Le discours du guide-conférencier comme marqueur d’identité d’une institution touristique : l’apport d’un corpus oral authentique

Nouvel article sur les #discours #touristiques en analyse #outillée, avec Olivier Méric dans Etudes de linguistique appliquée (2017/4, numéro 188, Paris, Klinksieck, coordonné par Julien Longhi)

Le #discours du #guide-conférencier comme marqueur d’identité d’une #institution #touristique : l’apport d’un #corpus #oral authentique

Version pré-print intégrale ici.

Cet article propose une analyse outillée d’un type de discours rarement étudié dans les travaux sur la communication touristique : les visites-conférences. Il s’inscrit dans une linguistique située des discours spécialisés et vise à modéliser, à partir de données authentiques, le protocole discursif sous-jacent à ces interactions, avec pour objectif de mettre au jour les récurrences pouvant être interprétées comme marqueurs de l’identité institutionnelle du guide. Après avoir circonscrit le cadre méthodologique retenu et présenté le corpus inédit compilé, la section principale propose des études de cas illustrant comment une analyse à la fois qualitative et quantitative des niveaux macro-, méso- et micro-, permet de représenter tant le contenu que la forme prototypique de la visite-conférence.

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ppt De la terminologie spontanée à une terminologie aménagée et vice-versa : parler des vins espumantes au Brésil

Communication lors des Journées 2018 du réseau #Réaliter  accessible ici.

#terminologie #sensorialité #vin #oenologie #corpus #linguistique #située

[Contexte] Le marché des vins effervescents au Brésil a fortement augmenté ces dix dernières années, affichant une hausse de +248% selon l’OIV[1]. L’Instituto Brasileiro do Vinho (Ibravin) indique que cette catégorie de produits représente environ 80% du marché vitivinicole intérieur en 2015[2] et enregistre une augmentation de 79,58% dans l’importation de ce type de produit[3] en 2017. Cette augmentation globale de la production, de la commercialisation et de la consommation d’effervescents au Brésil entraîne, tout naturellement, un besoin accru de valorisation et donc de communication autour de ces produits, mobilisant, entre autres, des descripteurs de nature terminologique.

[Problématique] Cette quête de valorisation est très récente dans le domaine puisque la première IG (Indication Géographique) date de 2002 pour Vale dos Vinhedos. L’attribution d’une telle certification passe de facto par une réglementation des caractéristiques concernant l’élaboration du produit et repose sur la formulation d’un discours réglementaire. Ce domaine spécialisé en plein essor connaît actuellement, au niveau communicatif, une tension entre emprunts à la terminologie française correspondante et aménagement d’une terminologie dédiée en portugais du Brésil pour communiquer sur les productions locales. Cette proposition s’inscrit ainsi à l’intersection entre les axes « traduire les termes en recourant à la terminologie spontanée », « néologie en terminologie » et « diffusion et implantation de la terminologie » de l’appel à communications.

[Corpus] L’analyse porte sur le discours des spécialistes et non-spécialistes autour des vins espumantes. Le premier corpus est issu d’articles des neuf numéros de la Revista Brasileira de Viticultura e Enologia (RBVE), d’une quarantaine de sites d’élaborateurs d’espumantes et de textes officiels spécifiant les spécificités du produit et implémentant une terminologie normée, comme les différents cahiers de charges (regulamento de uso) ou la loi nº 7.678, de 2018 sur la production, circulation et commercialisation de vin. Le deuxième corpus est constitué de réponses de cinq cent consommateurs à un questionnaire diffusé en ligne et portant sur les descripteurs employés spontanément.

C’est à partir de ces différents discours que sera examinée la terminologie de la filière et des consommateurs afin de repérer et analyser les doubles aller-retour entre d’une part emprunts et néologismes utilisés et d’autre part terminologie spontanée construite sur la base de l’expérience (mémorielle) de dégustation et terminologie aménagée.

Plusieurs stratégies apparaissent, notamment dans la terminologie stabilisée et aménagée, dont il conviendra d’examiner les motivations :

  • recours à différentes tentatives d’intégration des emprunts, comme le rapprochement de l’orthographe selon les spécificités de la langue cible (« degórgement ») ;
  • ajout d’un préfixe (« pós-dégorgement ») ;
  • introduction d’une définition pour le mot emprunté (« véraison (mudança de cor) ») ;
  • stratégies de reformulation à partir du mot français (« deguelo », « deburbado »)
  • création d’une nouvelle terminologie par métaphore (« gaiola/gaiolinha »).

Dans tous les cas, le recours à la terminologie française s’avère systématique lors que les professionnels de cette filière s’expriment sur leur produit. Un recours tout à fait naturel si l’on tient compte du rôle prototypique du Champagne dans le domaine des effervescents.

 

[1] Site Web : http://www.oiv.int/public/medias/3097/les-vins-effervescents-fr-complet-3.pdf, consulté le 12/11/2017.

[2] Site Web : http://www.ibravin.org.br/noticias/ibravin-lan%C3%A7a-marca-brasil-espumantes.php, consulté le 12/11/2017.

[3] Site web : http://www.ibravin.org.br/Noticia/abastecimento-do-mercado-de-vinhos-no-brasil-apresenta-crescimento-de-3-no-primeiro-semestre/305, consulté le 12/11/2017.

ppt Quelle(s) recherche(s) sur les discours et cultures de spécialité pour articuler enseignement et recherche en LEA ?

Contribution à la table ronde « recherche » de la journée d’études « Enseigner les langues en ELA » organisée par le CEL de l’Univ. Jean Moulin – Lyon 3.

La présente contribution à la table ronde 4 est consacrée aux langues et cultures de spécialité, saisies non seulement comme objet d’enseignement, mais aussi de recherche sui generis dans le supérieur français qui, pour garder une crédibilité à la filière, ne peuvent être dissociées – comme c’est toutefois encore souvent le cas.

Il part du constat que cet objet ne bénéficie pas encore, dans la double dimension indiquée, d’une prise en compte institutionnelle suffisante – malgré l’appel de Gréciano (1998) – et ce alors même que les besoins sont patents, en particulier à l’Université en filière LEA, en LANSAD ou dans les bi-filières (de type allemand-économie).

Il s’agira de montrer que, pourtant, nombre de paradigmes de recherche sont aujourd’hui disponibles pour aborder cet objet en tant que langue-culture de spécialité, comme cela est depuis longtemps le cas dans l’anglistique française (http://www.geras.fr/dossiers/dossiers.php?val=79_statuts), et permettre à la recherche française sur ces questions de s’ancrer dans un paysage international en constante et rapide évolution.

Les quatre thèses soumises à débat seront :

  1. L’objet « langues et cultures de spécialité » ne peut être saisi sur un plan exclusivement micro-linguistique.
  2. Il n’existe que si il est articulé sur les cultures de spécialité qui le sous-tendent, elles-mêmes résultat d’un processus d’évolution qui ne peut être saisi qu’en incluant la dimension diachronique.
  3. Les langues-cultures spécialisées ne peuvent ainsi être saisies qu’au travers de larges corpus répondant aux standards internationaux.
  4. Décrire les langues-cultures spécialisées inclut donc de facto une dimension cognitive, celle de la structure conceptuelle du champ visé.

La présentation ppt est disponible ici.

ppt Traduire le flou, même en droit ? Les composantes sémantiques et pragmatiques du texte juridique en vue de sa traduction

Traduire le flou, même en droit ?

Les composantes sémantiques et pragmatiques du texte juridique en vue de sa traduction

La conférence trouve classiquement son point de départ dans les liens intrinsèques entre le droit et la langue. Instanciés au niveau terminologique, ils conduisent à présenter la terminologie juridique comme n’étant soluble que dans un système et un contexte juridiques donnés, et définissent la traduction juridique comme reposant sur une comparaison et une traduction des systèmes conceptuels sous-jacents. Dans ce contexte, la reconnaissance de « standards juridiques », entendus comme concepts indéterminés a priori (Bernard, 2010) est venue troubler cette mécanique bien huilée : le principe de subsidiarité (Joyeux, 2016) en est un exemple de premier plan.

Il s’agira donc, à partir de la discussion d’un cas pouvant être présenté comme un cas d’école – le principe de non-discrimination / Nicht-Diskriminierung / Gleichberechtigung – de discuter les enjeux théoriques, en particulier sémantiques et pragmatiques, de ces « termes flous » pouvant être rapprochés de ce que l’analyse du discours française qualifie aussi de « formules » (Krieg-Planque, 2009). On s’interrogera ainsi sur (i) la question des définitions, censées garantir au traducteur la validité de l’équivalence conceptuelle, (ii) la part de savoirs encyclopédiques / spécialisés, mais aussi discursifs à injecter dans l’opération de compréhension et de traduction et (iii) la façon dont la théorie des cadres (frame semantics) peut se révéler pertinente en jurilinguistique.

Les réflexions soumises à discussion reposeront sur l’analyse d’un double corpus autour du standard principe de non-discrimination dans le couple de langues, et dans les traditions juridiques, français-allemand. Le premier corpus interrogé est constitué de bitextes parallèles permettant de mettre au jour les stratégies de traduction retenues par les organisations internationales mais aussi de voir les réseaux lexico-sémantiques construits dans ces textes au travers de reformulations / variations des formulations premières. Ces premiers résultats seront complétés par l’étude de textes comparables, précisément des commentaires doctrinaux originaux issus des deux systèmes, permettant d’examiner la « vie sémantique » de ce standard dans les deux langues-cultures.

Lien vers le ppt ici.

nouvel article : La construction du discours de dégustation du Crémant de Bourgogne de 1995 à aujourd’hui

#Discours #œnologie #Crémant #Bourgogne #sémantique #terminologie

Ce chapitre d’un ouvrage collectif consacré aux différentes facettes de la/des Bourgogne(s) viticole(s) est consacré à une analyse de la construction des représentations discursives du Crémant de Bourgogne sur une diachronie courte et à partir de discours prescriptifs, en l’occurrence ici un choix représentatif de guides de dégustation. L’analyse outillée de ces discours, qui mobilise la méthodologie de la sémantique discursive, s’intéresse à 5 catégories saillantes : la désignation du produit, sa classification, sa localisation, ses circonstances de consommation et les représentations qu’il évoque.

L’article débouche sur une proposition de définition-robot pouvant être perçue comme une vulgate dans le type de texte considéré : « Le Crémant de Bourgogne a succédé au Bourgogne mousseux et s’en distingue par une qualité supérieure. Il soutient, même si c’est dans une mesure limitée, la comparaison avec le Champagne. Il vient notamment de la Côte Chalonnaise (Rully), est plutôt un Blanc de Blanc, Brut. Il est produit majoritairement à partir de Chardonnay et de Pinot Noir et s’inscrit dans une certaine tradition et culture familiale. C’est un vin d’apéritif. » (p. 252)

In : Serge Wolikow & Olivier Jacquet (Eds). Bourgogne(s) viticole(s). Enjeux et perspectives historiques d’un territoire. Dijon, EUD, 2018, 237-252. Lien éditeur.

JE – Les discours de conjoncture économique – Dijon, MSH, 4 juin 2018

Les discours de conjoncture économique en Europe 

4 juin 2018

MSH Dijon – Forum des savoirs

9 h 30            Accueil des participants

9 h 45            Ouverture

10 h               Fabien Labondance (UBFC/CRESE)

Central Bank Sentiment and Policy Expectations

10 h 45          Laurence Harris (U Paris Nanterre)

« The UGLY decade » : retour sur 10 ans de communication à Mansion House par la Banque d’Angleterre 

11 h 30          Laurent Gautier (UBFC/TIL)

L’engagement énonciatif dans les prévisions de conjoncture (Banque de France / Bundesbank)

 

12 h 30          Déjeuner

 

14 h               Vlaïllitch
Tuffa (U. Paris-Diderot)

La venue du Quantitative easing à la BCE : jeux et enjeux imaginaires dans l’horizon de la « scène de l’écriture » des conférences de presse de la BCE

14 h 45          Javier Fernandez-Cruz (U. Malaga/ Pontificia Universidad Católica del Ecuador/MSH Dijon)

Financial Domain Sentiment Analysis with Lingmotif: Analysing the Evolution of Discourse of the European Central Bank through its Press Conferences

15 h 30 Pause

15 h 45          Virginie Lethier (UBFC/ELLIAD)

Le discours de la Banque Centrale Européenne (1998-2017) au prisme d’une analyse du discours outillée

16 h 30          Ludovic Desmedt / Matthieu Llorca (UBFC/LEDI)

La “révolution silencieuse” des banquiers centraux : le cas de la BCE

 

Entrée libre sur inscription préalable : laurent.gautier@ubfc.fr

Organisation : Ludovic Desmedt, Laurent Gautier, Matthieu Llorca

JE Le langage publicitaire, 12.11.2018

Cette journée d’étude se déroulera le 12 novembre 2018 à l’Université des Antilles, Pôle Martinique, Campus de Schœlcher, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Département d’Études Anglophones. Elle s’inscrit dans un projet de collaboration avec le « Centre d’Études Linguistiques – EA 1663 » (Université de Lyon, UJML3), le laboratoire de recherche « Savoirs, Textes, Langage » (Université de Lille), et l’Association des Doctorants et Jeunes Chercheurs de Martinique (Université des Antilles).

 

La publicité est omniprésente dans notre quotidien, parfois déguisée, voire insidieuse, et surtout multiforme (multimodalité). Le langage[1] utilisé dans la publicité est extrêmement varié et dépend, avant tout, du support et des médias (la presse, la télévision, la radio, internet et les réseaux sociaux, pour ne citer que ceux-ci) qui la relayent.

 

Cette journée d’étude s’attachera à la relation entre les types de langages et la publicité. L’on pourra s’intéresser à tout ce qui participe du mécanisme de la publicité. Les communications proposées pourront s’axer, de façon non exhaustive, sur les points suivants :

 

  • Les visées de la publicité mercantile (entreprises automobiles, alimentaires, textiles, etc.), responsable (citoyenneté, écologie, défense des animaux, gouvernement (engagement dans l’armée, par exemple)), et les campagnes politiques (propagande, élections (un exemple récent : Cambridge Analytica)) ou de sensibilisation (campagnes contre le tabac, pour la sécurité routière, etc.), ainsi que le type de langage utilisé, qu’il soit visuel, oral, ou écrit, et le discours employé (narratif, descriptif, explicatif, argumentatif, etc.).
  • La dimension sociolinguistique, afférente à tout type de publicité, pourra aussi être mise en exergue. Quels éléments socioculturels retrouve-t-on dans la publicité ? La publicité est-elle le reflet d’une culture et/ou d’une époque ? Est-elle vectrice d’inégalités raciales, sexuelles, de genre ?
  • Qui sont les concepteurs de la publicité? A quel(s) public(s) s’adressent-ils ? Par quels moyens les publicitaires parviennent-ils à cibler les consommateurs ? Dans quelles mesures peut-on parler de diversité du message, à la fois dans la production et la réception ? Le type de langage utilisé dépend-il du public que l’on souhaite cibler ? Quelles sont les stratégies utilisées dans l’utilisation des images (couleurs, représentations de personnes, diversité, focalisation), de la musique et des sons, de l’oral ou de l’écrit (objectivité, subjectivité, accroche, suggestivité), et de la langue (monolinguisme, contact de langues, création, jeux de mots, constructions verbales, lexique, expressions idiomatiques) ?
  • Dans une perspective didactique, il s’agira de mettre en avant les démarches qui visent à appréhender les procédés de persuasion et de suggestion inhérents au langage publicitaire. Quels moyens mettre en œuvre pour débusquer les stratégies narratives et esthétiques qui stimulent notre cerveau au point de le rendre dépendant (dimension neurocognitive) ? Comment déconstruire pour mieux (re)construire le message publicitaire à des fins éducatives ? Quelle(s) méthode(s) adopter pour former l’apprenant au décodage des signes (sémiologie), et l’amener à faire des choix éclairés ?

 

À travers cette journée d’étude, nous souhaitons regrouper des chercheurs de tous horizons qui souhaitent partager leurs connaissances sur les diverses formes de langages utilisées par les publicitaires. Nous les invitons donc à nous envoyer une proposition de communication en français qui pourra traiter, entre autres, du français, de l’anglais, de l’espagnol, du portugais, de l’italien, du créole, de l’allemand, du russe, de l’arabe, etc. (20 minutes de présentation + 10 minutes de discussion).

Une publication sous forme d’ouvrage collectif sera proposée aux intervenants selon les conditions usuelles (expertise en double-aveugle).

 

Bibliographie indicative :

 

Adam Jean-Michel et Bonhomme Marc, L’argumentation publicitaire, Paris, Armand Colin, 2012.

Everaert-Desmedt Nicole, La communication publicitaire : Étude sémio-pragmatique, Université du Michigan, Cabay, 1984.

Faure Pascaline, Natesto®. What else? New trends in drug naming”, Names 66 n°2, 2018 : pp. 65-74.

Kister Laurence et Lallement Renaud, « Linguistique et iconographie des cartes publicitaires », Communication 23, 2005 : pp. 70-102.

Narcy-Combes Marie-Françoise, « La publicité comme support à l’éveil interculturel », Cahiers de l’APLIUT Vol XXIII n°3, 2004 : pp. 7-24.

Péninou Georges, « Des signes en publicité », Études de communication 24, 2001 : pp. 15-28.

Porcher Louis, « Un langage de la publicité », Langue française 28, 1975 : pp. 6-28.

Schmale Günter, « Le rôle de l’image matérielle dans l’actualisation du sens métaphorique des expressions idiomatiques », Les avatars de la métaphore, Publif@rum 23, 2015 : pp. 1-18.

Soulages Jean-Claude, « La publicité à la télévision ou les fictions de l’ordinaire », Communication 31/2, Université de Laval, Québec, 2014 : pp. 39-52.

 

Propositions de communication :

 

– 2 pages maximum, bibliographie comprise

– Date limite d’envoi : 30 juillet 2018

– Anonymes et envoyées à elodie.martin@icloud.com et fjbardol@gmail.com

 

Comité organisateur :

 

Elodie Martin (Université de Lyon, UJML3 (CEL), Université des Antilles)

Frank Bardol (Université de Lille (STL), Université des Antilles)

 

Comité scientifique :

 

Jean-Michel Adam (Université de Lausanne)

Ruth Amossy (Université de Tel-Aviv)

Frank Bardol (Université de Lille (STL), Université des Antilles)

Marc Bonhomme (Université de Berne)

Pascaline Faure (Université Pierre et Marie Curie)

Noëlla Gaigeot (Le Mans Université)

Laurent Gautier (Université Bourgogne Franche-Comté)

Manuella Jacob (Université de Lille (STL))

Denis Jamet (Université de Lyon, UJML3 (CEL) et University of Arizona, USA)

Nadine Jammet (Université TÉLUQ)

Elodie Martin (Université de Lyon, UJML3 (CEL), Université des Antilles)

Günter Schmale (Université de Lyon, UJML3 (CEL))

Jean-Claude Soulages (Université Lumière Lyon 2)

[1] Le terme « langage » renvoie, dans ce cas d’étude, à la linguistique, mais aussi au visuel (images, etc.).

Emotions, évaluation et expressivité : la triple face (cachée ?) des descripteurs sensoriels : l’exemple du discours de présentation / dégustation de vins

ppt disponible en ligne :

https://www.academia.edu/36066364/Emotions_expressivit%C3%A9_et_%C3%A9valuation._La_triple_face_cach%C3%A9e_des_descripteurs_sensoriels_lexemple_du_discours_de_pr%C3%A9sentation_d%C3%A9gustation_de_vins

Cette communication poursuit un triple objectif en visant à (i) interroger la place existant pour la prise en compte d’une dimension subjective en terminologie, (ii) analyser et tenter de modéliser cette dimension dans une terminologie liée au sensible (à partir du cas précis de la dégustation de vin), et (iii) interroger la possible existence d’une « terminologie » de consommation/dégustation, parallèle à la terminologie expert, reposant sur un autre mode de fonctionnement sémiotique. Elle se situe dans le cadre de l’affirmation, largement liée au web 2.0, de nouveaux discours œnologiques moins prescriptifs et plus descriptifs et évaluatifs.

Au niveau théorique, l’argumentation commence par revenir sur les conditions d’existence des termes dans le domaine du sensible au sens large, et du sensoriel en particulier, qui ne peuvent être saisis convenablement en termes de conditions nécessaires et suffisantes. La dimension par définition expérientielle de ces termes – qu’attestent les protocoles mis en en place par l’analyse sensorielle – plaide ainsi pour une saisie en termes de prototype laissant leur place aux dimensions subjectives.

La partie centrale est consacrée d’une part à une analyse de corpus et d’autre part à une proposition de modélisation de cette subjectivité intrinsèque. Les catégories « émotion » et « expressivité » sont considérées comme étant, à côté de la catégorie « technicité », comme étant au service de l’acte global d’évaluation qui est le moteur pragmatique des discours concernés. L’analyse de corpus instancie cette modélisation à partir de quatre types de marqueurs spécifiques : (i) le lexique émotionnel sui generis, (ii) la caractérisation émotionnelle de descripteurs, (iii) la quantification et (iv) la double néologie.

 

Nouvelle présentation : communication financière, évidentialité, modalité, BCE, Bundesbank

« Qui s’engage sur quoi ? L’épineuse question de l’évidentialité dans les textes de type « pronostic » en allemand à partir d’un corpus de prévisions financières »

L’exposé vise à proposer une approche intégrative des modalités épistémiques et de l’évidentialité dans un type de texte spécialisé contraint : le discours de conjoncture économique avec un focus particulier sur sa dimension prévision/pronostic. Intégratif s’entend comme une tentative de saisie holistique du moule discursif sous-jacent indexant la mise en œuvre d’un lexique-grammaire particulier sur des contenus et connaissances spécialisés conduisant à la fossilisation de répertoires restreints.

Le corpus analysé est double : il comprend d’une part un corpus de texte en allemand, langue originale, en l’espèce les 12 rapports mensuels de la Bundesbank de 2016, et d’autre part un corpus d’allemand traduit, à savoir les 8 conférences de presse de la BCE de la même année.

Les catégories de modalités épistémiques et d’évidentialité – dont il n’est pas dans les objectifs de l’exposé de proposer une nouvelle discussion théorique – sont envisagées dans un modèle à 4 niveaux et sont mises en relation avec les trois composantes fonctionnelles du moule : rendre compte – expliquer/justifier – prévoir. A partir du scénario de comparaison, véritable moteur du moule, on envisage les différents modes de preuve et de prise en charge de la preuve à partir des moyens dont dispose théoriquement l’allemand pour mettre en évidence les phénomènes de fossilisation.

En ligne : https://www.academia.edu/35884624/_Qui_sengage_sur_quoi_L%C3%A9pineuse_question_de_l%C3%A9videntialit%C3%A9_dans_les_textes_de_type_pronostic_en_allemand_%C3%A0_partir_dun_corpus_de_pr%C3%A9visions_financi%C3%A8res_

 

CfP – Dijon – Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin – 9-10 juillet 2018

Appel à communications

Colloque International

Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin

 Entre langue(s) et culture(s)

 Nouvelle date limite de soumission : 20 mai 2018

MSH Dijon – 9-10 juillet 2018

Co-organisation : MSH Dijon (UMR CNRS-uB 3516), Centre Interlangues TIL (EA 4182) et Cimeos (EA 4177)

 Coordination scientifique : Jean-Jacques Boutaud & Laurent Gautier

Résumé

Le colloque international « Discours sensoriels croisés : cacao, café, thé et vin – entre langue(s) et culture(s) » constituera le premier événement scientifique de grande envergure consacré à une approche comparative des discours de dégustation professionnels portant sur ces quatre produits. Il se focalisera en particulier sur l’articulation entre langues et cultures des aires de production d’origine (France, Asie, Amérique Latine, Afrique …) dans l’émergence des discours professionnels et envisagera les problèmes posés, dans le cadre des échanges commerciaux et des transferts culturels, par la communication sur ces mêmes produits dans des contextes exogènes, incluant donc aussi la sphère des consommateurs. Il permettra également de mettre en réseau des chercheurs travaillant sur ces objets, indépendamment de leur ancrage disciplinaire et des langues-objets. 

Argumentaire

Ce colloque, qui vise explicitement les interactions entre chercheurs et professionnels, s’inscrit dans le contexte régional et national de l’affirmation de Dijon en tant que Cité de la Gastronomie et du Vin, en synergie avec deux secteurs scientifiques majeurs de l’université de Bourgogne « Aliment et environnement » et « Vigne et vin » et en lien avec l’écosystème local dédié. Il fait suite à l’organisation, à Dijon, du colloque de septembre 2016 « Terminologies professionnelles de l’œnologie et de la gastronomie » qui, avec deux ouvrages collectifs actuellement sous presse (L’Harmattan et Iste éditions), a été à l’origine d’une mise en réseau de chercheurs internationaux travaillant jusque-là de manière isolée, mise en réseau se traduisant en premier lieu par la pérennisation de la manifestation : la deuxième édition du colloque a eu lieu à Reims en septembre 2017 ; les deux prochaines éditions sont déjà planifiées à Tours en 2018 et Innsbruck en 2019.

Il s’agira de poursuivre, sur ces nouveaux objets, la collaboration naturelle, sur ces questions sensorielles, entre sciences du langage et sciences de l’information et de la communication, mais aussi, compte tenu du contexte de recherche local, à créer des liens transdisciplinaires avec les sciences expérimentales, à commencer par les sciences du goût. Compte tenu de la dimension historique clef dans le développement et la fossilisation des discours de dégustation, l’apport des chercheurs en histoire du goût et de l’alimentation des aires culturelles concernées sera le bienvenu.

Aux niveaux méthodologique et théorique, si des travaux existent sur les discours de dégustation de chacun des quatre produits-cibles (à des degrés quantitatifs divers : énormément de travaux sur la dégustation du vin tandis que celle du cacao est, discursivement, encore largement terra incognita), ils restent mono-produit. L’enjeu du colloque sera donc de les croiser, d’interroger un éventuel rôle de modèle de l’un d’entre eux, de documenter les transferts analogiques, etc., selon des objectifs de communication très divers. Une attention toute particulière sera par ailleurs accordée aux rapports entre langue « d’origine » et produit : ainsi, si le discours de dégustation du vin s’est largement construit en français, à partir de vins français, il s’agira d’approfondir le rôle des langues natives et des traditions discursives respectives pour l’approche des trois autres produits. Cet aspect nécessitera de prendre en compte les évolutions de ces discours sur une diachronie plus ou moins longue, rendant du même coup indispensable le travail sur des ressources historiques.

 


 

 

Propositions de communication – modalités

 

Sont attendues des propositions de communication sur ces thématiques indiquant explicitement : la question de recherche et son apport à la problématique générale esquissée ci-dessus, les données/corpus analysés, les cadres méthodologiques et théoriques sous-jacents. Si les études de cas ne sont pas a priori exclues, les auteurs devront clairement montrer leur portée théorique.

 

Elles comprendront : le titre de la communication, 5 mots-clefs, un argumentaire développé de 800 mots maximum et la liste des références citées. L’identité et l’affiliation du/des auteur(s) n’apparaîtront pas dans le résumé, mais dans le mail d’accompagnement.

 

Langues : anglais, français

 

Transmission des propositions : avant le 20 mai 2018 par mail simultanément à : jean-jacques.boutaud@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr

 

Le colloque donnera lieu à une publication collective de type « ouvrage avec chapitres » répondant aux critères internationaux de publication. Il ne sera pas publié d’ « actes » en tant que tels.

 

 

Comité scientifique (en cours de constitution) :

 

Ieda Maria Alves, Universidade de São Paulo, Brésil

Jean-Jacques Boutaud, Université de Bourgogne, France

Laurent Gautier, Université de Bourgogne, France

Weiwei Guo, Université Lumière-Lyon 2, France

Patrick Leroyer, Unniversité d’Aahrus

Olivier Méric, Universadad Estatal Amazónica en Puyo, Ecuador & Université de Bourgogne, France

Anne Parizot, Université de Franche-Comté, France

Kilien Stengel, Université de Tours, France