Quand le numérique a besoin de linguistique et de sémantique !

Quand le #numérique a besoin de #linguistique et de #sémantique !

Pour s’en convaincre, lisez le compte rendu et visionnez le ppt du VitagoraCafé du 20 juin avec #CVTAthena #CNRS autour de #adwine #smartad#words4Wine

Un projet de #MSHDijon Université de Bourgogne développé par Laurent Gautier Cyril Nguyen Van et Christophe Cruz

Lien ici.

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La terminologie du vin au prisme des corpus oraux de dégustation / présentation (français-allemand) : entre émotions, culture et sensorialité

Publication de l’article rédigé avec Matthieu Bach pour Etudes de #Linguistique Appliquée 188, coordonné par Julien Longhi :
 
La #terminologie du #vin au prisme des #corpus #oraux de #dégustation / #présentation (français-allemand) : entre #émotions, #culture et #sensorialité
 
Version pre-print intégrale disponible ici.
Nouvelle brique au projet #Words4Wine développé à la MSH de Dijon par plusieurs de mes doctorants !
 
Résumé : Cet article vise à interroger et illustrer les apports de larges corpus oraux authentiques pour l’étude de la terminologie d’un domaine « flou », celui de l’œnologie, dans une approche contrastive français-allemand. D’un point de vue théorique, il s’agit tout d’abord de s’arrêter sur la nécessaire redéfinition de plusieurs principes de la terminologie traditionnelle en interrogeant le rôle de l’usage des termes, leur construction prototypique et leurs dimensions extra-techniques. D’un point de vue pratique, on discute ensuite, à partir du cas spécifique des données mobilisées, les contraintes pesant sur la collecte d’un corpus approprié. La dernière partie propose trois études de cas illustrant le fonctionnement de cette terminologie dans le corpus en question.

Le discours du guide-conférencier comme marqueur d’identité d’une institution touristique : l’apport d’un corpus oral authentique

Nouvel article sur les #discours #touristiques en analyse #outillée, avec Olivier Méric dans Etudes de linguistique appliquée (2017/4, numéro 188, Paris, Klinksieck, coordonné par Julien Longhi)

Le #discours du #guide-conférencier comme marqueur d’identité d’une #institution #touristique : l’apport d’un #corpus #oral authentique

Version pré-print intégrale ici.

Cet article propose une analyse outillée d’un type de discours rarement étudié dans les travaux sur la communication touristique : les visites-conférences. Il s’inscrit dans une linguistique située des discours spécialisés et vise à modéliser, à partir de données authentiques, le protocole discursif sous-jacent à ces interactions, avec pour objectif de mettre au jour les récurrences pouvant être interprétées comme marqueurs de l’identité institutionnelle du guide. Après avoir circonscrit le cadre méthodologique retenu et présenté le corpus inédit compilé, la section principale propose des études de cas illustrant comment une analyse à la fois qualitative et quantitative des niveaux macro-, méso- et micro-, permet de représenter tant le contenu que la forme prototypique de la visite-conférence.

ppt De la terminologie spontanée à une terminologie aménagée et vice-versa : parler des vins espumantes au Brésil

Communication lors des Journées 2018 du réseau #Réaliter  accessible ici.

#terminologie #sensorialité #vin #oenologie #corpus #linguistique #située

[Contexte] Le marché des vins effervescents au Brésil a fortement augmenté ces dix dernières années, affichant une hausse de +248% selon l’OIV[1]. L’Instituto Brasileiro do Vinho (Ibravin) indique que cette catégorie de produits représente environ 80% du marché vitivinicole intérieur en 2015[2] et enregistre une augmentation de 79,58% dans l’importation de ce type de produit[3] en 2017. Cette augmentation globale de la production, de la commercialisation et de la consommation d’effervescents au Brésil entraîne, tout naturellement, un besoin accru de valorisation et donc de communication autour de ces produits, mobilisant, entre autres, des descripteurs de nature terminologique.

[Problématique] Cette quête de valorisation est très récente dans le domaine puisque la première IG (Indication Géographique) date de 2002 pour Vale dos Vinhedos. L’attribution d’une telle certification passe de facto par une réglementation des caractéristiques concernant l’élaboration du produit et repose sur la formulation d’un discours réglementaire. Ce domaine spécialisé en plein essor connaît actuellement, au niveau communicatif, une tension entre emprunts à la terminologie française correspondante et aménagement d’une terminologie dédiée en portugais du Brésil pour communiquer sur les productions locales. Cette proposition s’inscrit ainsi à l’intersection entre les axes « traduire les termes en recourant à la terminologie spontanée », « néologie en terminologie » et « diffusion et implantation de la terminologie » de l’appel à communications.

[Corpus] L’analyse porte sur le discours des spécialistes et non-spécialistes autour des vins espumantes. Le premier corpus est issu d’articles des neuf numéros de la Revista Brasileira de Viticultura e Enologia (RBVE), d’une quarantaine de sites d’élaborateurs d’espumantes et de textes officiels spécifiant les spécificités du produit et implémentant une terminologie normée, comme les différents cahiers de charges (regulamento de uso) ou la loi nº 7.678, de 2018 sur la production, circulation et commercialisation de vin. Le deuxième corpus est constitué de réponses de cinq cent consommateurs à un questionnaire diffusé en ligne et portant sur les descripteurs employés spontanément.

C’est à partir de ces différents discours que sera examinée la terminologie de la filière et des consommateurs afin de repérer et analyser les doubles aller-retour entre d’une part emprunts et néologismes utilisés et d’autre part terminologie spontanée construite sur la base de l’expérience (mémorielle) de dégustation et terminologie aménagée.

Plusieurs stratégies apparaissent, notamment dans la terminologie stabilisée et aménagée, dont il conviendra d’examiner les motivations :

  • recours à différentes tentatives d’intégration des emprunts, comme le rapprochement de l’orthographe selon les spécificités de la langue cible (« degórgement ») ;
  • ajout d’un préfixe (« pós-dégorgement ») ;
  • introduction d’une définition pour le mot emprunté (« véraison (mudança de cor) ») ;
  • stratégies de reformulation à partir du mot français (« deguelo », « deburbado »)
  • création d’une nouvelle terminologie par métaphore (« gaiola/gaiolinha »).

Dans tous les cas, le recours à la terminologie française s’avère systématique lors que les professionnels de cette filière s’expriment sur leur produit. Un recours tout à fait naturel si l’on tient compte du rôle prototypique du Champagne dans le domaine des effervescents.

 

[1] Site Web : http://www.oiv.int/public/medias/3097/les-vins-effervescents-fr-complet-3.pdf, consulté le 12/11/2017.

[2] Site Web : http://www.ibravin.org.br/noticias/ibravin-lan%C3%A7a-marca-brasil-espumantes.php, consulté le 12/11/2017.

[3] Site web : http://www.ibravin.org.br/Noticia/abastecimento-do-mercado-de-vinhos-no-brasil-apresenta-crescimento-de-3-no-primeiro-semestre/305, consulté le 12/11/2017.

ppt Quelle(s) recherche(s) sur les discours et cultures de spécialité pour articuler enseignement et recherche en LEA ?

Contribution à la table ronde « recherche » de la journée d’études « Enseigner les langues en ELA » organisée par le CEL de l’Univ. Jean Moulin – Lyon 3.

La présente contribution à la table ronde 4 est consacrée aux langues et cultures de spécialité, saisies non seulement comme objet d’enseignement, mais aussi de recherche sui generis dans le supérieur français qui, pour garder une crédibilité à la filière, ne peuvent être dissociées – comme c’est toutefois encore souvent le cas.

Il part du constat que cet objet ne bénéficie pas encore, dans la double dimension indiquée, d’une prise en compte institutionnelle suffisante – malgré l’appel de Gréciano (1998) – et ce alors même que les besoins sont patents, en particulier à l’Université en filière LEA, en LANSAD ou dans les bi-filières (de type allemand-économie).

Il s’agira de montrer que, pourtant, nombre de paradigmes de recherche sont aujourd’hui disponibles pour aborder cet objet en tant que langue-culture de spécialité, comme cela est depuis longtemps le cas dans l’anglistique française (http://www.geras.fr/dossiers/dossiers.php?val=79_statuts), et permettre à la recherche française sur ces questions de s’ancrer dans un paysage international en constante et rapide évolution.

Les quatre thèses soumises à débat seront :

  1. L’objet « langues et cultures de spécialité » ne peut être saisi sur un plan exclusivement micro-linguistique.
  2. Il n’existe que si il est articulé sur les cultures de spécialité qui le sous-tendent, elles-mêmes résultat d’un processus d’évolution qui ne peut être saisi qu’en incluant la dimension diachronique.
  3. Les langues-cultures spécialisées ne peuvent ainsi être saisies qu’au travers de larges corpus répondant aux standards internationaux.
  4. Décrire les langues-cultures spécialisées inclut donc de facto une dimension cognitive, celle de la structure conceptuelle du champ visé.

La présentation ppt est disponible ici.

ppt Traduire le flou, même en droit ? Les composantes sémantiques et pragmatiques du texte juridique en vue de sa traduction

Traduire le flou, même en droit ?

Les composantes sémantiques et pragmatiques du texte juridique en vue de sa traduction

La conférence trouve classiquement son point de départ dans les liens intrinsèques entre le droit et la langue. Instanciés au niveau terminologique, ils conduisent à présenter la terminologie juridique comme n’étant soluble que dans un système et un contexte juridiques donnés, et définissent la traduction juridique comme reposant sur une comparaison et une traduction des systèmes conceptuels sous-jacents. Dans ce contexte, la reconnaissance de « standards juridiques », entendus comme concepts indéterminés a priori (Bernard, 2010) est venue troubler cette mécanique bien huilée : le principe de subsidiarité (Joyeux, 2016) en est un exemple de premier plan.

Il s’agira donc, à partir de la discussion d’un cas pouvant être présenté comme un cas d’école – le principe de non-discrimination / Nicht-Diskriminierung / Gleichberechtigung – de discuter les enjeux théoriques, en particulier sémantiques et pragmatiques, de ces « termes flous » pouvant être rapprochés de ce que l’analyse du discours française qualifie aussi de « formules » (Krieg-Planque, 2009). On s’interrogera ainsi sur (i) la question des définitions, censées garantir au traducteur la validité de l’équivalence conceptuelle, (ii) la part de savoirs encyclopédiques / spécialisés, mais aussi discursifs à injecter dans l’opération de compréhension et de traduction et (iii) la façon dont la théorie des cadres (frame semantics) peut se révéler pertinente en jurilinguistique.

Les réflexions soumises à discussion reposeront sur l’analyse d’un double corpus autour du standard principe de non-discrimination dans le couple de langues, et dans les traditions juridiques, français-allemand. Le premier corpus interrogé est constitué de bitextes parallèles permettant de mettre au jour les stratégies de traduction retenues par les organisations internationales mais aussi de voir les réseaux lexico-sémantiques construits dans ces textes au travers de reformulations / variations des formulations premières. Ces premiers résultats seront complétés par l’étude de textes comparables, précisément des commentaires doctrinaux originaux issus des deux systèmes, permettant d’examiner la « vie sémantique » de ce standard dans les deux langues-cultures.

Lien vers le ppt ici.

ppt online Modélisation des terminologies sensorielles du discours expert et non expert pour la plateforme de recommandation hybride SmartAd

#terminologie #sémantique #vin #sensorialité #recommandation #corpus #oenologie #gastronomie

Présentation accessible ici.

La lisibilité et la compréhension du discours expert par un consommateur non-expert sont sources de difficultés impactant l’acte d’achat [1]. Cette réalité est particulièrement vraie dans le domaine du vin où les propriétés organoleptiques et sensorielles des vins décrits par les institutions et experts portent une charge sémantique complexe difficilement appréhendable par les amateurs. D’après [2], au moins trois facteurs sont responsables de cette tension :

1) la densité terminologique du discours et l’importance de celle-ci pour son degré de cohérence ;

2) le potentiel sémantique du terme, tant du point de vue de sa mise en discours que de son interprétation lors de la lecture ;

3) et dans une moindre mesure, la morphologie du terme.

Ainsi, la communication proposée visera à présenter des travaux interdisciplinaires associant linguistique de corpus, sémantique formelle et informatique et ambitionnant le développement d’un système générique de recommandation hybride d’items [3, 4, 5] présentant une dimension sensorielle : des vins ou des mets (goût), des fragrances ou des parfums (odorat), de la musique (ouïe), des matières en aménagement intérieur (toucher) ou encore des perceptions multimodales complexes (ambiances urbaines, traces touristiques).

La plateforme SmartAd, et le projet sous-jacent AdWine spécifiquement centré sur le vin, s’inscrivent ainsi dans le contexte stratégique de la transition numérique de l’économie et sont orientés vers le conseil et l’aide aux consommateurs. Ils permettent le partage pédagogique et intuitif des expériences sensibles, à la croisée entre terminologies des experts et professionnels pour décrire les items et terminologies adoptées par les consommateurs incluant, par-delà la dénomination technique, des dimensions évaluative, expressive et émotionnelle [6, 7, 8, 9].

A partir de ces travaux en cours, la communication présente une solution méthodologique et technique pour combler le gap sémantique entre la connaissance descriptive du discours expert des œnologues/sommeliers/prescripteurs incarnés par les guides et revues de référence, celle du discours institutionnel des interprofessions, et celle du discours de l’amateur néophyte. En l’occurrence, soit le non-expert reprend les discours experts sans nécessairement en avoir la maîtrise, engendrant ainsi une confusion sémantique, soit il créée son propre discours incluant une terminologie propre construite à partir d’expériences passées mais débouchant sur une couverture sémantique réduite à dimension technique minimale (i.e. minéralité [10][11]), ou une spécialisation sémantique réduite à dimension évaluative maximale (i.e. buvable/buvabilité).

L’objectif de la solution discutée ici est donc de produire des services de recommandation d’items, et d’exploiter ces connaissances dynamiques dans un processus d’extraction d’information dans la mesure où des formes d’expression du web 2.0 (forums, blogs) déplacent l’étalon définitoire des discours prescriptifs.

nouvel article : La construction du discours de dégustation du Crémant de Bourgogne de 1995 à aujourd’hui

#Discours #œnologie #Crémant #Bourgogne #sémantique #terminologie

Ce chapitre d’un ouvrage collectif consacré aux différentes facettes de la/des Bourgogne(s) viticole(s) est consacré à une analyse de la construction des représentations discursives du Crémant de Bourgogne sur une diachronie courte et à partir de discours prescriptifs, en l’occurrence ici un choix représentatif de guides de dégustation. L’analyse outillée de ces discours, qui mobilise la méthodologie de la sémantique discursive, s’intéresse à 5 catégories saillantes : la désignation du produit, sa classification, sa localisation, ses circonstances de consommation et les représentations qu’il évoque.

L’article débouche sur une proposition de définition-robot pouvant être perçue comme une vulgate dans le type de texte considéré : « Le Crémant de Bourgogne a succédé au Bourgogne mousseux et s’en distingue par une qualité supérieure. Il soutient, même si c’est dans une mesure limitée, la comparaison avec le Champagne. Il vient notamment de la Côte Chalonnaise (Rully), est plutôt un Blanc de Blanc, Brut. Il est produit majoritairement à partir de Chardonnay et de Pinot Noir et s’inscrit dans une certaine tradition et culture familiale. C’est un vin d’apéritif. » (p. 252)

In : Serge Wolikow & Olivier Jacquet (Eds). Bourgogne(s) viticole(s). Enjeux et perspectives historiques d’un territoire. Dijon, EUD, 2018, 237-252. Lien éditeur.

ppt online #Wortbildungsmuster in #Hashtags in politischen #Tweets: doppelte Kurzformen? Frz.-Deutsch kontrastiv

#Twitter #Medienlinguistik #Politolinguistik #Diskursanalyse #Wortbildung #Konstruktion #Semantik #Phraseologie #Morphologie #CMT
 
Der Beitrag untersucht Wortbildungstendenzen in zwei Korpora politischer Tweets auf Deutsch und Französisch. Er geht davon aus, dass soziale Medien neue Kommunikationsformen mit sich gebracht haben, die mehrere für linguistische Fragestellungen interessante Merkmale aufweisen, darunter – was Twitter betrifft – die (allmähliche) Anpassung der Sprache und der Sprachgewohnheiten an die Kürze, u.a.m. durch Auslassungen, Zusammenschreibungen, Abkürzungen, Multimodalität… Ziel ist es, in diesem Rahmen folgende drei Themenkomplexe anzuschneiden: (i) Lassen sich gewisse Wortbildungstendenzen beobachten? (ii) Wenn ja, welche Funktionen können diesen Formen zugeordnet werden? (iii) Mit welchem theoretischen Rahmen lassen sie sich modellieren.
Die Untersuchung basiert auf der Auswertung eines originalen Korpus politischer Tweets, das während der Kampagne zur Europawahl 2014 erhoben wurde. Das Material wurde qualitativ und quantitativ maschinell ausgewertet. Sie reiht sich methodologisch in folgende Themenbereiche ein: Schrift- und Orthographieforschung, Morphologie und Morphosyntax, Phraseologie, Syntax-Semantik-Interface und Konstruktionsmorphologie.
Im Hauptteil werden drei Wortbildungsmuster exemplarisch analysiert und funktional kategorisiert: reguläre Komposita, die wie Fahnen- und Stigmawörter funktionieren, Adhoc-Zusammenfügungen mit instruktioneller Funktion und „Satz“-Komposita bzw. Muster mit metakommunikativer Funktion. Für jeden Typ werden quantitative Differenzen zwischen beiden Sprachen herausgearbeitet.
Link zur Präsentation hier

CfP – Dijon, 23.11.2018 – Culture in/and Multimedia Localisation

Culture in/and Multimedia Localisation:
Measurable quantity or smoke and mirrors?

 

A one-day workshop for researchers, language industry professionals and students organised by the “Modèles et discours” research group of the EA4182-TIL research centre, in collaboration with the Multimedia Translation (T2M) and Intercultural Management (ICM) MA programs.

 

Date: Friday, 23 November 2018

 

Location: Maison des Sciences de l’Homme, Dijon (on the Montmuzard university campus)

 

Organisers:

Will Noonan, Alex Frame, Laurent Gautier, Isabel Rivas (UBFC)

Aurélie Perrin (videogame translator, Oreli Translation)

 

Languages: English is the primary language for presentations and for the planned follow-up publication. Proposals in French will also be considered.

 

Background:

Despite, or perhaps because of, growing scholarly and professional interest in the field, multimedia localisation remains an awkward subject to conceptualise, teach, and explain to potential clients. One factor here is the lack of a sufficiently robust practical definition: if “[l]ocalization involves taking a product and making it linguistically and culturally appropriate to the target locale (country/region and language) where it will be used and sold” (LISA 2003), both the diversity of products and the varied technical, linguistic and cultural skills required to adapt them for different markets and submarkets make it difficult to determine where the process begins and ends.

Part of the problem lies in the evolution of interactive digital products since the field first came to be recognised: from software interfaces through web-based content to mobile and tablet apps, and from text-based to multimedia, VR, AR and IoT products, capable of increasingly complex input as well as output channels. But whether we adopt a restrictive definition of localisation as covering only the questions specific to interactive multimedia products beyond the more general issues of translation and adaptation (cf. Martin 2005), or a “holistic” view of “a complex communicative, cognitive, textual and technological process by which interactive digital texts are modified to be used in different linguistic and socio-cultural contexts, guided by the expectations of the target audience and the specifications and degree requested by initiators” (Jimenez-Crespo 2013: 20), the intangible cultural dimension of localisation ultimately seems more problematic than the strictly technical one. While Jimenez-Crespo highlights the importance of following client specifications, the increased emphasis on multimedia content and on interaction in digital products arguably implies a greater need for cultural expertise in adaptation than in the case of specialised written texts.

The notion of a “culturally customised” website has long been a mainstay of research into multilingual digital communication strategies (cf. Singh and Pereira 2005, Baack and Singh 2007, Singh 2012). A search through Google results, social media and other content posted by localisation professionals also suggests that the concept offers a viable marketing strategy, at least from the point of view of explaining the need for and benefits of culturally-oriented localisation to clients. What is less clear, however, is how principles of “cultural” customisation can be balanced against the demands and preferences of a given market segment, or against the source or target market positioning of a specific organisation, service or product. Contributions to the academic literature cover both theory-driven deductive and data-driven inductive approaches to the question of cultural differences (cf. Moura, Singh, & Chun 2016 for a comprehensive review). Although some are sensitive to the influence of multiple factors on the localisation process (e.g. Shneor 2012), sometimes extending to questions of strategic marketing or communications positioning, a relatively small number of studies underline the need, for example, to take into account representations of the organisation or its national identity among the target publics (cf. Tigre Moura, Gnoth, and Deans 2015).

While it is difficult to object, in principle, to cultural customisation as a factor in the localisation process, it is also important to acknowledge the danger of indulging in cultural generalisations. Indeed, the very notion of cultural customisation in web localisation begs the question of a working definition of “culture” in the context of global digital communication. In the absence of this and faced with the large number of potential variables to be taken into account in elaborating a localisation strategy, parallels might be drawn with the global product development or GILT cycle, which is better understood as an analytical tool than as a recipe for successful internationalisation and localisation, or indeed a similar approach to standardisation vs diversification in the domain of global advertising (De Iulio 1999).

 

Call for proposals:

 

In order to address this theme, proposals are invited from industry professionals, researchers and graduate students, for:

  • 20-minute papers
  • 90-minute panel sessions
  • Interactive workshops, case studies or round table sessions

 

Contributions may address but are not limited to the following topics:

 

  • How can we apply “culture” to the field of web or multimedia localisation? Can generalising models such as Hofstede’s be useful here?
  • In today’s globalised societies, what understanding/s of the term “culture” should we adopt? How can we relate it to notions such as subculture, target market and locale?
  • What criteria are perceived as important by localisation professionals, and how might these differ from the criteria used to market localisation services to potential clients? Can academic research help?
  • Does the cultural dimension of localisation depend on the nature of the product? Can we apply the same guidelines to websites, mobile apps, videogames, and other interactive products?
  • Is “localisation” a unified phenomenon? How can we compare perspectives from different disciplines (translation studies, applied and corpus linguistics, UX design, computer science, etc.), and what can we learn by combining these perspectives?
  • How might debates around cultural appropriation affect localisation strategies?

 

Please send proposals of up to 500 words plus references, accompanied by a short bionote, to culturelocalisation2018@gmail.com.

 

Extended deadline : June 30 2018