ppt online : jurilinguistique – Rechtslinguistik – analyse de discours juridique

La « linguistique du droit » (Rechtslinguistik) : un outil d‘analyse (critique) de discours ? – Mise en perspective à partir du « principe de non-discrimination »

La présentation vise à présenter quelques orientations de recherche mises en œuvre dans la recherche en sciences du langage dans l’espace germanophone et qui ne sont pas toujours connues dans les travaux français (et internationaux) d’analyse du discours – essentiellement pour une question d’accessibilité linguistique. On commence ainsi par, interroger ce qui fait la spécificité de la Rechtslinguistik/linguistique juridique et de la Rechtssemantik/sémantique juridique. Sur cette base, il s’agit ensuite d’interroger leur(s) possible(s) articulation(s) avec ce que la tradition francophone appelle « jurilinguistique » et avec « analyse du discours (institutionnel et instituant). Partant du principe du primat du sémantique dans les travaux allemands considérés, on montre ensuite dans quelle mesure ce paradigme peut être envisagé comme une « sémantique fondamentale » appliquée à l’objet droit avec un focus particulier sur les approches en termes de frames. La présentation se clôt par quelques résultats d’analyse autour de la formule « principe de non-discrimination » (Joyeux / Gautier 2017).

https://www.academia.edu/35381151/La_linguistique_du_droit_Rechtslinguistik_un_outil_d_analyse_critique_de_discours_Mise_en_perspective_%C3%A0_partir_du_principe_de_non-discrimination_

 

Publicités

CfP – Séminaire tournant de jurilinguistique – 2ème séance

 « Le droit à l’heure de sa « simplification » : enjeux jurilinguistiques et discursifs »

 

Séminaire tournant de jurilinguistique interlangue, « Les normes et leurs formules »

2ème séance, 30 mars 2018

 

Auditorium de la Maison internationale de la recherche (MIR), Université de Cergy-Pontoise (site de Neuville)

 

Avec le soutien financier de l’Institut d’études avancées de l’université de Cergy-Pontoise, et du laboratoire AGORA.

                                                                    

 

 

Organisateurs :

 

CRTT – Centre de Recherche en Terminologie et Traduction (EA656) de l’Université Lumière Lyon 2

Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté (EA4182)

AGORA – (EA 7392) de l’Université de Cergy-Pontoise

 

Argument

Le séminaire tournant de jurilinguistique interlangue, initié par le Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté, le Centre de recherche en Terminologie et Traduction de l’Université Lumière Lyon 2 et l’équipe AGORA de l’Université de Cergy-Pontoise, a pour objectif de constituer un réseau de recherche pérenne, regroupant juristes, terminologues, analystes des discours juridiques et traducteurs autour de « la mise en formule du droit ».

Le thème retenu de la seconde journée : « Le droit à l’heure de sa simplification : enjeux jurilinguistiques et discursifs », fait suite à la discussion menée lors de la première journée d’étude, tenue à la Maison internationale des langues et des cultures (Lyon) le 29 septembre 2017.

Les communicants de la première journée se sont en effet penchés sur les implications terminologiques et discursives d’un phénomène observé par les juristes, celui de la généralisation du « flou du droit » (Delmas-Marty, 1986), c’est-à-dire du recours croissant, dans la rédaction de la norme, à des vocables ambigus, dépourvus de définition, dont la pertinence juridique interroge et dont l’emploi pose problème au législateur, au juge et au justiciable. Ils ont notamment interrogé le caractère « flou, abstrait, naturalisant » du « renouvellement lexical » (Cussó et Gobin 2008 : 7) du droit communautaire et de sa transposition.

  1. Un constat renouvelé

A contrario, depuis le début des années 1990, à l’échelon national comme européen, le droit est marqué par un processus de « simplification » visant à répondre aux constats alarmants de dégradation de la « qualité de la loi », se manifestant par la « prolifération » ou l’« inflation » (Savatier, 1977 : 43) normative, ainsi que par celle d’une « opacité », d’une « obscurité » et d’une « d’ambigüité » croissantes de la lettre législative. Pourtant, comme l’indiquait en 2007 Flückiger : « La critique ne se laisse pas facilement synthétiser, car elle porte sur des points de nature aussi différente que la prolifération ou l’inflation législatives, la concurrence des actes non obligatoires, la prise de conscience d’une normativité graduelle, l’ineffectivité ou l’inefficacité de l’action législative ou encore l’inintelligibilité et l’obscurité des normes, pour n’en citer que les plus marquants. »[1]

Dans une note de synthèse du Service des études juridiques du Sénat de 2007 portant sur « La qualité de la loi », les rédacteurs pointaient en introduction « Le contexte, […] marqué à la fois par la prolifération de normes juridiques de plus en plus complexes et par la dégradation de la qualité de ces normes, comportant le risque d’une insécurité juridique [2]».

Cette note rappelait le constat qui avait poussé le Conseil d’Etat à publier, dès 1991, un rapport public consacré à la sécurité juridique. Il y dénonçait alors « la loi bavarde » ainsi qu’ « un droit mou, un droit flou, un droit à l’état gazeux ». Quinze ans plus tard (2006), le Conseil d’Etat renouvelait son interrogation dans un nouveau rapport consacré à la « Sécurité juridique et la complexité du droit ». Il portait plus loin encore sa critique, dénonçant une menace contre « l’Etat de droit » aux effets néfastes tant pour un législateur « submergé » et « contourné », que pour un usager « égaré », et des juges « perplexes » face à l’application de ce droit.

Dans un entretien accordé en 2006 à la Semaine juridique, la conseillère d’Etat en charge du rapport[3], pointait comme principales causes de ces phénomènes : « la multiplication des sources du droit à un niveau supranational », ainsi que la « multiplication des auteurs de normes, via la décentralisation ». Or, les institutions européennes avaient déjà adopté, en 2003, un Accord interinstitutionnel intitulé « Mieux légiférer », se fixant de vastes objectifs : « Codification, refonte, autorégulation, corégulation, analyses d’impact, consultations etc., les institutions européennes disposent d’une multitude d’outils pour améliorer et simplifier la législation européenne. Par le présent accord interinstitutionnel, elles s’engagent à travailler ensemble afin de mieux légiférer. »

En réalité, dès 2006, le processus de « simplification juridique », de la législation européenne et interne était lancé. Pourtant, en 2016, le Conseil d’Etat publiait son troisième rapport. En introduction, les rédacteurs indiquaient : « Vingt-cinq ans après De la sécurité juridique, dix ans après Sécurité juridique et complexité du droit, le Conseil d’État, tout en saluant les avancées acquises, dresse un bilan décevant de nos outils et de leur application au service de la simplification et de la qualité du droit. »

Depuis une trentaine d’années donc, au niveau national et européen, les initiatives et outils de toute nature se sont multipliés pour répondre à ce constat général. Comment comprendre les échecs observés par le Conseil d’Etat ?

  1. Les outils

Les premiers outils élaborés sont des règles générales dégagées par la jurisprudence constitutionnelle et communautaire. L’impulsion initiale a été donnée par la cour de Justice de l’UE, qui, dans un arrêt de 1981, dégageait le principe de « sécurité juridique », le liant à la notion de « clarté normative » : « §17 Le principe de sécurité juridique exige qu’une réglementation imposant des charges au contribuable soit claire et précise, afin qu’il puisse connaître sans ambiguïté ses droits et obligations et prendre ses dispositions en conséquence » [4].

Ce n’est qu’en 1998 cependant que le Conseil Constitutionnel lui emboitait le pas en dégageant le principe constitutionnel de « clarté de la loi »[5] sur le fondement de l’article 34 de la constitution. Or, ce principe a aujourd’hui été abandonné en raison de son « ambiguïté », la doctrine dénonçant que « le principe de clarté n’est lui-même pas si clair ! » (Flückiger, 2007). S’interrogeant sur un sens « linguistique » du principe de clarté de la loi, synonyme de « concision ou de brièveté », et de sa compatibilité avec l’acception « juridique » de « concrétisabilité »[6], une partie de la doctrine concluait que « Trop simple, trop concise, une loi ne permet en effet plus à son lecteur de prévoir son application à un cas concret ». Le Conseil Constitutionnel semble donc avoir écarté cette règle depuis 2006 pour ne retenir que les « objectifs d’intelligibilité et d’accessibilité de la loi »[7], dégagés dans une décision de 1999[8] et fondé sur les articles 4, 5, 6 et 16 de la Déclaration de 1789. Au demeurant, il semble que le juge n’ait pas suffisamment défini ce qu’il entendait par « clarté » ni distingué suffisamment ce principe de l’objectif « d’intelligibilité » de la loi.

L’abandon du principe de clarté semble lié en fait à la critique du mythe de la rédaction d’un droit en « plain language ».

Toutefois, la rédaction d’un second outil, le Guide pour l’élaboration des textes législatifs et réglementaires (dit aussi « guide de légistique ») rédigé conjointement par le Conseil d’Etat et le secrétariat général du gouvernement, semble maintenir le principe de clarté dans son acception « linguistique ».

Ce guide, dont la première édition date de 2005[9], accorde une large place aux préconisations rédactionnelles : une rédaction « claire, sobre et grammaticalement correcte », « concise » et « simple », « dénué d’archaïsmes ou de formules trop spécialisées ». La fiche 3.3 (version 2012), consacrée à la « langue du texte » préconise toutefois, et contradictoirement : « d’éviter d’utiliser un terme pour l’autre » puisque « Le corps des règles de droit applicable est fait d’un ensemble de termes qui ont souvent une origine lointaine et ont acquis au fil du temps une acception très précise, qu’il convient de respecter », ainsi que « Le recours à des termes passe-partout, comme les verbes concerner, effectuer, décliner », et aux adverbes inutiles… La version de 2007 proscrivait, dans un chapitre consacré aux « temps et mode », l’emploi du futur de l’indicatif (chapitre abandonné dans la version 2015).

  1. La voie législative

Il faut toutefois souligner que la « simplification » ne se cantonne pas à énumérer des consignes rédactionnelles. Le guide accorde une place conséquente à l’allégement des procédures (suppressions de démarches administratives). Ces préconisations ont été reprises, dès 2007 dans les quatre propositions de loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit déposées par le député Warsmann et adoptées par le Parlement entre 2007 et 2012.

Les deux premières propositions de loi – qui sont respectivement devenues la loi (n°2007-1787) du 20 décembre 2007 relative à la simplification du droit et la loi (n°2009-526) du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures ont eu de lourdes conséquences sur l’économie des textes législatifs et réglementaires. La troisième loi (n°2011-525) du 17 mai 2011 contient quant à elle plusieurs mesures issues du rapport sur la qualité et la simplification du droit ou proposées par les ministères. Les autres sont issues d’un travail réalisé au sein de la commission des Lois avec le concours d’une équipe de juristes et de scientifiques tendant à identifier les normes désuètes, inappliquées ou contraires à des normes supérieures en matière pénale. Certaines mesures proviennent également et directement de sollicitations citoyennes, notamment par l’intermédiaire du site Internet « Simplifions la loi ». Enfin, la loi (n°2012-387) du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, tend à simplifier l’environnement normatif des entreprises dans l’objectif de limiter les freins à leur développement et à l’embauche. Ce processus de « simplification » est aussi celui qui a conduit à la rédaction, en 2015, du projet de loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, dit aussi « loi travail » ou loi « El Khomri » à laquelle a succédé les ordonnances dites « Macron ». Plus généralement, le « choc de simplification » engagé par le précédent gouvernement français (770 mesures) se poursuit et s’accélère.

  1. Les enjeux de la simplification et l’objectif de la seconde journée d’étude

Le mot d’ordre de « simplification » ne puise donc pas uniquement ses motifs dans la tradition fort ancienne de critique, récurrente, envers la piètre qualité de la production législative. Si cet aspect des choses peut être saisi par la jurilinguistique et la légistique (par ailleurs insuffisamment implantée en France), les nombreuses critiques émises à l’égard de ces processus ont des enjeux politiques : « La première tient au fait que la critique a pu être considérée dans une perspective politique comme étant liée à la doctrine libérale. Le rôle de la loi, en tant qu’instrument de gestion des politiques publiques, a en effet été remis en cause au profit de diverses tentatives de déréglementation et de privatisation. » (Flückiger, 2006). Une autre critique est liée au constat que faisait notre réseau dans le précédent appel à communication : « Une nouvelle classification sociétale, juridique et politique est en train de s’imposer, faisant naître un tertium quid où les « formules » introduisent une nouvelle catégorie bouleversant le traditionnel couple terme juridique/terme non-juridique », lié à la remise en cause de l’ordre pyramidal au profit d’un droit « en réseau ». Enfin, il interroge la séparation des pouvoirs : à travers l’objectif d’intelligibilité de la loi se dessine progressivement un contrôle non plus seulement de la constitutionnalité de la loi, mais également de sa normativité. Ceci sera à replacer aussi dans le contexte d’une société en transformation, mondialisée et réticulaire, où se pose la « difficile problématique de l’organisation » (E. Morin)[10] et du dialogue entre ordre, désordre et organisation, car tout système juridique est une manière d’organiser le monde, et la langue qui le parle, une façon de nommer et, donc, catégoriser le réel. Ce dialogue avec notre monde – juridique et non-juridique – d’aujourd’hui impose de « travailler avec l’incertitude » pour (re)trouver le mot juste, le terme précis dans un univers qui n’est plus rationalisé, dans le sens où il était « censé répondre aux modèles logiques de notre esprit », mais qu’on est obligés d’étudier, si l’on souhaite le comprendre, en employant de nouveaux outils, tel un macroscope (Joel de Rosnay)[11] regroupant un ensemble de méthodes provenant de disciplines différentes. Et pour aller au-delà de la simplification, qui par moments risque de rappeler trop le système des objets (J. Baudrillard)[12] superficiel qu’est devenue notre société, on parlera aussi et surtout de clarification du langage juridique, afin de regarder de près les conséquences plurielles de la confusion actuelle, et de chercher ensemble à identifier des solutions possibles afin de retrouver « la justesse des mots » (G. Cornu[13]) dans le dialogue entre la justice et le justiciable.

A travers la question de la simplification du droit se pose, pour les linguistes, celle des rapports entre langue(s), culture(s), et représentation. Loin d’être de simples « codes »,  les langues sont liées aux cultures, et « agir sur les langues, pour Hagège (1985, 204), revient à agir sur « les cultures elles-mêmes ». Langue et culture sont indissociables. Le droit en est une des manifestations les plus évidentes : il incarne au plus haut point le fait culturel d’un peuple » (Gémar 2011). De ce fait, si le discours juridique « est, tout à la fois, un acte linguistique et un acte juridique » (Cornu, que cite Camille Abolou), cette seconde journée d’études devra interroger les modalités réciproques d’intervention du droit sur la langue du droit, et de la langue du droit sur le droit lui-même, notamment en contexte de simplification. Se pose ici le rôle de sémiotisation d’une pratique à travers une terminologie, et l’évaluation de modifications symboliques (du domaine des signes linguistiques) qui doivent accompagner des évolutions juridiques ou institutionnelles.

L’expertise des linguistes peut / doit aussi être mobilisée sur la définition même des notions le plus souvent convoquées : brièveté, concision, intelligibilité ou encore accessibilité. Comme sont-elles définies ? mesurables ? Par ailleurs, étant toutes des notions demandant à être appliquées à un récepteur, comment celui-ci est-il défini ? Les cibles sont-elles aussi homogènes que les mouvements de simplification le laissent entendre ?

La journée d’étude vise donc à accueillir toutes les communications susceptibles d’éclairer ces processus, sur le plan discursif comme dans ses implications jurilinguistiques. Elle s’adresse tant aux terminologues, qu’aux chercheurs en langue juridique et aux juristes. Par ailleurs, d’impulsion européenne, le processus de simplification a cours dans toutes les branches du droit, public comme privé et dans tous les pays de l’Union. A ce titre, les travaux d’analyse comparée des impacts de ce processus dans les droits étrangers et leurs terminologies seront privilégiés.

 

Les propositions de communication comprenant

  • un titre
  • un résumé de maximum 500 mots (hors références bibliographiques)
  • une brève notice bio-bibliographique (incluant l’affiliation des auteurs)

sont à envoyer avant le 15 janvier 2018 simultanément à : julien.longhi@u-cergy.fr ; arthur.joyeux@hotmail.fr ; corina.veleanu@univ-lyon2.fr; laurent.gautier@ubfc.fr

[1] FLÜCKIGER Alexandre, (2007). « Le principe de clarté de la loi ou l’ambiguïté d’un idéal », Cahiers du Conseil constitutionnel, n° 21 Dossier : La normativité – janvier 2007

[2] Sénat, 2007, « La qualité de la loi », Note de synthèse du service des études juridiques, n° 3 – 1 octobre 2007. http://www.senat.fr/notice-rapport/2007/ej03-notice.html

[3] Entretien accordé par Mme Josseline de Clausade, conseiller d’Etat, rapporteur général de la section du rapport et des études du Conseil d’Etat, à la revue JCP/La semaine juridique – Édition générale n° 12 (22 mars 2006)

[4] CJCE, arrêt du 9 juill. 1981, Administration des douanes c/ Société anonyme Gondrand Frères et Société anonyme Garancini, 169/80, § 17

[5] Décision n° 98-401 DC du 10 juin 1998 : « 7. Considérant que, […] le législateur serait resté en-deçà de la compétence que lui confère l’article 34 de la Constitution ; que rendre ainsi le « contenu de la règle qui devra s’appliquer incertain », serait en outre « de nature à faire naître dans l’esprit des destinataires de la loi, l’idée erronée que les éléments de la loi sont d’ores et déjà fixés », ce qui contrevient, selon les requérants, à l’« exigence constitutionnelle de clarté de la loi. »

[6] Flückiger, « La clarté peut en effet être comprise sous un aspect linguistique de lisibilité et de concision. Or, selon les points de vue, elle peut également être reçue sous un angle plus juridique : celui de la concrétisabilité, mettant l’accent sur la précision de l’énoncé ; est clair, dans cette seconde acception, un texte qui fournit à son interprète, aussitôt et sans controverse, la solution précise dans un cas concret. J’en conclus que le principe de clarté est intrinsèquement ambigu, car les deux aspects précédents souvent s’opposent : en poursuivant l’un, le législateur risque de négliger l’autre ; le texte sera clair dans un sens, mais obscur de l’autre, et vice versa.

[7] Le but de ces objectifs est de « prémunir les sujets de droit contre une interprétation contraire à la Constitution ou contre le risque d’arbitraire, sans reporter sur des autorités administratives ou juridictionnelles le soin de fixer des règles dont la détermination n’a été confiée par la Constitution qu’à la loi ».

[8] « 13. Considérant, en deuxième lieu, que l’urgence est au nombre des justifications que le Gouvernement peut invoquer pour recourir à l’article 38 de la Constitution ; qu’en l’espèce, le Gouvernement a apporté au Parlement les précisions nécessaires en rappelant l’intérêt général qui s’attache à l’achèvement des neuf codes mentionnés à l’article 1er, auquel faisait obstacle l’encombrement de l’ordre du jour parlementaire ; que cette finalité répond au demeurant à l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi ;  »

[9] Deux nouvelles éditions augmentées, 2007 et 2015.

[10] Morina, Edgar, Science avec Conscience, Fayard, 1982

[11] Rosnay de, Joel, Le Macroscope : vers une vision globale, Seuil, 1975

[12] Baudrillard, Jean, Le système des objets, Gallimard, 1968.

[13] Cornu, Gérard, Linguistique juridique, Montchrestien, 2005

CfP, Lyon, 2.3.2018 Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

Appel à communications

 

Connaître versus ressentir ? Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

Journée d’études, vendredi 2 mars 2018

Université Lyon 2 Lumière, Maison Internationale des Langues et des Cultures

 

« L’émotion, dans ses variétés historiques, ses nuances, ses déclinaisons, reflète d’abord une culture et un temps. Elle répond à un contexte, épouse un profil de sensibilité, traduit une manière de vivre et d’exister, elle-même dépendante d’un milieu précis, singulier, orientant l’affect et ses intensités. » (G. Vigarello, Histoire des émotions, Paris, Seuil, 2016)

 

La recherche sur les langues de spécialité, puis sur les discours spécialisés, est longtemps partie du postulat selon lequel leurs conditions d’existence interdisaient, par essence, la présence de toute marque émotionnelle, affective ou expressive. Toute entière tournée vers la fonctionnalité et l’efficience, la communication spécialisée était considérée comme intrinsèquement objective, neutre et sans aspérité. Linguistiquement, ce postulat se retrouvait à tous les niveaux de description : au niveau du terme, longtemps réputé n’avoir qu’une face strictement dénotative ; au niveau du style, globalement appréhendé en termes de dépersonnalisation et d’abstraction (nominalisations, désagentivation, emploi de la diathèse passive) ; au niveau du texte à travers des macrostructures souvent envisagées comme non seulement prototypiques, mais aussi contraignantes ne laissant pas de place à la créativité.

La redécouverte de ces mêmes dimensions par les sciences humaines et sociales – dont témoigne la monumentale Histoire des émotions citée ci-dessus – a conduit les travaux récents en langues et cultures de spécialité à intégrer eux aussi ces dimensions, donnant dans le même temps une perspective en quelque sorte « plus humaine », incarnée, aux productions discursives spécialisées, voire techniques, réhabilitant du même coup la présence et l’inscription du locuteur. Et là aussi, ce sont tous les niveaux de description linguistique qui sont concernés : terme, style, texte, mais aussi modalités d’interactions, relations intertextuelles, etc.

A titre d’exemple, Alexandre Flückiger, juriste, remarque : « L’opposition entre raison et émotion est en réalité utilisée à des fins persuasives dans tout processus de décision, que celui-ci soit juridique, politique, économique ou autre : celui qui appelle l’autre à la raison tente en fait de lui montrer qu’il existe d’autres émotions susceptibles de fonder sa décision qui doivent l’emporter ou que certaines émotions peuvent être apaisées. » (2012 : 77). Myriam Revault d’Allonnes note l’évolution vers une nouvelle anthropologie à travers « la promotion de l’individu sur le devant de la scène politique » et où « l’homme de la modernité n’est plus un vivant doué de logos mais un être livré à ses passions. » (1999 : 75). En sciences politiques le rôle des émotions n’est plus un sujet tabou (Reboul, 1981, Braud, 1996, Tournier, 1997, Moïsi, 2008, Thompson & Hogget, 2012, Frank, 2012, Lordon, 2014). En neurosciences affectives, la dimension culturelle de l’émotion est prise en considération en tant qu’élément participant à la structuration de notre représentation du monde (P. Eckmann, 1992, J. Panksepp, 2010, M.-H. Immordino-Yang, 2013, A. Pavlenko, 2014), car l’affectivité nous façonne, pour citer Boris Cyrulnik (1993) : « Dès que perçu, l’objet est interprété. Et l’affectivité, le fait d’être affecté par une perception, crée un monde intime qui va orienter la plupart des décisions, des comportements, des engagements et la représentation du monde des êtres humains. »

La journée d’études, co-organisée par le Centre de Recherche en Terminologie et Traduction (EA 4162) de l’université Lumière Lyon 2 et le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) de l’université de Bourgogne Franche-Comté dans le cadre du programme GRAL (Groupe de Recherche sur les Affects en Langues Etrangères Appliquées), vise ainsi à rassembler des chercheurs en langues et cultures de spécialité pour tout à la fois dresser un état des lieux des travaux sur ces questions et d’autre part tracer des perspectives de recherche alimentant aussi les enseignements supérieurs en LEA et dans le secteur LANSAD, en capitalisant sur les spécificités ainsi mises au jour des langues-cultures sous-jacentes. Cette réflexion est ouverte et bénéficiera grandement des apports qui pourront être partagés par des chercheurs appartenant à d’autres disciplines et qui s’intéressent aux discours et terminologies de spécialité : psychologues, juristes, économistes, neuroscientifiques, anthropologues, politistes, chercheurs en sciences dures, etc.

Les communications s’intéresseront entre autres:

  • A la réflexion théorique et à la délimitation, à des fins heuristiques des notions en jeu ; en particulier pour l’expressivité, catégorie descriptive souvent convoquée, mais dont les fondements conceptuels, pour l’approche des langues-cultures de spécialité, font encore largement défaut ;
  • Aux modalités de constitution de corpus permettant d’aborder ces dimensions ;
  • Aux lieux d’inscription des trois catégories dans les discours spécialisés, tant écrits qu’oraux, et en adéquation avec les spécialités concernées ;
  • Aux apports des travaux d’inspiration cognitive sur l’émotion en discours pour les langues-cultures de spécialité ;
  • Aux conséquences théoriques de ce changement de paradigme pour la définition du spécialisé et des discours spécialisés.

Si des études de cas ponctuelles sont les bienvenues, elles devront explicitement intégrer la dimension théorique esquissée ci-dessus.

Les propositions de communication (résumé de 500 mots présentant explicitement la problématique, le corpus, la méthodologie et les résultats [escomptés]) accompagnés de cinq références bibliographiques sont à adresser avant le 22 décembre 2017 simultanément à :

Corina Veleanu, corina.veleanu@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier, laurent.gautier@ubfc.fr .

Le pré-programme sera diffusé en janvier 2018. Une sélection de communications sera publiée, sous la forme d’un volume collectif structuré, chez un éditeur international dans une collection dédiée après expertise en double-aveugle. Des interactions entre les auteurs des articles seront donc à prévoir pour faire apparaître la cohérence du volume.

 

 

Bibliographie sélective

Braud, P., L’émotion en politique : problèmes d’analyse, Paris, Presses de Sciences Po, 1996.

Cyrulnik, B., « L’affectivité nous façonne », http://www.lexpress.fr/informations/boris-cyrulnik-l-affectivite-nous-faconne_595890.html, 23/09/1993.

Ekman, P., « An Argument for Basic Emotions », Cognition and Emotion, 6/3-4, 1992, 169-200.

Flückiger, A. « Pourquoi respectons-nous la soft law ? », Revue européenne des sciences sociales [En ligne], XLVII-144 | 2009, mis en ligne le 01 mai 2012. URL : http://ress.revues.org/ .

Frank, R.« Émotions mondiales, internationales et transnationales, 1822-1932 », Monde(s), 2012/1, 47-70.

Immordino-Yang, M.-H., “Studying the Effects of Culture by Integrating Neuroscientific With Ethnographic Approaches”, Psychological Inquiry: An International Journal for the Advancement of Psychological Theory, 24/1, 2013, 42-46.

Lordon, F., La société des affects, Paris, Seuil, 2014.

Moïsi, D., La géopolitique de l’émotion : comment les cultures de peur, d’humiliation et d’espoir façonnent le monde, Paris, Flammarion, 2008.

Panksepp, J., Asma, S., Curran, G., Gabriel, G., Greif, T., “The Philosophical Implications of Affective Neuroscience”, Journal of Consciousness Studies, 19/3-4, 2012, 6-48.

Pavlenko, A., The bilingual mind: And what it tells us about language and thought, Cambridge, Cambridge University Press, 2014.

Reboul, O., Langage et idéologie, Paris, Puf, 1981.

Revault d’Allonnes, M., Le dépérissement de la politique, Paris, Flammarion-Aubier, 1999.

Thompson, S., Hoggett, P., Politics and the Emotions, London, Continuum, 2012.

Tournier, M., Des mots en politique, Paris, Klincksieck, 1997.

Séminaire tournant de jurilinguistique – séance 1 – Lyon 2 – 29 septembre 2017

Programmation

A partir de 9h15 : accueil des participants  (Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC) – Amphithéâtre de la MILC – 35 rue Raulin 69007 Lyon)

9h45 – 10h00 : Ouverture de la journée

Jean Soubrier, Doyen de la Faculté de Langues de l’Université Lumière Lyon 2

Vincent Renner, Directeur du CRTT – Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2

10h00 – 10h30 : « Les normes concernant la rédaction des textes législatifs et les règles de la communication juridique dans la perspective traductologique » par Aleksandra Matulewska, Professeur de linguistique, Faculté de Langues Modernes, Université Adam Mickiewicz de Poznań & Paulina Nowak-Korcz, docteur en linguistique, Faculté de la Langue Anglaise, Université Adam Mickiewicz de Poznań

Pause

11h00 – 11h30 : « Termes d’audience et dignité de la personne âgée – la sémiotisation des décisions du Ministère Public » par Maria das Graças Soares Rodrigues, Professeur de linguistique, Département de Lettres de l’Universidade Federal do Rio Grande do Norte – UFRN

11h30 – 12h : « « Linguistique du droit » (Rechtslinguistik), « sémantique juridique » et « analyse du discours du discours institutionnel » : positions, méthodes et enjeux » par Laurent Gautier, Professeur des universités en linguistique allemande et appliquée, Centre Interlangues Texte Image Langage EA4182, Université Bourgogne – Franche Comté

12h – 12h30 « La pertinence d’une approche « formulaire » du discours juridique européen : instabilité sémantique, conceptuelle et normative » par Arthur Joyeux, docteur en linguistique, ELLIADD EA4661, Université Bourgogne – Franche Comté

Pause déjeuner

14h30 – 15h00 : « Le langage clair : pratiques communicationnelles entre norme et corruption de la norme » par Corina Veleanu, Maître de conférences en anglais, CRTT- Centre de Recherche en Terminologie et Traduction, EA656, Faculté de Langues, Université Lumière Lyon 2 et Olivia Martina Dalla Torre, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication, UMR CNRS LISA 6240, Université de Corse Pasquale Paoli

15h : Discussion. Programmation de la suite du séminaire.

Deadline 10 sept. Séminaire de jurilinguistique – lancement Lyon 2

« La mise en formule(s) du droit »

Séminaire tournant de jurilinguistique interlangue

Journée n°1 : « Traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Appel à communication

Le Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté (EA4182) et le Centre de recherche en Terminologie et Traduction (CRTT EA656) de l’Université Lyon 2 mettent en place, à partir de la rentrée 2017, un cycle de séminaire tournant de jurilinguistique interlangues, interrogeant « la mise en formule du droit » et dont l’objectif est de constituer un réseau de recherche pérenne sur cette question, regroupant juristes, terminologues, analystes des discours juridiques, ainsi que traducteurs.

Les discours spécialisés des divers domaines sont les produits de pratiques langagières de communautés ou de milieux spécialisés, tant académiques que professionnels. Sur le plan terminologique, l’approche classique – qui part souvent d’ailleurs de la notion de langues de spécialité – considère l’analyse des discours de spécialité comme tributaire de la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes du domaine seraient des représentants langagiers. Pour le domaine juridique, Cornu pointait notamment les lexies « d’appartenance juridique exclusive » (Cornu, 2005 : 13). Le signe terminologique répondrait ainsi au souci de bi-univocité (Würster, 1970 : 94) comme condition de possibilité de tout discours spécialisé, ainsi du droit comme de tout autre.

Toutefois, le développement des discours experts (Maris, 2002 ; Cussó et Gobin, 2008 ; Léglise et Garric, 2012) et les processus de dilution des frontières institutionnelles (distinction sphère publique/sphère privée, nouvelles logiques d’administration de l’Etat, décentralisation, évolution de la séparation des pouvoirs), nécessitent de réinterroger cette perspective terminologique comme entrée des discours juridiques.

Sans toutefois quitter le plan lexical, un phénomène, observé conjointement par les juristes et les terminologues, est celui du recours croissant à des vocables ambigus, dépourvus de définition, dont la pertinence juridique interroge et dont l’emploi pose problème au législateur, au juge et au justiciable. Concernant les discours du domaine, Cussó et Gobin pointaient par exemple en 2008, le caractère « flou, abstrait, naturalisant » du « renouvellement lexical intense (et traduit dans 23 langues !) » (2008 : 7) du droit communautaire. Les juristes quant à eux, doctrine ou praticiens, identifient également cette généralisation du « flou du droit » (Delmas-Marty, 1986) justifié dans le domaine des Droits de l’Homme par la recherche du consensus international, « les règles précises dépend[ant] trop étroitement d’un contexte de règles de droit (Tunc, 1970 : 254) et conduisant les législateurs internationaux à adopter des déclarations d’intention truffées de standards juridiques non contraignants.

Le processus conjoint d’adaptation des normes aux contextes sociaux immédiats rend également le droit plus perméable à ces « formules ». Une nouvelle classification sociétale, juridique et politique est en train de s’imposer, faisant naître un tertium quid où les formules introduisent une nouvelle catégorie bouleversant le traditionnel couple terme juridique/terme non-juridique. Les structures du type fake news, alternative facts, ghost detainee, unlawful combattant, extraordinary rendition, illegal aliens, employées par des juristes et des hauts représentants de l’autorité politique, sont autant d’exemples de cette évolution, ainsi que d’une nouvelle manière de penser et de percevoir la norme, corrompue dans son caractère absolu et séduite (se-ducere) vers un univers relatif. Par l’association de termes en apparence antinomiques, ces formules semblent participer d’un nouvel imaginaire et de

nouvelles perceptions du monde, basées sur une ambiguïté et une confusion qui vont bien au-delà de l’implicitation et de l’exigence d’interprétabilité propres au discours juridique.

A partir d’une approche discursive et non strictement terminologique, nous plaçant dans le sillage des approches socioterminologique (F. Gaudin) ou de terminologie textuelle (Slodzian, Bourigault), nous formulerons donc une hypothèse : la formule, telle qu’elle a été conceptualisée par A Krieg-Planque, imite le terme. L’emploi des formules définies comme des unités lexicales (simples ou complexes) dotées d’un certain degré de figement et dont la circulation en fait des référents sociaux, concourt à la construction du consensus discursif. Quelles conséquences leur pénétration dans le discours juridique a-t-elle sur son économie générale et dans des contextes de reformulation du discours juridique aux non-initiés ?

Leur « impertinence sémantique » (P. Ricoeur) pose également au traducteur non seulement la question de la négociation entre les parties-sources et les parties-cibles (U. Eco), mais aussi celle de l’idéologie difficilement transférable d’une langue-culture à une autre, fondée, comme le montrait Destutt de Tracy, sur l’expérience sensible. Quelles stratégies le traducteur juridique devrait-il mettre en place afin de continuer à évoluer raisonnablement entre des communautés de langage où ces formules peinent à être « intersubjectivement reconnues » (Habermas, Vérité et justification, 2001 : 213) comme vraies, donc justes ?

Compte tenu de la dimension plurilingue affichée du séminaire, on accordera une attention toute particulière à la question de la « traduction » de ces formules où « traduction » est entendu dans un sens très large. Les différentes langues de l’UE – mais aussi au-delà – sont-elles, de la même façon, perméables à l’apparition de ces formules ? Leurs structures se prêtent-elles au calque et, dans ce cas, qu’en est-il de leur idiomaticité ? « Une traduction est-elle en mesure d’évoquer la même chose que l’original » (Oustinoff) ? Quelles méthodologies pour mettre au jour les épaisseurs sémantiques et les mouvements discursifs qu’elles condensent ? Quels effets perlocutionnaires sont mis en lumière lors du processus de traduction ? Comment les formules circulent-elles dans une langue-culture donnée avant et après leur inscription dans les textes de loi ?

Journée d’études n°1 : « traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Nous cherchons à tester cette approche à partir d’un repérage de candidats-formules en discours juridique plurilingue, en centrant le champ d’investigation, pour la première journée et dans la continuité du cycle de journées 2017 initié par le CRTT, à la thématique de l’illégalité (ou de la justiciabilité), en contexte national, européen et/ou international. A titre d’exemples : intervention humanitaire ; guerre préventive ; droit/devoir d’ingérence ; migrant[s] ; dignité de la personne ; travail digne ; non-discrimination ; fait religieux ; …

Les propositions de communication sont à adresser avant le 10 septembre 2017 à :

Corina Veleanu :Corina.Veleanu@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Arthur Joyeux : arthur.joyeux@hotmail.fr

2ème appel : APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Equipe éditoriale

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des abstracts : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr et spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

 

Equipe éditoriale:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

[+ collègue hispaniste (en cours de finalisation)]

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des propositions : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

Cfp Les confréries et leurs discours : appel prolongé au 20 janvier

Prolongation : 10 janvier 2016

Patrimoine immatériel et identité(s)

Entre Terroirs et territoires : Les confréries et leurs discours

Colloque de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

IUT Reims-Châlons-Charleville

SUAC (Service Universitaire de l’Action culturelle de Reims)

En partenariat avec l’Université de Bourgogne et l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (Tours)

Charleville-Mézières 6 et 7 mai 2016

 

Ce colloque pluridisciplinaire et transdisciplinaire s’inscrit dans le prolongement de la réflexion sociale sur la notion de patrimoine. Il s’agira lors de ces journées de questionner, à travers les confréries, la problématique du patrimoine immatériel. La manifestation envisage de traiter plus spécialement des confréries gastronomiques (bachiques, œnologiques, vineuses et alimentaires) et s’inscrit dans le cadre du Festival des Confréries en Ardenne.

Événement unique en son genre en France, ce festival, créé en 2004, rassemble actuellement une cinquantaine de confréries gastronomiques. Il est envisagé d’en accroître la dimension à la fois au niveau national et international. Il se tiendra les 7 et 8 mai 2016 à Charleville-Mézières : le colloque précédera donc l’événement et sera en synergie directe avec lui.

 

Disciplines concernées : économie, gestion, histoire, sciences de l’information et communication, sémiotique, linguistique, terminologie, anthropologie, sociologie

 

Plusieurs axes d’études seront ainsi privilégiés (liste non exhaustive) :

  • Création et conditions d’existence des confréries, évolution en France et à l’étranger. Ce colloque s’intéressera à l’évolution historique des confréries, de leur création jusqu’à nos jours, et à leur articulation avec les grands mouvements de l’histoire des mentalités et de l’histoire culturelle. Il analysera les relations qu’elles entretiennent avec les provinces et régions et adoptera aussi une perspective interculturelle en étudiant le phénomène à l’étranger, ainsi que les rapprochements, voire « jumelages » existant entre des confréries proches de différents pays.
  • Au-delà de l’aspect folkorique (thème qui peut d’ailleurs être développé) les thématiques abordées concerneront tout particulièrement : les symboliques (gestuelle, cérémonies, blasons…), les rituels liés aux cérémonies d’intronisation, la terminologie employée ainsi que le fonctionnement discursif des confréries : discours d’intronisation, types d’écrits, formules de routine, etc. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée. Ces éléments sont largement empruntés à l’histoire et intègrent un discours basé sur un répertoire d’ancien français : des études sur ces corpus comparables dans d’autres langues seront les bienvenues.
  • On s’interrogera également plus précisément sur ce qui « fait sens » dans ces manifestations en relation ou non avec le phénomène de mondialisation. A l’heure où le repas gastronomique des Français est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, les confréries se définissent en effet comme un des premiers maillons de la sauvegarde du patrimoine gastronomique et de valorisation des produits authentiques et de terroir. Elles ont obtenu elles-aussi la reconnaissance de l’UNESCO, ont donc leur place dans le patrimoine culinaire et gastronomique et participent en ce sens à l’inventaire du patrimoine.
  • Une attention particulière pourra être portée à l’onomastique des confréries.
  • Enfin on s’interrogera sur les enjeux et les impacts sur le développement durable et la RSE. Cet axe aura pour objectif d’interroger les relations entre le triptyque patrimoine/société/confréries dans le cadre plus général des relations sociétales.

Les thématiques s’orienteront plus particulièrement vers la construction d’identités, d’authenticité (des produits) et d’histoire(s) (des territoires/terroirs et des produits), thème essentiel. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée et pourra aborder l’évolution des corps de métiers dont elles sont issues.

Tout ou partie de ces thèmes sera susceptible d’être abordé de façon transversale.

Il est important de souligner que ce colloque scientifique ne se veut pas exclusivement universitaire. Les membres des sociétés savantes (confréries), régionales, locales ou internationales, sont en particulier conviés à y prendre part.

 

Procédure pour l’envoi des propositions de communications orales ou affichées :

  • 
Les propositions de contributions, en anglais ou en français, seront envoyées au format PDF (police Times 12, interligne 1,5, marges 2,5 cm.) Elles comporteront le titre de la communication, un résumé de 500 mots maximum, 3 à 5 mots-clés, des références bibliographiques (10 au maximum).
Les participants indiqueront le format désiré pour leur présentation (communication orale ou affichée) et le type de contribution (scientifique ou témoignage réflexif).
  • Merci de préciser le nom et l’appartenance institutionnelle de l’auteur ou des auteurs, et l’adresse de correspondance.
  • Les doctorants sont invités à communiquer sous forme de poster.
  • 
Les propositions sont à envoyer en pièce jointe conjointement à : parizot@univ-reims.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr
  • Dates importantes :
  • 
Date limite de réception des résumés : 20 janvier 2016
  • Notification d’acceptation des communications ou posters : 
30 janvier 2016
  • Envoi des textes définitifs : 15 mars 2016
  • Diffusion programme définitif : 15 avril 2016

 

Dates du colloque : 6 et 7 mai 2016,

Dates du Festival international des confréries : 7 et 8 mai 2016.

 

Publication : une sélection de contributions sera publiée dans un volume thématique chez un éditeur international, après expertise en double aveugle.

 

Comité de pilotage :

Laurent Gautier, professeur de linguistique appliquée, Université Bourgogne – Franche-Comté

Anne Parizot MCF (sciences de l’information et de la communication) Université Champagne-Ardenne

 

Comité scientifique :

Loïc Bienassis Institut européen histoire et des cultures de l’alimentation IEHCA

Jean-Jacques Boutaud Université de Bourgogne-Franche-Comté, Dijon

Marc de Ferrière le Vayer, Université François Rabelais, Tours

Laurent Gautier MSH Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Pascal Lardellier Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Anne Parizot Université Champagne Ardenne

CfP : les confréries et leurs discours

Patrimoine immatériel et identité(s)

Entre Terroirs et territoires : Les confréries et leurs discours

Colloque de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

IUT Reims-Châlons-Charleville

SUAC (Service Universitaire de l’Action culturelle de Reims)

En partenariat avec l’Université de Bourgogne et l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (Tours)

Charleville-Mézières 6 et 7 mai 2016

Ce colloque pluridisciplinaire et transdisciplinaire s’inscrit dans le prolongement de la réflexion sociale sur la notion de patrimoine. Il s’agira lors de ces journées de questionner, à travers les confréries, la problématique du patrimoine immatériel. La manifestation envisage de traiter plus spécialement des confréries gastronomiques (bachiques, œnologiques, vineuses et alimentaires) et s’inscrit dans le cadre du Festival des Confréries en Ardenne.

Événement unique en son genre en France, ce festival, créé en 2004, rassemble actuellement une cinquantaine de confréries gastronomiques. Il est envisagé d’en accroître la dimension à la fois au niveau national et international. Il se tiendra les 7 et 8 mai 2016 à Charleville-Mézières : le colloque précédera donc l’événement et sera en synergie directe avec lui.

Disciplines concernées : économie, gestion, histoire, sciences de l’information et communication, sémiotique, linguistique, terminologie, anthropologie, sociologie

Plusieurs axes d’études seront ainsi privilégiés (liste non exhaustive) :

  • Création et conditions d’existence des confréries, évolution en France et à l’étranger. Ce colloque s’intéressera à l’évolution historique des confréries, de leur création jusqu’à nos jours, et à leur articulation avec les grands mouvements de l’histoire des mentalités et de l’histoire culturelle. Il analysera les relations qu’elles entretiennent avec les provinces et régions et adoptera aussi une perspective interculturelle en étudiant le phénomène à l’étranger, ainsi que les rapprochements, voire « jumelages » existant entre des confréries proches de différents pays.
  • Au-delà de l’aspect folkorique (thème qui peut d’ailleurs être développé) les thématiques abordées concerneront tout particulièrement : les symboliques (gestuelle, cérémonies, blasons…), les rituels liés aux cérémonies d’intronisation, la terminologie employée ainsi que le fonctionnement discursif des confréries : discours d’intronisation, types d’écrits, formules de routine, etc. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée. Ces éléments sont largement empruntés à l’histoire et intègrent un discours basé sur un répertoire d’ancien français : des études sur ces corpus comparables dans d’autres langues seront les bienvenues.
  • On s’interrogera également plus précisément sur ce qui « fait sens » dans ces manifestations en relation ou non avec le phénomène de mondialisation. A l’heure où le repas gastronomique des Français est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, les confréries se définissent en effet comme un des premiers maillons de la sauvegarde du patrimoine gastronomique et de valorisation des produits authentiques et de terroir. Elles ont obtenu elles-aussi la reconnaissance de l’UNESCO, ont donc leur place dans le patrimoine culinaire et gastronomique et participent en ce sens à l’inventaire du patrimoine.
  • Une attention particulière pourra être portée à l’onomastique des confréries.
  • Enfin on s’interrogera sur les enjeux et les impacts sur le développement durable et la RSE. Cet axe aura pour objectif d’interroger les relations entre le triptyque patrimoine/société/confréries dans le cadre plus général des relations sociétales.

Les thématiques s’orienteront plus particulièrement vers la construction d’identités, d’authenticité (des produits) et d’histoire(s) (des territoires/terroirs et des produits), thème essentiel. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée et pourra aborder l’évolution des corps de métiers dont elles sont issues.

Tout ou partie de ces thèmes sera susceptible d’être abordé de façon transversale.

Il est important de souligner que ce colloque scientifique ne se veut pas exclusivement universitaire. Les membres des sociétés savantes (confréries), régionales, locales ou internationales, sont en particulier conviés à y prendre part.

Procédure pour l’envoi des propositions de communications orales ou affichées :

  • 
Les propositions de contributions, en anglais ou en français, seront envoyées au format PDF (police Times 12, interligne 1,5, marges 2,5 cm.) Elles comporteront le titre de la communication, un résumé de 500 mots maximum, 3 à 5 mots-clés, des références bibliographiques (10 au maximum).
Les participants indiqueront le format désiré pour leur présentation (communication orale ou affichée) et le type de contribution (scientifique ou témoignage réflexif).
  • Merci de préciser le nom et l’appartenance institutionnelle de l’auteur ou des auteurs, et l’adresse de correspondance.
  • Les doctorants sont invités à communiquer sous forme de poster.
  • 
Les propositions sont à envoyer en pièce jointe conjointement à : parizot@univ-reims.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr
  • Dates importantes :
  • 
Date limite de réception des résumés : 30 novembre 2015
  • Notification d’acceptation des communications ou posters : 
30 décembre 2015
  • Envoi des textes définitifs : 15 mars 2016
  • Diffusion programme définitif : 15 avril 2016

Dates du colloque : 6 et 7 mai 2016,

Dates du Festival international des confréries : 7 et 8 mai 2016.

Publication : une sélection de contributions sera publiée dans un volume thématique chez un éditeur international, après expertise en double aveugle.

 

Comité de pilotage :

Laurent Gautier, professeur de linguistique appliquée, Université Bourgogne – Franche-Comté

Anne Parizot MCF (sciences de l’information et de la communication) Université Champagne-Ardenne

Comité scientifique :

Loïc Bienassis Institut européen histoire et des cultures de l’alimentation IEHCA

Jean-Jacques Boutaud Université de Bourgogne-Franche-Comté, Dijon

Marc de Ferrière le Vayer Chaire Unesco « sauvegarde et valorisation des patrimoine culturels et alimentaires », Université François Rabelais, Tours)

Laurent Gautier MSH Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Pascal Lardellier Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Anne Parizot MCF Université Champagne Ardenne