Séminaire de jurilinguistique – lancement Lyon 2 – 29 septembre 2017

« La mise en formule(s) du droit »

Séminaire tournant de jurilinguistique interlangue

Journée n°1 : « Traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Appel à communication

Le Centre Interlangues TIL de l’Université Bourgogne – Franche-Comté (EA4182) et le Centre de recherche en Terminologie et Traduction (CRTT EA656) de l’Université Lyon 2 mettent en place, à partir de la rentrée 2017, un cycle de séminaire tournant de jurilinguistique interlangues, interrogeant « la mise en formule du droit » et dont l’objectif est de constituer un réseau de recherche pérenne sur cette question, regroupant juristes, terminologues, analystes des discours juridiques, ainsi que traducteurs.

Les discours spécialisés des divers domaines sont les produits de pratiques langagières de communautés ou de milieux spécialisés, tant académiques que professionnels. Sur le plan terminologique, l’approche classique – qui part souvent d’ailleurs de la notion de langues de spécialité – considère l’analyse des discours de spécialité comme tributaire de la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes du domaine seraient des représentants langagiers. Pour le domaine juridique, Cornu pointait notamment les lexies « d’appartenance juridique exclusive » (Cornu, 2005 : 13). Le signe terminologique répondrait ainsi au souci de bi-univocité (Würster, 1970 : 94) comme condition de possibilité de tout discours spécialisé, ainsi du droit comme de tout autre.

Toutefois, le développement des discours experts (Maris, 2002 ; Cussó et Gobin, 2008 ; Léglise et Garric, 2012) et les processus de dilution des frontières institutionnelles (distinction sphère publique/sphère privée, nouvelles logiques d’administration de l’Etat, décentralisation, évolution de la séparation des pouvoirs), nécessitent de réinterroger cette perspective terminologique comme entrée des discours juridiques.

Sans toutefois quitter le plan lexical, un phénomène, observé conjointement par les juristes et les terminologues, est celui du recours croissant à des vocables ambigus, dépourvus de définition, dont la pertinence juridique interroge et dont l’emploi pose problème au législateur, au juge et au justiciable. Concernant les discours du domaine, Cussó et Gobin pointaient par exemple en 2008, le caractère « flou, abstrait, naturalisant » du « renouvellement lexical intense (et traduit dans 23 langues !) » (2008 : 7) du droit communautaire. Les juristes quant à eux, doctrine ou praticiens, identifient également cette généralisation du « flou du droit » (Delmas-Marty, 1986) justifié dans le domaine des Droits de l’Homme par la recherche du consensus international, « les règles précises dépend[ant] trop étroitement d’un contexte de règles de droit (Tunc, 1970 : 254) et conduisant les législateurs internationaux à adopter des déclarations d’intention truffées de standards juridiques non contraignants.

Le processus conjoint d’adaptation des normes aux contextes sociaux immédiats rend également le droit plus perméable à ces « formules ». Une nouvelle classification sociétale, juridique et politique est en train de s’imposer, faisant naître un tertium quid où les formules introduisent une nouvelle catégorie bouleversant le traditionnel couple terme juridique/terme non-juridique. Les structures du type fake news, alternative facts, ghost detainee, unlawful combattant, extraordinary rendition, illegal aliens, employées par des juristes et des hauts représentants de l’autorité politique, sont autant d’exemples de cette évolution, ainsi que d’une nouvelle manière de penser et de percevoir la norme, corrompue dans son caractère absolu et séduite (se-ducere) vers un univers relatif. Par l’association de termes en apparence antinomiques, ces formules semblent participer d’un nouvel imaginaire et de

nouvelles perceptions du monde, basées sur une ambiguïté et une confusion qui vont bien au-delà de l’implicitation et de l’exigence d’interprétabilité propres au discours juridique.

A partir d’une approche discursive et non strictement terminologique, nous plaçant dans le sillage des approches socioterminologique (F. Gaudin) ou de terminologie textuelle (Slodzian, Bourigault), nous formulerons donc une hypothèse : la formule, telle qu’elle a été conceptualisée par A Krieg-Planque, imite le terme. L’emploi des formules définies comme des unités lexicales (simples ou complexes) dotées d’un certain degré de figement et dont la circulation en fait des référents sociaux, concourt à la construction du consensus discursif. Quelles conséquences leur pénétration dans le discours juridique a-t-elle sur son économie générale et dans des contextes de reformulation du discours juridique aux non-initiés ?

Leur « impertinence sémantique » (P. Ricoeur) pose également au traducteur non seulement la question de la négociation entre les parties-sources et les parties-cibles (U. Eco), mais aussi celle de l’idéologie difficilement transférable d’une langue-culture à une autre, fondée, comme le montrait Destutt de Tracy, sur l’expérience sensible. Quelles stratégies le traducteur juridique devrait-il mettre en place afin de continuer à évoluer raisonnablement entre des communautés de langage où ces formules peinent à être « intersubjectivement reconnues » (Habermas, Vérité et justification, 2001 : 213) comme vraies, donc justes ?

Compte tenu de la dimension plurilingue affichée du séminaire, on accordera une attention toute particulière à la question de la « traduction » de ces formules où « traduction » est entendu dans un sens très large. Les différentes langues de l’UE – mais aussi au-delà – sont-elles, de la même façon, perméables à l’apparition de ces formules ? Leurs structures se prêtent-elles au calque et, dans ce cas, qu’en est-il de leur idiomaticité ? « Une traduction est-elle en mesure d’évoquer la même chose que l’original » (Oustinoff) ? Quelles méthodologies pour mettre au jour les épaisseurs sémantiques et les mouvements discursifs qu’elles condensent ? Quels effets perlocutionnaires sont mis en lumière lors du processus de traduction ? Comment les formules circulent-elles dans une langue-culture donnée avant et après leur inscription dans les textes de loi ?

Journée d’études n°1 : « traduire l’illégalité : les normes et leurs formules »

29 septembre 2017, Lyon 2

Nous cherchons à tester cette approche à partir d’un repérage de candidats-formules en discours juridique plurilingue, en centrant le champ d’investigation, pour la première journée et dans la continuité du cycle de journées 2017 initié par le CRTT, à la thématique de l’illégalité (ou de la justiciabilité), en contexte national, européen et/ou international. A titre d’exemples : intervention humanitaire ; guerre préventive ; droit/devoir d’ingérence ; migrant[s] ; dignité de la personne ; travail digne ; non-discrimination ; fait religieux ; …

Les propositions de communication sont à adresser avant le 5 1er septembre 2017 à :

Corina Veleanu :Corina.Veleanu@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier : laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Arthur Joyeux : arthur.joyeux@univ-fcomte.fr

Extended Deadline: Workshop on Technology in Translation

New Deadline for submission: 20.09.2017

How translators manage generic and contextual constraints:

Annotation, modelling, and information extraction using electronic corpora.

Friday, November 24, 2017

Academic coordinators: Laurent Gautier & Will Noonan (uBFC)

Research centre: Centre Interlangues (EA 4182)

Context:

In recent years, the field of translation studies has come to focus not only on the outcomes and applications of traditional academic research, but also, increasingly, on project-based “action research”, in which academics, professionals working in the field, and representatives of the language industry all play an active role. At the same time, projects focused specifically on the role and use of corpora in translator training and professional translation practice (corpus-based translation studies) have come to supplement traditional corpus linguistics research. A similar tendency can be observed in the growing role of semantically enriched multilingual text resources in the field of digital humanities, seen, for example, in the dedicated platforms developed by the network of Maisons des Sciences de l’Homme in France. In this context, then, this one-day workshop aims to stimulate dialogue between researchers, professional translators, language industry entrepreneurs and students in translation, including from the MA in Multimedia Translation (T2M) course offered at the University of Burgundy.

Focus:

This workshop aims to bring together, and build on, three main observations:

  • corpus-based research has tended to focus on microlinguistics, including terms, collocations and recurring syntagms. The results of such research can be observed, for example, in the functioning of termbases and translation memories.
  • professional translators have increasingly come to recognize the importance of the “macro” dimension of source texts, including macrolinguistic structures and generic markers. This dimension has long been recognised in the field of technical communication.
  • the growing body of research on the textual architecture modelling at different levels of granularity (seen, for example, in the Text Encoding Initiative) has made it possible to compare convergent and divergent structures within multilingual corpora.

Aims:

This workshop aims to stimulate discussion between professional translators, developers of CAT and MT tools, and researchers in the fields of Applied Linguistics, translation studies and information technology, around the question of how to manage generic criteria:

  • for academics: how can research results in text linguistics be modelled?
  • for professionals: what software solutions exist? how can new research be incorporated into these tools?
  • for translator trainers: how can these innovations be brought to bear when training translators in the use of corpora?

Presentation formats:

Proposals are requested for one of two formats:

  • 20-minute academic papers, to be followed by discussion time as part of a thematic panel;
  • 15-minute presentations of software solutions, whether at prototype or commercial stage.

The day will end with a round table discussion whose content will be determined by the proposals received. Language industry representatives will be offered the chance to demonstrate their products during the day.

Academic proposals should be written in English or French, and include a title, a 500-word abstract, 5 keywords and a short bionote.

Proposals for software presentations should include a 500-word description of the tool concerned (including its purpose, functions and architecture), along with a brief presentation of the company and of the state of the project.

Proposals are due by September 20th at the latest, and should be sent to laurent.gautier@ubfc.fr and will.noonan@ubfc.fr.

2ème appel : APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Equipe éditoriale

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des abstracts : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr et spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

#CfP : DIACHRONISCHE ANSÄTZE IN DER ERFORSCHUNG VON FACHDISKURSEN UND -KULTUREN

 

Textes & Contextes – Themenheft 2018

e-Zeitschrift der Forschungsgruppe EA4182 – U. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

DIACHRONISCHE ANSÄTZE IN DER ERFORSCHUNG

VON FACHDISKURSEN UND -KULTUREN

 

 

Herausgeberteam:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Termine

 

Veröffentlichung des Calls for Papers: Juli 2016

Deadline für das Einreichen von Abstracts: Ende Dezember 2016

Rückmeldung zu den eingereichten Vorschlägen: Februar 2017 (die endgültige Aufnahme erfolgt erst nach der Begutachtung der vollständigen Aufsätze)

Workshop (Austausch zur Struktur und Kohärenz des Heftes): Oktober 2017 (der genaue Termin wird noch bekanntgegeben)

Abgabe der vollständigen Texte: Dezember 2017

Rückmeldung nach dem review-Verfahrens: April 2018

Abgabe der überarbeiteten Texte: September 2018

Online-Publikation: Herbst 2018

 

Problemstellung: diachronische Ansätze in der Erforschung von Fachdiskursen und -kulturen – Theoriebildung, epistemologische Positionierung, methodologische Ansätze, diachronische Untersuchungen als Zugang zu Fachkulturen, Fallstudien

 

Mögliche Themenstellungen (offene Liste!):

  • Diskurstraditionen: Wie kann das Paradigma der Diskurstraditionen, das im Anschluss an Coseriu insbesondere in der deutschsprachigen Romanistik entwickelt wurde, für Fachsprachenforschung eingesetzt werden?
  • Diachronische Ansätze in der Terminologieforschung: Wie kann die historische Dimension in deskriptiven bzw. normativen Terminologiearbeiten berücksichtigt werden? Was bedeutet der Bedeutungswandel von Termini für die Entwicklung einer Fachkultur?
  • Diachronische Ansätze in der Wörterbuchforschung: Wie haben sich Makro- und Mikrostrukturen von Fachwörterbüchern entwickelt? Welcher Platz kommt der Darstellung historischen Fachwissens in Wörterbüchern zu?
  • Historische Konstruktion von Fächern: Durch welche Texte/Diskurse wird ein Fach strukturiert? Wie führt die Entwicklung von Wissenschaft und Technik zur Entstehung neuer Fächer und neuer Diskurse?
  • Studien zu Berufs- und Wissenschaftszeitschriften: Wie können solche – vor kurzem neu entdeckten – Korpora untersucht werden? Vor welchen methodologischen Problemen steht der Forscher, um historische Fachkorpora zu erstellen?
  • Innovativer Beitrag der Korpuslinguistik für die Methodologie diachronischer Ansätze, insbesondere um „Fachkulturen“ zu theorisieren;
  • Verhältnis zwischen Experten und Laien im Zuge der Entwicklung neuer Technologien und Medien: Wie wird Fachwissen z.B. auf Foren, Blogs, usw. verbreitet?
  • Ethnographische Dimension von Fachdiskursen: Wie kann der Forscher ein bestimmtes Fach historisch rekonstruieren?
  • Wie werden Fachwissen und Fachdiskurse in literarische Texte integriert? Gibt es so etwa wie historische Fachprosa?

 

Jeder akzeptierte Beitrag wird im double-blind-Verfahren begutachtet. Über die endgültige Aufnahme ins Themenheft entscheidet der wiss. Beirat der Zeitschrift.

 

Publikationssprachen: deutsch, englisch, französisch, spanisch

 

Vorschläge (Arbeitstitel, aussagefähiger Abstract von ca. 500 Zeichen, 6 Schlüsselwörter, zitierte bibliographische Angaben) werden an folgende VIER Adressen simultan geschickt:

didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr und spatin@eila.univ-paris-diderot.fr .

 

 

Das Stylesheet für die vollständigen Aufsätze finden Sie unter:

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP: ENFOQUES DIACRÓNICOS SOBRE DISCURSOS Y CULTURAS DE ESPECIALIDAD

 

Dossier temático para Textes & Contextes 2018

Revista digital de la EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

ENFOQUES DIACRÓNICOS SOBRE DISCURSOS Y CULTURAS DE ESPECIALIDAD

 

 

Equipo editorial:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche-Comté)

Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Calendario

 

Peticiones de contribuciones : julio de 2016

Fecha límite de las propuestas: diciembre de 2016

Notificación de las propuestas a los autores (sin compromiso para publicación) : febrero de 2017

Mesa redonda para la coherencia del dossier: octubre de 2017

Fecha límite para la entrega de los artículos: diciembre de 2017

Notificación de los artículos a los autores : abril de 2018

Envío de la versión enmendada de los artículos : septiembre de 2018

Publicación en línea : otoño de 2018

 

Temática: enfoques históricos sobre los discursos y culturas de especialidad, teorización, posicionamiento epistemológico, metodologías, la diacronía como vía de acceso a las culturas especializadas, análisis de casos.

 

Posibles reflexiones (lista no exhaustiva):

 

– Tradiciones discursivas: ¿Cómo el paradigma de las tradiciones discursivas, desarrollado, entre otros, por los romanistas alemanes después de Coseriu (escuela de Tübingen), puede ser aplicado en el caso de los discursos especializados?

– Enfoque diacrónico sobre la terminología: ¿Cómo incorporar la dimensión histórica en las perspectivas descriptivas y/o normativas de la terminología? Qué revela la evolución de los términos sobre el desarrollo de una cultura especializada?

– Enfoque diacrónico sobre los diccionarios especializados: ¿Cómo han evolucionado las macro y micro estructuras de los diccionarios especializados? ¿Qué importancia se le puede dar a la representación de los saberes especializados en cuanto a su aspecto histórico?

– Construcción histórica de los campos de especialidad: ¿Con qué discursos/textos se estructura un campo determinado? ¿Cómo la evolución de las ciencias y tecnologías llevan al nacimiento de los nuevos campos, y su puesta en discurso?

– Estudio sobre las revistas profesionales y revistas doctas (entre las cuales los discursos académicos): ¿Cómo abordar los corpus que quedan por estudiar? ¿Qué problemas metodológicos de constitución de corpus históricos se pueden plantear en lenguas de especialidad?

– Aporte innovador de la lingüística de corpus en la metodología del enfoque histórico, sobre todo, para teorizar las “culturas especializadas”

– Dimensión etnográfica de las lenguas de especialidad: ¿Cómo reconstruir el estudio de un ámbito especializado en su profundidad histórica?

– Incorporación de los conocimientos y de los discursos especializados en la literatura: en el cruce entre la diacronía y el texto literario, ¿existe una FASP (Ficción con Sustrato Profesional) histórica?

– …
Cada artículo aceptado en la primera fase de selección se someterá al comité editorial y a revisión por expertos con método de doble ciego.

 

Lengua de publicación: alemán, español, francés, inglés

 

Las propuestas tendrán que constar de un título, un resumen de alrededor de 500 palabras, 6 palabras clave y referencias bibliográficas citadas. Se enviarán simultáneamente a didier.carnet@u-bourgogne.fr , jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr , laurent.gautier@u-bourgogne.fr , spatin@eila.univ-paris-diderot.fr

 

Se puede bajar la hoja de estilo para los artículos definitivos en

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP: DIACHRONIC APPROACH TO SPECIALISED DISCOURSE AND CULTURES

 

Special issue for Textes & Contextes 2018

Online journal for the EA4182 – Université de Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

DIACHRONIC APPROACH TO SPECIALISED DISCOURSE AND CULTURES

 

 

Editorial team:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier (U. Bourgogne Franche Comté) Stéphane Patin (U. Paris Diderot – Paris VII)

 

 

Schedule

 

Call for papers: July 2016

Abstract submission deadline: December 2016

Official notification of acceptance (meaning encouragement, but not commitment for publication): February 2017

Day-long seminar (discussion around the link between the papers and strengthening the coherence of the special issue): October 2017 (date to be specified)

Paper submission deadline for peer review: December 2017

Paper review feedback to authors: April 2018

Paper submission deadline: September 2018

Online publication of papers: Autumn 2018

 

General background: historical approach to specialised discourse and culture – theorisation, epistemological positioning, methodology, diachrony as a means to access specialised cultures, case studies

 

Possible paths to be developed (non-exhaustive list):

  • discursive traditions: how can the paradigm of discursive traditions, developed inter alia by the German Romanists following Coseriu (Tübingen School), be implemented for specialised discourse?;
  • diachronic approach to terminology: how can the historical dimension be integrated in the descriptive and/or normative approaches to terminology? What do we learn from the evolution of the terms of the development of a specialised culture?;
  • diachronic approach to specialised dictionaries: how did the macro- and micro-structures of specialised dictionaries evolve? What room is there for the representation of specialised knowledge in their historical dimension?;
  • the historical construction of specialised fields: how are texts and discourse structured in a given field? How does the evolution of sciences and techniques lead to the formation of new domains and their techniques?;
  • research work on professional journals and reviews (including academic discourse): How do we deal with such largely-unexplored corpora? What methodological issues should be addressed regarding the construction of historical corpora in LSP contexts?;
  • innovative contribution of corpus linguistics to the methodology of the historical approach, more particularly in the theorisation of “specialised cultures”;
  • the evolution in the way lay persons relate to specialised discourse in the wake of new technologies: how is specialised knowledge propagated and how does it circulate in blogs, forums, etc.?;
  • the ethnographic dimension of LSP: how do we reconstruct the study of a specialised environment in its historical depth?;
  • the embedding of specialised knowledge and discourse: is there a historical FASP at the intersection of diachrony and literary texts?;

 

Each pre-selected paper will be submitted to the editorial committee and go through a double-blind peer-reviewing process.

 

Proposals, comprising a title, an abstract of about 500 characters, six key-words and references cited in the paper, will be sent simultaneously to didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr, laurent.gautier@u-bourgogne.fr, aspatin@eila.univ-paris-diderot.frnd

 

The style sheet (for accepted papers) can be downloaded from:

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

Dossier thématique pour Textes & Contextes 2018

Revue en ligne de l’EA4182 – Univ. Bourgogne Franche-Comté

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

 

APPROCHES DIACHRONIQUES DES DISCOURS ET CULTURES SPECIALISES

 

 

Equipe éditoriale:

Didier Carnet, Jean-Pierre Charpy, Laurent Gautier

[+ collègue hispaniste (en cours de finalisation)]

 

Calendrier

 

Diffusion de l’appel : juillet 2016

Date limite de retour des propositions : décembre 2016

Notification aux auteurs sur les propositions (valant encouragement, mais non engagement de publication) : février 2017

Journée d’études (discussion autour de l’articulation des articles et renforcement de la cohérence du numéro) : octobre 2017 (date à préciser)

Date limite de retour des articles : décembre 2017

Retour aux auteurs : avril 2018

Retour des versions revues : septembre 2018

Mise en ligne : automne 2018

 

Problématique : approches historiques des discours et cultures spécialisés – théorisation, positionnement épistémologique, méthodologies, la diachronie comme moyen d’accès aux cultures spécialisées, études de cas

 

Pistes pouvant être développées (liste non exhaustive) :

  • traditions discursives : comment le paradigme des traditions discursives, développé entre autres par les romanistes allemands à la suite de Coseriu (école de Tübingen), peut-il être mis en oeuvre pour les discours spécialisés ? ;
  • approche diachronique de la terminologie : comment intégrer la dimension historique dans les approches descriptives et / ou normatives de la terminologie ? Que dit l’évolution des termes du développement d’une culture spécialisée ? ;
  • approche diachronique des dictionnaires spécialisés : comment ont évolué les macro- et micro-structures des dictionnaires spécialisés ? Quelle place accorder à la représentation des savoirs spécialisés dans leur dimension historique ? ;
  • construction historique des champs de spécialité : par quels discours / textes un champ donné se structure-t-il ? Comment l’évolution des sciences et techniques conduit-elle à la naissance de nouveaux domaines et leur mise en discours ? ;
  • travail sur les revues professionnelles et revues savantes (dont les discours académiques) : comment aborder ces corpus encore largement ignorés ? Quels problèmes méthodologiques de construction de corpus historiques se posent en LSP ? ;
  • apport innovant de la linguistique de corpus dans la méthodologie de l’approche historique, en particulier pour théoriser les « cultures spécialisées» ;
  • évolution du rapport aux discours spécialisés pour le profane dans le sillage des nouvelles technologies : comment se diffusent et circulent les savoirs spécialisés sur les blogs, forums, etc. ? ;
  • dimension ethnographique des LSP : comment reconstruire l’étude d’un milieu spécialisé dans sa profondeur historique ?
  • insertion de connaissances et discours spécialisés dans la littérature : à l’intersection de la diachronie et du texte littéraire, existe-t-il une FASP historique ?

 

Chaque article, retenu à l’issue de la pré-sélection sera soumis au comité éditorial et donnera lieu à une expertise en double aveugle.

 

Langues de publication : anglais, allemand, espagnol, français

 

Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 500 signes environ, 6 mots-clefs et les références bibliographiques citées, seront adressées simultanément à didier.carnet@u-bourgogne.fr jean-pierre.charpy@u-bourgogne.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr .

 

Feuille de style (pour les articles définitifs) téléchargeable sur :

https://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/document.php?id=1307

 

CfP prolongé au 30 juillet : Terminologie oenologie gastronomie

Appel à communications

COLLOQUE « LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION »

27-28 septembre 2016 |Dijon – Beaune

Date limite de soumission repoussée au 30 juillet 2016

Au vu des premières propositions reçues, les projets de communication portant plus spécifiquement sur le volet « gastronomie » seront particulièrement bienvenues. 

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

LES TERMINOLOGIES PROFESSIONNELLES DE LA GASTRONOMIE ET DE L’ŒNOLOGIE : REPRESENTATIONS, FORMATION, TRANSMISSION

Les domaines de la gastronomie et de l’œnologie ont, comme tout domaine de spécialité, constitué au fil du temps leurs terminologies propres permettant de désigner tout à la fois le matériel utilisé, les procès mis en œuvre et les produits finis qui en résultent, de la description organoleptique d’un vin aux dénominations de plats sur la carte d’un restaurant. Si ces terminologies partagent avec : leur ancrage dans le domaine du sensible et du sensoriel avec leurs imaginaires respectifs marqués au sceau de la culture.

Cette première manifestation – et l’ouvrage de référence qui en découlera – entend ainsi interroger ces terminologies, et surtout leur usage en contexte, que ce soit entre professionnels, en situation de formation/apprentissage, ou entre professionnels et consommateurs/clients. On privilégiera les approches empiriquement fondées, que ce soit sur corpus, sur enquêtes ou sur procédures expérimentales. Au centre des échanges figureront les dimensions suivantes – sans que cette liste ne prétende couvrir tous les domaines susceptibles d’être abordés :

  • Gestion de la dimension subjective : Qu’il s’agisse de la notion de qualité, de « bien » boire ou manger, ou de « typicité », la dégustation d’un vin ou d’un plat étant une expérience hautement individuelle, comment gérer la part de subjectivité inhérente au lexique employé par les consommateurs ? Comment arriver à une objectivisation des termes retenus ? Comment assurer la « transférabilité » de ces termes objectifs ?
  • Gestion de la subjectivité spatiale : Qu’il s’agisse du rapport à un lieu-dit dit « terroir », « crus », « clos », « domaine », « maison », « terrasse », « restanque », « bancaus », ou « climats », comment distinguer ces terminologies, souligner leur analogie comme de l’influence dont elles ont profité ?
  • Gestion de la dimension hédonique : Toute expérience de dégustation comportant également une dimension de plaisir, comment l’intégrer aux descripteurs utilisés ? Des descripteurs hédoniques peuvent-ils prétendre devenir des descripteurs sensoriels ? Comment approcher les connotations positives ou négatives de ces termes particuliers ?
  • Terminologie maison / d’entreprise : Par-delà les terminologies officielles (races, variétés, cépages, etc.), comme normées (ex : techniques de cuisson ou morceaux de pièces de viande – en cours de remaniement), les secteurs visés se caractérisent par l’existence de terminologies « maison », que ce soit pour des questions de tradition ou de positionnement marketing. Comment ces terminologies sont-elles gérées et transmises ? Les entreprises en ont-elles conscience ? Comme sont-elles articulées avec les terminologies officielles ?
  • Terminologie et interactions en relation clients : Compte tenu de l’importance, dans les domaines visés, des interactions avec les clients, comment le transfert transgénérationnel, transrégional, transsocial des concepts (ex : modèle qualitatif) et des termes se passe-t-il ? Quelles sont les stratégies des professionnels pour contourner les problèmes de compréhension ? Comment adaptent-ils une terminologie au profil de la clientèle ?
  • Terminologie et interactions en situation de formation : Que ce soit en interne, en entreprise ou face au consommateur-client, l’utilisation de la terminologie, officielle ou maison, passe par sa maîtrise et, donc son apprentissage. Comment celui-ci est-il assuré en situations de formation ? Comment cette maîtrise est-elle testée ? Quels supports existent en français et en langue étrangère ? Quel logiciel (ou application) de génération de terminologies culinaires peut-on encore développer ?
  • Terminologie et ancrage / imaginaire culturel : Compte tenu de la profondeur historique de ces terminologies, à l’instar des noms d’apprêts et de sauces (cf. Le Répertoire de la cuisine de Gringoire et Saulnier), comment ces appellations peuvent-elles conserver leur légitimité ? Comment au travers d’une terminologie et des discours renvoie-t-on à des dimensions intangibles de la dégustation ?
  • Terminologies des professions et des métiers de la gastronomie et de l’œnologie : quel rôle jouent-elles dans la construction des domaines d’activité ? comment et pourquoi évoluent-elles ? sont-elles normées ? quelles représentations pour le public / les consommateurs ?

Localisation

Les deux journées de colloque se dérouleront au plus près des acteurs professionnels, à savoir le mardi 27 septembre au Lycée d’application hôtelier du Castel à Dijon et le mercredi 28 septembre au Lycée Viticole à Beaune.

 

 

 

 

Droits d’inscription

TARIF PLEIN 120€ –        Matériel (mallette, programme, actes)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

–        Déplacement à Beaune (AR bus dédié)

–        Pass bus/tram Dijon

–        Déjeuners (2 jours)

–        Cocktail dinatoire (soirée gala

Tarif réduit

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

90€
gratuité

Étudiants, doctorants et personnels

établissement membres UBFC

0€ –        Matériel (mallette, programme)

–        Accueils et pauses café

–        Visite guidée Beaune

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 30 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fr et anne.parizot@univ-reims.fr

 

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 12 mai 2016
  • Date limite de retour des propositions : 30 juillet 2016
  • Notification aux auteurs : 15 août 2016
  • Publication du programme : 5 septembre 2016
  • Remise des textes pour expertise avant publication : 1er novembre 2016

 

Colloque organisé avec le soutien de :

Université de Bourgogne – Laboratoire TIL – Laboratoire CIMEOS – Grand Dijon – Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)

Coordination scientifique :

Jean-Jacques Boutaud (Dijon), Laurent Gautier (Dijon), Clémentine Hugol-Gential (Dijon), Anne Parizot, (Charleville-Mézières), Kilien Stengel (Tours)

CfP Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie

Appel à communications : Colloque « Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission », 27-28 septembre 2016, Dijon – Beaune

Organisation : MSH, TIL, CIMEOS

L’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, accompagnée par la création en cours d’un réseau de Cités de la Gastronomie, dont une située à Dijon, a donné une visibilité internationale à la tradition gastronomique française relançant du même coup l’intérêt des scientifiques, en particulier dans les sciences humaines et sociales, pour cet objet d’étude éminemment culturel. Il en va de même pour la vigne et le vin que l’année 2015 a également mis en valeur à travers l’inscription en juillet dernier des « coteaux, maisons et caves de Champagne » et des « climats du vignoble de Bourgogne » au patrimoine mondial tandis que se prépare pour 2016 l’ouverture de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux, que Beaune et l’interprofession bourguignonne travaillent à la création d’une Cité des Vins de Bourgogne et que s’est mis en place en Bourgogne un Groupement d’Intérêt Public « Pôle Bourgogne Vigne et Vin » associant chercheurs et professionnels sur ces thématiques.

Objets scientifiques, culturels et mémoriels, la gastronomie et le vin sont par ailleurs l’objet de toutes les attentions en matière de formation et d’éducation par exemple à travers les semaines de la gastronomie et du goût, organisées chaque année en automne, ou dans la proposition de loi sur l’information sur la vigne et le vin (n°617 du 11 juin 2014) qui stipule que « le vin est une boisson qui entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur et qu’il faut savoir apprécier et consommer avec modération : la consommation responsable passe par le savoir, l’éducation et la culture ».

Dans ce contexte international, national et régional favorable, la maison des Sciences de l’Homme de Dijon, en collaboration avec les laboratoires CIMEOS et TIL, organisent les 27 et 28 septembre 2016 deux journées de réflexion sur :

Les terminologies professionnelles de la gastronomie et de l’œnologie : représentations, formation, transmission

Modalités de soumission : Les propositions de communication, comprenant un titre provisoire, un résumé d’environ 1500 signes ainsi que 5 mots-clefs et une bibliographie de 5 titres, sont à adresser avant le 13 juillet 2016 à : laurent.gautier@u-bourgogne.fret anne.parizot@univ-reims.fr

Appel à communication en pièce jointeAppel_a_communication_vEnd

Cfp Les confréries et leurs discours : appel prolongé au 20 janvier

Prolongation : 10 janvier 2016

Patrimoine immatériel et identité(s)

Entre Terroirs et territoires : Les confréries et leurs discours

Colloque de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

IUT Reims-Châlons-Charleville

SUAC (Service Universitaire de l’Action culturelle de Reims)

En partenariat avec l’Université de Bourgogne et l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (Tours)

Charleville-Mézières 6 et 7 mai 2016

 

Ce colloque pluridisciplinaire et transdisciplinaire s’inscrit dans le prolongement de la réflexion sociale sur la notion de patrimoine. Il s’agira lors de ces journées de questionner, à travers les confréries, la problématique du patrimoine immatériel. La manifestation envisage de traiter plus spécialement des confréries gastronomiques (bachiques, œnologiques, vineuses et alimentaires) et s’inscrit dans le cadre du Festival des Confréries en Ardenne.

Événement unique en son genre en France, ce festival, créé en 2004, rassemble actuellement une cinquantaine de confréries gastronomiques. Il est envisagé d’en accroître la dimension à la fois au niveau national et international. Il se tiendra les 7 et 8 mai 2016 à Charleville-Mézières : le colloque précédera donc l’événement et sera en synergie directe avec lui.

 

Disciplines concernées : économie, gestion, histoire, sciences de l’information et communication, sémiotique, linguistique, terminologie, anthropologie, sociologie

 

Plusieurs axes d’études seront ainsi privilégiés (liste non exhaustive) :

  • Création et conditions d’existence des confréries, évolution en France et à l’étranger. Ce colloque s’intéressera à l’évolution historique des confréries, de leur création jusqu’à nos jours, et à leur articulation avec les grands mouvements de l’histoire des mentalités et de l’histoire culturelle. Il analysera les relations qu’elles entretiennent avec les provinces et régions et adoptera aussi une perspective interculturelle en étudiant le phénomène à l’étranger, ainsi que les rapprochements, voire « jumelages » existant entre des confréries proches de différents pays.
  • Au-delà de l’aspect folkorique (thème qui peut d’ailleurs être développé) les thématiques abordées concerneront tout particulièrement : les symboliques (gestuelle, cérémonies, blasons…), les rituels liés aux cérémonies d’intronisation, la terminologie employée ainsi que le fonctionnement discursif des confréries : discours d’intronisation, types d’écrits, formules de routine, etc. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée. Ces éléments sont largement empruntés à l’histoire et intègrent un discours basé sur un répertoire d’ancien français : des études sur ces corpus comparables dans d’autres langues seront les bienvenues.
  • On s’interrogera également plus précisément sur ce qui « fait sens » dans ces manifestations en relation ou non avec le phénomène de mondialisation. A l’heure où le repas gastronomique des Français est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, les confréries se définissent en effet comme un des premiers maillons de la sauvegarde du patrimoine gastronomique et de valorisation des produits authentiques et de terroir. Elles ont obtenu elles-aussi la reconnaissance de l’UNESCO, ont donc leur place dans le patrimoine culinaire et gastronomique et participent en ce sens à l’inventaire du patrimoine.
  • Une attention particulière pourra être portée à l’onomastique des confréries.
  • Enfin on s’interrogera sur les enjeux et les impacts sur le développement durable et la RSE. Cet axe aura pour objectif d’interroger les relations entre le triptyque patrimoine/société/confréries dans le cadre plus général des relations sociétales.

Les thématiques s’orienteront plus particulièrement vers la construction d’identités, d’authenticité (des produits) et d’histoire(s) (des territoires/terroirs et des produits), thème essentiel. La construction des identités régionales par le biais des confréries sera également étudiée et pourra aborder l’évolution des corps de métiers dont elles sont issues.

Tout ou partie de ces thèmes sera susceptible d’être abordé de façon transversale.

Il est important de souligner que ce colloque scientifique ne se veut pas exclusivement universitaire. Les membres des sociétés savantes (confréries), régionales, locales ou internationales, sont en particulier conviés à y prendre part.

 

Procédure pour l’envoi des propositions de communications orales ou affichées :

  • 
Les propositions de contributions, en anglais ou en français, seront envoyées au format PDF (police Times 12, interligne 1,5, marges 2,5 cm.) Elles comporteront le titre de la communication, un résumé de 500 mots maximum, 3 à 5 mots-clés, des références bibliographiques (10 au maximum).
Les participants indiqueront le format désiré pour leur présentation (communication orale ou affichée) et le type de contribution (scientifique ou témoignage réflexif).
  • Merci de préciser le nom et l’appartenance institutionnelle de l’auteur ou des auteurs, et l’adresse de correspondance.
  • Les doctorants sont invités à communiquer sous forme de poster.
  • 
Les propositions sont à envoyer en pièce jointe conjointement à : parizot@univ-reims.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr
  • Dates importantes :
  • 
Date limite de réception des résumés : 20 janvier 2016
  • Notification d’acceptation des communications ou posters : 
30 janvier 2016
  • Envoi des textes définitifs : 15 mars 2016
  • Diffusion programme définitif : 15 avril 2016

 

Dates du colloque : 6 et 7 mai 2016,

Dates du Festival international des confréries : 7 et 8 mai 2016.

 

Publication : une sélection de contributions sera publiée dans un volume thématique chez un éditeur international, après expertise en double aveugle.

 

Comité de pilotage :

Laurent Gautier, professeur de linguistique appliquée, Université Bourgogne – Franche-Comté

Anne Parizot MCF (sciences de l’information et de la communication) Université Champagne-Ardenne

 

Comité scientifique :

Loïc Bienassis Institut européen histoire et des cultures de l’alimentation IEHCA

Jean-Jacques Boutaud Université de Bourgogne-Franche-Comté, Dijon

Marc de Ferrière le Vayer, Université François Rabelais, Tours

Laurent Gautier MSH Université Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Pascal Lardellier Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon

Anne Parizot Université Champagne Ardenne