie de Paris / Université Paris-Sorbonne (CeliSO, EA 7332) : « Exploiter les corpus allemands pour soutenir le développement d’habiletés cognitives »

11h50 Discussion

12h Déjeuner au Restaurant Universitaire Porte Océane

13h30 JEAN-MARC DELAGNEAU, Directeur du Département des langues romanes et germaniques à la Faculté des Affaires internationales de l’Université du Havre, Maître de Conférences en linguistique allemande (UMR IDEES 6266) : « Analyse assistée par ordinateur de corpus et enseignement de langues allemandes de spécialité » 

13h50 Discussion

14h Assemblée Générale du GERALS

16h Conclusion de la Journée

CfP « Le Dit et le Non-dit », Bucarest, Juin 2015

Colloque International « Langage(s) et Traduction » –

Le Dit et le Non-dit

9-11 juin 2015, Université de Bucarest

 

Ce Colloque de linguistique appliquée est organisé conjointement par les filières de Philologie, LEA et de Traducteurs-Interprètes-Terminologues du Département de français, Faculté des Langues et des Littératures Etrangères de l’Université de Bucarest sous un titre générique qui joue délibérément sur la polysémie du terme de langage – faculté de l’esprit (faculté de langage) et système de signes (langue), mais également, voire surtout usage (style(s), discours) – vise à mieux cerner les rapports entre problématique de la variation linguistique (langages spéciaux /vs/ langage courant /vs/ langage littéraire) et problématique de la traduction, dans une perspective à la fois descriptive et didactique.

Le thème autour duquel se dérouleront les débats entend traiter des diverses théories de l’expression du sens et de la signification en langue et en discours, ainsi que les problèmes de traduction qui peuvent intervenir dans le passage d’une langue source à une langue cible de les unités porteuses d’une composante linguistique et d’une forte composante interculturelle.

Description du projet

La problématique du DIRE (processus d’énonciation), du DIT (sens de l’énoncé, ce que l’on dit lorsqu’on parle), du NON-DIT (tout ce que le locuteur aurait voulu dire sans pour autant s’exprimer explicitement par des mots ou par des signes perceptibles et interprétables par son interlocuteur) a préoccupé depuis toujours les linguistes, les philosophes du langage, les anthropologues, les sémioticiens, les exégètes de l’art. Entre tous ces concepts il y a une relation d’interdépendance : l’un sans l’autre ne fonctionne pas. Préexistant au non-dit, le dit (la parole) « nous accompagne presque à chaque instant, et même le silence, devenu si rare dans les sociétés modernes, prend son sens par rapport à elle. » (Ph. Breton, 2003 : 5.). On pourrait même dire que le non-dit est en fait un dit déguisé derrière les divers mécanismes de production.

Plusieurs perspectives s’ouvrent dans l’analyse de ce phénomène : d’une part, une perspective sémantico-pragmatique (du type O. Ducrot ; voir à cet égard : Dire et ne pas dire, 1972 ; La preuve et le dire, 1974 ; Le dire et le dit, 1984 ; ou bien du type C. Kerbrat-Orecchioni – L’Implicite, 1986 ) faisant des deux phénomènes une question d’interprétation et, d’autre part, une perspective logico-sémantique du type Robert Martin (Langage et croyances, 1987 ; Pour une logique du sens, 1992) qui fait du phénomène du non-dit un élément de calcul du sens.

En deçà du dit du discours ou en delà de l’unité discursive, l’opposition du dit et du non-dit pourrait correspondre à l’opposition entre contenu explicite /vs/ contenu implicite, ou sens dénotatif /vs/ sens connotatif. On parlera ainsi, avec R. Barthes, de l’existence dans la langue d’un contenu manifeste (explicite) et d’un contenu latent (implicite). Pourtant, si pour le dit le terme « explicite » ne fait pas opposition, pour le non-dit, le terme « implicite » n’est pas le synonyme parfait.

Cette distinction apparaît d’une part, dans les recherches de C. Kerbrat-Orecchioni (1986) pour laquelle les seules formes de l’implicite sont la présupposition et le sous-entendu, le reste étant du non-dit, et d’autre part, dans les travaux de Robert Martin qui, se situant dans une sémantique véri-conditionnelle, définit le non-dit comme un phénomène rassemblant « les cas où, pragmatiquement et sémantiquement, l’énoncé induit un énoncé corrélatif, mais dont la valeur de vérité ne dépend pas directement de la valeur de l’énoncé lui-même comme dans l’implication » (1987 : 27). Le rapport entre « complétude » et « non-dit » apparaît clairement dans les recherches dues à Robert Martin (La monovalence de la négation). Etant donné le flou existant dans la structure sémantique des unités composant les séquences discursives, il y aura toujours une quête de la complétude du sens au niveau manifeste, le reste étant affaire de non-dit.

Aspect de l’indécidable et de l’indéterminé, le non-dit est placé par Robert Martin (1987) entre l’ambiguïté et le vague et se distingue de ces concepts par l’absence d’une lecture alternative (pour le premier terme) et par l’absence de liaison avec le continu (pour le second).

Le colloque se propose d’explorer quelques axes de recherche :

En tant que phénomène de nature pragmatique, le dit et le non-dit représentent la production de l’action des instances énonciatives, des règles du discours, de la situation de communication. L’un des axes du colloque est d’essayer de tracer, si c’est le cas, une limite entre les diverses manifestations de l’au-delà du dit : implicite, présuppositions, sous-entendus, allusion, insinuation…et d’autres non-dits. Les modalités de combler ces incomplétudes laissées par la manifestation latente du sens sont une question d’interprétation. Or, « interpréter », signifie dans une lecture de Umberto Eco (Lector in fabula) savoir identifier et lire les non-dits d’un texte.

Le niveau sémantique amène dans la discussion le rôle du co-texte (ou contexte linguistique), du sens dénoté/vs/connoté, du sens conventionnel attribué à un énoncé induit d’un autre, de la polysémie, des sélections sémiques, du changement de sens (la métaphore, le figement, les détournements de sens étant des sources principales de non-dit) et du lieu du non-dit. Nous nous intéressons aussi aux divers déclencheurs sémantico-discursifs du non-dit : négation, adjectifs évaluatifs, connecteurs discursifs, les modes/temps verbaux : conditionnel, imparfait, passé composé, etc.

Nous invitons ainsi à un débat sur l’étendue/les limites de ces marqueurs dans l’expression du dit et du non-dit.

Le niveau morpho-syntaxique nous permet de nous interroger sur les diverses structures génératrices de non-dit. Ce qui est clairement DIT par une séquence discursive correctement construite du point de vue morphosyntaxique peut laisser la place au NON-DIT dans des structures elliptiques, les répétitions (de sons, d’éléments et de structures), des interruptions dans la structure phrastique, tout étant mis en marche pour des raisons stylistiques (niveaux de langue, effets de sens), argumentatives. L’absence d’un composant à l’intérieur d’une phrase comme Sans blague ! Ah, bon ! Qu’importe ! Si j’ose dire…représente une source formelle de non-dit, génératrice d’effets de sens et de stratégies argumentatives.

Au niveau phonétique et phonologique, le colloque invite à l’exploitation des silences dans le discours, des hésitations, des allongements, de l’intonation, de l’intensité de la voix, des inflexions du ton, des exclamatifs, des interjections, des éléments phatiques, du rythme oral et de la prononciation particularisée, autant de manifestations de l’attitude du locuteur qui préfère se servir de ces non-dits pour intensifier l’effet qu’il veut produire sur son interlocuteur/lecteur.

À côté de ces marques d’oralité, le non-dit surgit derrière des marques graphiques : les points de suspension, les phrases inachevées, les divers types de rupture, la commutation des graphèmes, etc.

Si pour le dit on trouve sans difficulté la source (pronoms à la première personne, modalisateurs, déictiques spatiaux et temporels, temps verbaux, références au monde culturel auquel il appartient, l’intertextualité et l’intratextualité, la présence directe des instances énonciatives dans un texte), on peut bien se demander quelle est la source/les sources du non-dit. Quelle est sa nature : verbale, non-verbale ? Langagière ? Culturelle ? Civilisationnelle ?

Ces questions suscitent d’autres distinctions. Il faut savoir qu’on ne pourrait pas toujours poser un signe d’équivalence entre non-dit et non-verbal. La danse, la peinture, par exemple, sont des expressions non-verbales mais qui « disent » un message. La gestuelle se rapproche plus du non-dit, en accompagnant souvent le dit ou en le doublant parfois de façon contradictoire.

« Dit », « non-dit », anthropologie et traduction

– Le non-dit n’est pas toujours lié à la connotation (qui doit être exprimée ou déduite d’une façon ou d’une autre) mais encore à l’absence ou au refus de dire. Nous proposons ainsi de nous rapporter dans notre investigation au domaine de l’anthropologie pour identifier et analyser la manière dans laquelle se manifestent les tabous, les interdits dans divers espaces culturels et civilisationnels. De cette façon, dans l’interprétation des dits et des non-dits il faut faire une large part aux connaissances encyclopédiques, aux savoirs partagés pour pouvoir en trouver la vraie interprétation et les vraies causes du non-dit.

L’analyse à ce niveau s’avère particulièrement importante dans le domaine de la traduction. Passer d’une langue source à une langue cible suppose une réinterprétation du texte de départ pour aboutir au texte d’arrivée, en acceptant toujours les pertes qui peuvent survenir surtout dans la restitution de l’ »implicite culturel ». La difficulté consiste en cette absence d’équivalence terme à terme interlinguale, de correspondance contextuelle et situationnelle car, « il n’y a pas que les contextes patents, il y a les contextes cachés et ce que nous appelons les connotations qui ne sont pas toutes intellectuelles, mais affectives, pas toutes publiques, mais propres à un milieu, à une classe, à un groupe, voire un cercle secret ; il y a ainsi toute la marge dissimulée par la censure, l’interdit, la marge du non-dit, sillonné par toutes les figures du caché. » (P. Ricœur, Sur la traduction, 2004 : 47-48)

Nous invitons à identifier les meilleures stratégies de traduction capables de restituer le plus fidèlement, dans une langue cible, le savoir culturel et civilisationnel du texte de la langue source. Est-ce qu’il y a des « intraduisibles ? » Comment surmonter ces obstacles ?

Les non-dits sont en même temps une source ouverte à une série d’effets indésirables : erreurs d’interprétation, l’impression d’être « visé » par celui qui se sert de cette stratégie, conflits latents. Les questions qu’on peut se poser sont les suivantes : Comment combattre ce phénomène ? Faut-il vraiment le faire ? Et dans quel domaine d’intérêt ?

« Dit », « Non-dit » et Terminologie

Par sa disponibilité naturelle pour exprimer des concepts moins soumis à la polysémie ou à d’autres particularités du langage naturel, la terminologie est dans une moindre mesure lieu du non-dit. La problématique que nous soumettons au débat est de savoir quelle est tout de même la part du non-dit dans ce domaine. Ou encore : quel type de non-dit agit à ce niveau ? dans quel domaine des discours de spécialité se manifeste le non-dit le plus fréquemment ? est-ce le non-dit une source d’innovation en terminologie ?

« Dit », « Non-dit » et didactique des langues

Les questions qui nous préoccupent dans ce domaine se rapportent aux moyens, aux stratégies didactiques et aux techniques d’enseignement/apprentissage à même de faciliter la gestion du non-dit et du dit dans la transmission/assimilation du savoir. On peut centrer également notre intérêt sur l’exploitation de l’erreur comme source du dit détourné et générateur de non-dit. Loin d’envisager encore l’erreur comme déclencheur de punition, elle doit être transformée en instrument didactique de remédiation  aux insuffisances qui l’ont produite.

Principaux axes de recherche :

 

Langage(s) :

– caractéristiques sémantico-lexicales, syntaxiques et pragmatico-argumentatives des langages spéciaux par rapport à la fois à la langue commune/ au discours quotidien, et à la langue et au discours littéraire ;

– théorie et pratique de la terminologie bi- ou multilingue ;

– pédagogie des langages spéciaux et de la terminologie.

Traduction :

– aspects linguistiques et méthodologiques de la traduction de textes spécialisés ou non spécialisés (dont les textes littéraires) ;

– traduction, anthropologie et gestion de l’interculturel ;

– pédagogie de la traduction (spécialisée, littéraire, …) ;

– théories de la traduction.

Sections :

Phonétique et Morpho-syntaxe

Sémantique et Lexicologie

Terminologie.

Langages spéciaux

Traduction spécialisée /vs/ Traduction littéraire.

Anthropologie et Langage quotidien et littéraire

Sémiotique, Sémiologie

Pragmatique et Argumentation

Didactique – enseignement/apprentissage du FLE, FOS, FOU

Soumission des propositions :

Les propositions (en français, roumain, espagnol, italien, anglais) comprendront :

  • un titre,
  • cinq mots clefs,
  • une bibliographie de quatre titres maximum
  • développement en 500 mots environ présentant la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés.

Les communications donneront lieu, après expertise des textes définitifs par le comité scientifique, à une publication en volume. Les actes du colloque seront publiés en volume aux Éditions de l’Université de Bucarest. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite la section à laquelle ils voudront s’inscrire. Les propositions seront soumises avant le 30 janvier 2015 à l’une des adresses suivantes :

soniaberbinski@yahoo.com

dandobre26@yahoo.fr

Organisation des interventions :

  • Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)
  • Tables rondes (4 intervenants pour 45 min + 15 min d’échanges)
  • Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

 

Calendrier :

1er appel à communications : 30 novembre 2014

2ème appel à communications : 30 décembre 2014

3ème appel à communications : 30 janvier 2015

Notification aux auteurs : 15 février 2015

Colloque : Travaux du colloque : 9-11 juin 2015

Comité scientifique :

 

Jean-Claude Anscombre (Université Paris XIII)

Sonia Berbinski (Université de Bucarest)

Laura Cîtu (Université de Pitesti)

Lidia Cotea (Université de Bucarest)

Anca Cosaceanu (Université de Bucarest)

Alexandra Cunita, (Université de Bucarest)

Dan Dobre (Université de Bucarest)

Anca Gâta (Université « Dunarea de Jos », Galati)

Laurent Gautier (Université de Bourgogne)

Anne-Marie Houdebine (Université René Descartes, Paris V)

Mohammed Jadir (Université Hassan II, Mohammedia, Maroc)

Ioan Pânzaru (Université de Bucarest)

Marina Paunescu (Université de Bucarest)

Henri Portine (Université Bordeaux3, France)

Toader Saulea (Université de Bucarest)

Brândusa Steiciuc (Université « Stefan cel Mare », Suceava)

Anca Marina Velicu (Université de Bucarest)

Halina Widła (Université de Silésie, Pologne)

 

Comité d’organisation :

 

Sonia Berbinski, Université de Bucarest : soniaberbinski@yahoo.com

Fréderic Bonnor, Université de Bucarest : frederic.bonnor@gmail.com

Lidia Cotea : lidiacotea@gmail.com

Ileana Mihaila: ileanamihaila59@yahoo.com

Lucia Visinescu : lucia.visinescu@gmail.com

Anca Velicu : ancamarinavelicu@gmail.com

 

Frais de participation:

Les frais de participation de 80 Euros/60 pour les doctorants couvrent les pauses-café, le dossier du colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif. Les modalités de paiement seront indiquées après l’acceptation de la proposition, avant le 15 mars 2015.

Le comité d’organisation mettra à la disposition des participants l’offre d’hébergement pour la période du déroulement des travaux. Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.