CfP Dialogisme et polyphonie dans les langages de spécialité – vers une socioterminologie dynamique

Dialogisme et polyphonie dans les langages de spécialité – vers une socioterminologie dynamique

COLLOQUE ORGANISÉ PAR Le département de Traduction, interprÉtation et Linguistique AppliquÉe

facultÉ des Langues et LittÉratures étrangÈres

UniversitÉ d’État de Moldova

DU 1er au 2 octobre 2015, ChiȘinAu, RÉpublique de Moldova

Contexte :

Ce colloque international et interdisciplinaire s’intéresse en particulier à la dynamicité complexe des terminologies multilingues dans les conditions d’un monde en plein essor. On arguera que la terminologie est d’emblée une science qui repose sur des principes inter- et transdisciplinaires, l’intérêt des recherches couvrant plusieurs dimensions – linguistique, ontologique, traductionnelle, culturelle, sociale, historique, phénoménologique, psychologique, etc. De nos jours, la terminologie n’est plus conçue comme un domaine rigide avec des tendances claires vers la normalisation. Selon J. Sager (1990: 13), il y a trois possibles approches pour se lancer dans l’étude de la terminologie: du point de vue du référent, du point de vue du rapport terme-concept et du point de vue de l’équivalence référent-terme. Ces approches sont d’ailleurs essentielles en terminologie. L’approche cognitive met en lumière la relation entre la forme linguistique et le concept (le référent dans le monde réel). Dans le cadre de l’approche linguistique la démarche est orientée vers l’examen des formes linguistiques réelles et possibles des représentations terminologiques. Enfin, l’approche communicative vise l’analyse des terminologies et l’activité humaine de compilation et de traitement des données terminologiques. Chaque approche a ainsi conduit à la création de nouvelles directions en terminologie: la socioterminologie, la terminologie sociocognitive, la terminologie culturelle, etc. L’ensemble des recherches dans la terminologie est toujours ciblé sur ses utilisateurs et cette condition met en valeur la dimension anthropologique de plus en plus évidente de la science terminologique.

Axe 1

La terminologie dans le dialogue des cultures

 

La société dans laquelle nous vivons nous impose de nouveaux pouvoirs, de nouveaux enjeux et de nouveaux défis, tout ceci grâce au développement croissant des technologies de l’information et de la communication. Notons que la terminologie n’a jamais cessé d’évoluer elle non plus. Elle aussi s’est trouvée sous la pression de nouveaux besoins, de nouvelles situations qui émergent et deviennent dominants au sein de la société. Ainsi, depuis sa constitution en tant que discipline, vers la fin du XIXe siècle, la terminologie a connu un renouvellement profond.

La différence des langues mises en contact fait apparaître des modes de conceptualisation spécifiques et des divergences interculturelles. Il existe une production terminologique propre à chaque langue-culture sur la base de catégorisations lexicales, de procédés morphosyntaxiques, de représentations (cognitives et/ou culturelles) véhiculés par chaque langue, etc. Il en résulte des variations linguistiques, terminologiques et culturelles qui sont souvent perçues comme des obstacles à la communication.

Cette direction est explorée plutôt par les trois approches théoriques: la terminologie sociocognitive (Rita Temmerman), la théorie des portes (Teresa Cabré), et la terminologie culturelle (Marcel Diki-Kidiri, Edema Atibakwa).

La terminologie sociocognitive place la compréhension d’un texte de spécialité au cœur de sa démarche et redéfinit le terme comme «unité de compréhension». Celle-ci, contrairement au «terme» de la théorie classique, a une valeur communicative contextuelle et entre dans plusieurs réseaux conceptuels, sémantiques, lexicaux, syntaxiques, diachroniques et pragmatiques.

La théorie des portes abandonne l’idée d’une théorie générale de la terminologie, qui n’a pu être proposée par Wüster qu’au prix d’une restriction drastique sur l’objet de la terminologie, le terme. En revanche, elle expose une théorie du terme qui rend compte de son caractère polyédrique, et permet son étude par différentes disciplines, chacune avec ses méthodes propres. Ainsi, le terme peut être étudié comme un signe linguistique à part entière, comme une unité de cognition (un modèle conceptuel idéalisé), comme un élément de communication (avec des degrés de compréhension) etc. La terminologie elle-même n’est donc plus qu’un espace de rencontre et d’interaction entre plusieurs disciplines concernées par le savoir, la technologie, et toutes les formes de spécialité.

Enfin, avec la terminologie culturelle, la culture d’une communauté humaine donnée est au centre de la démarche. Cette culture se nourrit de toute l’expérience humaine en termes de productions, de savoirs et de savoir-faire de tous genres. Chaque nouvelle réalité est perçue et reconceptualisée de manière à intégrer la culture, et devient à son tour un archétype, une grille d’interprétation pour la compréhension et l’appropriation de nouvelles réalités.

Ce qu’il y a de commun entre ces approches théoriques c’est le fait qu’on place au centre l’individu qui est membre d’une communauté ce qui nous permet de regarder au-delà des limites de la terminologie dite traditionnelle, et de mettre en lumière la dimension sociale, historique, culturelle dans le cadre de l’appropriation des savoirs dans telle ou telle communauté linguistique et, par conséquent, de voir comment dans une autre langue on cherche à intégrer les expériences d’autres langues.

Dans le cadre de cet axe on vous invite à une réflexion collective sur la terminologie culturelle, la veille socio-terminologique, la diffusion et l’implantation des terminologies dans diverses langues.

Axe 2

Corrélation polyphonique terme-concept

Dans le cadre de la terminologie traditionnelle, le terme désignant un concept est en relation de monosémie avec le concept. Ce point de vue est toujours soutenu par de nombreux chercheurs, étant confirmé par la présence des nomenclatures et des systèmes de dénomination à un degré de standardisation élevé.

Avec les travaux de Teresa Cabré, Valérie Delavigne, Yves Gambier, François Gaudin, Monique Slodzian ou Ritta Temmerman, le contexte discursif passe au premier plan. Ainsi on admet la polysémie du terme et la nécessité d’un contexte pour le désambigüiser. Ce retour aux formes discursives des termes, à la communication spécialisée, à la communication de vulgarisation a déterminé un changement significatif d’attitude parmi les chercheurs qui s’intéressent aux aspects liés à la terminologie. Le contexte se retrouve au cœur des préoccupations dans le domaine de la terminologie, de la lexicologie, de la traduction, car c’est dans le contexte que naît le sens. L’étude de la terminologie dans des contextes linguistiques (des langues de spécialité) a mis en évidence d’autres aspects importants, tels la variation linguistique et socioterminologique du terme, la polysémie, la synonymie et l’homonymie en terminologie, la phraséologie, etc.

On peut ainsi constater qu’en dépit des efforts de normalisation, une double terminologie (une qui est officielle et l’autre qui est informelle) peut s’installer dans une même entreprise, un même organisme, etc. Voire la polysémie qui était tant pourchassée comme source d’ambiguïté est sournoisement omniprésente, car des domaines entiers exploitent à fond la métaphore comme mode de dénomination et source culturelle de conceptualisation.

Chaque terme revêt autant de valeurs que le contexte le demande ou le commande. C’est donc le contexte social et le cotexte linguistique qui donnent sa valeur au terme. La valeur est donc « le sens que peut revêtir un concept et la dénomination que peut prendre un terme en fonction de son contexte social et de son cotexte linguistique en vue de répondre à des besoins communicationnels précis » (J. Pelletier, 2012).

Il y a de nombreuses typologies de la variation (Jacquemin, 1999 ; Daille, 2002) qui sont conçues en fonction des objectifs des auteurs qui les ont lancées. Ce qu’il faut retenir c’est que la variation terminologique est un modèle à trois composantes : la variation dénominative (VD), la variation conceptuelle (VC) et la variation polysémique (VP). À l’intérieur de la VP il y a intégrées les métaphores terminologiques. La VD ou la synonymie, pour ceux qui préfèrent ce terme, correspond à l’existence de deux ou plusieurs dénominations différentes liées à un même signifié et à un même référent. La VC représente le phénomène selon lequel un concept peut revêtir plusieurs valeurs selon la conception, selon la perception ou l’usage qu’en font les locuteurs (destination, point de vue, objectif, etc.) et correspondant à un même référent. C’est exactement là que réside la différence principale entre la VC et la VP. Dans le cas de la VP, une dénomination a plusieurs signifiés différents et correspond aussi à des référents différents.

Toutes ces orientations et approches mettent en valeur l’existence d’une pluralité de discours de spécialité et nous permettent de mieux cerner la corrélation polyphonique qui existe entre le terme et le concept se manifestant par toutes sortes de reformulations, altérations et variations dans les textes et discours de spécialité.

Les antinomies terme-mot, langage de spécialité-langage général, polysémie-monosémie etc. ont ainsi adopté un aspect qualitativement nouveau en terminologie grâce aux approches et l’étude de la terminologie en contexte.

Dans le cadre de cet axe on vous invite à une réflexion collective sur des aspects sociolinguistiques et pragmatiques des langues de spécialité et à une approche des terminologies intégrant la variation dans toutes ses dimensions linguistiques et extralinguistiques.

CONFÉRENCIERS INVITÉS

Carmen-Ștefania STOEAN, professeur, Académie d’Études Économiques de Bucarest, Roumanie : Le rôle de la polyphonie dans l’organisation stratégique du discours spécialisé

 

Laurent Gautier, professeur, Université de Bourgogne, Dijon, France : La circulation des termes d’un monde discursif à l’autre : l’exemple de la terminologie sensorielle

 

LANGUES OFFICIELLES DU COLLOQUE : FRANÇAIS, ANGLAIS et Roumain

 

Coorganisateurs du colloque

  • Université d’État de Moldova
  • Agence Universitaire de la Francophonie
  • Centre Interuniversitaire Multilingue d’Excellence dans le domaine de la Traduction, de la Terminologie et de l’Ingénierie de la Langue (CIMETTIL)
  • AQA – Management des événements et des projets

MODALITÉS DE SOUMISSION des propositions

Les propositions de communication doivent comporter les indications suivantes :

  • Nom, prénom, affiliation du participant ;
  • Titre de la communication ;
  • Exposé de la problématique de l’étude donnant les détails pertinents sur la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés ;
  • une bibliographie de quatre titres maximum ;
  • 4 à 5 mots-clés.

L’ensemble ne devra pas excéder 1 page, bibliographie incluse (Times 12, interligne 1,5).

Organisation des interventions

  • Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)
  • Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

Les actes du colloque seront publiés aux Éditions de l’Université d’État de Moldova. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite l’axe auquel ils voudront s’inscrire.

CALENDRIER

  • Diffusion de l’appel à communications : 26 janvier 2015
  • Date butoir pour la soumission : 1 septembre 2015
  • Notifications aux auteurs : 10 septembre 2015
  • Colloque : du 1er au 2 octobre 2015

COMITÉ SCIENTIFIQUE

  • Laurent Gautier, professeur, Université de Bourgogne, Dijon, France
  • Carmen-Ștefania Stoean, professeur, Académie d’Études Économiques de Bucarest, Roumanie
  • Mohammed Jadir, professeur, Université Hassan II, Mohammedia, Maroc
  • Sanda-Maria Ardeleanu, professeur, Université « Stefan cel Mare » de Suceava, Roumanie
  • Mzaro Doktourichvili, professeur, Université d’État Ilia de Tbilissi, Géorgie
  • Kariné Grigoryan, professeur, Université d’État des Langues et des Sciences Sociales Brusov d’Erevan, Arménie
  • Anna Bondarenco, professeur, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Ludmila Zbanț, professeur, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Inga Druță, maître de conférences, Académie des Sciences de la République de Moldova
  • Angela Gradinaru, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Eufrosinia Axenti, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova
  • Gabriela Șaganean, maître de conférences, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

COMITÉ D’ORGANISATION

Angela Gradinaru, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Gabriela Șaganean, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Irina Breahnă, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Natalia Mucerschi, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Rodica Caragia, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Larisa Cebuc, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Alina Bușilă, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Sâtnic, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Marchitan, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Galina Ciudin, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Ina Savciuc, Université d’État de Moldova, Chișinău, République de Moldova

Frais de participation

Les frais de participation de 40 Euros/25 pour les doctorants (les participants étrangers) et de 250 lei (les participants moldaves), couvrent les pauses-café, le dossier du colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif et seront payés sur place, le 1er octobre, au moment de l’enregistrement des participants.

Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.

CfP #Linguistik – Jahrbuch der ungarischen #Germanistik

„Verständigung, Wissensvermittlung, Literatur gebündelt in der Sprache: Intra- und interdisziplinäre Aspekte in der Germanistik“

Sprachwissenschaft

In unserer globalisierten und vernetzten Welt werden die Grenzen der rein disziplinären wissenschaftlichen Erkenntnis deutlich. Dies gilt auch und besonders für die Linguistik, in der Arbeiten an Bedeutung gewinnen, die intradisziplinär mehrere linguistische Teildisziplinen übergreifen oder in interdisziplinärer Weise Konzeptionen und Methoden aus der Sprachwissenschaft und anderen wissenschaftlichen Disziplinen verbinden.

In der sprachwissenschaftlichen Sektion des Jahrbuchs der ungarischen Germanistik sind Beiträge besonders willkommen, die im Sinne des Rahmenthemas intra- oder interdisziplinär ausgerichtet sind. Dazu gehören insbesondere:

– Aufsätze zu Schnittstellenphänomenen innerhalb der Systemlinguistik (zum Beispiel zwischen Phonologie und Morphologie oder Syntax und Semantik);

– Untersuchungen zu Grenzbereichen zwischen ‚Kerngrammatik‘ und ‚Peripherie‘, zwischen Grammatik und Lexikon oder zwischen Systemlinguistik und Pragmatik, Textlinguistik oder Diskurslinguistik;

– varietätenlinguistische oder soziolinguistische Studien grammatischer Strukturen oder lexikalischer Einheiten;

– Beiträge zu Problemen der Multimodalität und Multimedialität in der modernen sprachlichen Kommunikation;

– Erörterungen kognitiver, psychologischer oder philosophischer Aspekte der Sprache;

– Diskussionsbeiträge zum Verhältnis der Linguistik zu den Literatur- und Kulturwissenschaften.

Daneben können wie immer auch Beiträge zu Themen jenseits des Rahmenthemas eingereicht werden. Insgesamt hoffen wir auf deutlich mehr Beiträge in der sprachwissenschaftlichen Sektion als in den letzten Bänden, in denen Literaturwissenschaft und Didaktik dominierten.

Weitere Informationen:

http://www.jug.hu (CFP 2014)

http://www.jug.hu (Manuskriptgestaltung)

Einsedetermin: 15.3.2015

Wir erwarten Ihre Beiträge an die folgende Email-Adresse: jug.redaktion@gmail.com

CfP : Les masques du discours : traces langagières et socio-culturelles

Les masques du discours :

traces langagières et socio-culturelles

15-16 octobre 2015

Université de Dokuz Eylül-Izmir, Turquie

Driss Ablali, CREM, Université de Lorraine

Duygu Öztin Passerat, Université Dokuz Eylül- Izmir-Turquie

Le titre de ce colloque ne doit pas faire illusion. Il s’agit d’un colloque où l’on veut

s’interroger sur les stratégies discursives et extra-discursives qui donnent accès à une strate du

sens, implicite et latente sous-tendant le plan de la manifestation des discours. En privilégiant

un axe pluridisciplinaire, ce colloque a donc l’ambition d’appréhender d’une part, dans le

cadre de la description linguistique, sémiotique, littéraire, didactique, pragmatique les

masques des textes et des discours ainsi que leurs effets sur l’acte d’interpréter le sens. Son

objectif est d’autre part d’interroger le lien entre le discours (dans ses différentes acceptions,

littéraire, médiatique, journalistique, scientifique, scolaire, politique, publicitaire, filmique

etc.) et son appartenance culturelle, une appartenance qui n’est pas simplement constitutive de

la matérialité discursive, mais une appartenance montrée, étayée, repérable et marquée.

Dans ce contexte, on peut rappeler que la notion de « masque du discours » est une question

ouverte, qui reste à définir et à interroger. Nous cherchons surtout à ce que le débat, dans la

diversité des enjeux et des qualités heuristiques et épistémologiques qu’il soulève, soit

l’occasion de prendre et donner la mesure de la médiation de la sphère socio-culturelle pour

tenter de comprendre comment les discours négocient avec les contraintes socio-culturelles

pour masquer la latence, le secret, l’implicite ou les sens des textes.

Le colloque porte aussi sur la question des masques du discours en tant que procédés

langagiers, activés par des variables multi-sémiotiques et par le contexte linguistique pour

examiner comment les outils conceptuels, mis en place par plusieurs théories du sens en

sciences humaines, sont susceptibles de nous révéler ce qu’est la face cachée du sens.

Qu’apporte à un sens masqué le fait d’appartenir à telle ou telle communauté socioculturelle

? Peut-il s’en libérer ou pas ? Seule donc une approche médiée des discours, sous la

gouverne des contraintes socio-culturelles, permettra de rendre compte de la complexité des

stratégies que doivent mobiliser les lecteurs pour opérer des choix en vue d’attribuer un ou

plusieurs sens au discours.

Différentes questions seront mises en débat, notamment : recentrer le questionnement sur la

notion de « masques du discours », en précisant à quels marqueurs linguistiques, rhétoriques

et stylistiques elle peut renvoyer (sous-entendu, implicite, allusion, sens figuré, lacune, nondit,

déformation, faux air,…) et qui dépendent de contraintes socio-culturelles, de stratégies ou

de procédures visant à contrôler ou orienter l’interprétation (censure, manipulation, calcul,

dénégation, diversion, etc.).

Plusieurs questions particulières, mentionnées plus bas sans exclusive, peuvent être

envisagées comme source d’interaction entre le discours et ses masques.

Au-delà de ses relations avec l’implicite, la question du masque pose bien d’autres problèmes,

car elle renvoie à d’autres notions avec lesquelles elle entre en interaction. Les liens avec les

notions, entre autres, de point de vue, de style, de l’ironie, de l’effacement énonciatif, de

l’ethos, et de genre seront privilégiés pour lever le voile sur les fondements langagiers et

extra-langagiers des masques des discours. Nous cherchons ainsi à comprendre, à partir de la

dialectique du social et du langagier, comment le masque du discours déborde la seule

dimension langagière et implique une vision du monde.

Autant de questions, théoriques et pratiques, qui sont dans le droit fil du rapport entre le

discours et ses masques. Ce colloque cherchera à rendre compte de l’état de l’art du travail

accompli, de sa diversité, mais aussi, en s’appuyant sur des propositions théoriques et

heuristiques, à proposer de nouvelles catégories descriptives nécessaires à démasquer le sens

en discours.

Modalités de soumission des propositions de communication :

Langues des communications : français

Les propositions de communication devront être adressées, avant le 30 mars 2015, par voie

électronique à : masquesdudiscours@gmail.com

Les articles soumis devront décrire un travail original et novateur. Les contributions devront

contenir un état de l’art et des références à des travaux antérieurs pertinents.

Le résumé sera accompagné d’une page de renseignements pratiques comprenant : nom,

affiliation, téléphone, adresse postale et électronique. Les résumés (ne dépassant pas 3000

signes) doivent être en Times 12 avec interligne simple et en format Word ou RTF. Les

contributions feront l’objet d’une double évaluation anonyme par deux experts du comité

scientifique.

Les décisions seront communiquées le 30 mai 2015 et le programme provisoire du colloque

sera diffusé le 15 juin.

Conférenciers invités :

Catherine Kerbrat-Orecchioni, Université de Lyon 2

Christian Plantin, Université de Lyon 2

LE COMITÉ SCIENTIFIQUE :

Driss Ablali Université de Lorraine, France

Talat Akaslan Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Guy Achard-Bayle Université de Lorraine, France

Ruth Amossy Unıversité de Tel Aviv, Israël

Sémir Badir Université de Liège, Belgique

Mehmet Baştürk Université de Balıkesir, Turquie

Alpha Ousman Barry Université de Bordeaux Montaigne, France

Safinaz Büyükgüzel Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Nicolas Couégnas Université de Limoges, France

Fathallah Daghmi Université de Poitiers, France

Salam Diab-Duranton Université de Paris 8, France

Dominique Ducard Université Paris Est Créteil Paris 12, France

Lise Garon Université de Laval, Canada

Zsuzsanna Gécseg Université de Szeged, Szeged, Hongrie

Matilde Gonçalves FCSH/NOVA, Lisbonne, Portugal

Gülnihal Gülmez Université Anadolu, Eskişehir, Turquie

Bahadır Gülmez Université Anadolu, Eskişehir, Turquie

Hanife Güven Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Jérome Jacquin Université de Lausanne, Lausanne, Suisse

Sündüz Kaşar Université de Yıdız Teknik, Istanbul, Turquie

Ayşe Kıran Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Zeynel Kıran Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Abdenbi Lachkar Université de Paris 8, France

Charlotte Lacoste Université de Lorraine, France

Hassan Moustir Université Mohammed V de Rabat, Maroc

İrem Onursal Ayırır Université de Hacettepe, Ankara, Turquie

Duygu Öztin Passerat Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Nedret Öztokat Université de Istanbul, Istanbul, Turquie

Laurent Perrin Université Paris-Est-Créteil, France

Christian Plantin Université de Lyon, Lyon, France

Sandrine Reboul-Touré Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, France

Osman Senemoğlu Université de Galatasaray, Istanbul, Turquie

Justine Simon Université de Lorraine, France

Özge Sönmez Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Dávid Szábo Université Eötvös Loránd Budapest, Hongrie

Malika Temmar Université Paris-Est-Créteil, France

Ali Tilbe Université Namık Kemal, Tekirdağ, Turquie

Brigitte Wiederspiel Université de Lorraine, France.

Mehmet Yalçın Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Selim Yılmaz Université de Marmara, Istanbul, Turquie

Karima Ziamari Université Moulay Ismaïl, Meknès, Maroc

LE COMITÉ D’ORGANISATION :

Driss ABLALI Université de Lorraine, CREM, France

Duygu ÖZTİN PASSERAT Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Talat AKASLAN Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Özge SÖNMEZ Université Dokuz Eylül, İzmir, Turquie

Lieu du colloque :

Le colloque aura lieu à la ville de Kuşadasi, à 5 km du site archéologique d’Éphèse.

Modalités d’inscription :

Le comité d’organisation a établi les tarifs suivants relatifs à l’inscription au colloque :

l’inscription comprend l’accès aux conférences, l’hébergement (3 nuits), la pension complète et

les pauses-café :

260 euros : hébergement en chambre single

200 euros : hébergement en chambre partagée