CfP « Frame(s) (Semantics) & Phraseology – Europhras 2018 – 10-12 sept. 2018

Frame(s) (Semantics) and Phraseology

 

New deadline for submissions : January, 15th

Convenors: Laurent Gautier (Dijon) – Simon Varga (Mainz-Germersheim)

 

In recent years, Frame Semantics has become a subject of intensive research in an ever-increasing number of domains other than lexicography, which had long been its main field of application (first of all in the well-known FrameNet project). This broadening of scope has led to increased attention being paid to the potential of Frame Semantics in fields as diverse as discourse linguistics (Ziem 2008), constructional approaches to grammar (Lasch & Ziem 2011), conceptual approaches to metaphor (Sullivan 2013), terminology (Faber 2012), and translation studies (Čulo 2013)—and beyond linguistics in computer sciences or AI—, giving rise to a range of new research methodologies and paradigms. One of the most important achievements of these recent frame-based approaches is that they not only focus on lexical units but also on larger linguistic units, such as sentences, utterances, discourse routines or whole texts.

 

Yet, so far, Frame Semantics has only received limited attention in phraseology research, although there are clear parallels between the concepts of phrase frame, formulaic frame or lexical frame used in analysing formulaic language and Frame Semantics proper. However, semantic frames being designed to allow for a uniform representation of the meanings not only of words, but also of sentences and texts, they hold great potential for the study of phraseology and, more generally, syntactic and semantic frozenness.

 

Furthermore, the increased interest of phraseology scholars in cognitive linguistic theories, such as conceptual metaphor (Lakoff & Johnson 2003) and conceptual blending theory (Fauconnier & Turner 2003), raises the question of how cognitive frame theories—as developed by Minsky (1975) and Barsalou (1992)—can be put to use in studying phraseology, with a special focus on idioms and figurative language.

 

This workshop aims at bringing together researchers working in these fields in order to discuss all these (hidden) potentials in a more or less systematic way. The contributions can deal, among others, with the following questions:

 

  • How do conceptual structures represented by frames give rise to formulaic expressions?
  • How do semantic explanations of phraseological constructions appeal to frames for background information?
  • How can semantic and conceptual frames complement each other in the field of phraseology?
  • How can corpus-based phraseology make use of Frame Semantics?
  • How can Frame Semantics be implemented in phraseography?

 

Proposals should be written in English, and include a title, a 250-word abstract (excluding references), 5 keywords, and a short bionote. Proposals are due by December 15th at the latest, and should be sent to laurent.gautier@u-bourgogne.fr and varga@uni-mainz.de.

 

 

Bibliography

Barsalou, Lawrence W. 1992. Frames, Concepts, and Conceptual Fields. In Adrienne Lehrer & Eva Feder Kittay (eds.), Frames, Fields and Contrasts. New Essays in Semantic and Lexical Organization, 21–74. Hillsdale: Lawrence  Erlbaum Associates.

Čulo, Oliver. 2013. Constructions-and-frames analysis of translations: The interplay of syntax and semantics in translations between English and German. Constructions and Frames 5(2). 143–167.

Faber, Pamela (ed.). 2012. A Cognitive Linguistics View of Terminology and Specialized Language. Berlin & New York: Mouton de Gruyter.

Fauconnier, Gilles & Mark Turner. 2003. The Way We Think. Conceptual Blending and the Mind’s Hidden Complexities. New York: Basic Books.

Lakoff, George & Mark Johnson. 2003. Metahors We Live By. Chicago, London: The University of Chicago Press.

Lasch, Alexander & Alexander Ziem (eds.). 2011. Konstruktionsgrammatik III: Aktuelle Fragen und Lösungsansätze. Tübingen: Stauffenberg.

Minsky, Marvin. 1975. A Framework for Representing Knowledge. In Patrick Henry Winston (ed.), The Psychology of Computer Vision, 211–280. (McGraw-Hill Computer Science Series). New York: McGraw-Hill.

Sullivan, Karen. 2013. Frames and Constructions in Metaphoric Language. (Constructional Approaches to Language 14). Amsterdam & Philadelphia: John Benjamins Publishing Company.

Ziem, Alexander. 2008. Frames und sprachliches Wissen: kognitive Aspekte der semantischen Kompetenz. (Sprache Und Wissen 2). Berlin: De Gruyter.

 

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15.11.2013, MSH Dijon Parler de son vin avec les bon mots

Parler de son vin avec les bon mots : vers un OenoLex espagnol?

Hablar de su vino con las palabras adecuadas: para un OenoLex español?

 

Laurent Gautier

Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182)

laurent.gautier@u-bourgogne.fr

vinolingua.dijon.recherche@gmail.com

Dire que le marketing du vin est, en partie du moins, une «affaire de mots» semble relever de la lapalissade. Que ce soit dans la presse spécialisée, sur les forums et autres blogs d’amateurs, sur les étiquettes ou même autour d’un verre lors d’une dégustation chez un producteur, présenter et faire apprécier un vin passe tout à la fois par des impressions/sensations et par les mots que l’on réussit – ou pas – à associer à ces dernières. La communication présentée dans le cadre de cette journée vise ainsi à revenir sur cette relation entre «la chose et le mot» pour tout à la fois la problématiser en montrant qu’elle n’est peut être pas aussi évidente qu’on veut bien le croire et présenter comment, dans le cadre d’un projet-test, une approche à l’interface entre linguistique, sensorialité et info-com peut répondre à certaines interrogations de la filière professionnelle. Instancié pour le moment pour les seuls vins de Bourgogne, OenoLex a vocation a être étendu à d’autres régions et d’autres langues : pourquoi pas l’espagnol et les régions viti-vinicoles d’Espagne et/ou d’Amérique Latine ?

Dans ce contexte, on commencera par contextualiser notre propos en partant de deux traits caractéristiques de la communication traditionnelle sur le vin : d’une part son côté quasi ésotérique pour le non-spécialiste et d’autre part son unidirectionnalité au sens où son destinataire est le plus souvent considéré de manière indifférenciée, faisant fi tout à la fois de ses possibles niveaux d’expertise et de la dimension sensible du référent vin.

Prenant le contre pied de ces deux tendances, le projet OenoLex – développé en synergie entre la MSH de Dijon, le Centre Interlangues de l’uB et le Center for leksikografi de l’Université d’Aahrus (DK) – vise à produire un nouveau type de représentation organisée des mots et des savoirs sur les vins. On discutera ainsi ses trois principes majeurs :

–   son ancrage dans la réalité discursive authentique des consommateurs à travers la constitution d’un corpus essentiellement oral indexé sur des situations de consommation ;

–   sa finalité multi-agent abordant les «mots et les choses» en fonction du degré d’expertise et d’investissement cognitif du consommateur visé ;

–   sa dimension cognitive qui vise à dépasser les dictionnaires ou autres lexiques du vin pour associer aux mots utilisés des «segments de savoirs».

La communication abordera pour terminer la question de l’ancrage culturel du contenu d’OenoLex dont la reconnaissance et la prise en compte sont indispensables avant d’envisager toute extension vers une autre langue et une autre culture viti-vinicole.

Les « mots du vin » : du lexique a la représentation via la sensation

Table ronde vendredi 27 septembre 15 h 30 MSH Dijon avec :

Laurent GAUTIER, Centre Interlangues « Texte Image Langage »

Cécile MATHIAUD, Attachée de presse Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Bertrand ROBILLARD, Directeur R&D, Institut Œnologique de Champagne (IOC) – Filiale du groupe Lallemand

Si les travaux sur le vin ont longtemps été l’apanage de disciplines comme la chimie, l’œnologie ou encore la géologie, la prise de conscience des enjeux de communication autour de ce produit phare de l’économie bourguignonne a permis aux SHS de se faire une place de choix dans la recherche appliquée à la filière vitivinicole. L’entrée par la linguistique est ainsi riche d’enseignements. Comment parle-t-on du vin selon son profil ? Quels mots emploie-t-on ? Comment naissent-ils ? Les représentations mentales liées aux usages linguistiques sont-elles toujours les mêmes, d’une langue à l’autre, mais aussi à l’intérieur d’une même langue ? Autant de questions auxquelles répondent les chercheurs en sciences du langage impliqués dans des contrats de recherche avec les acteurs de la filière en Bourgogne et au-delà. Définition et constitution de corpus adéquats, exploitation statistique de masse de données et description lexicale permettent d’aboutir à divers produits finis : lexiques, définitions, cartographie de représentations, etc.

Dans le cadre de :

Les Sciences Humaines et Sociales répondent aux enjeux d’innovation sociétale et économique

 

Animée par Patrice Bouillot, journaliste.