CfP Fachsprachenforschung kontrastiv

Fachsprachenforschung kontrastiv

  1. November 2018

Maison des Sciences de l’Homme, Dijon

Am 9. November 2018 veranstalten das Centre Interlangues – Texte, Image, Langage (Université de Bourgogne Franche-Comté) und der Fachbereich Translations-, Sprach- und Kulturwissenschaft Germersheim (Johannes Gutenberg-Universität Mainz) im Rahmen des Deutsch-Französischen Doktorandenkollegs in den Geistes-, Kultur- und Sozialwissenschaften Mainz-Dijon (DFDK) einen gemeinsamen Workshop zum Thema „Fachsprachenforschung kontrastiv“.

Thematische Ausrichtung

Der Workshop richtet sich an Forscherinnen und Forscher, die sich in kontrastiver Perspektive mit dem Thema Fachsprachen im weitesten Sinne befassen. Die thematische Ausrichtung ist bewusst allgemein gehalten, um einer möglichst breiten Vielfalt an Sprachen und Fachgebieten Platz zu bieten. Neben Untersuchungen zum Deutschen und Französischen sind daher ausdrücklich auch Beiträge zu anderen Sprachen und Sprachkombinationen erwünscht, insbesondere zum Englischen, Niederländischen und zu anderen romanischen Sprachen.

Gleiches gilt auch in Bezug auf theoretische Ausrichtung und empirische Methoden der vorgestellten Arbeiten: Neben translationswissenschaftlichen und lexikographischen Fragestellungen sind so u. a. Beiträge willkommen, die sich dem Phänomen Fachsprache aus korpuslinguistisch-quantitativer, konstruktionsgrammatischer, kognitiv-semantischer oder diskursanalytischer Perspektive nähern. Interdisziplinär ausgerichtete Beiträge sind in diesem Zusammenhang ausdrücklich erwünscht! Zur Diskussion gestellte Berichte über Promotionsvorhaben sind ebenfalls besonders willkommen.

Konferenzsprachen

Die Konferenzsprachen sind Deutsch und Französisch. Eine Publikation im Rahmen der peer-reviewten Reihe Kontraste/Contrastes (Peter Lang) ist vorgesehen.

Einreichung von Beiträgen

Vorschläge für Konferenzbeiträge (ca. 250 Wörter zzgl. Auswahlbibliographie) sollten den Organisatoren bis spätestens 15. Juli 2018 zukommen. Für die einzelnen Beiträge sind 20 Minuten vorgesehen, für die anschließende Diskussion jeweils 10 Minuten.

Organisation

Pr Laurent Gautier (UBFC) – laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Prof. Dr. Michael Schreiber (FTSK Germersheim) – schreibm@uni-mainz.de

Simon Varga (FTSK Germersheim/UBFC) – varga@uni-mainz.de

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Using semantic resources for “communicative wine profiling”

ppt online: Winespeak revisited  (2) – Using semantic resources for “communicative wine profiling”
 
This 2nd part of a lecture given at the School of Wine and Spirits Business in Dijon (BSB) focusses on three case studies around the notion of « communication wine profiling ». It is based on four assumptions presented and discussed in details in the 1st part: (i) the are major zones of semantic and cognitive uncertainty in winespeak leading to (ii) a communicative gap(s) between experts and non-experts, especially consumers, (iii) wine terminology is characterized – besides the technical (organoleptic) dimension – by additional levels of meaning (emotional, expressive and evaluative components) and (iv) representing/conceptualizing wine descriptors is prototype-based. Taking these aspects into account, adapting winespeak to consumers’ profiles and expectations is defined here as communicative wine profiling. The 1st case study presents results from an on-going research project on the categorization and description of the French sparkling wine Crémant de Bourgogne. The second one gives insights into an hybrid wine recommandation tool combining expert ontologies with consumers’ vocabulary profile. The last one discusses the communication strategies of the Brasilian espumante sectors to promote these sparking wines with or without references to prototypical Champagne-centered terminology.
 
#semantics #cognition #wine #terminology #pragmatics #communication
 

CfP – Vin et altérité – Mulhouse, UHA, 18-19 octobre 2018

Vin et altérité: Colloque ILLE / CIRLEP / CRESAT 18-19 octobre 2018,

organisé à l’Université de Haute-Alsace de Mulhouse

 

Les plaisirs de la chère occupent une place de choix dans les réflexions de notre époque. Des scandales alimentaires aux débats sur la consommation de produits d’origine animale, en passant par l’omniprésence de la cuisine dans la presse et les médias, la question du comment manger et du comment boire est devenue dans les quinze dernières années une préoccupation de société. Les sciences humaines et sociales ont donc logiquement commencé à s’approprier ces sujets qu’elles avaient jusqu’alors somme toute assez peu investis. C’est dans cette dynamique que s’inscrit notre projet, qui se propose sous le titre « Le vin de l’autre » d’analyser le vin, jusque dans ses déplacements et ses errances, comme vecteur d’une identité régionale, élément d’identification à un patrimoine et à un terroir. Tel est notre postulat de départ, qui se fonde sur l’idée qu’une culture à la fois partagée et diversifiée du vin, et bien évidemment modulée selon les perceptions sociales, morales, politiques ou religieuses de chacun, constitue un des marqueurs de la nouvelle région Grand Est. L’angle d’approche choisi, celui du « vin de l’autre », vient ajouter à cet aspect général (le vin comme marqueur culturel complexe d’un espace géographique) la dimension des rencontres, reconnaissances et perceptions croisées, rencontre de l’autre autour ou à propos d’un verre, mais aussi rencontre de « soi-même comme un autre », de l’autre en soi, dans l’ivresse par exemple, sans oublier les horizons mythiques attribués aux origines lointaines des cépages, ou la dimension de la communion avec un idéal religieux, ou encore les jeux de synesthésie avec l’univers de la littérature, de la poésie des beaux-arts et de la musique. Ces deux aspects permettent d’ouvrir le discours du vin sur des champs de recherche très divers. En effet si, comme on vient de le suggérer, le vin est aussi étroitement associé à l’image de notre grande région, c’est sans doute aussi parce qu’il est médium de séduction et de transfert, ce qui lui confère, en tant qu’objet scientifique, un intérêt très large, à la fois transdisciplinaire et transrégional.

Dans cet esprit, le projet doit permettre de réunir des chercheurs afin qu’ils réfléchissent ensemble à la pertinence et à l’actualité de la thématique du vin dans le domaine des sciences humaines. Il s’agira de travailler autour de quatre axes :

• Le premier visera à s’interroger sur les nouveaux enjeux de recherche, pour les études littéraires, d’une réflexion sur les rapports entre vin et altérité.

• Le deuxième définira les contours d’une linguistique du vin, qui prenne en compte son lexique et les discours et les représentations qu’il engendre.

• Un troisième axe sera consacré aux pratiques et usages auxquels donne lieu le vin, et notamment la communication autour du vin, en lien avec la question du numérique.

• Un quatrième aspect sera centré sur la question du vin et des territoires dans la région Grand-est, aussi bien du point de vue synchronique que diachronique.

L’objectif de ce colloque est de mettre en réseau des connaissances sur le vin issues de différentes cultures disciplinaires pour livrer une cartographie de ce que les sciences humaines ont à apporter à la thématique du vin dans le contexte qui vient d’être évoqué, avec une attention particulière à la dimension transfrontalière de la culture du vin au sein de la région Grand-Est, fruit de ses relations passées et contemporaines avec l’espace d’outre-Rhin.

Les propositions de communications sont à envoyer à sonia.goldblum-krause@uha.fr avant le 15 juin 2018.

Comité d’organisation : Michel Faure, Sonia Goldblum, Frédérique Toudoire-Surlapierre, Carsten Wilhelm.

Comité scientifique : Clémence Andréys (Université de Franche-Comté) Christophe Bertsch (Université de Haute-Alsace, LVBE) Laure Castin, directrice de l’Institut Georges Chappaz (Vins de Champagne), Jean-Claude Domenget (Université de Franche-Comté) Michel Faure (Université de Haute-Alsace, ILLE) Laurent Gautier (Université de Bourgogne , Dijon) Sonia Goldblum (Université de Haute-Alsace, ILLE) Ralph Häfner (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg) Robert Kopp (professeur émérite à l’Université de Bâle) Patrick Leroyer (Arhus University, School of Communication and Culture – Centre for Lexicography) Eleni Mitropoulou (Université de Haute-Alsace, CRESAT) Thomas Nicklas (Directeur du CIRLEP Université de Reims-Champagne-Ardenne) Hervé This (INRA, Membre de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Alsace) Frédérique Toudoire-Surlapierre (directrice d’ILLE, Université de Haute-Alsace) Jean-Louis Vezien (Ancien Délégué national de l’Institut National des Appellations d’origine, Ancien Directeur du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace) Carsten Wilhelm (directeur du CRESAT, Université de Haute-Alsace)

Appel à chapitres, Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

Appel à contributions pour un « ouvrage collectif avec chapitres »

Date limite d’envoi des articles : 15 juillet 2018

Connaître versus ressentir ? Affects, émotions et expressivité en discours spécialisés

La recherche sur les langues de spécialité, puis sur les discours spécialisés, est longtemps partie du postulat selon lequel leurs conditions d’existence interdisaient, par essence, la présence de toute marque émotionnelle, affective ou expressive. Toute entière tournée vers la fonctionnalité et l’efficience, la communication spécialisée était considérée comme intrinsèquement objective, neutre et sans aspérité. Linguistiquement, ce postulat se retrouvait à tous les niveaux de description : au niveau du terme, longtemps réputé n’avoir qu’une face strictement dénotative ; au niveau du style, globalement appréhendé en termes de dépersonnalisation et d’abstraction (nominalisations, désagentivation, emploi de la diathèse passive) ; au niveau du texte à travers des macrostructures souvent envisagées comme non seulement prototypiques, mais aussi contraignantes ne laissant pas de place à la créativité.

La redécouverte de ces mêmes dimensions par les sciences humaines et sociales – dont témoigne la monumentale Histoire des émotions citée ci-dessus – a conduit les travaux récents en langues et cultures de spécialité à intégrer eux aussi ces dimensions, donnant dans le même temps une perspective en quelque sorte « plus humaine », incarnée, aux productions discursives spécialisées, voire techniques, réhabilitant du même coup la présence et l’inscription du locuteur. Et là aussi, ce sont tous les niveaux de description linguistique qui sont concernés : terme, style, texte, mais aussi modalités d’interactions, relations intertextuelles, etc.

A titre d’exemple, Alexandre Flückiger, juriste, remarque : « L’opposition entre raison et émotion est en réalité utilisée à des fins persuasives dans tout processus de décision, que celui-ci soit juridique, politique, économique ou autre : celui qui appelle l’autre à la raison tente en fait de lui montrer qu’il existe d’autres émotions susceptibles de fonder sa décision qui doivent l’emporter ou que certaines émotions peuvent être apaisées. » (2012 : 77). Myriam Revault d’Allonnes note l’évolution vers une nouvelle anthropologie à travers « la promotion de l’individu sur le devant de la scène politique » et où « l’homme de la modernité n’est plus un vivant doué de logos mais un être livré à ses passions. » (1999 : 75). En sciences politiques le rôle des émotions n’est plus un sujet tabou (Reboul, 1981, Braud, 1996, Tournier, 1997, Moïsi, 2008, Thompson & Hogget, 2012, Frank, 2012, Lordon, 2014). En neurosciences affectives, la dimension culturelle de l’émotion est prise en considération en tant qu’élément participant à la structuration de notre représentation du monde (P. Eckmann, 1992, J. Panksepp, 2010, M.-H. Immordino-Yang, 2013, A. Pavlenko, 2014), car l’affectivité nous façonne, pour citer Boris Cyrulnik (1993) : « Dès que perçu, l’objet est interprété. Et l’affectivité, le fait d’être affecté par une perception, crée un monde intime qui va orienter la plupart des décisions, des comportements, des engagements et la représentation du monde des êtres humains. »

Suite à la journée d’études, co-organisée le 2 mars dernier par le Centre de Recherche en Terminologie et Traduction (EA 4162) de l’université Lumière Lyon 2 et le Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182) de l’université de Bourgogne Franche-Comté dans le cadre du programme GRAL (Groupe de Recherche sur les Affects en Langues Etrangères Appliquées), cet appel vise à rassembler des contributions venant compléter celles présentées en vue de la publication d’un ouvrage collectif avec chapitres. Les articles soumis s’intéresseront entre autres :

  • A la réflexion théorique et à la délimitation, à des fins heuristiques des notions en jeu ; en particulier pour l’expressivité, catégorie descriptive souvent convoquée, mais dont les fondements conceptuels, pour l’approche des langues-cultures de spécialité, font encore largement défaut ;
  • Aux modalités de constitution de corpus permettant d’aborder ces dimensions ;
  • Aux lieux d’inscription des trois catégories dans les discours spécialisés, tant écrits qu’oraux, et en adéquation avec les spécialités concernées ;
  • Aux apports des travaux d’inspiration cognitive sur l’émotion en discours pour les langues-cultures de spécialité ;
  • Aux conséquences théoriques de ce changement de paradigme pour la définition du spécialisé et des discours spécialisés.

Si des études de cas ponctuelles sont les bienvenues, elles devront explicitement intégrer la dimension théorique esquissée ci-dessus.

Les articles de 40.000 signes maximum (espaces, notes, bibliographie comprises) sont à adresser avant le 15 juillet 2018 simultanément à :

Corina Veleanu, corina.veleanu@univ-lyon2.fr

Weiwei Guo, weiwei.guo-gripay@univ-lyon2.fr

Laurent Gautier, laurent.gautier@ubfc.fr .

 

Calendrier prévisionnel =

15 juillet 2018                   envoi des articles

1er septembre 2018         retour de expertises

1er octobre 2018               remise des textes revus

janvier 2019                                          publication du volume, chez un éditeur international, dans une collection consacrée aux discours spécialisés

#Winespeak revisited – Naming #sensory #impressions in #wine #communication from a semantic perspective

new presentation online

https://www.academia.edu/36268570/Winespeak_revisited_Naming_sensory_impressions_in_wine_communication_from_a_semantic_perspective

This is the first part of a 6 hours lecture given at the School of Wine and Spirits Business in Dijon (BSB). It aims at discussing the challenges of wine communication, among experts and between experts and consumers, from a the perspective of cognitive semantics. It this focusses on the semantics of wine descriptors.

It first contextualizes the research questions by showing that questions of meaning in winespeak are at stake in many academic subfields and is discussed even by wine writers. It then outlines the practical and theoretical aims of the presentation. The third section gives a structured overview of the four discourse level involved in wine communication and distinguishes between (i) legal and institutional discourse, (ii) prescriptive discourse, (iii) prescriptive and (iv) commercial and marketing discourse. On this basis, the next two sections discuss the holistic methodology used to achieve the mentioned goals in several projects, with a special focus on data mix and give insights in first results linked to the notion of minerality in wine.

https://www.academia.edu/36268570/Winespeak_revisited_Naming_sensory_impressions_in_wine_communication_from_a_semantic_perspective

Approcher les discours spécialisés par la méta-catégorie du figement

Nouvelle présentation en ligne :

https://www.academia.edu/36238956/Approcher_les_discours_sp%C3%A9cialis%C3%A9s_par_la_m%C3%A9ta-cat%C3%A9gorie_du_figement

Cet atelier doctoral, qui capitalise sur la présentation « Quelles approches cognitives pour les discours spécialisés ? » vise à discuter la pertinence pour l’approche des discours spécialisés de la notion de « figement », dans une acception cognitive large, détachée des conceptions traditionnelles de « figement morpho-syntaxique ». En faisant un détour par le cas très particulier de gestion du figement dans les langues contrôlées, on pose comme hypothèse l’existence d’un continuum à rebours invitant à partir précisément du figement – envisagé comme stabilité quantitative et reproductible – pour analyser ces discours. La deuxième partie discute les apports respectifs des traditions francophones, anglo-saxonnes et germano-slave dans le traitement du figement et insiste sur les deux bouleversements qu’ont induits d’une part les corpus et d’autre les grammaires de construction dans le traitement de cette catégorie. Le figement est ensuite replacé dans le paradigme du « moule discursif spécialisé » que nous considérons, avec ses 4 niveaux constitutifs, comme l’étalon de saisie du discours spécialisé. Dans ce cadre, la dernière partie propose, à partir d’études de cas extraites d’un corpus financier (rapports de conjoncture de banques centrales), trois niveaux de figement subsumés sous l’étiquette de « non-conventionnels » pour marquer qu’ils concernent des segments de langue habituellement peu traités en ces termes.

Quelles approches cognitives pour les discours spécialisés ?

Quelles approches cognitives pour les discours spécialisés ?

discours spécialisés, LSP, linguistique cognitive, cognition, linguistique appliquée, terminologie, sémantique, prototype, frame, constructions, métaphores

Cet atelier doctoral part initialement d’une conférence prononcée au département de français de l’Université Craiova (Roumanie) en 2013 et capitalise sur les projets développés depuis à la MSH de Dijon, ainsi que sur les premiers résultats de thèses en cours, en particulier dans le domaine de la linguistique sensorielle.

L’objectif est tout d’abord de situer la recherche sur les discours spécialisés au sein des sciences du langage, mais pas seulement, en partant de la proposition de Condamines / Narcy-Combes (2015) pour qui la linguistique appliquée, dont relève traditionnellement les discours spécialisés, est forcément une science située. On en tire les conséquences méthodologiques pour la recherche et on voit dans la linguistique cognitive le paradigme le plus à même de satisfaire les enjeux actuels de tels travaux.

S’ensuit une discussion de la définition et du positionnement épistémologique de l’objet « discours spécialisé » qui, suivant le mouvement initié en son temps par Lerat (1995), mise sur un décentrage mettant en avant le spécialisé, avec tous ses acteurs et son fonctionnement dont la mise en discours constitue la face matérielle pour le linguiste.

A partir des quatre principes définitoires de la linguistique cognitive posés par Geeraerts (2006), on discute ensuite la manière dont la recherche sur les discours spécialisés peut s’insérer dans et bénéficier de ce paradigme.

La dernière partie de l’atelier est consacrée à la discussion et à l’exemplification de quatre approches cognitives mises en oeuvre dans ce type de recherche : (i) la sémantique du prototype en terminologie, (ii) les métaphores conceptuelles en terminologie et en discours, (iii) la sémantique des cadres (frame semantics) pour la description des collocations et du discours et (iv) les grammaires de construction.

Cet atelier donnera lieu à un article long dans le numéro 2018 de Analele Universităţii din Craiova. Seria Ştiinţe Filologice. Lingvistică.

https://www.academia.edu/36231303/Quelles_approches_cognitives_pour_les_discours_sp%C3%A9cialis%C3%A9s_

 

Ateliers doctoraux sur les discours spécialisés, MSH Dijon, 22-23 mars

Jeudi 22 et vendredi 23 mars, je proposerai deux séminaires pour mesdoctorants et ceux de l’école doctorale ALEXANDRU PIRU de l’Université de Craiova sur les discours spécialisés :

– jeudi 22 : Quelles approches cognitives pour les discours spécialisés ?

– vendredi 23 : Approcher les discours spécialisés par la méta-catégorie du figement

Lieu : MSH Dijon, salle des thèses (visio avec Craiova)
Horaire : 9-12, 13-16

Séances ouvertes à tout doctorant de Lecla en sciences du langage intéressé par ces questions ainsi qu’aux étudiants du master REVI désireux de découvrir des perspectives de recherche en sciences du langage, indépendamment des langues-objets. Merci de s’inscrire par mai à laurent.gautier@ubfc.fr.

CfP « Corpus sur objectifs spécifiques », 15-16 novembre, Lyon 3

Journée d’étude « Corpus sur objectifs spécifiques »

Jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2018 (Lyon)

Centre d’Études Linguistiques (EA 1663, Université de Lyon, Jean Moulin Lyon 3)

Centre Interlangues Texte Image Langage (EA 4182, Université Bourgogne Franche-Comté)

Depuis le milieu du XXe siècle et la parution des premières grammaires de l’anglais fondées sur les usages telles que l’American English Grammar de Fries (1940), les corpus sont devenus des objets fondamentaux pour la connaissance des langues et de leurs variétés (Biber 1988, Sinclair 2004) ainsi que pour leur enseignement (Kübler 2011, Boulton 2016). Même si pour certains, les corpus « ne changent pas fondamentalement la position du chercheur en linguistique » (Cori & David 2008), il n’en demeure pas moins que les corpus sont aujourd’hui considérés comme une branche légitime de la linguistique au point que la linguistique de corpus fait pleinement partie du paysage scientifique français et international. Cette linguistique possède en effet ses propres méthodologies (approches déductive, approche inductive, lexicométrie, statistique textuelle, etc.), ses propres outils d’analyse (étiqueteurs, concordanciers, outils pour la fouille de textes, etc.) et ses propres finalités, qu’il s’agisse d’objectifs larges (représenter une langue dans son ensemble) ou plus précis (représenter une variété spécialisée, un genre ou un registre). Comme McCarthy et O’Keeffe (2010) le rappellent, les applications de la linguistique de corpus sont très nombreuses en ce qu’elles couvrent des champs aussi divers que la didactique des langues, les langues de spécialités, l’analyse du discours, la pragmatique, la traduction, la lexicologie, la lexicographie ou encore la stylistique littéraire.

Placés dans le contexte des formations en langues sur objectifs spécifiques à l’université telles les Langues Étrangères Appliquées (LEA) ou les Langues pour Spécialistes d’Autres Disciplines (LANSAD), les corpus semblent remplir des fonctions particulières dont la plupart sont liées aux enjeux d’insertion professionnelle et académique des publics concernés. Les corpus sur objectifs spécifiques visent en effet la représentation des usages issus de situations de communication spécialisée, tant écrites qu’orales, en même temps qu’ils reflètent des problématiques d’ordre didactique tels que l’enseignement-apprentissage de la traduction, de la compréhension écrite ou orale, ou encore des normes d’usage dans une ou plusieurs langues.

Dans cette journée d’étude intitulée « Corpus sur objectifs spécifiques », nous envisageons le corpus et sa linguistique comme un domaine de la connaissance à la croisée des langues de spécialité et de la didactique des langues. Concernant la première voie d’accès, les corpus permettent la représentation et l’exploration des variétés spécialisées (allemand des affaires, anglais des spécialités médicales, espagnol juridique, etc.) et de leurs mises en discours ; ils constituent aussi, pour le linguiste non spécialiste du champ concerné, une base d’observation importante pour « approcher » le champ. Concernant la seconde, les corpus apportent des réponses aux questions liées à l’enseignement-apprentissage des langues sur objectifs spécifiques tant du point de leur structure (phonologie, lexico-morpho-syntaxe, sémantique) que de leurs usages (normes, erreurs et néologie).

Les questions abordées pourront concerner (sans se limiter forcément à cette liste qui demeure non exhaustive) :

  • Comment représenter une variété spécialisée ?
  • La méthodologie des corpus de langues de spécialité est-elle particulière ?
  • Comment constituer un corpus de langue orale ?
  • Quelles tailles de corpus envisager pour quelles représentations ?
  • Comment recueillir des données pour le spécialisé professionnel ?
  • Quels outils sont utiles ou nécessaires pour l’exploration de corpus spécialisés ?
  • Quelle place pour l’analyse manuelle face à l’analyse outillée ?
  • Quels objectifs linguistiques assigner aux corpus de spécialité?
  • Quels cadres théoriques pour exploiter ces corpus de spécialité?
  • Comment représenter les résultats obtenus par l’analyse de ces corpus ?

Format des propositions

  • Auteur et affiliation
  • Adresse électronique de contact
  • Titre de la proposition
  • Mots clés
  • Résumé de la proposition en 300 mots
  • Références bibliographiques

Date limite pour soumettre les propositions : vendredi 15 juin 2018

Envoyez vos propositions à

Une publication sous forme d’ouvrage collectif avec chapitres chez un éditeur international sera proposée aux intervenants selon les conditions usuelles (expertise en double-aveugle).

 

Références bibliographiques

Biber, Douglas. 1988. Variations across Speech and Writing. Cambridge : Cambridge University Press

Boulton, Alex. 2016. « Integrating corpus tools & techniques in ESP courses ». ASp 69, 111-135.

Fries, Charles Carpenter. 1940. American English Grammar: The Grammatical Structure of Present-Day American English with Especial Reference to Social Differences or Class Dialects. Londres et New York : D. Appleton-Century Company Incorporated.

Kübler, Natalie. 2011. Corpora, Language, Teaching, and Resources: From Theory to Practice. Berne : Peter Lang.

O’Keeffe, Anne & Michael McCarthy. 2010. « What are corpora and how have they evolved? » in The Routledge Handbook of Corpus Linguistics. Londres et New York : Routledge.

Emotions, évaluation et expressivité : la triple face (cachée ?) des descripteurs sensoriels : l’exemple du discours de présentation / dégustation de vins

ppt disponible en ligne :

https://www.academia.edu/36066364/Emotions_expressivit%C3%A9_et_%C3%A9valuation._La_triple_face_cach%C3%A9e_des_descripteurs_sensoriels_lexemple_du_discours_de_pr%C3%A9sentation_d%C3%A9gustation_de_vins

Cette communication poursuit un triple objectif en visant à (i) interroger la place existant pour la prise en compte d’une dimension subjective en terminologie, (ii) analyser et tenter de modéliser cette dimension dans une terminologie liée au sensible (à partir du cas précis de la dégustation de vin), et (iii) interroger la possible existence d’une « terminologie » de consommation/dégustation, parallèle à la terminologie expert, reposant sur un autre mode de fonctionnement sémiotique. Elle se situe dans le cadre de l’affirmation, largement liée au web 2.0, de nouveaux discours œnologiques moins prescriptifs et plus descriptifs et évaluatifs.

Au niveau théorique, l’argumentation commence par revenir sur les conditions d’existence des termes dans le domaine du sensible au sens large, et du sensoriel en particulier, qui ne peuvent être saisis convenablement en termes de conditions nécessaires et suffisantes. La dimension par définition expérientielle de ces termes – qu’attestent les protocoles mis en en place par l’analyse sensorielle – plaide ainsi pour une saisie en termes de prototype laissant leur place aux dimensions subjectives.

La partie centrale est consacrée d’une part à une analyse de corpus et d’autre part à une proposition de modélisation de cette subjectivité intrinsèque. Les catégories « émotion » et « expressivité » sont considérées comme étant, à côté de la catégorie « technicité », comme étant au service de l’acte global d’évaluation qui est le moteur pragmatique des discours concernés. L’analyse de corpus instancie cette modélisation à partir de quatre types de marqueurs spécifiques : (i) le lexique émotionnel sui generis, (ii) la caractérisation émotionnelle de descripteurs, (iii) la quantification et (iv) la double néologie.