Séminaire tournant de jurilinguistique – séance 1 – Lyon 2 – 29 septembre 2017

Programmation

A partir de 9h15 : accueil des participants  (Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC) – Amphithéâtre de la MILC – 35 rue Raulin 69007 Lyon)

9h45 – 10h00 : Ouverture de la journée

Jean Soubrier, Doyen de la Faculté de Langues de l’Université Lumière Lyon 2

Vincent Renner, Directeur du CRTT – Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2

10h00 – 10h30 : « Les normes concernant la rédaction des textes législatifs et les règles de la communication juridique dans la perspective traductologique » par Aleksandra Matulewska, Professeur de linguistique, Faculté de Langues Modernes, Université Adam Mickiewicz de Poznań & Paulina Nowak-Korcz, docteur en linguistique, Faculté de la Langue Anglaise, Université Adam Mickiewicz de Poznań

Pause

11h00 – 11h30 : « Termes d’audience et dignité de la personne âgée – la sémiotisation des décisions du Ministère Public » par Maria das Graças Soares Rodrigues, Professeur de linguistique, Département de Lettres de l’Universidade Federal do Rio Grande do Norte – UFRN

11h30 – 12h : « « Linguistique du droit » (Rechtslinguistik), « sémantique juridique » et « analyse du discours du discours institutionnel » : positions, méthodes et enjeux » par Laurent Gautier, Professeur des universités en linguistique allemande et appliquée, Centre Interlangues Texte Image Langage EA4182, Université Bourgogne – Franche Comté

12h – 12h30 « La pertinence d’une approche « formulaire » du discours juridique européen : instabilité sémantique, conceptuelle et normative » par Arthur Joyeux, docteur en linguistique, ELLIADD EA4661, Université Bourgogne – Franche Comté

Pause déjeuner

14h30 – 15h00 : « Le langage clair : pratiques communicationnelles entre norme et corruption de la norme » par Corina Veleanu, Maître de conférences en anglais, CRTT- Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2 et Olivia Martina Dalla Torre, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication, UMR CNRS LISA 6240, Université de Corse Pasquale Paoli

15h : Discussion. Programmation de la suite du séminaire.

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Deadline 10 sept. Séminaire de jurilinguistique – lancement Lyon 2

« La mise en formule(s) du droit »

Séminaire tournant de jurilinguistique interlangue

Journée n°1 : « Traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Appel à communication

Le Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté (EA4182) et le Centre de recherche en Terminologie et Traduction (CRTT EA656) de l’Université Lyon 2 mettent en place, à partir de la rentrée 2017, un cycle de séminaire tournant de jurilinguistique interlangues, interrogeant « la mise en formule du droit » et dont l’objectif est de constituer un réseau de recherche pérenne sur cette question, regroupant juristes, terminologues, analystes des discours juridiques, ainsi que traducteurs.

Les discours spécialisés des divers domaines sont les produits de pratiques langagières de communautés ou de milieux spécialisés, tant académiques que professionnels. Sur le plan terminologique, l’approche classique – qui part souvent d’ailleurs de la notion de langues de spécialité – considère l’analyse des discours de spécialité comme tributaire de la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes du domaine seraient des représentants langagiers. Pour le domaine juridique, Cornu pointait notamment les lexies « d’appartenance juridique exclusive » (Cornu, 2005 : 13). Le signe terminologique répondrait ainsi au souci de bi-univocité (Würster, 1970 : 94) comme condition de possibilité de tout discours spécialisé, ainsi du droit comme de tout autre.

Toutefois, le développement des discours experts (Maris, 2002 ; Cussó et Gobin, 2008 ; Léglise et Garric, 2012) et les processus de dilution des frontières institutionnelles (distinction sphère publique/sphère privée, nouvelles logiques d’administration de l’Etat, décentralisation, évolution de la séparation des pouvoirs), nécessitent de réinterroger cette perspective terminologique comme entrée des discours juridiques.

Sans toutefois quitter le plan lexical, un phénomène, observé conjointement par les juristes et les terminologues, est celui du recours croissant à des vocables ambigus, dépourvus de définition, dont la pertinence juridique interroge et dont l’emploi pose problème au législateur, au juge et au justiciable. Concernant les discours du domaine, Cussó et Gobin pointaient par exemple en 2008, le caractère « flou, abstrait, naturalisant » du « renouvellement lexical intense (et traduit dans 23 langues !) » (2008 : 7) du droit communautaire. Les juristes quant à eux, doctrine ou praticiens, identifient également cette généralisation du « flou du droit » (Delmas-Marty, 1986) justifié dans le domaine des Droits de l’Homme par la recherche du consensus international, « les règles précises dépend[ant] trop étroitement d’un contexte de règles de droit (Tunc, 1970 : 254) et conduisant les législateurs internationaux à adopter des déclarations d’intention truffées de standards juridiques non contraignants.

Le processus conjoint d’adaptation des normes aux contextes sociaux immédiats rend également le droit plus perméable à ces « formules ». Une nouvelle classification sociétale, juridique et politique est en train de s’imposer, faisant naître un tertium quid où les formules introduisent une nouvelle catégorie bouleversant le traditionnel couple terme juridique/terme non-juridique. Les structures du type fake news, alternative facts, ghost detainee, unlawful combattant, extraordinary rendition, illegal aliens, employées par des juristes et des hauts représentants de l’autorité politique, sont autant d’exemples de cette évolution, ainsi que d’une nouvelle manière de penser et de percevoir la norme, corrompue dans son caractère absolu et séduite (se-ducere) vers un univers relatif. Par l’association de termes en apparence antinomiques, ces formules semblent participer d’un nouvel imaginaire et de

nouvelles perceptions du monde, basées sur une ambiguïté et une confusion qui vont bien au-delà de l’implicitation et de l’exigence d’interprétabilité propres au discours juridique.

A partir d’une approche discursive et non strictement terminologique, nous plaçant dans le sillage des approches socioterminologique (F. Gaudin) ou de terminologie textuelle (Slodzian, Bourigault), nous formulerons donc une hypothèse : la formule, telle qu’elle a été conceptualisée par A Krieg-Planque, imite le terme. L’emploi des formules définies comme des unités lexicales (simples ou complexes) dotées d’un certain degré de figement et dont la circulation en fait des référents sociaux, concourt à la construction du consensus discursif. Quelles conséquences leur pénétration dans le discours juridique a-t-elle sur son économie générale et dans des contextes de reformulation du discours juridique aux non-initiés ?

Leur « impertinence sémantique » (P. Ricoeur) pose également au traducteur non seulement la question de la négociation entre les parties-sources et les parties-cibles (U. Eco), mais aussi celle de l’idéologie difficilement transférable d’une langue-culture à une autre, fondée, comme le montrait Destutt de Tracy, sur l’expérience sensible. Quelles stratégies le traducteur juridique devrait-il mettre en place afin de continuer à évoluer raisonnablement entre des communautés de langage où ces formules peinent à être « intersubjectivement reconnues » (Habermas, Vérité et justification, 2001 : 213) comme vraies, donc justes ?

Compte tenu de la dimension plurilingue affichée du séminaire, on accordera une attention toute particulière à la question de la « traduction » de ces formules où « traduction » est entendu dans un sens très large. Les différentes langues de l’UE – mais aussi au-delà – sont-elles, de la même façon, perméables à l’apparition de ces formules ? Leurs structures se prêtent-elles au calque et, dans ce cas, qu’en est-il de leur idiomaticité ? « Une traduction est-elle en mesure d’évoquer la même chose que l’original » (Oustinoff) ? Quelles méthodologies pour mettre au jour les épaisseurs sémantiques et les mouvements discursifs qu’elles condensent ? Quels effets perlocutionnaires sont mis en lumière lors du processus de traduction ? Comment les formules circulent-elles dans une langue-culture donnée avant et après leur inscription dans les textes de loi ?

Journée d’études n°1 : « traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Nous cherchons à tester cette approche à partir d’un repérage de candidats-formules en discours juridique plurilingue, en centrant le champ d’investigation, pour la première journée et dans la continuité du cycle de journées 2017 initié par le CRTT, à la thématique de l’illégalité (ou de la justiciabilité), en contexte national, européen et/ou international. A titre d’exemples : intervention humanitaire ; guerre préventive ; droit/devoir d’ingérence ; migrant[s] ; dignité de la personne ; travail digne ; non-discrimination ; fait religieux ; …

Les propositions de communication sont à adresser avant le 10 septembre 2017 à :

Corina Veleanu :Corina.Veleanu@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Arthur Joyeux : arthur.joyeux@hotmail.fr

2ème appel : APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Equipe éditoriale

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des abstracts : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr et spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

 

Equipe éditoriale:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

[+ collègue hispaniste (en cours de finalisation)]

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des propositions : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

Cfp Les confréries et leurs discours : appel prolongé au 20 janvier

Prolongation : 10 janvier 2016

Patrimoine immatériel et identité(s)

Entre Terroirs et territoires : Les confréries et leurs discours

Colloque de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

IUT Reims-Châlons-Charleville

SUAC (Service Universitaire de l’Action culturelle de Reims)

En partenariat avec l’Université de Bourgogne et l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (Tours)

Charleville-Mézières 6 et 7 mai 2016

 

Ce colloque pluridisciplinaire et transdisciplinaire s’inscrit dans le prolongement de la réflexion sociale sur la notion de patrimoine. Il s’agira lors de ces journées de questionner, à travers les confréries, la problématique du patrimoine immatériel. La manifestation envisage de traiter plus spécialement des confréries gastronomiques (bachiques, œnologiques, vineuses et alimentaires) et s’inscrit dans le cadre du Festival des Confréries en Ardenne.

Événement unique en son genre en France, ce festival, créé en 2004, rassemble actuellement une cinquantaine de confréries gastronomiques. Il est envisagé d’en accroître la dimension à la fois au niveau national et international. Il se tiendra les 7 et 8 mai 2016 à Charleville-Mézières : le colloque précédera donc l’événement et sera en synergie directe avec lui.

 

Disciplines concernées : économie, gestion, histoire, sciences de l’information et communication, sémiotique, linguistique, terminologie, anthropologie, sociologie

 

Plusieurs axes d’études seront ainsi privilégiés (liste non exhaustive) :

  • Création et conditions d’existence des confréries, évolution en France et à l’étranger. Ce colloque s’intéressera à l’évolution historique des confréries, de leur création jusqu’à nos jours, et à leur articulation avec les grands mouvements de l’histoire des mentalités et de l’histoire culturelle. Il analysera les relations qu’elles entretiennent avec les provinces et régions et adoptera aussi une perspective interculturelle en étudiant le phénomène à l’étranger, ainsi que les rapprochements, voire « jumelages » existant entre des confréries proches de différents pays.
  • Au-delà de l’aspect folkorique (thème qui peut d’ailleurs être développé) les thématiques abordées concerneront tout particulièrement : les symboliques (gestuelle, cérémonies, blasons…), les rituels liés aux cérémonies d’intronisation, la terminologie employée ainsi que le fonctionnement discursif des confréries : discours d’intronisation, types d’écrits, formules de routine, etc. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée. Ces éléments sont largement empruntés à l’histoire et intègrent un discours basé sur un répertoire d’ancien français : des études sur ces corpus comparables dans d’autres langues seront les bienvenues.
  • On s’interrogera également plus précisément sur ce qui « fait sens » dans ces manifestations en relation ou non avec le phénomène de mondialisation. A l’heure où le repas gastronomique des Français est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, les confréries se définissent en effet comme un des premiers maillons de la sauvegarde du patrimoine gastronomique et de valorisation des produits authentiques et de terroir. Elles ont obtenu elles-aussi la reconnaissance de l’UNESCO, ont donc leur place dans le patrimoine culinaire et gastronomique et participent en ce sens à l’inventaire du patrimoine.
  • Une attention particulière pourra être portée à l’onomastique des confréries.
  • Enfin on s’interrogera sur les enjeux et les impacts sur le développement durable et la RSE. Cet axe aura pour objectif d’interroger les relations entre le triptyque patrimoine/société/confréries dans le cadre plus général des relations sociétales.

Les thématiques s’orienteront plus particulièrement vers la construction d’identités, d’authenticité (des produits) et d’histoire(s) (des territoires/terroirs et des produits), thème essentiel. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée et pourra aborder l’évolution des corps de métiers dont elles sont issues.

Tout ou partie de ces thèmes sera susceptible d’être abordé de façon transversale.

Il est important de souligner que ce colloque scientifique ne se veut pas exclusivement universitaire. Les membres des sociétés savantes (confréries), régionales, locales ou internationales, sont en particulier conviés à y prendre part.

 

Procédure pour l’envoi des propositions de communications orales ou affichées :

  • 
Les propositions de contributions, en anglais ou en français, seront envoyées au format PDF (police Times 12, interligne 1,5, marges 2,5 cm.) Elles comporteront le titre de la communication, un résumé de 500 mots maximum, 3 à 5 mots-clés, des références bibliographiques (10 au maximum).
Les participants indiqueront le format désiré pour leur présentation (communication orale ou affichée) et le type de contribution (scientifique ou témoignage réflexif).
  • Merci de préciser le nom et l’appartenance institutionnelle de l’auteur ou des auteurs, et l’adresse de correspondance.
  • Les doctorants sont invités à communiquer sous forme de poster.
  • 
Les propositions sont à envoyer en pièce jointe conjointement à : parizot@univ-reims.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr
  • Dates importantes :
  • 
Date limite de réception des résumés : 20 janvier 2016
  • Notification d’acceptation des communications ou posters : 
30 janvier 2016
  • Envoi des textes définitifs : 15 mars 2016
  • Diffusion programme définitif : 15 avril 2016

 

Dates du colloque : 6 et 7 mai 2016,

Dates du Festival international des confréries : 7 et 8 mai 2016.

 

Publication : une sélection de contributions sera publiée dans un volume thématique chez un éditeur international, après expertise en double aveugle.

 

Comité de pilotage :

Laurent Gautier, professeur de linguistique appliquée, Université Bourgogne – Franche-Comté

Anne Parizot MCF (sciences de l’information et de la communication) Université Champagne-Ardenne

 

Comité scientifique :

Loïc Bienassis Institut européen histoire et des cultures de l’alimentation IEHCA

Jean-Jacques Boutaud Université de Bourgogne-Franche-Comté, Dijon

Marc de Ferrière le Vayer, Université François Rabelais, Tours

Laurent Gautier MSH Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Pascal Lardellier Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Anne Parizot Université Champagne Ardenne

CfP : les confréries et leurs discours

Patrimoine immatériel et identité(s)

Entre Terroirs et territoires : Les confréries et leurs discours

Colloque de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

IUT Reims-Châlons-Charleville

SUAC (Service Universitaire de l’Action culturelle de Reims)

En partenariat avec l’Université de Bourgogne et l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (Tours)

Charleville-Mézières 6 et 7 mai 2016

Ce colloque pluridisciplinaire et transdisciplinaire s’inscrit dans le prolongement de la réflexion sociale sur la notion de patrimoine. Il s’agira lors de ces journées de questionner, à travers les confréries, la problématique du patrimoine immatériel. La manifestation envisage de traiter plus spécialement des confréries gastronomiques (bachiques, œnologiques, vineuses et alimentaires) et s’inscrit dans le cadre du Festival des Confréries en Ardenne.

Événement unique en son genre en France, ce festival, créé en 2004, rassemble actuellement une cinquantaine de confréries gastronomiques. Il est envisagé d’en accroître la dimension à la fois au niveau national et international. Il se tiendra les 7 et 8 mai 2016 à Charleville-Mézières : le colloque précédera donc l’événement et sera en synergie directe avec lui.

Disciplines concernées : économie, gestion, histoire, sciences de l’information et communication, sémiotique, linguistique, terminologie, anthropologie, sociologie

Plusieurs axes d’études seront ainsi privilégiés (liste non exhaustive) :

  • Création et conditions d’existence des confréries, évolution en France et à l’étranger. Ce colloque s’intéressera à l’évolution historique des confréries, de leur création jusqu’à nos jours, et à leur articulation avec les grands mouvements de l’histoire des mentalités et de l’histoire culturelle. Il analysera les relations qu’elles entretiennent avec les provinces et régions et adoptera aussi une perspective interculturelle en étudiant le phénomène à l’étranger, ainsi que les rapprochements, voire « jumelages » existant entre des confréries proches de différents pays.
  • Au-delà de l’aspect folkorique (thème qui peut d’ailleurs être développé) les thématiques abordées concerneront tout particulièrement : les symboliques (gestuelle, cérémonies, blasons…), les rituels liés aux cérémonies d’intronisation, la terminologie employée ainsi que le fonctionnement discursif des confréries : discours d’intronisation, types d’écrits, formules de routine, etc. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée. Ces éléments sont largement empruntés à l’histoire et intègrent un discours basé sur un répertoire d’ancien français : des études sur ces corpus comparables dans d’autres langues seront les bienvenues.
  • On s’interrogera également plus précisément sur ce qui « fait sens » dans ces manifestations en relation ou non avec le phénomène de mondialisation. A l’heure où le repas gastronomique des Français est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, les confréries se définissent en effet comme un des premiers maillons de la sauvegarde du patrimoine gastronomique et de valorisation des produits authentiques et de terroir. Elles ont obtenu elles-aussi la reconnaissance de l’UNESCO, ont donc leur place dans le patrimoine culinaire et gastronomique et participent en ce sens à l’inventaire du patrimoine.
  • Une attention particulière pourra être portée à l’onomastique des confréries.
  • Enfin on s’interrogera sur les enjeux et les impacts sur le développement durable et la RSE. Cet axe aura pour objectif d’interroger les relations entre le triptyque patrimoine/société/confréries dans le cadre plus général des relations sociétales.

Les thématiques s’orienteront plus particulièrement vers la construction d’identités, d’authenticité (des produits) et d’histoire(s) (des territoires/terroirs et des produits), thème essentiel. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée et pourra aborder l’évolution des corps de métiers dont elles sont issues.

Tout ou partie de ces thèmes sera susceptible d’être abordé de façon transversale.

Il est important de souligner que ce colloque scientifique ne se veut pas exclusivement universitaire. Les membres des sociétés savantes (confréries), régionales, locales ou internationales, sont en particulier conviés à y prendre part.

Procédure pour l’envoi des propositions de communications orales ou affichées :

  • 
Les propositions de contributions, en anglais ou en français, seront envoyées au format PDF (police Times 12, interligne 1,5, marges 2,5 cm.) Elles comporteront le titre de la communication, un résumé de 500 mots maximum, 3 à 5 mots-clés, des références bibliographiques (10 au maximum).
Les participants indiqueront le format désiré pour leur présentation (communication orale ou affichée) et le type de contribution (scientifique ou témoignage réflexif).
  • Merci de préciser le nom et l’appartenance institutionnelle de l’auteur ou des auteurs, et l’adresse de correspondance.
  • Les doctorants sont invités à communiquer sous forme de poster.
  • 
Les propositions sont à envoyer en pièce jointe conjointement à : parizot@univ-reims.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr
  • Dates importantes :
  • 
Date limite de réception des résumés : 30 novembre 2015
  • Notification d’acceptation des communications ou posters : 
30 décembre 2015
  • Envoi des textes définitifs : 15 mars 2016
  • Diffusion programme définitif : 15 avril 2016

Dates du colloque : 6 et 7 mai 2016,

Dates du Festival international des confréries : 7 et 8 mai 2016.

Publication : une sélection de contributions sera publiée dans un volume thématique chez un éditeur international, après expertise en double aveugle.

 

Comité de pilotage :

Laurent Gautier, professeur de linguistique appliquée, Université Bourgogne – Franche-Comté

Anne Parizot MCF (sciences de l’information et de la communication) Université Champagne-Ardenne

Comité scientifique :

Loïc Bienassis Institut européen histoire et des cultures de l’alimentation IEHCA

Jean-Jacques Boutaud Université de Bourgogne-Franche-Comté, Dijon

Marc de Ferrière le Vayer Chaire Unesco « sauvegarde et valorisation des patrimoine culturels et alimentaires », Université François Rabelais, Tours)

Laurent Gautier MSH Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Pascal Lardellier Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Anne Parizot MCF Université Champagne Ardenne

Projet de thèse sur contrat doctoral : La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Projet de thèse mis au concours à l’Ecole Doctorale LISIT (ED 491) de l’Université de Bourgogne

La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Argumentaire scientifique présentant les enjeux de la thèse

Cette thèse représentera la première exploitation linguistique systématique du corpus actuellement en cours de production à la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon dans le cadre de l’appel à projets « Bibliothèque Scientifique Numérique » de la BNF et portant sur l’intégralité de la collection du Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis sa création en 1928. Ses enjeux se déclinent à la fois aux niveaux régional, national et international :

– Au niveau régional tout d’abord, ce projet s’inscrit dans le cadre du développement des recherches sur la vigne et le vin au sein de l’Université de Bourgogne qui a trouvé sa concrétisation dans la création du GIP « Bourgogne Vigne et Vin » qui regroupe, dans une même synergie, chercheurs et professionnels de la filière et promeut de manière appuyée les recherches SHS sur cette thématique longtemps limitée aux approches des sciences expérimentales (svt, sciences des aliments en particulier).

– Au niveau national ensuite, il s’agira d’une mise en valeur scientifique inédite de cette collection unique et largement méconnue, car peu accessible ; cette thèse représentera par ailleurs une contribution essentielle à la recherche française sur les langues de spécialité qui, spécialité après spécialité, vise à documenter les constructions discursives d’un grand nombre de domaines professionnels – le domaine du vin n’ayant pas encore été défriché.

– Au niveau international, ce sujet de thèse permettra de rendre justice à l’OIV, généralement considérée comme l’ONU du vin, et dont la construction, via cette publication en 5 langues, n’a pas encore été étudiée autrement que d’un point de vue juridique.

Projet de thèse

La construction discursive et langagière de la filière vitivinicole à l’international à travers le Bulletin de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin depuis 1928

Description du projet

Contexte de la thèse :

Succédant en 2001 à l’Office International de la Vigne et du Vin (créé en 1924) et souvent qualifiée d’ « ONU du vin », l’OIV est un organisme technique, juridique et scientifique international qui travaille à l’harmonisation et à l’élaboration des pratiques et normes mondiales ainsi qu’à l’amélioration des conditions d’élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles. Comptant 46 États membres et travaillant en 5 langues officielles, l’OIV est une organisation internationale de premier plan pour la régulation de la filière vitivinicole à l’échelle planétaire. Depuis 1928, le Bulletin de l’OIV (qui a connu successivement plusieurs titres) est son organe officiel non seulement pour la publication, sous forme d’articles de recherche, des dernières avancées techniques et technologiques, mais aussi pour documenter ses congrès annuels et fournir aux professionnels tout l’arsenal législatif encadrant les échanges de la filière.

Objet de la thèse :

La collection complète du Bulletin actuellement en cours de numérisation et d’indexation à la Maison des Sciences de l’Homme représente donc une ressource inédite inestimable pour aborder, dans le cadre méthodologique qui est celui des recherches françaises sur les discours spécialisés, la manière dont se construit, dans et par ces discours, toute une filière économique à l’échelle planétaire et en cinq langues (français, allemand, anglais, espagnol, italien) – à travers la normalisation terminologique, bien sûr, mais aussi à un niveau macro-linguistique saisissable en termes de traditions discursives (cf. infra). Le projet proposé ici, qui aurait été impossible à réaliser sans l’opération de traitement numérique en cours, s’impose désormais comme une évidence dans la mesure où le corpus balisé permettra de multiples interrogations croisées dans l’esprit du data mining et des Humanités Numériques.

Cadres méthodologiques :

Le projet de thèse se situe à l’intersection entre 3 cadres méthodologiques principaux qu’il s’agira non pas de juxtaposer, mais de faire dialoguer pour dresser le portrait discursif de l’OIV depuis 1928 dans une recherche répondant aux standards internationaux actuels :

– Recherche diachronique sur les discours spécialisés : Le projet ne considérant pas l’approche terminologique comme la seule pertinente pour aborder les discours spécialisés, il s’agira de situer le travail de doctorat par rapport aux orientations actuelles de la recherche sur les discours spécialisés qui mettent l’accent sur l’inscription de ceux-ci dans leur sphère socioculturelle de référence, considérée comme vecteur de véritables « espaces discursifs spécialisés ». Compte tenu de la dimension historique du corpus, il conviendra par ailleurs – et cela sera novateur dans la recherche actuelle – de donner une orientation diachronique au travail sur la base d’un corpus inédit permettant d’observer in vivo, année après année, le mode de construction de la filière à l’échelle mondiale, avec ses tâtonnements, réorientations et choix divers.

– Traditions discursives : Le paradigme des ‘traditions discursives’, initialement développé dans les recherches des romanistes germanophones, s’est aujourd’hui largement développé par delà ce cadre d’origine et est de plus en plus appliqué à l’analyse diachronique des discours spécialisés. Il constituera le complément naturel au point précédant en ce qu’il permet d’analyser le niveau discursif macro, dans son articulation avec d’une part la réalité extralinguistique de la filière (les acteurs, leurs praxis, leurs savoirs) et avec d’autre part les traditions discursives des langues de référence au cours de la période considérée. À travers le prisme de ces traditions discursives, le projet s’inscrit directement dans l’axe « Modèles et discours » de l’EA 4182.

– Terminologie et normalisation terminologique : Au niveau microlinguistique, la thèse se situera enfin par rapport aux orientations contemporaines de la recherche en terminologie – synchronique (faite d’une succession de micro-diachronies) et diachronique (pour l’évolution générale depuis 1928) –, en particulier dans ses rapports avec la normalisation et l’uniformisation. La thèse sera ainsi amenée à aborder non seulement la forme des termes, mais aussi et surtout les concepts qu’ils dénomment dans la mesure où, s’agissant d’un produit hautement culturel comme le vin, les terminologies internationales de l’OIV doivent se situer entre les terminologies nationales, voire régionales, des États membres et le besoin d’internationalisation qui est la raison d’être de l’organisation. Résultats escomptés : La thèse devra aboutir : – à la mise à jour des moules discursifs développés par l’OIV depuis 1928 pour asseoir son rôle d’organisation de régulation de la filière à l’échelle mondiale ; – à la reconstruction motivée des choix terminologiques de l’OIV depuis 1928 dans les domaines les plus sensibles culturellement (appellations, description organoleptique ; – à la formalisation du rôle du bulletin de l’OIV dans la construction de la filière proprement dite.

Connaissances et compétences requises :

– excellente maîtrise du français (rédaction scientifique)

– compétences passives, idéalement actives en anglais

– compétences en linguistique de corpus et fouille de données textuelles

– intérêt pour le domaine vitivinicole

Détails pour la procédure de candidature en ligne sous : http://edlisit.u-bourgogne.fr/images/stories/pdf/contratdoc2012/sujets/Sujet%20TIL%20Gautier.pdf

Contact : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

http://edlisit.u-bourgogne.fr/images/stories/pdf/contratdoc2012/sujets/Sujet%20TIL%20Gautier.pdf

CfP : L’allemand de spécialité à l’ère numérique

APPEL À COMMUNICATIONS

Journée d’études du GERALS à l’Université de Franche-Comté

Jeudi 26 novembre 2015

L’allemand de spécialité à l’ère numérique

 

Coorganisateurs: GERALS, Groupe de Recherche et d’Etude en Allemand de Spécialité, C.R.I.T. (Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles), ELLIADD-OUN (Edition, Littératures, Langages, Informatique, Arts, Didactique, Discours – Objets et Usages Numériques), UFR-STGI Montbéliard (Unité de Formation et de Recherche en Sciences, Techniques et Gestion de l’Industrie).

Comité d’organisation: Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Priscilla WIND (Université de Franche-Comté), Clémence ANDRÉYS (Université de Franche-Comté), Laurent GAUTIER (Université de Bourgogne), Thierry GRASS (Université de Strasbourg).

La quatrième journée d’études du GERALS est organisée par l’équipe LEA de l’UFR-STGI-Montbéliard, qui approfondit, à travers son master Langues et Commerce électronique, les liens entre numérique et langue de spécialité. Elle s’adresse aux enseignants, enseignants-chercheurs et doctorants germanistes de l’enseignement supérieur (BTS, IUT, CPGE, LANSAD, LEA, LCE). Son objectif est de réfléchir aux usages et aux enjeux du numérique pour l’allemand de spécialité.

L’ère numérique fait émerger de nouvelles manières d’être et d’agir, dans la vie publique et dans la vie privée, une nouvelle perception du temps et de l’espace, de nouveaux modes de sociabilité. Favorisant l’émergence de la notion de communauté, elle exacerbe les tensions entre les idées de « réseau » et « personnalisation ». Cette réflexion traverse les champs disciplinaires suivants de l’allemand de spécialité :

  • didactique : l’intégration du numérique a conduit à l’enrichissement des supports et pratiques pédagogiques, modifiant la place de l’apprenant et de l’enseignant (collaborativité, autonomie, individualisation de l’apprentissage, rôle de l’enseignant). On pourra notamment questionner l’impact du numérique sur l’enseignement et l’apprentissage de l’allemand de spécialité (contraintes et opportunités).
  • interculturel : l’environnement de travail, les modes de communication et d’accès à l’information sont modifiés dans une société numé Les communications pourront porter sur des analyses interculturelles des contenus web (webmarketing dans l’aire germanophone et allemand de spécialité, réseaux sociaux et allemand de spécialité, pratiques socio-culturelles sur le web).
  • linguistique et traductologie: les programmes informatiques de traitement automatique du langage, d’analyse textuelle, d’assistance à la lexicographie et à la traduction ont permis des avancées importantes dans l’approche des langues de spécialité et mis à la disposition des chercheurs, des enseignants, comme des traducteurs, des outils performants. Les communications pourront porter sur les analyses diachroniques et synchroniques de corpus, l’analyse des discours spécialisés, la terminologie et le lexique spécialisé, la phraséologie et la syntaxe spécialisées, l’état des lieux des dictionnaires numériques en ligne, la traduction spécialisée et la rédaction multimé

Les propositions de communications (titre + résumé d’environ 500 mots), en français ou en allemand, pourront aborder notamment les points évoqués ci-dessus. elles devront être envoyées avant le 1er juin 2015 à :

priscilla.wind@univ-fcomte.fr et clemence.andreys@univ-fcomte.fr.

Les auteurs recevront une notification d’acceptation début juillet 2015.

Les auteurs retenus devront remettre la version définitive de leur communication début janvier 2016.

La journée d’études fera lobjet dune publication sous forme de numéro spécial dans

la revue JLLT (Journal of Linguistics and Language Teaching)

CfP : Les masques du discours : traces langagières et socio-culturelles

Les masques du discours :

traces langagières et socio-culturelles

15-16 octobre 2015

Université de Dokuz Eylül-Izmir, Turquie

Driss Ablali, CREM, Université de Lorraine

Duygu Öztin Passerat, Université Dokuz Eylül- Izmir-Turquie

Le titre de ce colloque ne doit pas faire illusion. Il s’agit d’un colloque où l’on veut

s’interroger sur les stratégies discursives et extra-discursives qui donnent accès à une strate du

sens, implicite et latente sous-tendant le plan de la manifestation des discours. En privilégiant

un axe pluridisciplinaire, ce colloque a donc l’ambition d’appréhender d’une part, dans le

cadre de la description linguistique, sémiotique, littéraire, didactique, pragmatique les

masques des textes et des discours ainsi que leurs effets sur l’acte d’interpréter le sens. Son

objectif est d’autre part d’interroger le lien entre le discours (dans ses différentes acceptions,

littéraire, médiatique, journalistique, scientifique, scolaire, politique, publicitaire, filmique

etc.) et son appartenance culturelle, une appartenance qui n’est pas simplement constitutive de

la matérialité discursive, mais une appartenance montrée, étayée, repérable et marquée.

Dans ce contexte, on peut rappeler que la notion de « masque du discours » est une question

ouverte, qui reste à définir et à interroger. Nous cherchons surtout à ce que le débat, dans la

diversité des enjeux et des qualités heuristiques et épistémologiques qu’il soulève, soit

l’occasion de prendre et donner la mesure de la médiation de la sphère socio-culturelle pour

tenter de comprendre comment les discours négocient avec les contraintes socio-culturelles

pour masquer la latence, le secret, l’implicite ou les sens des textes.

Le colloque porte aussi sur la question des masques du discours en tant que procédés

langagiers, activés par des variables multi-sémiotiques et par le contexte linguistique pour

examiner comment les outils conceptuels, mis en place par plusieurs théories du sens en

sciences humaines, sont susceptibles de nous révéler ce qu’est la face cachée du sens.

Qu’apporte à un sens masqué le fait d’appartenir à telle ou telle communauté socioculturelle

? Peut-il s’en libérer ou pas ? Seule donc une approche médiée des discours, sous la

gouverne des contraintes socio-culturelles, permettra de rendre compte de la complexité des

stratégies que doivent mobiliser les lecteurs pour opérer des choix en vue d’attribuer un ou

plusieurs sens au discours.

Différentes questions seront mises en débat, notamment : recentrer le questionnement sur la

notion de « masques du discours », en précisant à quels marqueurs linguistiques, rhétoriques

et stylistiques elle peut renvoyer (sous-entendu, implicite, allusion, sens figuré, lacune, nondit,

déformation, faux air,…) et qui dépendent de contraintes socio-culturelles, de stratégies ou

de procédures visant à contrôler ou orienter l’interprétation (censure, manipulation, calcul,

dénégation, diversion, etc.).

Plusieurs questions particulières, mentionnées plus bas sans exclusive, peuvent être

envisagées comme source d’interaction entre le discours et ses masques.

Au-delà de ses relations avec l’implicite, la question du masque pose bien d’autres problèmes,

car elle renvoie à d’autres notions avec lesquelles elle entre en interaction. Les liens avec les

notions, entre autres, de point de vue, de style, de l’ironie, de l’effacement énonciatif, de

l’ethos, et de genre seront privilégiés pour lever le voile sur les fondements langagiers et

extra-langagiers des masques des discours. Nous cherchons ainsi à comprendre, à partir de la

dialectique du social et du langagier, comment le masque du discours déborde la seule

dimension langagière et implique une vision du monde.

Autant de questions, théoriques et pratiques, qui sont dans le droit fil du rapport entre le

discours et ses masques. Ce colloque cherchera à rendre compte de l’état de l’art du travail

accompli, de sa diversité, mais aussi, en s’appuyant sur des propositions théoriques et

heuristiques, à proposer de nouvelles catégories descriptives nécessaires à démasquer le sens

en discours.

Modalités de soumission des propositions de communication :

Langues des communications : français

Les propositions de communication devront être adressées, avant le 30 mars 2015, par voie

électronique à : masquesdudiscours@gmail.com

Les articles soumis devront décrire un travail original et novateur. Les contributions devront

contenir un état de l’art et des références à des travaux antérieurs pertinents.

Le résumé sera accompagné d’une page de renseignements pratiques comprenant : nom,

affiliation, téléphone, adresse postale et électronique. Les résumés (ne dépassant pas 3000

signes) doivent être en Times 12 avec interligne simple et en format Word ou RTF. Les

contributions feront l’objet d’une double évaluation anonyme par deux experts du comité

scientifique.

Les décisions seront communiquées le 30 mai 2015 et le programme provisoire du colloque

sera diffusé le 15 juin.

Conférenciers invités :

Catherine Kerbrat-Orecchioni, Université de Lyon 2

Christian Plantin, Université de Lyon 2

LE COMITÉ SCIENTIFIQUE :

Driss Ablali Université de Lorraine, France

Talat Akaslan Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Guy Achard-Bayle Université de Lorraine, France

Ruth Amossy Unıversité de Tel Aviv, Israël

Sémir Badir Université de Liège, Belgique

Mehmet Baştürk Université de Balıkesir, Turquie

Alpha Ousman Barry Université de Bordeaux Montaigne, France

Safinaz Büyükgüzel Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Nicolas Couégnas Université de Limoges, France

Fathallah Daghmi Université de Poitiers, France

Salam Diab-Duranton Université de Paris 8, France

Dominique Ducard Université Paris Est Créteil Paris 12, France

Lise Garon Université de Laval, Canada

Zsuzsanna Gécseg Université de Szeged, Szeged, Hongrie

Matilde Gonçalves FCSH/NOVA, Lisbonne, Portugal

Gülnihal Gülmez Université Anadolu, Eskişehir, Turquie

Bahadır Gülmez Université Anadolu, Eskişehir, Turquie

Hanife Güven Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Jérome Jacquin Université de Lausanne, Lausanne, Suisse

Sündüz Kaşar Université de Yıdız Teknik, Istanbul, Turquie

Ayşe Kıran Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Zeynel Kıran Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Abdenbi Lachkar Université de Paris 8, France

Charlotte Lacoste Université de Lorraine, France

Hassan Moustir Université Mohammed V de Rabat, Maroc

İrem Onursal Ayırır Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Duygu Öztin Passerat Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Nedret Öztokat Université de Istanbul, Istanbul, Turquie

Laurent Perrin Université Paris-Est-Créteil, France

Christian Plantin Université de Lyon, Lyon, France

Sandrine Reboul-Touré Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, France

Osman Senemoğlu Université de Galatasaray, Istanbul, Turquie

Justine Simon Université de Lorraine, France

Özge Sönmez Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Dávid Szábo Université Eötvös Loránd Budapest, Hongrie

Malika Temmar Université Paris-Est-Créteil, France

Ali Tilbe Université Namık Kemal, Tekirdağ, Turquie

Brigitte Wiederspiel Université de Lorraine, France.

Mehmet Yalçın Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Selim Yılmaz Université de Marmara, Istanbul, Turquie

Karima Ziamari Université Moulay Ismaïl, Meknès, Maroc

LE COMITÉ D’ORGANISATION :

Driss ABLALI Université de Lorraine, CREM, France

Duygu ÖZTİN PASSERAT Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Talat AKASLAN Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Özge SÖNMEZ Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Lieu du colloque :

Le colloque aura lieu à la ville de Kuşadasi, à 5 km du site archéologique d’Éphèse.

Modalités d’inscription :

Le comité d’organisation a établi les tarifs suivants relatifs à l’inscription au colloque :

l’inscription comprend l’accès aux conférences, l’hébergement (3 nuits), la pension complète et

les pauses-café :

260 euros : hébergement en chambre single

200 euros : hébergement en chambre partagée