Numérisation, traitement documentaire et mise en ligne des bulletins de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV)

Projet lauréat de l’appel BSN 5

Le programme consiste en la numérisation, l’indexation et la mise en ligne de la collection complète des Bulletins de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin) de 1928 à 1999. En tant qu’organisme technique, juridique et scientifique international, l’OIV travaille à l’harmonisation et à l’élaboration des pratiques et normes mondiales, à l’amélioration des conditions d’élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles. Il s’agit ainsi d’élaborer un outil interdisciplinaire de recherche destiné à la communauté scientifique, au grand public et aux professionnels de la vigne et du vin. Cet instrument patrimonial unique permettra d’appréhender les évolutions juridiques, techniques, scientifiques et commerciales touchant à la vigne et au vin dans les pays membres de l’OIV ainsi que dans les interrelations entre pays producteurs et/ou consommateurs de vins dans le monde au XXIe siècle.

Partenaires : OIV, Consortium ArcMC, Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, uB, CNRS

Financement : OIV, Consortium ArcMC, Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, Conseil Régional de Bourgogne, MESR

Direction scientifique : Pr Laurent Gautier (EA 4182/MSH Dijon)

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CfP Analyse de discours / Linguistique textuelle. Diversité des approches contemporaines en Analyse de discours

Appel à communications

 

3e colloque international de doctorants organisé par le CODFREURCOR

Jeudi 29 et vendredi 30 octobre 2015

Université d’Etat Ilia, Tbilissi, Géorgie

Date limite : 31 mars 2015

 

L’Analyse de discours comme un prolongement de la grammaire textuelle et qui ne cherche pas ce que dit le texte (objet d’étude de la linguistique textuelle) mais la façon dont il le dit, est un domaine extrêmement diversifié. Cette diversité se manifeste tant au niveau théorique que pratique ce qui requiert une réflexion transdisciplinaire quant à son épistémologie, des approches, des méthodologies utilisées, de divers modes et niveaux d’analyses.

De ce fait, le champ de recherche dans le domaine de l’Analyse de discours est hétérogène et instable. Cette hétérogénéité est due avant tout à la polysémie de la notion de « discours » ce qui rend difficile de formuler une définition universelle et de mettre une ligne de démarcation nette entre « discours » et « parole », « discours » et « phrase », « discours » et « énoncé », « discours » et « texte ».

La variété de conceptions et de pratiques dans la désignation même du domaine – analyse du/des/de discours, la diversité de traditions – française ou anglophone, ses multiples orientations théoriques – marxiste, critique, interactionnisme symbolique, herméneutique, postmoderne, féministe, etc., ses usages dans les différentes disciplines en sciences humaines et sociales, la diversité des approches, etc., font du discours objet d’étude interdisciplinaire.

Malgré d’innombrables études effectuées ces dernières années dans le domaine de la linguistique communicative dont l’Analyse de discours fait partie intégrante, le champ d’investigation reste vaste et illimité du fait, entre autres, de la diversité considérable des approches en Analyse de discours, chacune d’elles étudiant le discours à travers un point de vue qui lui est propre.

L’objectif du présent colloque est de répondre aux questions fondamentales :

  • Qu’est-ce que le discours ?
  • Quels sont les rapports entre texte et discours, Linguistique textuelle et Analyse de discours ?
  • Quelles sont les principales approches en Analyse de discours. ? En quoi consiste la spécificité de chacune d’elles ?
  • Quelle est la dimension pragmatique des approches contemporaines en Analyse de discours ?

Afin de répondre à ces questions fondamentales, le présent colloque va s’interroger plus particulièrement sur les problématiques suivantes :

  • La définition de « discours », sa délimitation et, par conséquent, son rapport avec « parole », « phrase », « énoncé », « texte » ;
  • Relation entre linguistique du système, linguistique textuelle et linguistique du discours ;
  • « Discours » – objet d’étude interdisciplinaire. Les particularités des points de vue qui déterminent l’étude de « discours » par différents courants en sciences humaines et sociales : Analyse de/du/des discours, Analyse conversationnelle, Théories de l’argumentation, Théories de l’énonciation, Théories de la communication, Sociolinguistique, Ethnolinguistique, Théories littéraires, Traductologie, Didactique. Ce qui conditionne la nécessité d’une réflexion transdisciplinaire.
  • Diversité des approches en Analyse du discours : approches syntaxique, sémiotique, énonciative, pragmatique, communicationnelle, conversationnelle, interactionnelle, sociolinguistique, praxématique (cette dernière considérée comme linguistique anthropologique, réaliste et dynamique qui s’intéresse aux processus de la production du sens dans les discours).
  • Le culturel, le textuel et le social dans différents genres de discours.

Les interrogations peuvent porter également sur les principes d’organisation de différents genres de discours en dégageant et caractérisant divers types de contraintes auxquelles sont soumises la construction et l’interprétation du discours : contraintes situationnelles, liées à l’univers de référence et à la situation d’interaction ; contraintes énonciatives, liées à l’actualisation textuelle ; contraintes textuelles, liées à la cohérence et à la composition du ou des textes dont se compose le discours, à la structure hiérarchique de ce(s) texte(s) ; contraintes linguistiques, liées à la syntaxe et au lexique (Sarale)

Le colloque se focalisera plus particulièrement sur le succès de la théorie bakhtinienne et les prolongements multiples déclenchant une « circulation conceptuelle » (Bres), afin d’élucider les rapports entre les trois concepts fondamentaux de l’Analyse du discours, à savoir le dialogisme, la polyphonie et l’intertextualité :

  • Les réceptions premières des termes « dialogisme » et « polyphonie ». La pluralité de lectures des réflexions de Bakhtine et le développement ultérieur de ces concepts dans la littérature scientifique en sciences humaines et sociales. L’appropriation linguistique de la polyphonie et du dialogisme en rapport avec l’intertextualité (Kristeva, Riffaterre, Genettes, Ducrot, Vion, Maingueneau, Authier-Revuz, Roulet, approche praxématique, Bres, Novakovska, Moirand, Peytard…) : dialogisme et intertextualité, dialogisme et interdiscours, dialogisme et polyphonie ;
  • Analyse des marqueurs linguistiques et discursifs de trois types de dialogisme (dialogisme interdiscursif, dialogisme interlocutif, dialogisme intralocutif) et de polyphonie.

D’autres thématiques relevant du domaine des Sciences humaines peuvent être ajoutées.

Les propositions de communication pourront porter sur d’autres langues que le français.

Nous invitons à participer à ce colloque, comme c’était le cas pour le 2e colloque, les professeurs, les enseignants-chercheurs de différentes universités.

Les doctorants d’autres universités peuvent envoyer leurs propositions de communication et participer au colloque à leurs propres frais.

Les Actes du colloque seront publiés dans le 3e numéro de la revue du CODFREURCOR « Etudes interdisciplinaires en Sciences humaines ».

Modalités de participation :

 

– Les propositions de communication avec un résumé de 250 mots environ doivent être envoyées avant le 31 mars 2015 aux adresses suivantes : mzardok@yahoo.fr   lzbant@yahoo.fr grigkara@yahoo.fr

– Elles seront sélectionnées par le Comité scientifique (double évaluation anonyme).

Droits d’inscription :

 

Gratuit pour les doctorants des universités membres du CODFREURCOR.

30 Euros pour d’autres participants (chèque à l’ordre de l’Agent comptable de l’Université d’Etat Ilia).

 

Calendrier :

 

Date limite pour proposer une communication : le 31 mars 2015

Date limite de la notification d’acceptation : le 29 mai 2015

Diffusion du programme du colloque : le 29 septembre 2015

 

Comité d’organisation :

 

Mzaro/Mzagve Dokhtourichvili, Ludmila Zbant, Kariné Grigoryan

Comité scientifique :

 

Carmen Alén-Garabato, Université Paul Valéry – Montpellier 3, France

Anna Bondarenco, Université d’Etat de Moldova, République de Moldova

Anke Bosse, Université de Namur, Belgique

Heinz Bouillon, Université catholique de Louvain, Belgique

Henri Boyer, Université Paul Valéry – Montpellier 3, France

Jacques Bres, Université Paul Valéry – Montpellier 3, France

Cecilia Condei, Université de Craiova, Roumanie

Mzaro/Mzagve Dokhtourichvili, Université d’Etat Ilia, Géorgie

Lusiné Fljyan, Université d’Etat Linguistique Brusov d’Erevan, Arménie

Daniela Frumuşani, Université de Bucarest, Roumanie

Ketevan Gabunia, Université d’Etat I. Djavakhishvili de Tbilissi, Géorgie

Ion Gagim, Université d’Etat Alecu Russo de Balti, République de Moldova

Louis Gerrekens, Université de Liège, Belgique

Kariné Grigoryan, Université d’Etat Linguistique Brusov, Arménie

Laurent Gautier, Université de Bourgogne, France

Angela Gradinaru, Université d’Etat de Moldova, République de Moldova

Jarjoura Hardane, Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban

Otilia Hedesan, Université de l’Ouest de Timisoara, Roumanie

Gouram Lébanidzé, Université d’Etat Ilia, Géorgie

Georgiana Lungu-Badea, Université de l’Ouest de Timisoara, Roumanie

Atinati Mamatsashvili-Kobakhidzé, Université d’Etat Ilia, Géorgie

Viorica Molosniuc, Université d’Etat de Moldova, République de Moldova

Manfred Peters, Université de Namur, Belgique

Louise Poissant, Université du Québec à Montréal, Canada

Patrick Sériot, Université de Lausanne, Suisse

Cristiana Teodorescu, Université de Craiova, Roumanie

Ludmila Zbant, Université d’Etat de Moldova, République de Moldova

Le discours professionnel du guide-conférencier comme marqueur d’identité de l’institution touristique

Communication, colloque ICIP2014, Neuchâtel, 21-22 novembre 2014

Olivier Méric / Laurent Gautier

La notion de relativisme linguistique absolu dérivant de l’hypothèse de Sapir-Whorf (1936) poussée à l’extrême conduit à associer au sujet parlant tel que le considère Mondzain (2005, 19) un discours univoque qui, comme une empreinte digitale, serait représentatif de son identité. Accepter cette double hypothèse conduit ainsi à prôner l’existence d’autant de discours, et donc d’identités, que d’individus. Cherchant à éviter l’écueil d’un tel modèle basé sur la différenciation absolue où chaque interprétation est recevable, la communication proposée a pour objectif de vérifier l’hypothèse selon laquelle, au travers de l’analyse de discours, le regroupement par analogie, basé sur la récurrence des caractéristiques inhérentes à un type de discours professionnel contextualisé tel que défini par Petit (2010), peut déboucher sur la mise au jour des éléments constitutifs d’un moule discursif propre à une pratique professionnelle. C’est dans ce cadre, garant d’une forte identité institutionnelle, que le professionnel en question pourrait naturellement s’identifier et s’exprimer.

Pour apporter des éléments de réponse à cette question, il a été compilé un corpus composé de la transcription d’enregistrements de guides-conférenciers en situation de visite commentée au Musée des Beaux-Arts de Dijon. Ce corpus représente l’expression de leurs différentes activités professionnelles au sein d’une interaction sociale authentique avec un groupe de touristes lors de visites spécifiques de l’institution.

L’analyse quantitative et qualitative de phénomènes distribués de manière homogène dans les différents textes constituants le corpus d’étude – tels que les occurrences et les concordances des formules langagières (Wray, 2009), les fréquences des associations de plusieurs mots (N-gram) et les mots-clés obtenus par comparaison avec un corpus de discours général comme « FrTenTen12 » – produit une quantité suffisante de similitudes nécessaires pour établir les caractéristiques du moule discursif postulé. En suivant Mauricio Beuchot (2009, 46), pour qui l’herméneutique analogique prédique l’importance des similitudes dans le respect des différences et si l’on appelle « interprétation » le résultat de l’analyse textuelle, il semble possible de créer sur cette base un groupe « d’interprétation » représentatif du groupe social auquel les professionnels pourraient s’identifier sans nier pour autant leur singularité. En effet, classer, par analogie, le discours produit dans ce groupe d’interprétation, garantit au professionnel une identité bien définie par le moule institutionnel : celle des guides-conférenciers de visites commentées.

Bibliographie :

Beuchot Mauricio, (2009), tratado de hermenéutica analógica. Hacia un nuevo modelo de interpretación, 4e ed., Mexico, Mexique.

Mondzain, Marie-José (2005), « Les images parlantes,  » dans Les images parlantes, éd. M. Gagnebin, Seyssel : Champ Vallon, 13-28.

Petit, M., (2010), Le discours spécialisé et le spécialisé du discours : repères pour l’analyse du discours en anglais de spécialité, E-rea [En ligne], disponible à http://erea.revues.org/1400 (dernier accès le 30/09/2013); DOI : 10.4000/erea.1400

Whorf Benjamin Lee (1936), “A linguistic consideration of thinking in primitive communities” dans Language, Thought and Reality, edited by Jhon B. Carroll, the MIT press, Cambridge, Massachussetts

Wray Alison (2009), « Future Directions in Formulaic Language Research », Journal of Foreign Languages, Vol. 32, N°6

Dijon, 6.11.2014, Paper : La construction discursive de la cohérence dans les tweets de campagne électorale

La construction discursive de la cohérence dans les tweets de campagne électorale

Laurent Gautier

Université de Bourgogne, France

<Problématique et objectifs> Cette proposition de communication s’inscrit dans l’axe du colloque consacré à la multimodalité de la communication politique en ligne qu’elle approche d’un point de vue linguistique. Elle interroge la façon dont se construit, pour le récepteur, la cohérence des messages envoyés par des candidats à des élections. La problématique est donc double. Il s’agit d’envisager au niveau théorique la façon dont cette notion fondatrice de la linguistique textuelle (elle compte au nombre des sept critères de textualité de De Beaugrande & Dressler) est mise en œuvre sur le site de micro-blogging twitter et dans quelle mesure elle doit être redéfinie. Au niveau pratique, il s’agit de voir comment les récepteurs de ces messages, en fonction de leur statut, construisent la cohérence des messages qu’ils décodent et, partant, accèdent au contenu et au déroulé interactionnel des échanges auxquels ils assistent et/ou participent.

<Corpus> Le corpus est composé de tweets envoyés pendant la campagne pour les élections européennes par des candidats en France et en Allemagne. Il s’agit donc d’un corpus bilingue de textes comparables (au sens de Teubert) dont la comparabilité est garantie par un tertium comparationis à plusieurs niveaux : même dispositif technique, même profil d’émetteur, même situation de communication, même thématique globale. Ce corpus ayant été constitué dans le cadre d’un projet de plus grande envergure reposant sur une définition stricte des critères de collecte, en particulier pour le choix des comptes suivis et du bornage chronologique, ces derniers renforcent l’homogénéité des données récoltées par delà les différences culturelles et celles liées aux systèmes linguistiques considérés.

<Méthodologie> L’approche de la multimodalité de ces tweets part de la fonction pouvant être attribuée, suite aux travaux de Thimm et al. aux opérateurs mis à disposition par le système : @, #, RT et http://. Elle est construite autour de l’hypothèse selon laquelle ces opérateurs qui, à première vue, entravent la linéarité du signifiant et orientent le récepteur vers l’extérieur des messages (vers un destinataire pour @, vers un mot-clef pour # [même si ce dernier peut connaître un double emploi mondain et autonymique au sens de Rey-Debove et Authier-Revuz], vers un autre tweet pour RT et vers une ressource internet pour http://), sont en fait autant d’outils à partir desquels le récepteur peut construire la/sa cohérence des interactions auxquelles il est confronté. Cette hypothèse est testée ici sur la base des réactions, réponses ou commentaires, présentes dans les fils d’interactions et qui thématisent, sur un mode relativement explicite, des ‘problèmes’ de cohérence. La réflexion intègre aussi à la marge les problèmes similaires posés par l’intégration d’images et/ou de vidéos dans les tweets.

<Résultats attendus> Les résultats de l’analyse peuvent être valorisés aux deux niveaux explicités dans la problématique : au niveau pratique, l’étude de cas proposée doit fournir des éléments de stratégie communicationnelle dans la mesure où la notion de cohérence est un des premiers critères garantissant la compréhensibilité d’un message ; au niveau théorique, les résultats se veulent une contribution au débat en cours sur les redéfinitions, devenues inévitables, des notions de textualité et discursivité.

CfP (Journal) : Articulations micro/macro-syntaxiques

La revue Studii de lingvistică lance un appel à contributions sur le thème « Articulations micro/macro-syntaxiques ». Les contributions seront publiées dans le numéro 5/2015 de la revue, qui sera coordonné par Liana Pop (Université Babeş-Bolyai Cluj-Napoca).

La thématique que nous proposons veut réunir des études qui prennent appui sur des modélisations et analyses déjà existantes, ayant ouvert le champ d’investigation linguistique vers la description des structures discursives-textuelles et vers les structures de l’oral.

Nous nous rapportons notamment aux grands acquis des années ’90, quand Claire Blanche-Benveniste (1990, 1997), d’un côté, et Alain Berrendonner (1989, 1990, 1993), de l’autre, ont lancé deux perspectives parallèles en macro-syntaxe, tout en proposant des unités d’analyse différentes de celles de la micro-syntaxe, mais envisagées comme s’articulant réciproquement (noyaux et ad-noyaux ; clauses et périodes). D’autres modèles vont suivre, tenant de conceptualisations similaires ou différentes :

  • en termes d’interventions, de mouvements discursifs et d’échanges, aux niveaux dialogal et monologal (Roulet 1986) ;
  • en termes de « phrase de discours » (Stati 1990, Roulet 1994), de phrasage ou de séquences-activités (Pop 1997, 2003).

Or, les séquences maximales décrites par Adam (1992), indiquant les macro-structures discursives-textuelles, peuvent être considérées des « programmes discursifs » à gérer en même temps que les programmes de phrase, au niveau micro. En plus, une vision en trois niveaux de textualisation a été plus récemment proposée, prenant en considération un niveau méso, où seront situées plusieurs de ces « entités », mais aussi des macro-actes (Kerbrat-Orecchioni 2001), épisodes, etc.

Au-delà de la linéarité, plusieurs approches ont proposé des modélisations en termes de plans d’organisation textuelle, réseaux, modules ou espaces, pour rendre compte de la complexité et de l’hétérogénéité des articulations discursives-textuelles (Charolles 1988, Vlad 2003, Pop 2000, Roulet 2001).

Notons, par ailleurs, que la description des relations en parataxe vs hypotaxe intéresse l’articulation micro/macro pour sa perspective historique et son rapport avec les processus de grammaticalisation, la notion de gradualité des relations et des fonctions (Charolles 2001, Pop 2005) ou la complexité sémantico-pragmatique des discours-textes.

N’oublions pas que, suivant la notion d’orientation argumentative d’Anscombre et Ducrot (1983), plusieurs approches vont regarder la liaison entre langue et discours en termes de sens procéduraux attachés à des expressions linguistiques, et la notion générique d’orientation discursive (Pop 2010) qui s’en dégage se situera en consensus avec les théories soutenant la grammaticalisation de l’interaction (Traugott & Dasher 2005, Hansen 1995), et non seulement.

Cette pluralité des approches réclame des questionnements supplémentaires de l’articulation micro/macro-syntaxique, notamment sur des corpus oraux, où structuration harmonieuse (bonne formation) et structuration conflictuelle (mauvaise formation ; cf. Apotéloz & Zay 1999) peuvent se constituer en études de cas intéressants (cf. Pop 2012, 2014), apportant du nouveau dans la conceptualisation des analyses.

Nous accueillerons des recherches correspondant à toute cette problématique, mais sommes ouverts à d’autres thèmes, qu’il s’agisse d’approche synchroniques ou diachroniques.

Langues concernées : langues romanes et germaniques.

Des articles de varia pourraient également être acceptés ainsi que des comptes rendus.

Références

Adam, J. M. Textes: types et prototypes, Nathan, 1992.

Anscombre, J.-C., Ducrot, O. L’argumentation dans la langue, Mardaga, Coll. « Philosophie et langage », 1983.

Apotéloz, D., Zay, F., « Incidents de la programmation syntaxique : reformulations micro- et macrosyn­taxiques », CLF, 21, 1999, p. 11-34.

Berrendonner, A. « Pour une macrosyntaxe », Travaux de linguistique, 21, 1990, p. 25-36.

Berrendonner, A. « Périodes », in H. Parret (dir.), Temps et Discours, PU de Louvain, 1993, p. 47-61.

Blanche-Benveniste, C. Le français parléEtudes grammaticales, Editions du CNRS, 1990.

Blanche-Benveniste, C. Approches de la langue parlée en francais, Ophrys, 1997.

Charolles, M. « Les plans d’organisation textuelle : périodes, chaînes, portées et séquences », Pratiques, 57, 1988, p. 3-13.

Charolles, M. « De la phrase au discours : quelles relations ? », in Rousseau, A. (éd.) Sémantique des relations, Lille, Université Charles-de-Gaulle, 2001, p. 237-260.

Hansen, M.-B. Mosegaard « Marqueurs métadiscursifs en français parlé: l’exemple de „bon“ et de „bien“ », Le Français Moderne, LXIII / 1, 1995, p. 20-41.

Kerbrat-Orecchioni, C. Les actes de langage dans le discours, Théorie et fonctionnement. Paris, Nathan, 2001.

Luzzati, D. « Analyse périodique du discours », Langue française, 65, 1985, p. 62-72.

Morel, M.-A. & Danon-Boileau, L., Grammaire de l’intonation. L’exemple du francais, Ophrys, 1998.

Pop, L. « Un continuum: de la phrase au phrasage. A la recherche d’unités dans le discours », in E. Weigand (ed.), Dialogue Analysis: Units, relations and strategies beyond the sentence. Contributions in honour of Sorin Stati’s 65 birthday. Band 13, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1997, p. 13-25.

Pop, L. Espaces discursifs. Pour une représentation des hétérogénéités discursives, BIG 42, Peeters, 2000.

Pop, L. « Adverbes de texte », L’Information grammaticale, 91, 2001, p. 13-19.

Pop, L. «De l’acte aux activités: les séquences», in A. Betten, M. Dannerer (Hgg.), Dialoganalyse IX / Dialogue Analysis IX«Dialogue in Literature and the Media». Referate der 9. Arbeitstagung der IADA, Salzburg 2003 / Selected Papers from the 9th IADA Conference, Tübingen: Niemeyer 67, p. 285-298.

Pop, L. La grammaire graduelle, à une virgule près, Berne, Berlin, New York…, Peter Lang, 2005.

Pop, L. « L’orientation dialogale. Etude de cas : jusqu’où peuvent aller les discours médiatiques ?», Signes, Discours et Sociétés, 6 (Discours et institutions), 2010, en ligne : http://www.revue-signes.info/sommaire.php?id=1934.

Pop, L. « De l’oral à l’écrit : articulation micro et macro-syntaxique », Les rapports entre l’oral et l’écrit dans les langues romanes, Travaux et documents, 54 (éd. Araújo Carreira, M. H.), Université Paris 8, Vincennes, Saint Denis, 2012, p. 65-93.

Pop, L. « Segmentations ‘profondes’, linéaires et hiérarchiques », in E. Richard et S. Oriez (éds.), (Dés)organisation de l’oral, Collection Sciences pour la Communication, Peter Lang, à paraître 2014.

Roulet, E. « Complétude interactive et mouvements discursifs », Cahiers de Linguistique Française, 7, 1986, p. 189-206.

Roulet et al., L’articulation du discours en français contemporain, Peter Lang, Berne, 1985/1987.

Roulet, E., « La phrase: unité de langue ou unité de discours? », in Mélanges de philologie et de littéra­ture médiévale offerts à Michel Burger. Publications romanes et françaises, CCVIII, Droz, 1994.

Roulet, E. La description de l’organisation du discours, Didier, 1999.

Roulet, E. et al. Un modèle et un instrument d’analyse de l’organisation du discours, Peter Lang, 2001.

Stati, S., Le transphrastique, PUF, 1990.

Traugott, E., Dasher, R. B., Regularity in Semantic Change, Cambridge University Press, 2005.

Vlad, C., Textul aisberg, Casa cărţii de ştiinţă, Cluj, 2003.

CALENDRIER
Soumission du résume : 31 décembre 2014
Décision du comité scientifique : 31 janvier 2015

Soumission de l’article : 30 juin 2015

Décision finale du comité : fin août 2015

Soumission de la version finale de l’article : fin septembre 2015
Publication : décembre 2015

MODALITES

Les propositions devront contenir les informations suivantes :

– nom et affiliation de l’auteur,

– titre et résumé de l’article (environ une page A4 sans références).

Envoyez vos articles en français ou en anglais à studiidelingvistica@uoradea.ro et liananegrutiu@yahoo.fr.

Chaque soumission est évaluée par au moins deux rapporteurs appartenant au comité scientifique international de la revue.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez visiter la page web de la revue:
http://studiidelingvistica.uoradea.ro/index.html.

Pour le comité de rédaction,

Daciana VLAD

Rédactrice en chef