JE – Les discours de conjoncture économique – Dijon, MSH, 4 juin 2018

Les discours de conjoncture économique en Europe 

4 juin 2018

MSH Dijon – Forum des savoirs

9 h 30            Accueil des participants

9 h 45            Ouverture

10 h               Fabien Labondance (UBFC/CRESE)

Central Bank Sentiment and Policy Expectations

10 h 45          Laurence Harris (U Paris Nanterre)

« The UGLY decade » : retour sur 10 ans de communication à Mansion House par la Banque d’Angleterre 

11 h 30          Laurent Gautier (UBFC/TIL)

L’engagement énonciatif dans les prévisions de conjoncture (Banque de France / Bundesbank)

 

12 h 30          Déjeuner

 

14 h               Vlaïllitch
Tuffa (U. Paris-Diderot)

La venue du Quantitative easing à la BCE : jeux et enjeux imaginaires dans l’horizon de la « scène de l’écriture » des conférences de presse de la BCE

14 h 45          Javier Fernandez-Cruz (U. Malaga/ Pontificia Universidad Católica del Ecuador/MSH Dijon)

Financial Domain Sentiment Analysis with Lingmotif: Analysing the Evolution of Discourse of the European Central Bank through its Press Conferences

15 h 30 Pause

15 h 45          Virginie Lethier (UBFC/ELLIAD)

Le discours de la Banque Centrale Européenne (1998-2017) au prisme d’une analyse du discours outillée

16 h 30          Ludovic Desmedt / Matthieu Llorca (UBFC/LEDI)

La “révolution silencieuse” des banquiers centraux : le cas de la BCE

 

Entrée libre sur inscription préalable : laurent.gautier@ubfc.fr

Organisation : Ludovic Desmedt, Laurent Gautier, Matthieu Llorca

Publicités

JE Le langage publicitaire, 12.11.2018

Cette journée d’étude se déroulera le 12 novembre 2018 à l’Université des Antilles, Pôle Martinique, Campus de Schœlcher, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Département d’Études Anglophones. Elle s’inscrit dans un projet de collaboration avec le « Centre d’Études Linguistiques – EA 1663 » (Université de Lyon, UJML3), le laboratoire de recherche « Savoirs, Textes, Langage » (Université de Lille), et l’Association des Doctorants et Jeunes Chercheurs de Martinique (Université des Antilles).

 

La publicité est omniprésente dans notre quotidien, parfois déguisée, voire insidieuse, et surtout multiforme (multimodalité). Le langage[1] utilisé dans la publicité est extrêmement varié et dépend, avant tout, du support et des médias (la presse, la télévision, la radio, internet et les réseaux sociaux, pour ne citer que ceux-ci) qui la relayent.

 

Cette journée d’étude s’attachera à la relation entre les types de langages et la publicité. L’on pourra s’intéresser à tout ce qui participe du mécanisme de la publicité. Les communications proposées pourront s’axer, de façon non exhaustive, sur les points suivants :

 

  • Les visées de la publicité mercantile (entreprises automobiles, alimentaires, textiles, etc.), responsable (citoyenneté, écologie, défense des animaux, gouvernement (engagement dans l’armée, par exemple)), et les campagnes politiques (propagande, élections (un exemple récent : Cambridge Analytica)) ou de sensibilisation (campagnes contre le tabac, pour la sécurité routière, etc.), ainsi que le type de langage utilisé, qu’il soit visuel, oral, ou écrit, et le discours employé (narratif, descriptif, explicatif, argumentatif, etc.).
  • La dimension sociolinguistique, afférente à tout type de publicité, pourra aussi être mise en exergue. Quels éléments socioculturels retrouve-t-on dans la publicité ? La publicité est-elle le reflet d’une culture et/ou d’une époque ? Est-elle vectrice d’inégalités raciales, sexuelles, de genre ?
  • Qui sont les concepteurs de la publicité? A quel(s) public(s) s’adressent-ils ? Par quels moyens les publicitaires parviennent-ils à cibler les consommateurs ? Dans quelles mesures peut-on parler de diversité du message, à la fois dans la production et la réception ? Le type de langage utilisé dépend-il du public que l’on souhaite cibler ? Quelles sont les stratégies utilisées dans l’utilisation des images (couleurs, représentations de personnes, diversité, focalisation), de la musique et des sons, de l’oral ou de l’écrit (objectivité, subjectivité, accroche, suggestivité), et de la langue (monolinguisme, contact de langues, création, jeux de mots, constructions verbales, lexique, expressions idiomatiques) ?
  • Dans une perspective didactique, il s’agira de mettre en avant les démarches qui visent à appréhender les procédés de persuasion et de suggestion inhérents au langage publicitaire. Quels moyens mettre en œuvre pour débusquer les stratégies narratives et esthétiques qui stimulent notre cerveau au point de le rendre dépendant (dimension neurocognitive) ? Comment déconstruire pour mieux (re)construire le message publicitaire à des fins éducatives ? Quelle(s) méthode(s) adopter pour former l’apprenant au décodage des signes (sémiologie), et l’amener à faire des choix éclairés ?

 

À travers cette journée d’étude, nous souhaitons regrouper des chercheurs de tous horizons qui souhaitent partager leurs connaissances sur les diverses formes de langages utilisées par les publicitaires. Nous les invitons donc à nous envoyer une proposition de communication en français qui pourra traiter, entre autres, du français, de l’anglais, de l’espagnol, du portugais, de l’italien, du créole, de l’allemand, du russe, de l’arabe, etc. (20 minutes de présentation + 10 minutes de discussion).

Une publication sous forme d’ouvrage collectif sera proposée aux intervenants selon les conditions usuelles (expertise en double-aveugle).

 

Bibliographie indicative :

 

Adam Jean-Michel et Bonhomme Marc, L’argumentation publicitaire, Paris, Armand Colin, 2012.

Everaert-Desmedt Nicole, La communication publicitaire : Étude sémio-pragmatique, Université du Michigan, Cabay, 1984.

Faure Pascaline, Natesto®. What else? New trends in drug naming”, Names 66 n°2, 2018 : pp. 65-74.

Kister Laurence et Lallement Renaud, « Linguistique et iconographie des cartes publicitaires », Communication 23, 2005 : pp. 70-102.

Narcy-Combes Marie-Françoise, « La publicité comme support à l’éveil interculturel », Cahiers de l’APLIUT Vol XXIII n°3, 2004 : pp. 7-24.

Péninou Georges, « Des signes en publicité », Études de communication 24, 2001 : pp. 15-28.

Porcher Louis, « Un langage de la publicité », Langue française 28, 1975 : pp. 6-28.

Schmale Günter, « Le rôle de l’image matérielle dans l’actualisation du sens métaphorique des expressions idiomatiques », Les avatars de la métaphore, Publif@rum 23, 2015 : pp. 1-18.

Soulages Jean-Claude, « La publicité à la télévision ou les fictions de l’ordinaire », Communication 31/2, Université de Laval, Québec, 2014 : pp. 39-52.

 

Propositions de communication :

 

– 2 pages maximum, bibliographie comprise

– Date limite d’envoi : 30 juillet 2018

– Anonymes et envoyées à elodie.martin@icloud.com et fjbardol@gmail.com

 

Comité organisateur :

 

Elodie Martin (Université de Lyon, UJML3 (CEL), Université des Antilles)

Frank Bardol (Université de Lille (STL), Université des Antilles)

 

Comité scientifique :

 

Jean-Michel Adam (Université de Lausanne)

Ruth Amossy (Université de Tel-Aviv)

Frank Bardol (Université de Lille (STL), Université des Antilles)

Marc Bonhomme (Université de Berne)

Pascaline Faure (Université Pierre et Marie Curie)

Noëlla Gaigeot (Le Mans Université)

Laurent Gautier (Université Bourgogne Franche-Comté)

Manuella Jacob (Université de Lille (STL))

Denis Jamet (Université de Lyon, UJML3 (CEL) et University of Arizona, USA)

Nadine Jammet (Université TÉLUQ)

Elodie Martin (Université de Lyon, UJML3 (CEL), Université des Antilles)

Günter Schmale (Université de Lyon, UJML3 (CEL))

Jean-Claude Soulages (Université Lumière Lyon 2)

[1] Le terme « langage » renvoie, dans ce cas d’étude, à la linguistique, mais aussi au visuel (images, etc.).

Publication : Diskursive Verfestigungen

Gerade erschienen im de-Gruyter Verlag und auch in Open-Access :

Diskursive Verfestigungen

Schnittstellen zwischen Morphosyntax, Phraseologie und Pragmatik im Deutschen und im Sprachvergleich

Ed. by Gautier, Laurent / Modicom, Pierre-Yves / Vinckel-Roisin, Hélène

Berlin; Boston : de Gruyter (= Konvergenz und Divergenz ; 7), 432 S.

Zentrales Thema des Sammelbandes ist der Begriff der Verfestigung bzw. der formalen Stabilität im Deutschen und im Sprachvergleich, der die Aktualität der neueren lexikographischen und phraseologischen Forschung besonders prägt. Die hier versammelten 23 Beiträge reihen sich thematisch in diese Aktualität ein und behandeln diskursive Aspekte der Verfestigungs- bzw. Stabilitätsproblematik im Diskurs. Arbeiten und Forschungsergebnisse ausgewiesener internationaler Experten werden hier zusammengeführt, die sich der Schnittstelle zwischen Pragmatik und Morphologie/Syntax widmen und vor allem das Deutsche oder den Sprachvergleich betreffende Fragestellungen im Zusammenhang mit Grammatikalisierungs-, Lexikalisierungs- und/oder Phraseologisierungsphänomenen diskutieren. Hiermit verbunden wird u.a. der Frage nachgegangen, wie verfestigte Strukturen zu Argumentationszwecken im Diskurs eingesetzt werden. Der vier thematische Bereiche umfassende Band zeigt damit, wie facettenreich der Verfestigungsbegriff im Diskurs sein kann und bietet zugleich Impulse für die künftige Forschung in diesem Bereich.

ppt Terminologie et corpus pour les (apprentis) traducteurs : un double-aller retour ?

ppt online : #Terminologie et #corpus pour les (apprentis) #traducteurs : un double-aller retour ?
 
Prononcée pour le colloque fêtant les 20 ans de la formation en #traduction #spécialisée de l’Université de Craiova, cette présentation aborde le rôle des #corpus, au sens de la linguistique corpus, dans l’évolution de la #terminologie et de son rôle dans la #formation des traducteurs. Elle plaide pour un usage systématique de ces derniers, à tous les stades du processus de traduction, pour sortir les termes de leur isolement systémique et les aborder, en termes de #lexique-grammaire, au sein de segments stabilisés, voire fossilisés.
 
#corpus #terminologie #traduction #formation #phraséologie #patterns
 

Conf – Semantic motivation as a cognitive phenomenon – Dijon 17.05.2018

Semantic motivation as a cognitive phenomenon

Dmitrij Dobrovol‘skij, Russian Academy of Sciences

Maison des Sciences de l’Homme de Dijon

Jeudi 17 mai de 9 h 30 à 11 h 30, salle des séminaires

One of the central tenets of the cognitive approach to language analysis says that “the goal of linguistics is to explain how speakers use linguistic expressions to convey meaning”. Most lexical units are motivated to a certain extent, i.e. they point to their actual meaning via the meanings of their parts, either parts of their structure or of their conceptual basis. The consequence is that motivation became one of the key issues of cognitive linguistics.

To explain how speakers use linguistic expressions to convey meaning means to reveal relevant motivating links. Motivated means neither wholly arbitrary nor fully predictable (Langacker 1987: 48). There are levels of predictability and motivation both from the perspective of a speaker and from the perspective of the semantic structure of a given unit.

Several types of motivation can be distinguished. This will be the central point of discussion.

Conférence ouverte à tous. Pour des questions de logistique et de sécurité, inscription préalable par mail : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

CfP Fachsprachenforschung kontrastiv

Fachsprachenforschung kontrastiv

  1. November 2018

Maison des Sciences de l’Homme, Dijon

Am 9. November 2018 veranstalten das Centre Interlangues – Texte, Image, Langage (Université de Bourgogne Franche-Comté) und der Fachbereich Translations-, Sprach- und Kulturwissenschaft Germersheim (Johannes Gutenberg-Universität Mainz) im Rahmen des Deutsch-Französischen Doktorandenkollegs in den Geistes-, Kultur- und Sozialwissenschaften Mainz-Dijon (DFDK) einen gemeinsamen Workshop zum Thema „Fachsprachenforschung kontrastiv“.

Thematische Ausrichtung

Der Workshop richtet sich an Forscherinnen und Forscher, die sich in kontrastiver Perspektive mit dem Thema Fachsprachen im weitesten Sinne befassen. Die thematische Ausrichtung ist bewusst allgemein gehalten, um einer möglichst breiten Vielfalt an Sprachen und Fachgebieten Platz zu bieten. Neben Untersuchungen zum Deutschen und Französischen sind daher ausdrücklich auch Beiträge zu anderen Sprachen und Sprachkombinationen erwünscht, insbesondere zum Englischen, Niederländischen und zu anderen romanischen Sprachen.

Gleiches gilt auch in Bezug auf theoretische Ausrichtung und empirische Methoden der vorgestellten Arbeiten: Neben translationswissenschaftlichen und lexikographischen Fragestellungen sind so u. a. Beiträge willkommen, die sich dem Phänomen Fachsprache aus korpuslinguistisch-quantitativer, konstruktionsgrammatischer, kognitiv-semantischer oder diskursanalytischer Perspektive nähern. Interdisziplinär ausgerichtete Beiträge sind in diesem Zusammenhang ausdrücklich erwünscht! Zur Diskussion gestellte Berichte über Promotionsvorhaben sind ebenfalls besonders willkommen.

Konferenzsprachen

Die Konferenzsprachen sind Deutsch und Französisch. Eine Publikation im Rahmen der peer-reviewten Reihe Kontraste/Contrastes (Peter Lang) ist vorgesehen.

Einreichung von Beiträgen

Vorschläge für Konferenzbeiträge (ca. 250 Wörter zzgl. Auswahlbibliographie) sollten den Organisatoren bis spätestens 15. Juli 2018 zukommen. Für die einzelnen Beiträge sind 20 Minuten vorgesehen, für die anschließende Diskussion jeweils 10 Minuten.

Organisation

Pr Laurent Gautier (UBFC) – laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Prof. Dr. Michael Schreiber (FTSK Germersheim) – schreibm@uni-mainz.de

Simon Varga (FTSK Germersheim/UBFC) – varga@uni-mainz.de

Using semantic resources for “communicative wine profiling”

ppt online: Winespeak revisited  (2) – Using semantic resources for “communicative wine profiling”
 
This 2nd part of a lecture given at the School of Wine and Spirits Business in Dijon (BSB) focusses on three case studies around the notion of « communication wine profiling ». It is based on four assumptions presented and discussed in details in the 1st part: (i) the are major zones of semantic and cognitive uncertainty in winespeak leading to (ii) a communicative gap(s) between experts and non-experts, especially consumers, (iii) wine terminology is characterized – besides the technical (organoleptic) dimension – by additional levels of meaning (emotional, expressive and evaluative components) and (iv) representing/conceptualizing wine descriptors is prototype-based. Taking these aspects into account, adapting winespeak to consumers’ profiles and expectations is defined here as communicative wine profiling. The 1st case study presents results from an on-going research project on the categorization and description of the French sparkling wine Crémant de Bourgogne. The second one gives insights into an hybrid wine recommandation tool combining expert ontologies with consumers’ vocabulary profile. The last one discusses the communication strategies of the Brasilian espumante sectors to promote these sparking wines with or without references to prototypical Champagne-centered terminology.
 
#semantics #cognition #wine #terminology #pragmatics #communication
 

CfP – Vin et altérité – Mulhouse, UHA, 18-19 octobre 2018

Vin et altérité: Colloque ILLE / CIRLEP / CRESAT 18-19 octobre 2018,

organisé à l’Université de Haute-Alsace de Mulhouse

 

Les plaisirs de la chère occupent une place de choix dans les réflexions de notre époque. Des scandales alimentaires aux débats sur la consommation de produits d’origine animale, en passant par l’omniprésence de la cuisine dans la presse et les médias, la question du comment manger et du comment boire est devenue dans les quinze dernières années une préoccupation de société. Les sciences humaines et sociales ont donc logiquement commencé à s’approprier ces sujets qu’elles avaient jusqu’alors somme toute assez peu investis. C’est dans cette dynamique que s’inscrit notre projet, qui se propose sous le titre « Le vin de l’autre » d’analyser le vin, jusque dans ses déplacements et ses errances, comme vecteur d’une identité régionale, élément d’identification à un patrimoine et à un terroir. Tel est notre postulat de départ, qui se fonde sur l’idée qu’une culture à la fois partagée et diversifiée du vin, et bien évidemment modulée selon les perceptions sociales, morales, politiques ou religieuses de chacun, constitue un des marqueurs de la nouvelle région Grand Est. L’angle d’approche choisi, celui du « vin de l’autre », vient ajouter à cet aspect général (le vin comme marqueur culturel complexe d’un espace géographique) la dimension des rencontres, reconnaissances et perceptions croisées, rencontre de l’autre autour ou à propos d’un verre, mais aussi rencontre de « soi-même comme un autre », de l’autre en soi, dans l’ivresse par exemple, sans oublier les horizons mythiques attribués aux origines lointaines des cépages, ou la dimension de la communion avec un idéal religieux, ou encore les jeux de synesthésie avec l’univers de la littérature, de la poésie des beaux-arts et de la musique. Ces deux aspects permettent d’ouvrir le discours du vin sur des champs de recherche très divers. En effet si, comme on vient de le suggérer, le vin est aussi étroitement associé à l’image de notre grande région, c’est sans doute aussi parce qu’il est médium de séduction et de transfert, ce qui lui confère, en tant qu’objet scientifique, un intérêt très large, à la fois transdisciplinaire et transrégional.

Dans cet esprit, le projet doit permettre de réunir des chercheurs afin qu’ils réfléchissent ensemble à la pertinence et à l’actualité de la thématique du vin dans le domaine des sciences humaines. Il s’agira de travailler autour de quatre axes :

• Le premier visera à s’interroger sur les nouveaux enjeux de recherche, pour les études littéraires, d’une réflexion sur les rapports entre vin et altérité.

• Le deuxième définira les contours d’une linguistique du vin, qui prenne en compte son lexique et les discours et les représentations qu’il engendre.

• Un troisième axe sera consacré aux pratiques et usages auxquels donne lieu le vin, et notamment la communication autour du vin, en lien avec la question du numérique.

• Un quatrième aspect sera centré sur la question du vin et des territoires dans la région Grand-est, aussi bien du point de vue synchronique que diachronique.

L’objectif de ce colloque est de mettre en réseau des connaissances sur le vin issues de différentes cultures disciplinaires pour livrer une cartographie de ce que les sciences humaines ont à apporter à la thématique du vin dans le contexte qui vient d’être évoqué, avec une attention particulière à la dimension transfrontalière de la culture du vin au sein de la région Grand-Est, fruit de ses relations passées et contemporaines avec l’espace d’outre-Rhin.

Les propositions de communications sont à envoyer à sonia.goldblum-krause@uha.fr avant le 15 juin 2018.

Comité d’organisation : Michel Faure, Sonia Goldblum, Frédérique Toudoire-Surlapierre, Carsten Wilhelm.

Comité scientifique : Clémence Andréys (Université de Franche-Comté) Christophe Bertsch (Université de Haute-Alsace, LVBE) Laure Castin, directrice de l’Institut Georges Chappaz (Vins de Champagne), Jean-Claude Domenget (Université de Franche-Comté) Michel Faure (Université de Haute-Alsace, ILLE) Laurent Gautier (Université de Bourgogne , Dijon) Sonia Goldblum (Université de Haute-Alsace, ILLE) Ralph Häfner (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg) Robert Kopp (professeur émérite à l’Université de Bâle) Patrick Leroyer (Arhus University, School of Communication and Culture – Centre for Lexicography) Eleni Mitropoulou (Université de Haute-Alsace, CRESAT) Thomas Nicklas (Directeur du CIRLEP Université de Reims-Champagne-Ardenne) Hervé This (INRA, Membre de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Alsace) Frédérique Toudoire-Surlapierre (directrice d’ILLE, Université de Haute-Alsace) Jean-Louis Vezien (Ancien Délégué national de l’Institut National des Appellations d’origine, Ancien Directeur du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace) Carsten Wilhelm (directeur du CRESAT, Université de Haute-Alsace)

Appel à chapitres, Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

Appel à contributions pour un « ouvrage collectif avec chapitres »

Date limite d’envoi des articles : 15 juillet 2018

Connaître versus ressentir ? Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

La recherche sur les langues de spécialité, puis sur les discours spécialisés, est longtemps partie du postulat selon lequel leurs conditions d’existence interdisaient, par essence, la présence de toute marque émotionnelle, affective ou expressive. Toute entière tournée vers la fonctionnalité et l’efficience, la communication spécialisée était considérée comme intrinsèquement objective, neutre et sans aspérité. Linguistiquement, ce postulat se retrouvait à tous les niveaux de description : au niveau du terme, longtemps réputé n’avoir qu’une face strictement dénotative ; au niveau du style, globalement appréhendé en termes de dépersonnalisation et d’abstraction (nominalisations, désagentivation, emploi de la diathèse passive) ; au niveau du texte à travers des macrostructures souvent envisagées comme non seulement prototypiques, mais aussi contraignantes ne laissant pas de place à la créativité.

La redécouverte de ces mêmes dimensions par les sciences humaines et sociales – dont témoigne la monumentale Histoire des émotions citée ci-dessus – a conduit les travaux récents en langues et cultures de spécialité à intégrer eux aussi ces dimensions, donnant dans le même temps une perspective en quelque sorte « plus humaine », incarnée, aux productions discursives spécialisées, voire techniques, réhabilitant du même coup la présence et l’inscription du locuteur. Et là aussi, ce sont tous les niveaux de description linguistique qui sont concernés : terme, style, texte, mais aussi modalités d’interactions, relations intertextuelles, etc.

A titre d’exemple, Alexandre Flückiger, juriste, remarque : « L’opposition entre raison et émotion est en réalité utilisée à des fins persuasives dans tout processus de décision, que celui-ci soit juridique, politique, économique ou autre : celui qui appelle l’autre à la raison tente en fait de lui montrer qu’il existe d’autres émotions susceptibles de fonder sa décision qui doivent l’emporter ou que certaines émotions peuvent être apaisées. » (2012 : 77). Myriam Revault d’Allonnes note l’évolution vers une nouvelle anthropologie à travers « la promotion de l’individu sur le devant de la scène politique » et où « l’homme de la modernité n’est plus un vivant doué de logos mais un être livré à ses passions. » (1999 : 75). En sciences politiques le rôle des émotions n’est plus un sujet tabou (Reboul, 1981, Braud, 1996, Tournier, 1997, Moïsi, 2008, Thompson & Hogget, 2012, Frank, 2012, Lordon, 2014). En neurosciences affectives, la dimension culturelle de l’émotion est prise en considération en tant qu’élément participant à la structuration de notre représentation du monde (P. Eckmann, 1992, J. Panksepp, 2010, M.-H. Immordino-Yang, 2013, A. Pavlenko, 2014), car l’affectivité nous façonne, pour citer Boris Cyrulnik (1993) : « Dès que perçu, l’objet est interprété. Et l’affectivité, le fait d’être affecté par une perception, crée un monde intime qui va orienter la plupart des décisions, des comportements, des engagements et la représentation du monde des êtres humains. »

Suite à la journée d’études, co-organisée le 2 mars dernier par le Centre de Recherche en Terminologie et Traduction (EA 4162) de l’université Lumière Lyon 2 et le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) de l’université de Bourgogne Franche-Comté dans le cadre du programme GRAL (Groupe de Recherche sur les Affects en Langues Etrangères Appliquées), cet appel vise à rassembler des contributions venant compléter celles présentées en vue de la publication d’un ouvrage collectif avec chapitres. Les articles soumis s’intéresseront entre autres :

  • A la réflexion théorique et à la délimitation, à des fins heuristiques des notions en jeu ; en particulier pour l’expressivité, catégorie descriptive souvent convoquée, mais dont les fondements conceptuels, pour l’approche des langues-cultures de spécialité, font encore largement défaut ;
  • Aux modalités de constitution de corpus permettant d’aborder ces dimensions ;
  • Aux lieux d’inscription des trois catégories dans les discours spécialisés, tant écrits qu’oraux, et en adéquation avec les spécialités concernées ;
  • Aux apports des travaux d’inspiration cognitive sur l’émotion en discours pour les langues-cultures de spécialité ;
  • Aux conséquences théoriques de ce changement de paradigme pour la définition du spécialisé et des discours spécialisés.

Si des études de cas ponctuelles sont les bienvenues, elles devront explicitement intégrer la dimension théorique esquissée ci-dessus.

Les articles de 40.000 signes maximum (espaces, notes, bibliographie comprises) sont à adresser avant le 15 juillet 2018 simultanément à :

Corina Veleanu, corina.veleanu@univ-lyon2.fr

Weiwei Guo, weiwei.guo-gripay@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier, laurent.gautier@ubfc.fr .

 

Calendrier prévisionnel =

15 juillet 2018                   envoi des articles

1er septembre 2018         retour de expertises

1er octobre 2018               remise des textes revus

janvier 2019                                          publication du volume, chez un éditeur international, dans une collection consacrée aux discours spécialisés

#Winespeak revisited – Naming #sensory #impressions in #wine #communication from a semantic perspective

new presentation online

https://www.academia.edu/36268570/Winespeak_revisited_Naming_sensory_impressions_in_wine_communication_from_a_semantic_perspective

This is the first part of a 6 hours lecture given at the School of Wine and Spirits Business in Dijon (BSB). It aims at discussing the challenges of wine communication, among experts and between experts and consumers, from a the perspective of cognitive semantics. It this focusses on the semantics of wine descriptors.

It first contextualizes the research questions by showing that questions of meaning in winespeak are at stake in many academic subfields and is discussed even by wine writers. It then outlines the practical and theoretical aims of the presentation. The third section gives a structured overview of the four discourse level involved in wine communication and distinguishes between (i) legal and institutional discourse, (ii) prescriptive discourse, (iii) prescriptive and (iv) commercial and marketing discourse. On this basis, the next two sections discuss the holistic methodology used to achieve the mentioned goals in several projects, with a special focus on data mix and give insights in first results linked to the notion of minerality in wine.

https://www.academia.edu/36268570/Winespeak_revisited_Naming_sensory_impressions_in_wine_communication_from_a_semantic_perspective